13/07/2012

14 juillet: les morts pour la France

« Le 14 juillet est la fête de la Nation. Il est un jour d’unité. Il perpétue le souvenir de la fête de la Fédération, lorsque les Français de toutes origines, de toutes convictions, de toutes conditions, se sont retrouvés, au-delà de leurs différences, pour faire la France.

Le 14 juillet est aussi la fête de la Liberté. Il inscrit dans la trame de notre concience collective la prise de la Bastille comme le symbole de la fin des privilèges, de la chute de l’arbitraire et de l’irruption du peuple sur la scène de l’Histoire.

(…)

Le défilé militaire des Champs-Elysées est un moment dédié à la fierté, à la gratitude de la France à l’égard des soldats.

Il est un temps de mémoire, en hommage à tous ceux qui, sur les champs de bataille d’hier et d’aujourd’hui, sont morts pour la France.

Il est un rendez-vous de la fidélité à la République et à ses valeurs.

Valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité.

Valeurs universelles de solidarité internationale et de paix (…). »

 

Message de François Hollande, Président de la République, dans la plaquette de présentation du programme du défilé du 14 juillet 2012.

 

 

menhir de Bormouïs, Pierre du diable, meunier, Saint-Salomon, Guern, 56, Morbihan, Bretagne, mégalithes, contes, légendes

Et puisqu’en ce jour de fête nationale, vont défilés sur les Champs-Elysées, entre autres, l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (basée à Coëquidan, Morbihan), l’Ecole militaire Inter-armés (Coëtquidan, Morbihan), l’Ecole des Officiers de la Marine Nationale (Lanvéoc-Poulnic, Finistère) et l’Ecole de Maistrance (Brest, Finistère), je souhaiterai que nos élus de la République aient une pensée envers tous ces hommes/femmes qui ont quitté leurs familles et leurs régions pour donner leur vie au service de la France, au service de causes qu’ils estimaient juste, mais aussi une pensée particulière pour toutes ces âmes perdues inutilement, « dommages collatéraux » diraient certains. 

Je souhaiterai que tous ceux qui participent aux nombreux défilés de ce jour de fête, ces militaires qui défilent mais aussi ceux qui vont applaudir ces prestations, depuis la rue ou devant leur poste de télévision aient une pensée pour toutes les victimes indirectes des nombreux conflits qui ont construit l’histoire de la France.

 

menhir de Bormouïs, Pierre du diable, meunier, Saint-Salomon, Guern, 56, Morbihan, Bretagne, mégalithes, contes, légendes

Beaucoup ont été oubliées, très rarement citées car souvent honteuse pour l’Histoire de la France. Alors de même qu’il n’existe pas de guerre « propre », renier ne serait-ce qu’un tout petit instant de l’histoire, revient à trahir ceux qui sont morts pour notre liberté, à mentir au peuple et à soi-même. 

 

En ce jour, j’ai une pensée particulière pour l’armée de Bretagne constituée en 1870 pour lutter contre la Prusse, laquelle fut, à peine constituée, abandonnée dans un camp devenu rapidement un camp de concentration, le camp de Conlie : 60.000 hommes y furent abandonnés, peu nourris, peu abrités, très peu armés car le célèbre GAMBETTA craignait d’armer de nouveaux Chouans. Seuls 4.000 sortiront du camp, armés de fusils réformés aux munitions inadéquates, et serviront de chair à canon. Les autres succombèrent du froid, d’épidémies (Choléras, Variole…).

Cette page de l'histoire de France, comme d'autres tout aussi sombres, ne mérite aucunement d'être oubliée, cachée, se doit même d'être enseignée à nos enfants. 

Pour en savoir plus sur cette tragédie:              1870-conlie.html


menhir de Bormouïs, Pierre du diable, meunier, Saint-Salomon, Guern, 56, Morbihan, Bretagne, mégalithes, contes, légendes

ps: J'en profite par ailleurs pour emettre un voeu adressé à l'Education Nationale: une internationalisation omniprésente se traduit dans les manuels scolaires, de géographie notamment, par un apprentissage des plus succints de notre pays, de ses régions. Pour exemple, lorsqu'est abordé le chapitre de la vie urbaine, une seule ville française est pris en exemple, et comparée avec la vie urbaine d'une ville américaine, d'une ville asiatique et d'une ville africaine. Ainsi, tout l'apprentissage du collégien est comparé à l'international, une vue d'ensemble grossière de la planète qui a pour conséquence d'éloigner les jeunes français de leur France réelle, de ses diversités, un passage obligé qui induit des impasses, des vérités, un formatage de nos enfants qui peu à peu, ne connaîtront même pas le pays dans lequel ils grandissent, ne comprendront pas les complexités de notre société.

Qu'en sera t-il de leurs enfants? Et des générations suivantes?

Comment peut-on espérer que ces nouvelles générations puissent innover et tirer profit des richesses de notre pays s'ils ne le connaissent pas, s'ils n'ont eu qu'un accès approximatif aux données sur lesquelles ils pourraient s'appuyer pour grandir, s'accomplir, créer ?

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