22/06/2012

2012.06, le 30 - BREIZH ADUNANET 1ère

Voilà c'est parti !

Notre collectif lance son 1er appel aux Bretons de Paris et ses alentours

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Les XIVème et XVème Arrondissements de Paris étant ceux qui accueillent le plus de Bretons, c'est naturellement vers ces mairies que nous allons nous rendre afin de remettre la lettre infra:


 Messieurs les Maires des XIVème et XVème Arrondissements de PARIS,

Notre collectif « BREIZH ADUNANET / BERTAÈYN AGERÉAÈY» vient vers vous en ce 30 juin 2012 qui est un double  « anniversaire »  (30 juin 1941 : le Régime de VICHY promulgue le Décret 2727/2736 qui sépare la « Loire Inférieure » du reste de la « Bretagne Historique » [l’appartenance du Pays Nantais à la Bretagne est unanimement attestée du 22 août 851 au 30 juin 1941 : près de ONZE siècles d’Histoire avérée !] / 30 juin 1955 : le Décret Pfimlin, décidant du lancement de « programmes d'action régionale » [en vue de promouvoir l'expansion économique et sociale des différentes Régions], confirme celui de 1941 faisant de NANTES la Capitale d’une « Région Pays-de-la-Loire » construite de toutes pièces !!!).

Nos « frères et sœurs » Breton(ne)s des 5 Départements Historiques manifestent aujourd’hui devant les Préfectures et Sous-Préfectures concernées : pour notre part, nous nous adressons à vous, qui administrez les Breton(ne)s de PARIS, en vous incitant à rejoindre la démarche de « Bretagne Réunie » et du Collectif  "44=BZH" de « Breizh Unvanet » : de même que bien des Conseils Municipaux des 5 Départements Historiques ont voté une résolution demandant la Réunification Administrative, nous incitons les Conseils Municipaux (XIVème et XVème) de PARIS à faire de même !

En effet, si en 1986, un sondage réalisé par le centre de recherche CRÉA pour FR3 Nantes Magazine indiquait que seulement 44 % des habitants de Loire-Atlantique y était favorables, cette proportion montait à 66 % dans une étude réalisée en 1998 par la Sofres pour Pèlerin Magazine. Depuis une série de sondages a conforté l'idée que l'opinion publique était largement favorable au rattachement, dans des proportions variables : 68 % des habitants de Loire-Atlantique en 1999 selon un sondage TMO pour Ouest-France-Dimanche, 71 % en 2000 selon une étude de l'Institut CSA (pour 63 % dans les quatre autres départements bretons), 75 % en Loire-Atlantique en 2001 selon l'Ifop (63% en Bretagne Administrative selon un autre sondage réalisé la même année par le C.R.E.S. du Royaume-Uni), puis 56 % en 2002 et 67 % en novembre 2006 selon le même institut. Cependant le premier sondage TMO-région réalisé 1999 sur un échantillon de 904 personnes a souvent été partiellement présenté dans la littérature. Une question symétrique avait été posée : Êtes-vous pour le maintien de la région "Pays-de-Loire" ? 1) tout à fait d'accord, 2) un peu d'accord, 3) un peu contre et 4) tout à fait contre. Le résultat de la question symétrique a montré qu'il y avait aussi une majorité favorable au maintien des Pays-de-Loire (25 % de oui et 38 % de un peu oui, soit 64 %). Un autre sondage réalisé en 2002 par TNS Sofres, formulé de façon différente, donnait un résultat opposé à ceux émis par les autres instituts. Interrogés sur la meilleure formule en matière d'organisation territoriale pour la Loire-Atlantique, 29 % des sondés étaient favorables au rattachement administratif de la Loire-Atlantique à la Bretagne, contre 32 % pour le « maintien des structures régionales actuelles » et 36 % pour « La mise en place d'une grande "Région Ouest" dont ferait partie la Loire-Atlantique ». En 2003, TMO-région a effectué un sondage symétrique sur des questions à choix multiples : D'ici vingt ans, quelle évolution souhaitez-vous pour la région Bretagne ? 1) je souhaite qu'elle reste à quatre départements, 2) je voudrais qu'elle passe à 5 départements, 3) je voudrais que les régions "Bretagne" et "Pays-de-Loire" fusionnent, 4) je voudrais qu'on passe à une région encore plus grande, "le Grand Ouest". Pour la question pro Bretagne, les partisans de la Bretagne réunifiée représenteraient 37%. Quant à la question symétrique (d'ici vingt ans, quelle évolution souhaitez-vous pour les Pays-de-Loire ?), les résultats n'ont jamais été présentés dans la littérature. En juin 2006, une étude détaillée et commentée de TMO Régions pour France 3 Ouest (télévision publique locale organisée sur la base du regroupement des deux rédactions régionales de France 3 Bretagne et France 3 Pays-de-la-Loire), a été menée afin de conduire à une « mesure plus exacte » de l'opinion sur la question du rattachement. À cette fin, la société de sondage a posé une question symétrique (« la Loire-Atlantique doit-elle rester attachée à la région des Pays-de-la-Loire ? ») à celle posée traditionnellement (« la Loire-Atlantique doit-elle être rattachée à la région Bretagne ? »), tout en proposant par ailleurs une réponse « ne sait pas » aux sondés. Le résultat de ce sondage confirme ceux obtenus dans la plupart des autres études, à savoir que 63 % des sondés des deux régions ayant exprimé une opinion sont favorables au rattachement de la Loire-Atlantique (soit 66 % en région Bretagne, 68 % en Loire-Atlantique et 61 % dans la région Pays de la Loire). Le résultat indique cependant une importante proportion d'indécis (respectivement 29 % en région Bretagne, 19 % en Loire-Atlantique et 31 % en région Pays de la Loire), dont la prise en compte amène à nuancer le bilan apparent. Personnes « sans opinion » comprises, la proportion de sondés favorables au rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne est de 47 % en région Bretagne, de 55 % en Loire-Atlantique et de 42 % en région Pays-de-la-Loire. Les réponses à la question symétrique donnent un résultat contradictoire pour la Loire-Atlantique. En effet, personnes « sans opinion » comprises, la part des sondés favorables au maintien de l'attachement de la Loire-Atlantique dans la région Pays-de-Loire est de 37 % en Bretagne, de 60 % en Loire-Atlantique et de 63 % dans l'ensemble des Pays-de-Loire. Selon les auteurs du sondage, les résultats paradoxaux pour la Loire-Atlantique, pour laquelle les sondés expriment à la fois le choix pour le rattachement et celui pour le maintien, révèlerait que « pour la majorité des personnes interrogées, y compris en Loire-Atlantique, la question du rattachement du département à l’une ou l’autre des régions est sans doute secondaire, loin des préoccupations quotidiennes». Ces résultats pourraient plus simplement indiquer, sur un plan plus général, l'absence de fiabilité des simples sondages d'opinion, lorsqu'ils portent sur des problématiques aussi complexes que celles de l'identité perçue ou réelle. Enfin, d'après les auteurs, sur l'ensemble des deux régions, l'étude tendrait à montrer que la part des personnes favorables au rattachement augmente nettement avec l'âge, ce qui conduirait à une baisse mécanique de cette population dans la prochaine décennie. Cette dernière analyse n'a cependant aucune valeur scientifique. Les sondages sont en effet limités par principe à la photographie et à l'étude de l'opinion à un moment précis. Ils ne peuvent en aucun cas porter sur l'état de l'opinion à venir. L'étude de TMO Régions a été contestée par Yves Lainé, membre de l'Institut culturel de Bretagne. Il montre qu'en dépit du fait que l'étude prétend s'appuyer sur « l'échantillon le plus conséquent sur ce thème », celui-ci n'a rien d'exceptionnel pour la région bretonne (478 sondés) et est l'un des plus faibles réalisés en Loire-Atlantique (184 sondés auxquels s'ajoutent les 338 personnes interrogées dans le reste des Pays de la Loire). Selon Yves Lainé, la suggestion de la réponse « ne sait pas » dans le sondage contribue à diluer encore plus les résultats et « aboutit à un "Ouest" qui ne sait pas ce qu’il veut ». Il remarque que l'hypothèse retenue pour justifier une baisse de l'opinion « pro » réunification est que les sondés ne changent pas d'avis dans l'avenir. Or, selon lui, « si l’on rapproche les résultats des sondages depuis 15 ans qui montrent que cette demande ne faiblit pas alors que – mécaniquement – la part des plus jeunes se renforce, on est obligé d’en conclure que des ANTI deviennent PRO plus souvent que l’inverse ». Le niveau d'éducation et d'accès à l'information des jeunes générations pourrait jouer un rôle prépondérant en la matière.

Lainé déplore aussi la non-validation de la connaissance de l'espace concerné par le sondé. Il précise qu'en 1999, 43 % des habitants de la Loire-Atlantique ne savaient pas qu'ils faisaient partie de la région Pays-de-la-Loire et que certains pensaient même être toujours en Bretagne. Cependant dans sa critique, Yves Lainé ne fait pas référence aux résultats de la question « symétrique » que ce sondage est le seul à avoir posé. Dans un autre sondage Ifop pour Ouest-France publié le 7 mars 2009, les résultats font apparaître qu'une majorité de Bretons fait le choix d'une évolution du découpage régional (52 %), et, dans cette hypothèse de changement qui est au demeurant la seule envisagée par le rapport "Il est temps de décider" du Comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Édouard Balladur, le choix du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne est majoritaire par rapport aux 2 autres choix proposés, que ce soit en Loire-Atlantique (27 % contre 14 % pour un regroupement des régions Pays-de-la-Loire et Bretagne, et 6 % pour un regroupement de ces 2 régions administratives avec celle de Basse-Normandie) ou bien en Bretagne administrative (32 % contre 14 % et 6 %). Toutefois, une part importante des sondés a opté pour un premier choix : « Qu'on en reste à la situation actuelle », choix non-décrit à la différence des autres options (le sondeur supposant que la situation actuelle est connue) : 48 % des sondés de la Bretagne administrative et 53 % de ceux de Loire-Atlantique ont effectué ce choix, alors qu’ils auraient pu opter pour « Ne se prononce pas ». Les résultats du sondage sont donc en apparence contradictoires avec ceux de sondages récents et ils doivent être examinés avec une très grande prudence. Le sondage a été réalisé dans un contexte de début de crise économique mondiale, immédiatement après la publication le 5 mars 2009 du rapport du comité Balladur. Ce rapport a notamment proposé un allègement des structures des collectivités locales, ce qui a suscité de fortes réactions de la part des élus locaux. Les réponses, si on leur accorde un crédit, traduiraient un intérêt secondaire porté à la réforme territoriale dans un contexte teinté de fortes incertitudes, plutôt qu'un véritable rejet de cette réforme. La crise économique a pu fortement influencer les réponses des sondés en les orientant vers un choix "sûr", celui du statu quo, "Qu'on en reste à la situation actuelle". Les sondés ont pu exprimer également une exaspération vis-à-vis de la classe politique en général, accusée de se préoccuper de questions annexes par rapport à leurs préoccupations quotidiennes (sondage à mettre en parallèle avec l'impopularité croissante de certains élus). Il y a donc très probablement interférence d'éléments extérieurs aux questions posées. Un autre sondage réalisé par le CSA à la demande du CNRS est publié le 26 mars 2009. Ce sondage limité à la Région Bretagne Administrative et réalisé auprès d'un échantillon de 900 personnes donne un résultat de 51 % de personnes favorables au rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne (dont 26 % tout à fait d'accord et 25 % plutôt d'accord), 28 % s'y déclarent opposés (9 % plutôt pas d'accord, et 19 % pas du tout d'accord). L'enquête tient aussi compte des sans-opinions représentant 20 % des personnes interrogées et d’1 % des sondés ayant refusé de répondre.

Nous souhaitons par ailleurs attirer votre attention sur la nécessité de la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires adoptée par la Convention de 1992 mais jamais appliquée par la France (sont concernées la langue "bretonne" de Basse-Bretagne ET la langue "gallèse" de Haute-Bretagne).

Nous souhaitons enfin évoquer la Réforme Territoriale imaginée par le Comité de réflexion "Balladur" : Si le « Grand Paris » ne nous concerne pas, nous qui sommes Breton(ne)s d’origine et/ou de cœur et d’âme, une simple fusion Région + Départements n’est pas suffisante : en Bretagne nous avons des "Pays" (Broioù Breizh-Izel/Paeïz dë Hautt-Bertaèyn) qui doivent être reconnus pour ce qu’ils sont (une RÉALITÉ historique/culturelle).

Voilà, Messieurs les Maires des XIVème et XVème Arrondissements de Paris, ce que nous avions à vous dire, à vous, à vos Adjoints et à l’ensemble de vos Conseils Municipaux d’Arrondissements respectifs : Merci d’avoir pris le temps de lire ces quelques lignes, espérant qu’elles susciteront de votre part les réactions attendues…

 


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