31/05/2012

Château de La Fontaine Saint-Père (XVIIIè s) Quessoy, 22

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Le domaine est composé d'un logis daté de 1773 qui est greffé sur un ancien manoir.

Le château possède deux étages carrés et un logis sous comble. Le logis du XVIIIème siècle a conservé l'essentiel de son décor de boiseries.

Un second manoir, dit "le couvent", est situé au sud du château avec une façade reprise en 1667.

Le logis du XVIIIème, le corps de bâtiment liant le logis à l'ancien manoir sont protégés par les MH.

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Au château de La Fontaine, perdure une fontaine miraculeuse que l'on appelle la Fontaine de Sainte Radegonde.

Voici encore 100 ans, nombreuses étaient les femmes qui emmenaient leurs enfants en ce lieu pour les soigner de l'impétigo ou des "croûtes de lait". Il leur suffisait de tremper la coiffe du petit malade dans l'eau bienfaitrice de la fontaine pour obtenir rapidement une guérison. 



Histoire

 

Née vers 520, Radegonde était la fille du roi de Thuringe, une région d'Allemagne. Or, alors qu'elle venait d'atteindre ses dix ans, la Thuringe fut prise par Thierry et Clotaire, fils de Clovis. Radegonde et son frère furent conduits en captivité dans le domaine de Clotaire, aux environs de Laon. Clotaire décida d'épouser Radegonde en 536. Devenue reine, elle se réfugia dans la prière et dans l'aide aux pauvres. Un jour, son frère fut assassiné sur l'ordre du roi, son époux, sous le fallacieux prétexte qu'il aurait comploté. Elle quitta son époux et se retira à Tours, puis à Chinon où elle se dévoua au service des malades, notamment de ceux atteints de la lèpre, de dermatoses graves. Elle lavait elle-même les plaies. Elle prodigua également ses soins aux infirmes. Elle obtint de nombreuses guérisons miraculeuses. Enfin, elle fonda un monastère à Poitiers. C'est là qu'elle mourut le 13 août 587.

 

Dans la chapelle de l'Hôpital de Quessoy, on parle toujours de Saint Divy, qui a le pouvoir d'aider les enfants qui tardent à marcher...

 

         

 

Les miracles qu'on lui attribue quant aux guérisons de nombreux cas de lèpre, dermatoses et infirmités diverses expliquent la vénération dont elle jouissait en son temps et, par voie de conséquence, le culte qui, de nos jours, lui est encore rendu en maints lieux.

 

Les cultes vers les saints protecteurs disparaissent peu à peu, avec les anciens, mais perdurent dans les mémoires. 

 

 

 


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