19/05/2008

40 - La Broëlla

BREIZH 100x60Précédemment je vous avais déjà rapporté que ce fût aux filles d'Ouessant de demander les garçons en mariage.
Les hommes étaient peu nombreux, et engagés dans la marine marchande.

L'isolement de l'île a longtemps dicté la vie des habitants. Aussi, y avait-il un autre usage:

La tradition voulait que soient célébrés les enterrements des disparus en mer, en transportant à l'église une petite croix en cire, dite Broëlla (BRO > pays et ELA > retour).
Ces petites croix étaient déposées dans un coffret funéraire, provisoirement, jusqu'à leur transfert solennel dans un mausolée situé au milieu du cimetière.
BREIZH 100x60

18/05/2008

"Accoucher sans douleur"

(françois Le Divenah)


BREIZH 100x60Geoffroy Botherel est le fondateur de Quintin.
De retour de croisade vers 1252, il rapporta de Jérusalem, un fragment de tissu qui passait pour être un morceau de la ceinture de la vierge.

On faisait porter aux femmes enceintes la "ceinture de la vierge", pour en être ceintes avec révérence et un facile accouchement.

Autrefois, des rubans bénits étaient envoyés un peu partout aux futures mamans qui en faisaient la demande.
BREIZH 100x60

16/05/2008

Le Conjuré de Tadic-Coz

29a-monts d'ares2


Ceci se passait au temps ou Tadic-coz était recteur de Bégard.Tadic-coz s’y appelait de son vrai nom Monsieur Guillermic.
C’était un curéà la mode d’autrefois. Un brave vieux bonhomme qu’on rencontraitplus souvent par les chemins et dans les champs qu’au presbytère.Des montagnes d’Arez à la <>, il étaitconnu d’un chacun ;
Il avait une charité d’âme extraordinaire.Et comme Jesus-Christ, ceux qu’il aimait le plus, c’étaient lespetites gens, les pauvres paysans, les journaliers, les pâtres.

Moiqui vous parle, je l’ai connu. Je l’ai connu longtemps et je ne l’ai connuque vieux. J’ai entendu raconter qu’il était plus vieux que la terre,qu’il était mort dix fois, et que dix fois il était ressuscité.Je puis vous faire son portrait.
Il avait le dos voûté, lescheveux longs et blancs. On n’aurait su dire si sa figure étaitd’un vieillard ou bien d’un enfant ? Il riait toujours et goguenardaitvolontiers. Sa soutane était faite de pièces et de morceaux,comme on dit, mais il y avait encore plus de trous que de morceaux. Dèsle matin, sa messe dite, il partait en tournée. On le au passage. Il s’arretait, engageait la conversation par une phrase, toujoursla même :

- contes d’in ho stad, va bugel. Me ho bo stad, ho Tadic-coz!
( Contez-moi votre état mon enfant ? C’est moi qui suis votrepère, votre vieux petit père.)

C’est pour cela que l’on avaitfini par ne l’appeler plus que Tadic-coz ( vieux petit père.) Onl’aimait et on le vénérait. On le craignait aussi. Car cen’était pas seulement un bon prêtre, c’était encoreun prêtre savant à qui Dieu, disait-on, avait donnéautant de pouvoirs qu’au pape.

Les gens qui connaissent quelque peu leschoses de ce monde se croient de grands magiciens. Tadic-coz, lui, possédaità la fois tous les secrets de la vie et tous les secrets de la mort.

On prétends que , de temps en temps, il passait la tête dansle soupirail de l’enfer, demeurait penché sur l’abîme et conversaitavec les diables. Toujours est-il que, pour célébrer l’oferndrantel, il n’avait pas son pareil. L’on le venait consulter de tout lepays breton et même du pays gallo.
Quand il ne pouvait sauver uneâme, au moins l’obligeait-il à se mettre en repos. Jamaisil n’y a eu de prêtre sachant conjurer, comme Tadic-coz.

12/05/2008

"Courir le Guilledou"

Chateau du Guildo


Breizh1Selon la tradition, le prince Chramme et sa famille furent brûlés vifs par ordre de Clotaire, dans le château du Guido.

Par la suite, le château fut habité par Gilles de Bretagne au XVème siècle, où il entretenait une petite cour libertine avec laquelle, il courait la pays.

D’où l’expression régionale « courir le gilledou »
chateau du Guildo2
Breizh1

11/05/2008

Le 7 Saints Guérisseurs

Chapelle Notre-Dame-Du-Haut


Breizh1Au dessus de l’autel sont alignées 7 statues de bois polychromes.

Mettez un cierge et peut-être que :

- Saint Eugénie vous guérira t-elle de la migraine
- Saint Lucin, des rhumatismes
- Saint Mamert, de la colique
- Saint Méen, de la folie
- Saint Hubert, de la rage
- Saint Yvertin (maintenant sa tête dans ses mains), des maux de tête
- Saint Houarniaule, vous préservera des meutes de loups.


Pour la visiter : demander la clef à la ferme de l’Epine.
Breizh1

09/05/2008

35 - Les Maisons neuves de la Mort

Breizh1

rtd0spe0



Il ne faut jamais entrer pour la première fois dans une maison que l'on vient de faire construire sans y être fait précéder par un animal domestique quelconque, chien, poule ou chat.

Portes-0

Quand une maison neuve est en construction, l'on n'a pas plus tôt mis en place la marche du seuil que l'Ankou s'y vient asseoir, pour guetter la première personne de la famille qui la franchira. Il n'y a qu'un moyen de l'éloigner : c'est de lui donner en tribut la vie de quelque animal : un oeuf suffit, pourvu qu'il ait été couvé.

Dans le pays de Quimperlé, on immole un coq et on arrose les fondations avec son sang.
Breizh1

06/05/2008

Le Crâne du Prélat

mont st-michel500


Breizh1Tel était jadis le nom du Mont Saint-Michel !
Comme l’îlot de Tombelaine, son voisin, c’était ici un des lieux où la mythologie celtique croyait que les âmes allaient en barque invisible pour leur dernier repos.

Un an avant le grand raz de marée de l’an 709, l’archange Saint Michel, irrité de cette croyance païenne, intima à Saint Aubert, évêque d’Avranche, l’ordre de bâtir un oratoire.

Le bon évêque, craignant sans doute de froisser les populations, n’accéda à cette demande qu’après trois apparitions.
La dernière fut mouvementée :
L’envoyé imprima son doigt sur le crâne du prélat !
Symbolisme qui laisse entendre que tout n’alla pas bien avec les paiëns.
Breizh1

29/04/2008

Le Cheval Enchanté

 gif34

Breizh1
 

Certains soirs, sur la lande de Bretagne, il arrive que l'on rencontre un cheval. 

Il est seul. Parfois, il galope, mais le plus souvent, il vous regarde paisiblement. C'est un homme de Dieu, condamné à errer sans cesse.

Evadé du "Château du Diable", il est ensorcelé.

 Au lieu de crottins,il sème derrière lui des louis d'or.  Breizh1

gif24

02/04/2008

Agartha, Dinn-dann-an-douar

Breizh1Il parait que dans la terre vit un peuple nain dont les faces hirsutes sont pareilles à des mottes, les yeux gluants à des limaces, les cheveux à des herbes sèches, et les ventres à des taupinières.

Ils ont de petits doigts de taupes, un rire sanguinolent, une voix laryngée, et d’extraordinaires goîtres en forme de calebasses, de tonnelets, de boîtes-à-sel.

Leur domaine court sous la terre, sans compter la terre sous la mer. Il comprend un immense réseau de poches vides, entre des strates mal collées, au sein de sous-sols soufflés.
Il est fait de boyaux gros ou grêles, de cavernes profondes, dans les racines des montagnes, de chambres d’affleurement d’où les nains nous épient, aux jointures des couches de terrains, les sources camouflant l’écoute.

Leur royaume sphérique n’a pas de bout. Il s’étend sous la lande d’Armorique, sous les sables du Thibet, sous les Himalayas d’eau du Pacifique.

Une nuit, l’Atlantide leur est tombée sur la tête comme un plafond. Ils en ont été quelque eu écrasés, mais s’étant frictionnés, et ayant remis leurs articulations en place, ils fouillèrent méthodiquement le cataclysme, firent les poches de la noyée.

Cet empire sourd se nomme d’un nom tintant : DINN-DANN-AR-DOUAR, le dessous-de-la-terre, ou encore l’Agartha.

Les peuples qui l’habitent cultivent le blé blanc, élèvent à la faveur d’une herbe blanche, des troupeaux pâles. Quiconque verrait passer, dans l’obscurité des couloirs, ou sous le jour trouble des grottes, leurs bœufs blêmes, leurs vaches dépolies, leurs veaux fantômes, se croirait chez les morts.

Aussi les sous-hommes sont-ils friands de froment cuivré, de blé noir, de foin vert et de bêtes bigarrées, voire d’hommes, dont la grande taille, la peau rose ou or, les yeux frais pareils à des astres, les épouvantent de beauté.
Leur maître, le Roi du Monde, conserve dans les bocaux géants de ses musées quelques nomades tombés dans des trappes, comme ils traversaient les déserts.
…Etait-ce le peuple nain qui enlevait les charretiers et leur charge sur le haut Beffou ?
Breizh1

28/03/2008

Le Char de la Mort

Breizh1
C'était un soir, en juin, dans le temps qu'on laisse les chevaux dehors toute la nuit.

jollyroger45
Un jeune homme de trézélan était allé conduire les siens aux près. Comme il s'en revenait en sifflant, dans la claire nuit, car il y avait grande lune, il entendit venir à l'encontre de lui, par le chemin, une charrette dont l'essieu mal graissé faisait : Wik! wik!

Il ne douta pas que ce ne fût karriguel ann Ankou (la charrette, ou mieux la brouette de la Mort).
- A la bonne heure, se dit-il, je vais donc voir enfin de mes propres yeux cette charrette dont on parle tant!

Et il escalada le fossé où il se cacha dans une touffe de noisetiers. De là il pouvait voir sans être vu.
La charrette approchait. Elle était traînée par trois chevaux blancs attelés en flèche. Deux hommes l'accompagnaient, tous deux vêtus de noir et coiffés de feutres aux larges bords. L'un d'eux condusait par la bride le cheval de tête, l'autre se tenait debout à l'avant du char.
jollyroger10Comme le char arrivait en face de la touffe de noisetiers où se dissimulait le jeune homme, l'essieu eut un craquement sec.
- Arrête ! dit l'homme de la voiture à celui qui menait les chevaux .

Celui-ci cria: Ho! et tout l'équipage fit halte.
- La cheville de l'essieu vient de casser, reprit l'Ankou. Va couper de quoi en faire une neuve à la touffe de noisetiers que voici.
- Je suis perdu! pensa le jeune homme qui déplorait bien fort en ce moment son indiscrète curiosité.

Magie-1Il n'en fut cependant pas puni sur-le-champ. Le charretier coupa une branche, la tailla, l'introduisit dans l'essieu, et, cela fait, les chevaux se remirent en marche. Le jeune homme put rentrer chez lui sain et sauf, mais, vers le matin, une fièvre inconnue le prit, et le jour suivant, on l'enterrait.
Breizh1

24/03/2008

30 - La Roche-aux-Fées

Breizh1rochefees4
Ce dolmen constitue l'un des plus impressionnants dolmens à couloir de bretagne.

Ses dimensions suffisent à donner le vertige:
Ce quadrilatère de 19,5 mètres de long sur 6 de large comprend pas moins de 39 orthostats (piliers de soutien) et sa couverture est formée de 9 dalles dont la plus lourde pèse 45 tonnes.
L'entrée est composée de 2 piliers carrés distants de 3,20 mètres et hauts de 1,40 mètres, supportant un linteau horizontal de près de 25 tonnes.
Elle est orientée au sud-est de façon à s'ouvrir sur le lever du soleil au solstice d'hiver.

L'anti chambre mesure 14 mètres sur 4, le plafont atteignant 2 mètres de hauteur.

rochefees9Et comme la plupart des monuments mégalithiques, la Roche-aux-fées est à l'origine de bien des légendes:

L'une d'elles, conçoit cet endroit comme la maison des fées, qui y étaient enterrées, et dont on pouvait parfois entendre les gémissements.

Les jeunes gens avaient coutume de s'y réunir à la période de la nouvelle lune. Les jeunes filles tournaient dans le sens des aiguilles d'une montre, et les garçons, dans le sens inverse. Chacun comptait les pierres, et le fait de tomber sur le même chiffre, était signe d'un heureux mariage.
Breizh1

12/03/2008

La Pierre à Marier

1


celte6 Dans le Coglais, situé près de Fougères (35) , on trouve des pierres en granit de formes bizarres.

femme032
Selon la légende, les filles, en mal d'amoureux, devaient se frotter le postérieur sur une de ces pierres et gràce à la soi disante vertue de celle-ci trouvait dans l'année l'être cher
celte21

11/03/2008

Le Roi des Korrigans

Korrigans500

A Riantec, il y avait autrefois une veuve qui avait un fils. Tous deux vivaient pauvrement, et ils étaient obligés de tirer la charrue à tour de rôle parce qu'ils n'avaient pas assez d'argent pour acheter une paire de boeufs. Néanmoins, la veuve tirait parti de tout ce qu'elle pouvait et sa cabane était tenue très proprement. On ne tarissait pas d'éloges sur elle, dans le pays, et on aurait bien voulu qu'elle se tirât d'affaire. Malheureusement, les temps étaient rudes alors, et personne ne pouvait les aider autrement qu'en leur donnant parfois du pain et quelques galettes de blé noir. Cela n'empêchait pas le fils d'être un beau garçon courageux au travail.

Or, une nuit, la veuve eut un songe : elle se vit dans une grande forêt à la poursuite d'un attelage tiré par deux boeufs blancs et noirs. Au bout d'une course épuisante, elle parvenait enfin à rattraper l'attelage et elle le ramenait à la maison. Elle fut très impressionnée par ce rêve, et, le matin, elle dit à son fils :

- Allons à la foire d'Hennebont pour y chercher une paire de boeufs.
- Mais, ma mère, répondit le fils, nous n'avons pas le moindre argent !
- Cela ne fait rien, dit-elle, je sais que j'en trouverai.

Ils partirent donc pour la foire d'Hennebont. Ils marchaient d'un pas rapide et, à la croisée de trois chemins, ils virent un petit homme sortir de dessous la terre et venir vers eux.

- Où allez-vous comme cela ? demanda le petit homme.
- À la foire, à Hennebont, répondit le fils, pour acheter une paire de boeufs. Mais nous n'avons pas d'argent pour payer.
- Si vous descendez avec moi dans ce trou, dit le petit homme, et si vous savez vous comporter comme il faut, je vous garantis que vous ne manquerez de rien.

Ils suivirent le petit homme et s'engagèrent dans un trou, au milieu d'un buisson. Le trou leur paraissait bien trop petit pour eux, mais quand ils descendirent, ils ne sentirent aucun gêne. Ils furent alors saisis d'étonnement, car ils se trouvaient dans une grande maison remplie d'enfants qui n'étaient pas plus grands qu'un sabot de bois. C'étaient tous des korrigans. On leur dit que le père était très malade et sur le point de mourir, mais que s'ils connaissaient quelque remède, ils en seraient récompensés largement. La veuve réfléchit et demanda qu'on allât lui chercher des herbes. Les korrigans sortirent et revinrent peu après, apportant ce que la femme avait demandé. Alors elle confectionna des tisanes et les fit boire au malade. Celui-ci commença à se sentir mieux.

- Si vous sauvez mon mari, leur dit la mère des korrigans, vous ne manquerez jamais plus de rien.

Ils restèrent là trois jours et trois nuits à soigner le père des korrigans, mais ils ne trouvaient pas le temps long et s'imaginaient être là seulement depuis trois heures. Le père des korrigans fut bientôt guéri. Il dit à la veuve et à son fils

- Venez avec mon épouse et moi-même. Nous vous donnerons une maison et tout ce qu'il faut pour bien y vivre.

Ils arrivèrent à un grand bois dont les arbres n'avaient pas été élagués depuis bien longtemps. Le korrigan se dirigea vers une grosse pierre que, malgré sa petite taille, il souleva sans difficulté. Il y avait là un trou, très profond, mais très étroit, comme celui que la veuve et son fils avaient emprunté pour aller chez les korrigans. Le petit homme leur demanda d'y pénétrer.
Ils descendirent et furent bien étonnés de ce qu'ils voyaient : il y avait là une grande maison, avec de beaux meubles et de la vaisselle abondante, et de bons lits avec des couvertures. Par la fenêtre, on voyait une prairie bien verte, avec des vaches et des boeufs qui paissaient.

- Tout cela est à vous, dit le père des korrigans. Vous mérité puisque vous m'avez sauvé la vie. Mais je dois vous avertir qu'un grave danger vous menace. Dans huit jours, quelqu'un viendra ici. C'est mon père. Il est vieux et très méchant. Il viendra ici pour vous effrayer et tenter de vous chasser. Si vous refusez de partir, il vous tuera après avoir prononcé contre vous toutes sortes de malédictions. Mais je vais vous dire ce qu'il faut faire. Quand vous l'entendrez arriver, que la mère se place au pied du lit tandis que le fils se cachera dessous. Mon père aura un énorme couteau et un revolver à sept coups, mais quand il tirera, jetez-vous par terre et il ne pourra vous atteindre. Il essaiera alors de vous tuer avec son couteau et c'est alors que votre fils interviendra. Mais, je vous l'assure, s'il vous attrape, il vous tuera.

La huitième nuit, la mère et le fils entendirent un grand bruit et commencèrent à trembler. Ils virent le vieux korrigan qui tempêtait et jurait.

- Ah ! criait-il, je vous vois et vous êtes à moi !

Il les pousuivait l'un et l'autre. La mère se plaça au pied du lit tandis que le fils se cachait dessous. Il tira sept coups de revolver, mais la veuve s'était jetée par terre et elle ne fut pas atteinte. Alors, le vieux korrigan brandit son couteau, qui était presque aussi grand que lui-même, et se précipita vers la pauvre femme. Mais, à ce moment, le fils sortit de dessous le lit et lui coupa la tête. Alors, à ce même moment, arrivèrent des korrigans en grand nombre, ils étaient sûrement plus d'une centaine. Ils riaient et dansaient de joie en répétant :

- Que s'est-il donc passé ici ? Que de plaisir nous allons avoir ! Il est mort, le barbare, le cruel qui nous tyrannisait ! Nous allons faire la fête. Nous danserons et nous planterons un arbre en signe de notre liberté.

Et les korrigans manifestaient bruyamment leur joie. Quant à la veuve et son fils, ils vécurent tranquillement dans la maison que leur avaient donnée les korrigans, et ils ne manquèrent jamais de rien.

10/03/2008

La Légende du Sillon

talbert
Breizh La légende du Sillon, ou les amours du Roi Arthur et de la Fée MorganeCette légende qui court la lande de Larmor, portée par les vents, nous séduit d'autant plus qu'à marée basse nous pouvons juste apercevoir d'où nous sommes l'île de la Fée Morgane :

"Morgane la Fée habitait l'île de Talbert, séparée de la côte par un petit bras de mer. Le roi Arthur, au cours d'une de ses longues chevauchées s'étant aventuré jusqu'à la limite des flots, aperçut la Fée assise sur le rocher de son île, peignant au soleil sa longue et belle chevelure. Aussi prompt que l'éclair de la bonne épée du roi Arthur, l'amour jaillit entre eux. Hélas la mer les séparait; Arthur dut s'en retourner sans avoir pu joindre Morgane.

Il cacha son dépit à la Reine et à la cour, mais bientôt il retourna vers le royaume marin de la belle amoureuse. Celle-ci dévorée de désir, n'eût pas plutôt aperçu le Roi qu'elle remplit sa robe de cailloux blancs et entra dans la mer. Elle jeta loin devant elle un galet qui devint aussitôt un rocher, puis d'autres galets très rapprochés, et les rocs se joignant formèrent une chaussée. Bientôt, la Fée put se glisser dans les bras d'Arthur. Le Sillon de Talbert était né; un tout petit bras de mer le sépare de l'îlot et seul le bond d'une fée peut le franchir. Morgane le voulut ainsi afin d'interdire l'entrée de son sillon aux profanes."
Breizh1

Le Fossoyeur de Penvénan

BreizhC'est l'histoire d'un fossoyeur de Penvénan.

Il était si vieux, que l'on disait qu'il avait du labourer au moins 6 fois le cimetière (entendez par la qu'il avait enterré successivement au moins 6 morts dans le même trou). Cet homme connaissait "ses" morts parfaitement, il pouvait même dire, à quel degrés de décomposition les dépouilles pouvaient être...c'est dire combien il était consciencieux !

Un matin, le vieux fossoyeur fut appelé par le recteur du petit village Breton. un certain Mab Ar Guenn venait de décéder.
Le recteur souhaitait alors que le fossoyeur creuse la tombe du défunt à l'emplacement de la tombe d'un dénommé Roperz mort depuis 5 ans. Le vieux protesta, répliquant qu'à cet endroit du cimetière, les corps se conserveraient mieux et que Roperz ne devait pas encore être rongé par la vermine...

Le recteur ne voulu rien savoir, et le força à l'enterrer à l'emplacement convenu. Le pauvre fossoyeur, n'était pas très à l'aise, il ne pouvait guère désobéir mais il savait qu'il ne devait pas faire cela. Il alla donc creuser la tombe, au premier coup de pioche, il frappa si fort que l'outil traversa le cercueil et éventra le cadavre .

chercheur trésor
Désolé d'avoir maltraité un de "ses" morts, le vieillard fit en sorte que les deux dépouilles ne soient point gênées dans leur repos, mais une fois rentré chez lui, il ne se senti pas en repos... refusa de manger et alla se coucher... A peine commençait il a trouver le sommeil que la;porte s'ouvrit... C'était le spectre du pauvre Roperz... Il était venu pour avoir une explication...

dormeurs009
Le fossoyeur tout tremblant le pria de lui pardonner son geste, en lui expliquant qu'il se devait d'obéir aux ordres du recteur sous peine de perdre son emploi , Roperz lui pardonna, mais il fallait que le vieux fossoyeur fasse quelques chose de très important pour lui. Il n'était pas heureux dans l'autre monde, il lui manquait une messe.
Il exigeait donc qu'il était normal que pour se faire pardonner le vieillard la paie de ses deniers. Celui ci accepta de bon coeur . Avant de partir, le spectre lui fit part d'un élément important : la messe devrait être impérativement dite par le recteur lui même. La messe fut prononcée le mardi suivant, par le recteur , alors que que ce dernier récitait son homélie, une silhouette vint à passer derrière lui. Le fossoyeur l'avait bien reconnu... I

l s'agissait à nouveau de Roperz ce qui ne laissait présager rien de bon. En effet, lorsque le recteur sorti de l'église, il se dirigea vers le cimetière pour regagner son presbytère.A l'instant même ou il passa devant la tombe de Roperz, il tomba, foudroyé. Punis d'avoir déranger le sommeil d'un mort Il était si vieux, que l'on disait qu'il avait du labourer au moins 6 fois le cimetière (entendez par la qu'il avait enterré successivement au moins 6 morts dans le même trou). Cet homme connaissait "ses" morts parfaitement, il pouvait même dire, à quel degrés de décomposition les dépouilles pouvaient être...c'est dire combien il était consciencieux !

Un matin, le vieux fossoyeur fut appelé par le recteur du petit village Breton. un certain Mab Ar Guenn venait de décéder. Le recteur souhaitait alors que le fossoyeur creuse la tombe du défunt à l'emplacement de la tombe d'un dénommé Roperz mort depuis 5 ans. Le vieux protesta, répliquant qu'à cet endroit du cimetière, les corps se conserveraient mieux et que Roperz ne devait pas encore être rongé par la vermine...

Le recteur ne voulu rien savoir, et le força à l'enterrer à l'emplacement convenu. Le pauvre fossoyeur, n'était pas très à l'aise, il ne pouvait guère désobéir mais il savait qu'il ne devait pas faire cela. Il alla donc creuser la tombe, au premier coup de pioche, il frappa si fort que l'outil traversa le cercueil et éventra le cadavre .

Désolé d'avoir maltraité un de "ses" morts, le vieillard fit en sorte que les deux dépouilles ne soient point gênées dans leur repos, mais une fois rentré chez lui, il ne se senti pas en repos... refusa de manger et alla se coucher... A peine commençait il a trouver le sommeil que la;porte s'ouvrit...

C'était le spectre du pauvre Roperz... Il était venu pour avoir une explication... Le fossoyeur tout tremblant le pria de lui pardonner son geste, en lui expliquant qu'il se devait d'obéir aux ordres du recteur sous peine de perdre son emploi , Roperz lui pardonna, mais il fallait que le vieux fossoyeur fasse quelques chose de très important pour lui.

Il n'était pas heureux dans l'autre monde, il lui manquait une messe. Il exigeait donc qu'il était normal que pour se faire pardonner le vieillard la paie de ses deniers. Celui ci accepta de bon coeur . Avant de partir, le spectre lui fit part d'un élément important : la messe devrait être impérativement dite par le recteur lui même. La messe fut prononcée le mardi suivant, par le recteur , alors que que ce dernier récitait son homélie, une silhouette vint à passer derrière lui.

Le fossoyeur l'avait bien reconnu... Il s'agissait à nouveau de Roperz ce qui ne laissait présager rien de bon. En effet, lorsque le recteur sorti de l'église, il se dirigea vers le cimetière pour regagner son presbytère.A l'instant même ou il passa devant la tombe de Roperz, il tomba, foudroyé. Punis d'avoir déranger le sommeil d'un mort
Breizh1

03/03/2008

25 - Ewen & Les Menhirs de Lagatjar

MENHIRS de lagatjar

Ewen, un simple travailleur n'avait pas grande fortune.
Et comme il était tombé amoureux de la fille d'un marchand qui habitait Camaret, Ewen était prêt à tout pour rendre la belle Marie-Jeanne heureuse!Un beau jour, un compère lui proposa une affaire.

Ewen aurait dû se méfier, car l'homme , nommé Jakez, était un colporteur doté d'une bien mauvaise réputation... . Ewen n'avait jamais su choisir ses amis!...Mais revenons-en aux faits:

Jakez qui avait abusé de la crédulité du curé , avait découvert dans les archives de la paroisse, le secret du "Grand Jour des Pierres":
ouverturlivreTous les cents ans, les menhirs de Lagatjar se déplaçaient pour aller s'abreuver dans la mer et pendant leur absence, on pouvait aisément s'emparer des trésors qu'ils cachaient à leurs pieds. Il fallait juste filer avant que les menhirs ne regagnent leur place!
Et justement, selon Jakez, ce fameux jour devait être à la fin de cette semaine.

Lui et Ewen décidèrent donc de se retrouver le jour-dit, aux pierres de Lagatjar. Jakez s'était toute fois bien gardé de dire à Ewen que si l'on voulait profiter de ces trésors, il fallait les échanger contre une âme chrétienne... et celle de Ewen convenait parfaitement!...héhé!
Jakez avait également pris avec lui un trèfle à 5 feuilles qui devrait le protéger des démons!.
Le jour venu, nos deux compères se retrouvèrent sur les lieux, quand les douze coups de minuit sonnèrent! La lune était pleine, et soudain, le sol se mit à trembler, les pierres sortirent de la terre dans un grondement inquiétant, et, s'élevant dans les airs, elles rejoignèrent la mer.
Ewen et Jakez se précipitèrent vers les trous pour amasser tous les trésors.
Mais voici que déjà, les menhirs étaient de retour, et les deux hommes s'enfuirent, mais Ewen, terrorisé et tremblant tomba à genoux et se mit à prier!
Jakez, lui, s'était arreté, portant sur lui le fameux trèfle qui devrait le protéger!..
Mais lorsqu'il fouilla ses poches en quête de son talisman, il ne trouva rien! paniqué, il prit la fuite, mais dans sa panique, il tomba dans un trou, et avant qu'il ne puisse se relever, l'une des pierres reprit sa place et écrasa Jakez dans un craquement sinistre!..
Ewen, après un long moment d'attente et de prières, releva enfin la tête. Les pierres avaient toutes regagné leur place.
Ewen s'éloigna au plus vite. Les menhirs l'avaient épargné sans doute à cause de son innocence, dit-on!
Il possédait désormais un grande fortune, et épousa Marie-Jeanne.
Depuis cette tragique histoire, on appela cet endroit...: "Le jardin de l'Ankou!"

02/03/2008

Saint Guirec de Perros-Guirec

perros4

Selon la légende, elle fut la première terre que toucha Saint-Guirec dans sa fuite de Grande-Bretagne. Plus tard, au Moyen Age, quelques religieux y édifièrent un monastère mais les conditions de vie sur l'île étant trop dures, ils abandonnèrent celle-ci au 15ème siècle, effaçant toute trace de leur passage.

Garengeau, sur ordre de Louis XV, y fait construire un fort en 1740. Si sa finalité devait être l'interdiction d'un débarquement sur les côtes, il fut toutefois essentiellement utilisé dans la lutte contre la contrebande et la piraterie. Les tours imposantes surveillent encore quelques pans de mur et les fortifications d'une citadelle que nul n'osa attaquer.

Neufs tours pour les martyrs (Lanrivoaré)

31a-Roc Trévezel


celte6 Martyrs. La légende veut que les chrétiens, massacrés par des païens au 5ème siècle aient été enterrès dans ce lieu. Les historiens pensent plutôt à une sépulture de Bretons tombés sous les coups des envahisseurs Normans au 10 ème siècle.

Les pénitents qui faisaient le pélerinage devaient effectuer 9 fois le tour de ce lieu sacré en récitant des prières, pieds nus le chapelet à la main.
celte6

27/02/2008

La Légende d'Azénor

Azénor

A Brest, port de mer, se dressait le château d'un prince de Léon dont Madamme Azénor était la fille.Devant les louanges faites sur sa perfection, un comte, le comte de Chunaire de Goello fit demander sa main en grande pompes par des émissaires richement parés d'or et d'argent.Les noces eûrent tôt d'être célébrées quinze jours durant, quinze jours d'un bonheur inégalé pour la belle Azénor.Puis vint le temps de suivre son époux.
Bientôt sa mère mourut et son père prit pour seconde épouse une femme aussi mauvaise que la mer par jour de tempête...
Huit mois s'étaient à peine écoulés depuis qu'Azénor s'était mariée et déjà,à longueur de mensonges et de noirceur sa marâtre avait convaincu le compte qu'il se trouvait trop tard pour lui de préserver sa couche.Elle s'efforça par jalousie et par haine, à faire accuser la malheureuse Azénor d'impudicité et d'abandonnement.

Emparé d'un sentiment de déshonneur, le comte de Chunaire fit reconduire son épouse à Brest,dans le château de son père.Là ,elle y fut enfermée dans la tour, qui porte à jamais son nom,attendant d'être menée au bûcher.
La pitié des gens était grande à l'entendre chanter et invoquer le pardon de Dieu pour ses bourreaux, là-haut depuis sa tour ronde.... .
Vint le jour du bûcher , mais jamais clui-ci ne voulut brûler dit la chanson, devant tant de beauté et l'enfant qu'elle attendait, décida-t'on de lui faire grâce, ainsi fut-elle confiée à la mer dans une barque sans voile, ni rame au gré des flots. .
Bon nombre de marins ont signalé l'avoir rencontré accompagnée de l'enfant auquel elle avit donné le jour et destiné à la noyade, son fils Budoc.D'autres disent qu'il s'agissait d'un tonneau en lieu et place de la barque, dans lequel Azénor et son fils naviguèrent cinq mois protégés par un ange, avant d'accoster sur une grève d'Irlande. .
Grand fut l'étonnement des irlandais lorsqu'ils ouvrirent le tonneau et qu'ils virent surgir de celui-ci une belle femme et son enfant... .
Cependant, face à la mort, la cruelle belle-mère avait avoué sa forfaiture, sans doute par peur des tourments de l'enfer.Le comte de Goello se mit alors en tête de retrouver sa femme.Il traversa nombre de mers, aborda moult pays, poursuivant sans relâche ses recherches.Un jour enfin ,il mit ppied à terre aux îles de Bretagne et trouva face à lui un garçonnet blond comme les blés et bleus les yeux, identiques à ceux qui illuminaient le doux visage d'Azénor.Budoc, son fils était face à lui.Et celui-ci le mena tout droit vers Azénor, sa mie, occupée au lavoir. .
.
Après ces heureuses retrouvailles, chante la gwerz, tous trois rentrèrent en petite Bretagne.D'autres personnes dirent que Budoc resta en Irlande, dans un monastère, se consacrant à Dieu.Sa vie était faite d'humilité.On voulut en faire un archevêque.Cependant, devant tant d'honneur,celui-ci décida de s'enfuir et n'ayant point de navire, il s'allongea sur un lit de pierre et parvint ainsi jusqu'à la grève de Porspoder.

25/02/2008

Lespains de lanrivoaré

Lanrivoaré-saint hervé


Les pains devenus pierres. Pour punir un fermier qui lui refusait l'aumône l'ermite Saint Hervé transforma en pierres les pains qu'il venait de cuire. Ce sont les huit galets que l'on trouve au pied du calvaire.

20 - Le Château de Tonquédec

chateau-tonquedec_5



Comme tous les vieux châteaux, celui de Tonquédec a aussi ses chroniques merveilleuses.

On raconte qu'un lièvre d'une grandeur énorme, un lièvre tel qu'on n'en vit jamais, se promène souvent au milieu des ruines ; les chiens s'arrêtent à sa vue ; le plomb meurtrier ne saurait l'atteindre, et, si on le poursuit, il ne s'enfuit pas mais se retire lentement et disparaît tout d'un coup sans qu'on sache comment. On le voit surtout dans ces belles soirées où la lune vient, de sa lumière argentée, blanchir le sommet des tours et répandre sur ce romantique paysage un jour mystérieux.

Des kornandons ou nains, génies capricieux, habitent le château.

Quelquefois aussi une dame blanche se promène sur la plus haute tour. Comme la Dame Blanche d'Avenel, avait-elle la mission de veiller sur le manoir? Fée bienheureuse, venait-elle combler de ses faveurs l'enfant nouveau-né, ou bien, sinistre messagère, à la veille d'un jour de deuil, voilait-elle la bannière des Tonquédec ? Elle n'entend plus les joyeux carillons ni les sons funèbres des trompettes. Ses nuits s'écoulent tristes et sombres au milieu de ces remparts qu'elle n'a pu préserver de la ruine, et, si parfois elle fait entendre un cri plaintif, l'écho seul lui répond.

Les Trois Bénédictins (Pointe St-Mathieu)

Pte Saint-Mathieu4
Au sommet d’une falaise, on peut encore voir les vestiges d’une ancienne abbaye bénédictine. Non loin de là, gisent les ruines du Gibet des Moines, avec deux colonnes portant une croix où les religieux de l’abbaye exerçaient la justice.

La légende nous raconte que ces religieux partirent en mer pour connaître les « rives du seigneurs ». Ils errèrent ainsi pendant trois ans, ballotés par les flots et sans découvrir la terre ferme.

Mais bientôt, des statues apparurent au milieu des vagues pour leur indiquer la bonne direction, et c’est ainsi qu’ils finirent par aborder au pied d’une grande montagne faite d’or pur. Au sommet de celle-ci, ils entrèrent dans une ville habitée par des anges, et rencontrèrent Enoch et Elie.

Après une messe, les bénédictins reprirent la mer, meurs sacs chargés de pépites d’or et de pierreries. Leur retour fut rapide, et en trois jours ils regagnèrent leur église, mais ils ne reconnurent personne.

Leurs chambres étaient occupées par des inconnus, et celui qui avait charge de les recevoir, hésita un instant lorsqu’ils prononcèrent leurs noms.Il alla consulter un registre et constata, stupéfait, que les trois bénédictins avaient quitté l’abbaye depuis 300 ans.

23/02/2008

La Dame Blanche de Trécesson

227329_1RMOO8AUURM4LGEOGIN1AIENZQPWTO_138011_3mxyxzec5zvlcrt4ppvlrjpj1mxhdk_05_h200804_l_H212236_L
Parfois, autour des douves du Château de Trecesson, près de Paimpont, on voit une ombre blanche flottée, le fantôme d'une dame qui hante ces lieux, voici son histoire.

Vers 1750, en automne, un braconnier embusqué dans le parc du château pour y attraper quelques gibiers, entendant des bruits et craignant d'être découvert, se cacha dans un arbre. Au bout du parc, dans la grande allée, un carrosse tiré par des chevaux noirs apparut. Des hommes, munis de pelles, suivaient...

Puis, la voiture s'arrêta, une dame en descendit, poussée violemment par deux gentilshommes. Cette dame, vêtue de soie blanche, portant une couronne et un bouquet de fleurs paraissait être une fiancée se rendant à son mariage. Mais son air était apeuré et ses yeux plein de larmes.

D'un geste, Ces princes ordonnèrent aux domestiques, de creuser une fosse. La dame hurlait de terreur, et suppliait, ceux qu'elle appelait "ses frères" de la laisser en vie. "Vous nous avez déshonoré, Madame." et ils la poussèrent dans la fosse qui fut rapidement recouverte de terre. Puis, tous s'éloignèrent.

Ne sachant quoi faire et affolé, il se précipita chez Mr de Trécesson et lui raconta ce qu'il venait de voir. Plein de doute, Mr de Trécesson se décida à se rendre sur les lieux mais ce ne fut qu'à l'aube, que lui et ses gens arrivèrent près de la fosse. Dès qu'ils eurent enlevé la terre et découvert la jeune dame, celle-ci ouvrit les yeux puis mourut.

Mr de Trécesson fit de nombreuses recherches pour connaître le nom de cette dame et pourquoi un sort si cruel lui avait été réservé. Mais elles furent vaines. Alors, il fit déposer le corps de la jeune fille dans la chapelle du château qui resta exposé jusqu'à la révolution.

Nul ne sait encore aujourd'hui, qui fut cette dame et quel crime, elle avait commis pour être ainsi suppliciée, mais peut-être cherche-t-elle à nous le dire en apparaissant régulièrement dans les brumes de Trécesson

Certains racontent qu'aujourd'hui encore, par temps de brume, il est possible d'apercevoir le fantôme de la jeune mariée qui hante les bords de l'étang où elle fut enterrée vivante

Le Gouffre du Paon (île de Bréhat)

île de bréhat

Sur cette île, au nord du bourg, vous trouverez le gouffre du paon.

La légende raconte que c'est à cet endroit, que deux jeunes dévoyés, Gwill et Issebert, assassinèrent leur père Mériadec, Conte du Goélo, pour s'emparer de ses richesses. Ils portèrent son cadavre vers le haut de la falaise,mais brusquement le sol s'effondra sous leurs pieds. Pétrifiés, ils furent changés en ces parois de la falaise qui s'âbiment dans le gouffre.

Non loin, une roche surplombe une fente où se brise inlassablement, la mer.Il se dit que naguère, les jeunes fiancés désirant connaître la date de leur mariage, jetaient un galet dans le gouffre.

Si le galet atteignait le fond sans toucher les parois, le mariage aurait lieu dans l'année. Dans le cas contraire, il leur faudrait attendre autantd 'années que le nombre de heurs du galet contre le rocher.

Comore, le Barbe-bleue breton (Vannes)

Vannes

C'est peut-être bien en Bretagne qu'a pris naissance la fameuse histoire de Barbe-bleue au VIe siècle. pirate18
Comorre était un redoutable seigneur dont le château pourrait se situer dans la forêt de Carnoët près de Quimperlé (Finistère). On lui comptait déjà six épouses assassinées de ses propres mains lorsqu'il demanda en mariage la fille de Varoch, comte de Vannes, la douce Triphine.

Une prophétie prétendant qu'il mourrait tué par son fils; il prenait les devants en faisant passer de vie à trépas ses épouses dès qu'elles étaient enceintes. N'ayant pas osé s'opposer à ce puissant seigneur, le comte de Vannes organisa la cérémonie du mariage avec la bénédiction de saint Gildas.

Les premiers mois se déroulèrent sans nuages jusqu'au jour où Comorre surprit, au retour d'un long périple, sa jeune femme brodant de la layette. Au cours de sa fuite, elle mit au monde le petit Trémeur. Mais le terrible seigneur réussit à la rattraper et lui trancha la tête. Trémeur fut alors recueilli par saint Gildas qui, volant au secours de Triphine, la ressuscita également. On raconte que saint Gildas lança alors une pluie de pierres sur la forteresse de Comorre qui, tel un château de cartes, s'effondra sur son monstrueux seigneur.
pirate8
Version en cours à la chapelle Saint-Trémeur, de Bubry (Morbihan):

C'est seulement une fois décapitée par Comorre et ressuscitée par saint Gildas, que Triphine donna naissance à Trémeur.

Elevé au monastère de Saint-Gildas-de-Rhuys, l'enfant se retrouva un jour face à son père qui s'empressa de le décapiter. Ce serait, par la suite, des chevaliers alliés au comte de Vannes qui auraient eu raison des jours du Tyran.

pirate7
Variante au Guilvinec:
On raconte ici que Comorre vécut dans le manoir de Kergoz avec son fils Trémeur et son épouse Triphine. Celle-ci, malheureuse, souffrait du comportement brutal de son mari. Une sorte de malédiction voulait qu'elle pâtit de la sorte tant que son époux n'aurait pas trouvé son maître. Trémeur décida donc de battre son père à la " soule ", un jeu de ballon. Il y parvient si bien au cours d'une partie que le terrible seigneur s'effondra de fatigue.

Néanmoins, après avoir repris suffisamment de forces, il rattrapa Trémeur et, de rage, lui trancha la tête. Pas " démonté " pour autant, ce dernier ramassa sa tête et la glissa sous son bras. C'est alors que Comorre rendit son âme au diable. On dit que Trémeur continua à jouer à la soule et que, ces jours-là, il laissait sa tête au manoir pour être plus libre de ses mouvements. Une chapelle lui fut dédiée.

On peut contempler une belle statue de Trémeur portant sa tête décapitée sous le bras, dans une niche du grand portail flamboyant de l'église de Carhaix-Plouguer (Finistère), dédiée également à Saint Trémeur.

La chapelle Sainte-Triphine, à Pontivy (Morbihan) rappelle aussi le martyre de cette sainte, au fil de neuf tableaux peints sur les lambris.

15 - Le Trésor du Centurion (Carnac)

normal_menhir-carnac-alignements-de-kermario-3512


Laissez-vous surprendre par les mégalithes de Carnac, ce site empreint d’histoire et de mystères ne vous laissera pas indifférent. Partez à la découverte de nos 3 000 menhirs, que la légende nomme « l’Armée de pierres », et autres vestiges mégalithiques tels que dolmens, tumulus, cairns qui témoignent d’un passé vieux de 4 000 ans avant JC. Le Trésor du CenturionParmi les soldats romains transformés en statues de pierre par Saint Cornély, se trouvait un centurion dont la tête fut tranchée par un courageux Carnacois, juste avant d'être figée dans la pierre.

Depuis ce jour, son spectre, privé du repos éternel, est condamné à hanter la ville à la recherche de sa tête. Celui qui la retrouvera, libèrera Carnac du fantôme et s'apropriera le Trésor du Centurion...

L'Ofern Drantel (Ménez-bré)

33a-Menez-bré

Autrefois, c' était l’habitudede faire célébrer pour chaque défunt une trentaine,c’est-à-dire une série de trente services. Les prêtres disaient les vingt-neuf premières messes à leur églisede paroisse.

Mais la trentième, il était d’usage de l’allerdire à la chapelle de Saint Hervé, sur le sommet du Menez-bré.,C’est cette messe de trentaine que les bretons appellent Ann ofern drantel.
Elle se célébrait à minuit.

On la disait àrebours, en commençant par la fin. Sur l’autel, on n’allumait qu’undes cierges. Tous les défunts de l’année se rendaient àcette messe, tous les diables aussi y comparaissaient.

Le prêtre qui l’allait dire devait à la fois être très savantet très hardi . Dès le bas de la montagne , il se déchaussaitet gravissait la pente, pieds nus, car il fallait qu’il fût prêtre<< jusqu’à la terre >>. Il montait, tenant d’une main un bénitierd’argent, brandissant de l’autre un goupillon et faisant de tous cotésde continuelles aspersions.
Souvent, il avait peine à avancer, tantse pressaient autour de lui les âmes défuntes, avides de recevoirquelques gouttes d’eau bénite et de se procurer de la sorte un soulagementmomentané.

La veille, il avait fait porter dans la chapelle un fortsac de graines de lin. La messe dite, il commençait l’appel desdiables, dans le porche. Ils accouraient en poussant des hurlements sauvages.,

C’était le moment terrible. Malheur à l’officiant, s’il perdaitla tête ! Il imposait silence aux démons, les faisaient défilerdevant lui un à un , les obligeant à montrer leurs griffespour voir si l’âme des défunts, à l’intention de quiil avait célébré ofern drantel, n’était pastombée en leur possession, puis les renvoyait à mesure, endistribuant à chacun une graine de lin, car les diables ne consententjamais à s ‘en aller les mains vides.

S’il commettait une seuleomission, il était contraint, en échange, de livrer sa proprepersonne. Il encourait donc sa damnation éternelle.

Les Korils de Plaudren (Léon)

19a-leon1


Il y avait autrefois dans le pays du blé blanc et dans celui de la pointe de terre une race de nains ou korrigans partagée en quatre peuplades qui habitaient les bois, les landes, les vaux et les métairies.

Ceux qui habitaient les bois s'appelaient kornikaneds, parcequ'ils chantaient dans de petites cornes qu'ils portaient suspendues à leur ceinture; ceux qui habitaient les landes s'appelaient korils parcequ'ils passaient toutes les nuits à danser des rondes au clair de lune, et ceux qui habitaient les vaux s'appelaient poulpikans, c'est à dire qui ont leurs terriers dans les lieux bas.
Quand aux teus, c'étaient de petits hommes noirs qui se tenaient dans les prés et les blés mûrs; mais, comme les autres korrigans les accusèrent d'être les amis des chrétiens, ils furent obligés de s'enfuir dans le Léon où il en reste encore peut-être quelques-uns.

Légende de Emile Souvestre, tiré du "Foyer breton" (W. Coquebert - éditeur 1845) Illustrations : Laurent Michon

22/02/2008

Les 7 777 Saints de Lanrivoaré

Lanrivoaré la chapelle
Au cimetière de Lanrivoaré, se trouveraient les ossements de 7 777 saints. Il se dit que ces saints reviennent inlassablement hanter les lieux.Echappés de leur cercueil, les morts sont insaisissables et invisibles, mais gardent toute leur énergie pour revenir hanter les endroits où ils ont vaincu.

Lorsque la tempête n’est pas loin, les âmes des morts apparaissent alors, et se mettent à hurler dans le vent.

Cette même légende serait prêtée à Saint-Paul –de-Léon ou à Guimliau.

Dahud & Les Princes (Baie de Douarnenez)

baie de Douarnenez

À la grande marée de Mars, appelée « marée de Saint Guénolé », la mer de Douarnenez se retire loin, si loin qu'elle découvre les décombres d'une ville composée de palais en ruines, de murs effondrés et les vestiges des chaussées de pierre reliant l'Île de Sein à la terre.

En ce temps là, Gradlon le Grand, roi de Cornouailles au Vième siècle, fit construire pour sa fille Dahut, la merveilleuse cité d'Ys.

Élevée plus bas que la mer, la ville d'Ys en était protégée par une puissante digue. Une écluse fermait le port et seul Gradlon pouvait décider de son ouverture ou fermeture, permettant ainsi aux habitants d'aller pêcher.

Dahut, fille du roi Gradlon, profondément attachée aux anciens Dieux celtiques, accusait Cotentin, évêque de Quimper, d'avoir rendu la ville triste et ennuyeuse. Elle rêvait d'une cité où seules règneraient richesse, liberté et joie de vivre. Aussi, Dahut donna-t-elle à chacun des habitants un Dragon qui s'empara de tous les navires marchands. Ainsi, la ville d'Ys devint-elle la plus riche et la plus puissante de Bretagne.

Dahut y régnait en maîtresse absolue, gardienne de l'héritage des Celtes. Chaque soir, elle faisait venir un nouvel amant au palais, l'obligeant à porter un masque de soie.

Mais le masque était enchanté et à l'aube il se transformait en griffes de métal, tuant ainsi ses amants dont le corps était jeté du haut d'une falaise dans l'océan.

Un beau matin, un prince, tout de rouge vêtu, arriva dans la cité. Dahut tomba aussitôt amoureuse de l'étranger. Or, c'était le diable que Dieu envoyait pour châtier la ville pécheresse. Par amour pour lui, elle lui donna la clé de l'écluse qu'elle déroba à son père pendant son sommeil. Le prince ouvrit l'écluse et l'océan en furie envahit la ville en déferlant dans les rues et étouffant ainsi les cris d'horreur des habitants. Seul le bon roi Gradlon réussit à s'échapper de cet enfer avec l'aide de Saint Gwénolé.

Sur son cheval marin, il se mit à chevaucher péniblement dans les vagues, alourdi par un poids qui n'était autre que sa fille. Sommé par Saint Gwénolé, il abandonna sa fille et parvint à regagner le rivage.La princesse Dahud fut transformée en sirène.Cette dernière deviendra Marie-Morgane. Depuis, tous les marins de Dournenez la craignent car elle est capable de les séduire pour les entraîner aux fonds des flots.

Gwelas-te morverc'h, pesketour .
O kriban en bleo melen aour .
Dre an heol splann, e ribl an dour ?.
Gwelous a ris ar morverc'h venn, .
M'he c'hlevis o kanann zoken .
Klemvanus tonn ha kanaouenn.


(As-tu vu, pécheur, la fille de la mer, peignant ses cheveux blonds dorés au grand soleil sur le bord de l'eau ? J'ai vu la blanche fille de la mer, je l'ai même entendu chanter, plaintifs étaient l'air et la chanson).

Aujourd'hui encore, il arrive que par temps calme, les pêcheurs de Douarnenez entendent sonner les cloches, sous la mer et disent qu'un jour, elle renaîtra plus belle, car elle n'est qu'engloutie.Vous noterez que ce thème est récurrent à toutes ou presque, les mythologies.