17/04/2012

Château de Trémazan (Landunvez, 29)

 

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Le château de Trémazan (Tremazan en breton) se trouve sur la commune de Landunvez, face à Portsall, en Finistère. Il est situé en contrebas de la route côtière, caché depuis la mer. Il est en ruine. C'était le fief de la famille Du Chastel. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis  mai 1926.

 

Le château date probablement des IXème ou Xème siècle (les galets ronds employés pour sa construction, la position du château dans une cuvette et non sur une hauteur, l'existence d'une seule enceinte sans ouvrages avancés ni défenses extérieures, la place du donjon sur l'un des côtés des fortifications [et non au centre, formant un petit château-fort dans le grand comme ce fut le cas plus tard], les hourds ou machicoulis en bois dont les traces sont encore perceptibles au sommet du donjon le laissent penser), mais un ouvrage en bois l'a probablement précédé. Aucun fossé n'existait devant le donjon, dont l'accès était toutefois fermé par une herse. Détruit partiellement vers 1220, il fut toutefois en partie reconstruit vers 1250. Au cours des siècles qui suivirent, le château subit de nombreuses transformations nécessitées par les progrès de l'art militaire. Le château était recouvert d'ardoises si l'on en croit la grande quantité d'ardoises retrouvées lors des fouilles.

 

Cette chronologie ancienne, sans grand fondement, a été remise en cause par les recherches les plus récentes. L'étude très précise des éléments de bois conservés dans la structure montre que la construction de Trémazan remonte au plus tôt à la première moitié du XIVe siècle

 

 

Le nom du château de Trémazan est intimement lié à celui d'une famille : celle des du Chastel. Ce sont eux qui le construisirent et en firent leur principale demeure pendant plusieurs siècles. L'origine de ce lignage est encore environné de brumes, mais au fil de l'histoire, il gagna sa place au soleil. Tant et si bien que les du Chastel finirent par prendre rang dans la haute aristocratie bretonne et compter parmi les quatre familles les plus importantes du Leon qu'un ancien dicton caractérise en ces termes : antiquité de Penhoët, vaillance du Chastel, richesse de Kermavan et chevalerie de Kergounadeac'h. Mais la fin du XVIème siècle leur sera fatale car, faute d'héritier mâle, la branche aînée finira par s'éteindre.

 

Au Moyen-Âge, le village de Kersaint comtait une dizaine de maisons groupées entre la forteresse et la chapelle. L'histoire du château reste mal connue, sa position excentrée dans l'espace national l'ayant mis à l'abri de la plupart des grands conflits qui ont ensanglanté la France au fil des siècles.

 

Le château de Trémazan fut abandonné au XVIIIème siècle et vendu pendant la Révolution française comme bien national, de même que la chapelle de Kersaint qui ne fut rendue au culte qu'en 1804. En ruines, il fut toutefois habité fin XIXème-début XXème par un pauvre hère surnommé "Napoléon", vivant de la charité publique et qui en fut le dernier habitant.

 


 

Est attachée à ce château, la légende de Saint Tanguy:

 saint-tanguy-chateau-de-tremazan.html

 

 

 


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