09/05/2012

Allée Couverte de Pors-Ploulhan (Plouhinec, 29)

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Datation: entre 3.300 et 2.800 av. J-C. édifiée par une communauté néolithique, pour un usage sépultural.


Allée Couverte de Pors-Ploulhan, Plouhinec, 29, Finistère, Bretagne, Mégalithe, Néolithique


1835:  le Chevalier de Fréminville signale L'allée couverte de Pors - Poulhan comme "l'un des plus beaux et plus grands dolmens de tout le Finistère". Ce qui ne l'empêchera pas d'être mis à mal par une activité d'extraction de pierres de construction, d'être utilisé au début du XXème siècle comme remise à charrettes et enfin d'être détruit au cours de la dernière guerre mondiale par les allemands, car il gênait la visibilité d'une batterie côtière.

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C'était sans doute une des plus belles allées couvertes de la région, mais pendant la dernière guerre, elle a été dynamitée, sans pour autant rendre impossible sa restauration.





On a remplacé quelques supports et piliers par des pierres d'un autre monument détruit, la cellule terminale et les pierres de délimitation du tertre ont été en partie retrouvées et redressées.6733518_p.jpg

 

Les morts y sont inhumés avec divers objets: poterie, armes, outils, bijoux...

La perle en pâte de verre retrouvée dans la chambre funéraire témoigne de la fréquentation à l'Age de bronze.

A la période gallo-romaine dans le tertre partiellement dégradé sont enfouies des urnes cinéraires, le rôle funéraire est ainsi conservé.

A partir du Moyen-Age, le site est abandonné et pillé.

Allée Couverte de Pors-Ploulhan, Plouhinec, 29, Finistère, Bretagne, Mégalithe, Néolithique


Gênant la visibilité d'une batterie côtière ce monument est dynamité au cours de la seconde guerre mondiale.

En 1986, l'allée couverte est fouillée. en 1988 le terrain est acquis et le monument restauré par le Conseil Général du Finistère et la commune de Plouhinec.

 


 

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Elle est composée de 16 piliers sur deux rangs parallèles, qui supportaient à l'origine trois ou quatre dalles de couverture (deux sont conservées à ce jour). La fouille a révélé une conception architecturale particulière, que l'on retrouve principalement dans la péninsule ibérique, et un riche mobilier attestant un usage de sépulture, sur un temps long, du néolithique final à l'époque gallo-romaine.

Au centre se trouve la chambre funéraire dont l'entrée est rétrécie par un petit pilier sur lequel s'appuyait la dalle de fermeture, retrouvée brisée.

 

Orientée Est/Ouest,, la chambre est fermée à l'Est par une dalle de chevet derrière laquelle se trouve une cella (petite cellule) ouverte à l'Est, précédée d'un parvis ogival limité par les pierres dressées.

Selon la légende, l'allée couverte représentait l'autel des sacrifices. Chaque mois d'août, un homme était immolé pour obtenir un temps favorable pour la récolte. les dépressions existantes sur la table de couverture, autrefois inclinée, laissaient couler le sang. Cette légende date du XIX ème siècle, donc pas vraiment vieux, puisque avant, la dalle inclinée n'existait pas.

 

Et bien sûr, ce que l'on ne comprends pas, est diabolisé...

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