Voyage initiatique dans le monde celte, contes et légendes, dictons, coups de gueule, ébauche d'un roman "la planète Thystiouze", citations, mon actualité, ma musique, mes images...
Jeudi 3 juillet 2008 : Ingrid Bétancourt, enfin libérée !
Enfin une bonne nouvelle, dont chacun peut se réjouir, pour elle, pour sa famille…. pour la liberté.
J’en suis ravi également. Mais j’émets des doutes. Je me fiche de savoir si rançon il y eût. Je me fiche de savoir d’où vient les quelques 20 millions de dollars US pour libérer une quinzaine d’otages. Je me fiche de savoir à quel degré la France a pu contribuer à cette libération. J’espère seulement qu’elle y est pour quelque chose. Je suis ravi que cette libération eût lieue, c’est tout.
Mais je ne peux m’empêcher de penser aux premières images de la libération. Mon étonnement fut surtout fondé sur son état de santé qui m’a paru plutôt bon en regard des derniers échos que nous avions eût auparavant. Cependant, il reste probable qu’une telle libération après plus de six ans de captivité ait suscitée un enthousiasme tel que tout problème de santé fut oublié, passé en arrière-plan, pour ne ressurgir que dans quelques jours.
Seulement voilà ! Bien que n’étant pas dans les arcanes politiques, des bruits courent. Certains diraient que ce sont es mauvaises langues. Mais lorsque des bruits corroborent des intuitions ou des doutes, ces derniers s’installent de plus en plus.
Hier soir, une source m’apprenait que la libération avait eût lieue voici trois semaines. Cette personne n’avait aucun intérêt à me mentir sur ce sujet. Je la connais suffisamment bien pour savoir que sa profession, l’amène à connaître beaucoup de choses que beaucoup de faits qui nous sont cachés par les médias ou par nos politiques.
Aussi j’espère que vous comprendrez que j’émets un droit de réserve, un droit au doute quant à cette actualité qui nous est rapportée.
Quant à Ingrid B., je suis plus que ravis pour elle et sa famille. Elle représente beaucoup, son combat en Colombie est juste, et il serait dommageable qu’elle s’arrête. Vu ce qu’elle a connu, je comprendrais qu’elle change de route.
Un fermier du quartier côtier de Kirkness à Sandwick fut durant quelques temps victime des trows qui vivaient dans l'eau du loch voisin. Ces créatures jouaient perpétuellement des tours au pauvre homme, lui cachaient des objets, le volaient et plus généralement semaient la perturbation autour de sa ferme. Lorsqu'il mettait à sécher le blé dans le four, par exemple, s'il avait à rentrer dans la maison, il était sûr en revenant de trouver le four éteint.
L'homme décida donc de surveiller le four : au lieu de sortir, il se cacherait sous un tas de baille fraîchement battue. Heureux de son idée, il se cacha consciencieusement et armé d'un fléau, le regard mauvais, il s'assit pour attendre patiemment. Peu de temps après, deux trows franchirent précipitamment la porte et s'assirent près du four. En serrant les dents, le fermier tenta de se rapprocher des créatures, mais ses mouvements firent légèrement bouger la paille. L'un des trows tourna la tête et commenta :
"Strae's gae'n! " (La paille bouge !)
Son compagnon gesticula : "Sit thee doon and warm thee wame. Weel kens thoo strae canna gang." (Reste assis et chauffe ta bedaine. Tu sais bien que la paille ne peut pas bouger !)
Le fermier ainsi dissimulé rampa en se tortillant jusqu'à venir tout près de ses visiteurs trows. En poussant un hurlement, il jaillit alors de sous la paille et tomba sur les intrus avec son lourd fléau. La fureur de son attaque fut telle que les trows ne le tracassèrent plus jamais.
Le Roc Trévezel renferme un saint qu'on appelle "Ar-Zantic-coz"et qui possède toutes les vertus. Pour obtenir de lui tout ce que l'ondésire, il faut lui passer la main sur la tête et la frotter doucement. Mais la montagne ne s'ouvre que tous les onze cents ans et pour quele saint daigne sortir, il faut l'envoyer chercher par un enfant qui aitjuste onze ans ce jour là. Un savant anglais se rendit à ce lieu accompagné d'un jeune enfant àla date prévue pour l'ouverture de la montagne. L'enfant pénétra dans unesalle ou se trouvait un tas de pommes, mais point de saint. dans uneseconde salle l'enfant trouva des pommes encore plus belles; il en croquatant et si bien que les douze coups de midi sonnèrent.
L'enfant se retrouvât prisonnier de la montagne qui s'était refermée.Les jours passent et l'enfant qui se nourrissait de pommes, voit le tasdiminuer. Atteignant les dernières pommes, le gamin trouve un morceau debois et s'écrie : - Ce doit être le saint !Il lui frotte la tête, et une voix qui semble sortir du morceau de boislui demande : - Que te faut-il ? - Je veux pouvoir m'ensoleiller sur le haut de la roche, au lieu demoisir dans ses flancs.
En un instant le gamin se retrouve dehors. A partir de ce moment, et en frottant la tête du saint, l'enfant exauçases nombreux vœux. Il se fit construire un palais ou il vécut en compagniede sa mère qu'il avait rajeunie de trente ans. Puis il voyagea dans unecalèche à douze chevaux en direction de Paris. Il causa des dégâts etle Roi fit cerner son hôtel, mais le pouvoir du saint anéantit l’armée duRoi qui proposa au garçon sa fille en mariage. La nuit de noces,la princesse fut surprise de voir son mari déposer à l'angle de lacheminée un vieux morceau de bois vermoulu.
Mais quelques jours plus tard, la princesse entendit un chiffonnierqui proposait d'échanger des saints neufs contre des vieux. Elle échangea le vieux saint de bois, contre un tout neuf en plâtre( pensant ainsi faire plaisir à son mari).
A son retour, le mari saisit le saint et le brisa. Il courut à larecherche du chiffonnier. Le rejoignit et lui proposa d'acheter tout sonétal au double de son prix, trop heureux d'y retrouver son Zantic-coz. Mais lorsqu'il lui frotta la tête, le saint lui répondit "je ne peuxplus rien pour toi. D'ailleurs il est temps que tu te tiennes tranquille. Tes vœux ont étés accomplis jusqu’à ce jour. Habitue toi désormaisà ne plus rien désirer. Moi, je retourne à Roc Trévezel attendre encoreonze cents ans qu'un autre vienne me chercher pour faire son bonheur".
Ainsi le trésor des monts d 'Arrée est comme ce saint. Il ne se livre pas à tous....