22/04/2012

Citadelle de Belle-Ile-en-Mer (XVIème s.) Belle-Ile-en-mer, 56

Citadelle de Belle-Ile-en-Mer,  56


La citadelle de Belle-Île-en-Mer, située sur la commune de Palais, a été construite en 1549 par François de Rohan (1510-1559), sur l'ordre d'Henri II de France, en utilisant les pierres provenant du Château de l'Hermine à Vannes[réf. nécessaire]. Elle a défendu l’île contre les pirates, les Espagnols et surtout les Anglais en 1683. Elle a été agrandie par les ducs de Gondi de Retz, puis par le surintendant Fouquet. Sa double enceinte, ses puissants bastions d'angle, ses dehors portent la marque de Vauban, qui y séjourne en 1683, 1687 et 1689. Assiégée à la fin de la guerre de Sept ans, elle tomba entre les mains des Anglais qui l'occupèrent jusqu'au traité de Paris de 1763.

Elle fut la prison de douze complices de la Voisin, compromise dans l'affaire des poisons, ainsi que du fils de l'homme politique haïtien Placide Toussaint-Louverture. Abandonnée par l'armée, elle fut vendue en 1960.

Elle est ouverte à la visite et comprend un musée sur l'histoire de Belle-Île, avec une belle collection de cartes anciennes de la Bretagne, ainsi qu'un hôtel et un restaurant.

Située à vingt-huit kilomètres des côtes du Morbihan, la plus grande des îles bretonnes (80 km2), riche en eau douce, formait au temps de la marine à voile une escale idéale et protégée, pourvue en vivres frais, fortifiée dès le xvie siècle. Fouquet y fit entreprendre par Daigremont d’importants travaux. Vauban, en 1683, les trouve presque finis et conçoit un projet composé d’une puissante enceinte de ville de six bastions, s’appuyant sur une citadelle qui, seule, sera réalisée. Ce manque de protection lui sera fatal. Au cours de la Guerre de Sept ans, le roi George II se saisit de Belle-Île. Napoléon dote la ville du Palais d’une enceinte, achevée seulement soixante ans plus tard, sous Napoléon III. Le xixe siècle complète les fortifications que l’artillerie rayée et l’obus torpille rendent rapidement inopérantes. Abandonnée après la guerre de 1914, déclassée du domaine public militaire en 1954, les Domaines décident de s’en défaire. Ainsi, le 12 août 1960, l’auguste citadelle, inscrite sur l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques* par décret du 1er mai 1933, est vendue à la bougie pour la somme de 41 923,48 euros à André et Anna Larquetoux venant pour la première fois en Bretagne.
C’est aussi depuis Belle-Île-en-Mer que le Commissaire général des fortifications sous Louis XIV, le célèbre maréchal de France Vauban avait écrit le 17 juillet 1685, au marquis de Louvois, ministre du Roi, qui était aussi, depuis 1683, le « surintendant des bâtiments, arts et manufactures » la lettre pour lui faire part de ses craintes sur les prix anormalement bas pratiqués par les entreprises. Le ministre répondit à Vauban en date du 6 août 16852,3.

La citadelle s’est construite en cinq étapes :
Fortin des Rohan (vers 1550),
Le fort des Gondi (1640)
La forteresse de Fouquet (1660)
Place forte de Vauban (1685)
Bâtiment du Musée au xixe siècle

La citadelle est définitivement déclassée du domaine militaire le 1er mai 1933. La citadelle a depuis fait l'objet d'un classement au titre des Monuments Historiques le 22 juin 2007, précédée par une inscription au titre des Monuments Historiques pour le mur de Haute-Boulogne par arrêté du 9 mars 1994.
Ces fortifications n’ont toutefois pas été inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO5 en même temps que l’ensemble des Fortifications de Vauban. Mais l’ensemble des acteurs de la protection en France ont exprimé le souhait que la citadelle de Belle-Île-en-Mer puisse y être ajoutée.

 

La citadelle est située à la droite de l’entrée du port, en face de la ville du Palais. Elle forme un grand carré irrégulier auquel ont été rajoutés régulièrement des bastions qui lui ont donné une forme d’étoile. Elle est construite en granit.
Sous la Deuxième République, un décret daté des 23 et 30 juillet 1850 affecta la citadelle de Belle-Île-en-Mer aux condamnés à la peine de détention et aux individus condamnés à la déportation pour crimes commis antérieurement à la promulgation de la loi du 8 juin 1850. L'ouvrier Albert y a été détenu.
Elle fut une prison pour les officiers allemands pendant la Première Guerre mondiale, avant d'être occupée par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale qui utiliseront les mêmes cellules pour y détenir des prisonniers anglais, français, et même bellilois ; il subsiste encore les preuves de leur emprisonnement mais elles s'effacent malheureusement au fil des ans.
Elle regroupe aujourd'hui des vestiges de son histoire mouvementée dans des bâtiments du style Louis XIII.

La citadelle comprend des bâtiments militaires pouvant loger 2 000 hommes, un arsenal, deux citernes, une fontaine, un puits souterrain, deux magasins à poudre et des abris voûtés capables de loger la garnison et la plupart des approvisionnements. Celle-ci peut suffire pour 1 500 hommes, mais peut être portée jusqu’à 3 000.

L’arsenal, qui a été construit en 1780 en granit et en chêne, était destiné à recevoir le matériel d’armement de toute l’île. Il est devenu un vaste monument de trois niveaux de cinq cents mètres cubes et se prête aux expositions.
L’éboulement de la citadelle[modifier]
 
Dans la nuit du 24 au 25 mars 1873, un mur d’escarpe, près du pont de la citadelle, s’écroule sur une longueur de 47 mètres. Ce mur avait été construit par Nicolas Fouquet lorsqu’il fit refaire les fortifications.

Les causes de l’éboulement sont dues à des lézardes qui apparurent quelques années plus tôt et du rocher qui semblait s’écraser sous le poids du mur.

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