18/04/2012

Menhirs de Kergadiou (Plourin, 29) Pays de Léon

Kergadiou, Plourin; 29, Menhirs

Sur la commune de Plourin trône un menhir haut de 8,75 mètres, ce qui lui confère la qualité du plus haut menhir de Bretagne, après celui de Kerloas.

Kergadiou, Plourin; 29, Menhirs

 

 Kergadiou signfie "village des Cadious"

 

Menhir classé Monument historique en septembre 1883.

 

 

 

 

 

 

Kergadiou, Plourin; 29, Menhirs

 

La légende raconte .......
Kergadiou, Plourin; 29, Menhirs

Château de Rosmorduc (Logonna Daoulas, 29)

Logonna-Daoulas (30) Château  ROSMORDUC.jpg

hermines début de texte.gifLe château de Rosmorduc est construit sur une anciennemotte féodale.

Le manoir primitif était protégé par une enceinte trapézoïdale cernée de douves, avec une face sur la mer, et un talus maçonné le long de l'estuaire.

Au manoir primitif a succédé un second manoir fortifié bâtit dans les années 1545, puis restauré après les destructions des guerres de la Ligue et agrandi vers 1648.

chateau-de-rosmorduc_c_small.JPGLe manoir est cité dès le XIIIème siècle comme étant la possession de Salomon de Rosmorduc, apparenté aux sires Daoulas, cadet des vicomtes de Léon.

Dès 1710, les Rosmorduc établissent leur résidence principale au château de Kérazan près de Quimper, le château devient alors résidence campagnarde réservée à la chasse.

hermines début de texte.gif

Le château édifié en microgranite ocre blond de Logonna monté en grand appareil, a perdu e, partie son corps de logis principal situé au Levant. A l'équerre, l'aile du Midi est ornée de belles lucarnes renaissance. Un portail du XVIIème en Kersanton défendu par des meurtrières, donne accès à la cour d'honneur par une large porte cavalière, accostée d'une petite porte pour les piétons. 

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Au départ de l'étage du pavillon ouest, une tourelle contient une vis de pierre qui dessert les niveaux supérieurs.

Saisi comme bien national à la Révolution, le château est partiellement transformé en exploitation agricole.

chateau-de-rosmorduc_h_small.JPGhermines début de texte.gifAu siècle suivant, il est racheté par la famille de Rosmorduc, laquelle entreprend sa restauration avec l'aide de l'architecte Henri Mellet. Ce dernier restaure l'ensemble manorial sur cour fermée, et transforme l'ancienne aile de communs sud, en corps principal, lui joignant une courte aile en retour préexistante à l'est, et en disposant un corps de communs lui faisant face au nord.


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Le château est une propiété privée, et ne se visite pas.

Menhir du Penglaouic (Loctudy, 29)

PENGLAOUIC - Menhir de Penglaouic.jpg


Le menhir de Penglaouic sépare les communes de Pont l'Abbé et de Loctudy. On dit qu'il est un menhir mouillé, parce qu'il est imergé à marée haute, lors e la remontée de la mer dans le ria. A marée basse, il git sur un terrain boueux.

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Il est utile de préciser que lors de sa mise en place ancestrale, du fait de l'ancien niveau de la mer qui était inférieur de 20 mètres par rapport au niveau actuel, ce menhir n'était pas imergé, ni par la mer, ni par la rivière. Il était et est toujours, situé près d'une source.

17/04/2012

Château de Fougères (Fougères, 35) Bro Roazhon

Fougères (35) Chateau de FOUGERES.jpg

 

Le château de Fougères est l'un des plus imposants châteaux forts français, il occupe une superficie de deux hectares.

 

chateau de Fougères, Fougères, chateuax forts, Bro Roazhon

Le château a été construit sur un site naturellement protégé, un rocher émergeant d'un marécage cerné par une boucle du Nançon, affluent du Couesnon, faisant office de douves naturelles.

chateau de Fougères, Fougères, chateuax forts, Bro RoazhonLe premier château fort qui appartenait au XIème siècle à la famille d'Amboise a été ruiné en 1166 après avoir été assiégé et pris par Henri II Plantagenêt. Il a été démantelé et son donjon rasé. Raoul II  le reconstruisit vers 1173.

Raoul III fait hommage de Fougères à Louis IX (Saint Louis). Pierre de Dreux, dit Mauclerc, s'empare de Fougères par surprise en 1231 mais saint Louis vient le reprendre à la tête de son armée. Raoul III sera le compagnon d'armes de saint Louis lors de la septième croisade. Il meurt en 1256, et sa fille Jeanne devenue châtelaine construira les grandes tours, Mélusine et Gobelin, et dotera la cité de portes fortifiées et de remparts.

En 1307, Philippe le Bel confisque la baronnie de Fougères.chateau de Fougères, Fougères, chateuax forts, Bro Roazhon

Jean de Montfort duc de Bretagne s'y installe mais Du Guesclin délivre Fougères qui revient à Pierre d'Alençon en 1373. En 1428 Jean II d'Alençon vend le château de Fougères au duc de Bretagne pour payer sa rançon. En 1449 François de Surienne, un mercenaire à la solde des Anglais, attaque en pleine nuit, les habitants sont massacrés et la ville est pillée. En 1450 Surienne s'y est installé et retranché, et ce n'est qu'après deux mois de siège par le duc de Bretagne François I, aidé par une épidémie de peste que Surienne se rend.

chateau de Fougères, Fougères, chateuax forts, Bro RoazhonLes fortifications seront encore augmentées, en particulier par Pierre II au XVème siècle. Le château est doté de deux tours trapues, la Françoise et la Tourasse.

En 1488 La Tremoille, lieutenant général des armées royales, prend le château en une semaine malgré une défense composée de 3 000 hommes et le roi de France laissera une garnison à Fougères une fois rattachée au royaume de France en 1491.

Diane de Poitiers le reçoit d' Henri II en 1547.

Dernier assaut quand le duc de Mercoeur, gouverneur de Bretagne, ligueur, en rébellion contre Henri III, s'y réfugie.

Enfin, en 1793 le château est pris par les Chouans et les vendéens. Le logis du XIVème siècle a été détruit vers 1810.

En octobre 1828, Honoré de Balzac séjourne plusieurs semaines à Fougères chez Gilbert de Pommereul. Il visite le château et l'ensemble de la région pour y puiser l'inspiration pour son roman Les Chouans paru en 1829

 

chateau de Fougères, Fougères, chateuax forts, Bro Roazhon

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862. Le terrain municipal à l'avant de la barbacane ouest2 fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 4 juillet 1928. Les douves et bâtiments aux abords de celles-ci font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 26 février 1953. Le château est inscrit comme site archéologique depuis le 18 avril 1914.

 

chateau de Fougères, Fougères, chateuax forts, Bro Roazhon


chateau de Fougères, Fougères, chateuax forts, Bro Roazhon

À l'entrée, on trouve un moulin à eau quadruple dont une roue fonctionne encore. L'accès à la courtine ouest permet d'observer la ville haute. Ce moulin est situé en contrebas de la conciergerie. En même temps que le nouveau parcours scénographique, le bâtiment a été complètement remanié et aménagé pour devenir l'entrée du château, accueillant ainsi la billetterie, la boutique, une salle de projection, et un espace pédagogique. Ces travaux, permettant offrant l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite a été conçu et mis en œuvre par l'Architecte du Patrimoine Régis Ribet.

Grand Menhir d' Er Grah et Tumulus (Locmariaquer, 56)

ER GRAH, Locqmariaquer, Morbihan (57) , grand menhir brise.jpg


Le Grand menhir brisé d'Er Grah, ou Men ar Hroëc'h en breton, signifiant "Pierre des Fées", est situé sur la commune de Locmariaquer, en Morbihan (56).

La table des marchands en 1900.jpgCe menhir est le plus grand d'Europe: 18,5 mètres de hauteur lorsqu'il était dressé, 

 mètres de largeur. Sa masse est estimée à 280 tonnes. grand menhir d' er grah et tumulus,locmariaquer,56

 

Ce menhir, dont l'érection remonterait au milieu du Vème millénaire avant J-C est aujourd’hui à terre et brisé en quatre morceaux, par suite, peut-être, au tremblement de terre de 1722 en Bretagne. Il se dressait au milieu d'un ensemble monumental associant exceptionnellement, en un même lieu, les trois familles de monuments mégalithiques :

La table des marchands 3 .jpg

La table des marchands.jpgSelon le préhistorien Charles-Tanguy Le Roux, les résultats des dernières fouilles archéologiques montrent que le menhir n'était pas solitaire : il était relié à un alignement de fosses contenant 18 autres menhirs, découverts à l’arrière de la "Table des marchands". Cet alignement laisse supposer l'existence d’un ancien complexe de pierres levées, érigées en file indienne, qui se tenaient alignées, de la plus grande à la plus petite, sur plus de 55 mètres en direction du nord à partir de la base du Grand menhir.


LOCQMARIAQUER, TABLE DES MARCHANDS, Locqmariaquer,Morbihan (56).jpg

Toutes auraient été abattues vers 4300 av J-C.

Certains ont cru y voir la « colonne du Nord » ou la « colonne boréale » du géographe grec dit le Pseudo-Scymnos de Chio4 (ie siècle av. J.‑C.). D'autres lui ont attribué la fonction d'indiquer l'entrée du golfe du Morbihan, mais sans apporter d'éléments en ce sens.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1889.

La table des marchands - l'arrivée sur la dalle.jpgLa table des marchands - int.jpg

Château de Trémazan (Landunvez, 29)

 

landunvez,29,château de trémazan


Le château de Trémazan (Tremazan en breton) se trouve sur la commune de Landunvez, face à Portsall, en Finistère. Il est situé en contrebas de la route côtière, caché depuis la mer. Il est en ruine. C'était le fief de la famille Du Chastel. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis  mai 1926.

 

Le château date probablement des IXème ou Xème siècle (les galets ronds employés pour sa construction, la position du château dans une cuvette et non sur une hauteur, l'existence d'une seule enceinte sans ouvrages avancés ni défenses extérieures, la place du donjon sur l'un des côtés des fortifications [et non au centre, formant un petit château-fort dans le grand comme ce fut le cas plus tard], les hourds ou machicoulis en bois dont les traces sont encore perceptibles au sommet du donjon le laissent penser), mais un ouvrage en bois l'a probablement précédé. Aucun fossé n'existait devant le donjon, dont l'accès était toutefois fermé par une herse. Détruit partiellement vers 1220, il fut toutefois en partie reconstruit vers 1250. Au cours des siècles qui suivirent, le château subit de nombreuses transformations nécessitées par les progrès de l'art militaire. Le château était recouvert d'ardoises si l'on en croit la grande quantité d'ardoises retrouvées lors des fouilles.

 

Cette chronologie ancienne, sans grand fondement, a été remise en cause par les recherches les plus récentes. L'étude très précise des éléments de bois conservés dans la structure montre que la construction de Trémazan remonte au plus tôt à la première moitié du XIVe siècle

 

 

Le nom du château de Trémazan est intimement lié à celui d'une famille : celle des du Chastel. Ce sont eux qui le construisirent et en firent leur principale demeure pendant plusieurs siècles. L'origine de ce lignage est encore environné de brumes, mais au fil de l'histoire, il gagna sa place au soleil. Tant et si bien que les du Chastel finirent par prendre rang dans la haute aristocratie bretonne et compter parmi les quatre familles les plus importantes du Leon qu'un ancien dicton caractérise en ces termes : antiquité de Penhoët, vaillance du Chastel, richesse de Kermavan et chevalerie de Kergounadeac'h. Mais la fin du XVIème siècle leur sera fatale car, faute d'héritier mâle, la branche aînée finira par s'éteindre.

 

Au Moyen-Âge, le village de Kersaint comtait une dizaine de maisons groupées entre la forteresse et la chapelle. L'histoire du château reste mal connue, sa position excentrée dans l'espace national l'ayant mis à l'abri de la plupart des grands conflits qui ont ensanglanté la France au fil des siècles.

 

Le château de Trémazan fut abandonné au XVIIIème siècle et vendu pendant la Révolution française comme bien national, de même que la chapelle de Kersaint qui ne fut rendue au culte qu'en 1804. En ruines, il fut toutefois habité fin XIXème-début XXème par un pauvre hère surnommé "Napoléon", vivant de la charité publique et qui en fut le dernier habitant.

 


 

Est attachée à ce château, la légende de Saint Tanguy:

 saint-tanguy-chateau-de-tremazan.html

 

 

 


Cairn de Gavrinis (Larmor-Baden, 56)

Gavrinis, Cairn,


Le cairn de Gavrinis est un monument mégalithique situé sur l'île de Gavrinis dépendant de la commune morbihannaise de Larmor-Baden.

Le cairn de Gavrinis fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le19 juillet 19011.

 

Le cairn est situé au sud de l'île de Gavrinis. À l'époque de sa construction (vers 3500 ans avant Jésus-Christ), l'île était encore rattachée au continent.

Gavrinis, Cairn, Il a un diamètre d'environ 50 mètres. Le cairn renferme un dolmen à chambre unique et à couloir long de 14 mètres dont les parois, composées de 29 dalles dont 23 sont ornées de gravures. Ce joyau de l'art néolithique est considéré aujourd'hui par de nombreux archéologues, comme l'un des plus beaux monuments mégalithiques au monde, par les gravures et le soin apporté à sa construction. C'est un exemple caractéristique d'architecture néolithique réalisé en maçonnerie sèche : des murs de parement structurent la masse des pierres disposées en écailles de part et d'autre du dolmen intérieur, dessinant une construction à large gradins réguliers. Sa construction est relativement tardive dans le monde du mégalithisme. Son utilisation cessa en 3000 avant J.-C. Les structures légères en bois qui se dressaient devant la façade furent incendiées et immédiatement recouvertes d'une masse de pierre qui condamna l'entrée. Une chape de sable fut même ajoutée pour transformer ce cairn monumental en monticule aveugle.Gavrinis, Cairn,

Le cairn recouvre un grand dolmen : un couloir de 14 mètres de long se termine par une chambre simple, presque carrée, de 2.5 mètres de côté. Cette chambre est située sensiblement au centre du cairn. Le dolmen est constitué par l'assemblage d'une cinquantaine de dalles brutes soigneusement juxtaposées. La plus importante couvre la chambre : elle pèse près de 17 tonnes. Probablement destiné au culte des morts, le dolmen a une forme classique « dolmen à couloir et chambre simple », très répandu enBretagne entre 4500 et 3000 avant J.-C. Vers la même époque, des réalisations comparables sont édifiées en Normandie, dans le Poitou, mais aussi en Irlande, en Angleterre, en Espagne. Gavrinis est ainsi l'une des plus remarquables réalisations de la première architecture d'Occident. Ce monument est l'un des plus beaux et des mieux conservés qui nous soit parvenus. La somptueuse décoration intérieure ajoute encore à sa célébrité.

Château du Taureau (Baie de Morlaix, Plouezoc'h, 29)

Carantec (baie de Morlaix) (29) Chateau dU TAUREAU (2) .jpg

Le château du Taureau est situé à Plouezoc'h à l'entrée de la baie de Morlaix dans le Finistère. Il est proche de Carantec. Il a été classé monument historique par arrêté du 29 juillet 19141

 

lagatjar,camaret-sur-mer (29) - alignements de lagatjarEn 1520, suite à l'échec de la rencontre du Camp du Drap d'Or, les relations entre les royaumes de France et d'Angleterre se dégradent et débouchent sur un rapprochement de cette dernière avec l'Espagne de Charles Quint. Ainsi, en 1522, une flotte anglaise attaque Cherbourg puis se dirige vers Morlaix où elle arrive début juillet. Le jour de l'attaque est choisi en fonction de la foire de Guingamp. Ainsi, tous les notables et surtout les soldats sont absents laissant la ville sans défense. Une flotte de 60 navires s'approche de la côte et débarque plusieurs centaines d'hommes déguisés en marchands pour ne pas éveiller la curiosité. La nuit venue, ils se dirigent vers la ville où ils ne rencontrent aucune résistance. Dans le même temps, les navires remontent la rivière afin de débarquer directement des hommes dans la ville. Toutefois, ils sont bloqués par des arbres abattus dans le lit de la rivière. Ayant investi la ville, les Anglais se livrent au pillage, incendient les maisons et massacrent les habitants qui n'ont pu fuir. Le lendemain, prévenus par les habitants en fuite, les soldats du seigneur de Laval arrivent sur les lieux afin d'en chasser l'ennemi. Ce dernier, ayant découvert des victuailles et de nombreux fûts de vins, avait fêté la victoire toute la nuit et dormait, la plupart des soldats étant enivrés. Les Français massacrent tous les Anglais qu'ils trouvent, ces derniers offrant peu de résistance du fait des libations de la nuit précédente2.

lagatjar,camaret-sur-mer (29) - alignements de lagatjar

Suite à cet évènement, il est décidé de construire un fort en baie de Morlaix. Toutefois, pour construire ce type de bâtiment sur la côte, il faut une autorisation du roi accordée par François Ier sur intervention du duc d'Étampes en1542. Mais aucun financement royal n'est prévu. Le fort doit être construit sur les deniers des Morlaisiens qui seront remboursés plus tard, lorsque les finances du royaume le permettront. À titre de compensation, le Roi leur octroie le privilège de nommer le gouverneur du fort ainsi que sa garnison tout en assurant son équipement et son traitement3. Ce privilège se révèle fort couteux, ainsi, en 1620, le budget alloué à la gestion du fort est de 18 000 livres.

Le choix de l'emplacement se porte sur un îlot rocheux, dépendant du village de Plouezoc'h, nommé « Taureau » qui contrôle l'accès à la ville et oblige les navires à emprunter la seule passe possible, à l'ouest, à portée de canon.

Les bourgeois de la ville entreprennent la construction de la forteresse. Elle se compose d'une tour d'artillerie - la Tour Française peut-être due à l'architecte de la Renaissance Philibert de l'Orme, et de canonnières situées au ras de l'eau et d'une enceinte haute de 6,5 m5.

En 1544 est nommé son premier commandant, Jean de Kermellec qui dispose d'une garnison forte de 23 soldats, un trompette, un canonnier ainsi qu'un aumônier. Cependant, ce premier fort avait été construit dans la précipitation et les assauts répétés de la mer détruisent la Tour Française en 1609. Cette dernière est reconstruite en 1614.

Dans son projet du 6 avril 1689, Vauban décrit le fort primitif comme « extraordinairement petit, bas, peu contenant, et très mal assorti ». La découverte d'un soubassement de colonne en granit et du dallage en schiste du logement du gouverneur lors d'un sondage archéologique entrepris en 2001 pendant les travaux de restauration a permis de déterminer le niveau de la cour du fort primitif à environ cinquante centimètres de profondeur7.

 

lagatjar,camaret-sur-mer (29) - alignements de lagatjar

Forteresse, garnison, octroi, le château du Taureau fut aussi une bastille à partir de 1720 tout en restant un bâtiment de défense côtière, où étaient emprisonnés, à la demande de leur propre famille, des gentilhommes bretons.

Ainsi au XVIIIème siècle, un certain Tapin de Cuillé, écrivain fourbe et menteur, y passera 20 années, sur simple lettre de cachet;

En raison de sa structure, seuls une dizaine de personnes pouvaient y être enfermées. Y seront au XVIIIème, des communards tels Louis Auguste Blanqui.



Cromlec'h d'Er Lannic (Arzon, 56) Bro Wened

er lannic,arzon,56,morbihan


Er Lannic (Er Lannig en breton vannetais) est une petite île, située dans le Morbihan (56), à 500 mètre au sud de l'île de Gavrinis. Elle fait partie de la commune d'Arzon, au même titre que les îles de la Jument et d'Hent Tenn.

er lannic,arzon,56,morbihan


L'île comprend une double enceinte de pierres levées (ou Cromlec'h) qui forme deux fers à cheval. Du fait de la remontée du niveau de la mer dans le golfee depuis le néolithique, elle est partiellement immergée et une seule enceinte est visible.

 

Cette double enceinte comprend environ 49 menhirs dont 33 sont recouverts à marée haute, ce qui met en évidence la montée des eaux par rapport à l'époque de mise en place du site. En 1926, des fouilles ont permis de mettre en évidence la présence de 70 menhirs à l'origine du monument.

er lannic,arzon,56,morbihan

Les Cromlechs et l'ilot d'Er-Lanic font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis avril 1914. Ils faisaient l'objet d'un classement par liste de 1889.

 

 

 

L'accostage est généralement interdit du 15 avril au 31 août;

 



Château de Trécesson (Campéneac)

 

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Campéneac, Château de TrécessonLe Château de Trécesson qui a conservé son aspect médiéval, est un des plus impressionnants châteaux de Bretagne. Ses imposants murs de schiste rougeâtre se reflètent dans les eaux de l’étang qui l’entoure. Il est situé sur la commune de Campéanac à proximité de la forêt de Brocéliande et en bordure du camp de Coëtquidan. 

C’est une propriété privée. Le château de Trécesson fait l’objet d’un classement au titre des monumants historiques depuis juin 1922.


Campéneac, Château de Trécesson

L'origine du château remonte à la nuit des temps. Déjà mentionné comme demeure des seigneurs de Ploërmel et Campénéac dès les VIII ème siècle, la famille de Trécesson est connue depuis cette période, dont son premier représentant connu fut le chevalier Jean de Trécesson, dont le petit-fils fut connétable de Bretagne au XIVème siècle.trecesson2fr.jpg

Sa construction daterait de cette période, mais son état actuel prouverait qu'il remonte au XVème siècle. C'est en effet à cette époque, vers 1440, que la dernière héritière du nom de Trécesson se maria avec Eon de Carné. Ce dernier, et son fils François relevèrent le nom de Trécesson et entreprirent la transformation du château.

img0055.jpgCampéneac, Château de TrécessonLa dernière porteuse du nom, Agathe de Trécesson se maria avec René-Joseph Le Preste de Châteaugiron en 1773. Depuis lors, la demeure fut propriété des Bourelle de Sivry, Perrien de Crenan, Montesquieu, et enfin aux Prunelé, lesquels habitent toujours le château.


 

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Plusieurs légendes sont liées au château:

- La Dame Blanche:                    la-mariee-de-trecesson-chateau-de-trecesson.html

- Le Curé Sans Tête:

- La Chambre aux Revenants:      la-chambre-aux-revenants-chateau-de-trecesson.html

- Le Manoir du Pied d'Anon:        le-manoir-du-pied-d-anon.html


 

 

 

 

Alignements des Pierres Droites (Monteneuf, 56)

Alignement des PIERRES DROITES, MONTENEUF (56)

Plusieurs allées couvertes et des grands menhirs sont connus depuis très longtemps dans les environs de Monteneuf, mais c'est seulement en 1989 que fut découvert les alignements des Pierres Droites. Avant cette date, on ne voayit sur le site que 3 menhirs desssés et une vingtaine de blocs couchés, cachés dans les broussailles.

Alignement des PIERRES DROITES, MONTENEUF (56)

 

Au final, c'est plus de 420 menhirs qui furent découverts sur une surface de 7 hectares.  

Alignement des PIERRES DROITES, MONTENEUF (56)

 

 Aujourd'hui, le site des Pierres Droites offre une trentaines de pierres dressées, alignées en 6 files parallèles sur un axe Est-Ouest.

alignement des pierres droites,monteneuf (56) 

alignement des pierres droites,monteneuf (56)

Au lieu-dit de Trézon fut découvert un bloc de pierre de 150 cm sur 70 cm, présentant des espaces polis et des rainures, qui seraient des traces de l'utilisation de la pierre comme polissoir. 

 

alignement des pierres droites,monteneuf (56)

Ainsi ont vécu sur ce site des habitants sédentarisés, aux structures sociales bien organisées et aux croyances très fortes. Le site des Pierres Droites offre trois types de monuments mégalithiques:

- Dolmens & Allées Couvertes: sépultures collectives,

- Alignements: sites consacrés à des rites funéraires, 

- Stèles: réutilisés postérieurement aux menhirs, 

 

alignement des pierres droites,monteneuf (56)


L'ensemble du site dut probablement détruit lors de la christianisation des lieux païens à l'approche de l'an 1000.


16/04/2012

Château de La Groulais (XIIIè s.) Blain, 44

Blain (44) Château de LA GROULAIS (2).jpg

Le château de Blain, ou château de la Groulais est une forteresse médiévale construite au xiiie siècle et fortement remaniée au xvie siècle, implantée sur la commune de Blain, en Loire-Atlantique. Il faisait partie des défenses de la frontière bretonne avec VitréFougèresChâteaubriantAncenis et Clisson. Cette forteresse d'Olivier de Clisson passa aux Rohan de 1407 à 1802. Les remparts furent rasés en partie par Richelieu en 1628 : il en reste des ruines imposantes. La tour du pont-levis, du xvie siècle, au toit en poivrière, domine les douves sèches. Passé les communs, apparaît le logis du roi du xve siècle ; la façade a gardé le charme de la Renaissance avec de hautes lucarnes à pinacles, des gargouilles et des cheminées à dessins de briques. À droite se dresse l'austère tour du Connétable de 1386. Le château abrite depuis 1995 le Centre de la fresque (atelier de la technique de peinture a fresco).

Ce château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 15 juin 1977

 

 

 

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Ce château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 15 juin 1977

 

Dolmen du Riholo (Herbignac, 44)

Dolmen du Riholo

Le dolmen du Riholo est un dolmen situé à Herbignac, en France.


Le Dolmen du Riholo est un dolmen isolé, à l'architecture très particulière et rare. Il est de même type que les dolmens de Pornicdolmens des Mousseaux etdolmen de la Joselière notamment, il appartient à un ensemble de mégalithes spécifiques connu de part et d'autre de l'estuaire de la Loire. Il s'agit d'un dolmen transepté, autour de la chambre, deux diverticules symétriques sont disposés à gauche et à droite de l'axe principal.

Ruiné, il ne subsiste qu'une table reposant sur plusieurs orthostates, le cairn ou tumulus qui le recouvrait a aussi disparu. La chambre terminale et un des transept (très allongé) sont, malgré les destructions, bien visibles encore.1 Le dolmen est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 19802.

Dans la périphérie de la Grande Brière, deux autres mégalithes ont ce type d'architecture : le double dolmen de Crévy à Saint Lyphard (propriété privé, ne se visite pas) et le dolmen des Rochelles à Crossac. Ils sont datés d'après les fouilles récentes des sépultures des Mousseaux à Pornic et de Château-Bû à Saint-Just (Ille et Vilaine) du début du IVe millénaire avant notre ère, donc du Néolithique moyen armoricain (- 4000 à - 3500 BC).

 

Château de Chateaugiron (Chateaugiron, 35) Bro Roazhon

Chateaugiron (35) chateau-de CHATEAUGIRON.jpg

 

Le château de Châteaugiron est un château situé dans la commune de Châteaugiron dans le département d'Ille-et-Vilaine, en France.

De cette forteresse médiévale, rénovée au xve siècle par Jean de Derval subsistent d'importants vestiges. Le château possédait six tours, un châtelet d'entrée avec un pont levis et un logis seigneurial.

 

La partie la plus ancienne est constituée par le chœur de la chapelle castrale de style roman (xiiie siècle). Quatre tours se dressent encore : le donjon, à l'origine indépendant du château, qui domine la ville du haut de ses 38 mètres ; la tour de l'Horloge qui servit de beffroi ; les tours du Guet et du Cardinal, elles furent sans doute édifiées par Jean de Derval et ont conservé leur chemin de ronde sur mâchicoulis.

Les transformations effectuées par les "Le Prestre" au xviiie siècle consistèrent à remodeler et agrandir le logis dans un style d'architecture à la française. C'est ainsi que l'une des tours d'angle fut démolie pour laisser place à un pavillon avec galerie en bois qui se continuait sur l'ancien chemin de ronde.

De grands jardins furent aménagés alors que l'ancien châtelet d'entrée qui permettait l'accès au château depuis la ville fut lui aussi remanié dans un ensemble de bâtiments aujourd'hui disparus

Château de Josselin (Josselin, 56) Bro Wened

Château de Josselin (Josselin, 56) Bro Wened

 

Le château de Josselin est situé à Josselin, commune française du département du Morbihan en Bretagne.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 21 août 1928 

 

Château de Josselin (Josselin, 56) Bro Wened

 

Guéthénoc, vicomte de Porhoët, de Rohan et de Guéméné, membre de la famille des comtes de Rennes, aurait construit un premier château vers l'an 1008. Il exploitait un site de haute valeur militaire et commerciale comprenant un surplomb rocheux dominant en à-pic la rivière Oust. L'existence depuis le ixe siècle d'un pèlerinage à la Basilique Notre-Dame du Roncier (tous les 8 septembre) ajoute beaucoup à la richesse des habitants et de leurs seigneurs. Ce pèlerinage est d'ailleurs le plus important du Morbihan, après celui de Sainte-Anne-d'Auray.

En 1154Eudon de Porhoët, beau-père, régent et tuteur du jeune duc de BretagneConan IV, rassemble des seigneurs bretons pour priver son beau-fils de ses droits. Il sera défait par Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre et nouveau duc d'Anjou, auprès duquel s'était réfugié Conan IV. Henri II viendra en personne diriger la démolition du château et faire semer du sel dans les ruines.

Détail de la statue équestre d'Olivier de Clisson

 

 

Olivier V de Clisson, qui acquiert la seigneurie en 1370, reconstruit une imposante citadelle munie de huit tours et d'un donjon de 90 mètres. Il marie sa fille, Béatrix, à Alain VIII de Rohan, héritier des vicomtes de Rohan, dont le château était à une vingtaine de kilomètres.

En 1488, le duc de Bretagne François II prend le château et le démolit partiellement. Sa fille, Anne de Bretagne, le restitue à Jean II de Rohan, arrière-petit-fils d'Olivier de Clisson. 

 

 

 

 

 

Celui-ci le transforme et construit dans l'enceinte un logis de plaisance avec une très belle façade de granit sculpté qui est un des premiers exemples de la Renaissance en France, car il avait fait venir des artistes et ouvriers italiens. Par reconnaissance, il fait sculpter de nombreux A surmontés d'une cordelière, emblème de la Duchesse-Reine.

Bannis de Josselin du fait de leur adhésion au protestantisme, les Rohan doivent laisser le gouverneur de Bretagne, le duc de Mercœur, faire de leur château une base pour la Ligue opposée au nouveau roi Henri IV.

En 1603, lors de l'érection de la vicomté de Rohan en duché-pairie par le roi Henri IVHenri II de Rohan transfère le siège de son pouvoir au château de Pontivy. Le cardinal de Richelieu fait démanteler en 1629 le donjon et quatre tours et annonce au duc Henri II, chef des insurgés protestants: « Monseigneur, je viens de jeter une bonne boule dans votre jeu de quilles ! »

Au xviiie siècle, le château n'est plus occupé et il devient prison et entrepôt pendant la Révolution et l'Empire. En1822, la duchesse de Berry, lors de sa tournée aventureuse, convainc le duc de Rohan de le restaurer.

Il est actuellement toujours habité par le quatorzième duc de Rohan, Josselin de Rohansénateur, ancien président de la région Bretagne de 1992 à 2004, membre de l'UMP et fidèle de Jacques Chirac.

Château de Josselin (Josselin, 56) Bro Wened

Le château de Josselin est très lié à l'alchimie, notamment ses cheminées et sa cour extérieure sur le parc. Il s'inscrit dans le patrimoine de Brocéliande qui n'appartient pas qu'aux druides. En effet, il est tout à fait possible de lire de manière alchimique la vita merlini de G. de Monmouth ainsi que le mythe de Brocéliande lui-même. Et si on suit le parcours des salles du château, on s'aperçoit que ce dernier met en évidence une progression alchimique qui peut se retrouver dans la chevalerie et dans les degrés d'élévation maçonnique, car le corrélat est précisément dans ce savoir acquis par le premier des Josselin

Dolmen de Kerlud (Locqmariaquer, 56) Bro Wened

Dolmen de KERLUD

 

Dolmen, à KerludPatrimoine classé ou inscrit dit 'Dolmen, à Kerlud' à locmariaquer (morbihan 56740). locmariaquermorbihan

Date de protection : 1927/04/20 : classé MH

Epoque de la construction : néolithique (Le Néolithique est une période de la Préhistoire marquée par de profondes mutations techniques et sociales, liées à l’adoption par les groupes humains d’une économie de production fondée sur l’agriculture et l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation. Les principales innovations techniques sont la généralisation de l'outillage en pierre polie et de la poterie en céramique. Ces mutations sont telles que certains auteurs considèrent le Néolithique comme le début de la Protohistoire.)


Château de Caradeuc (Plouasne, 56) Bro Wened

Bécherel (35) Château de CARADEUC.jpg

Le château de Caradeuc est situé sur la commune de Plouasne en Côtes-d'Armor (France). Son parc de 37 hectares, peuplé de monuments et statues inspirés de l'histoire et de la mythologie, s'étend aussi sur les communes de Saint-Pern et de Longaulnay2 . Surnommé le « Versailles breton », il est considéré comme étant le plus vaste parc de Bretagne.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le 14 août 1945, le parc du château de Caradeuc est classé site naturel. Les façades, les toitures et les communs du château ont été inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 1er février 19783. Le parc a reçu le label « Jardin remarquable »4.

 

À sa construction vers 1723, le château était constitué d’un grand corps de logis flanqué de deux pavillons latéraux aux toits légèrement surélevés. Au centre se trouvait un embryon de pavillon légèrement en saillie surmonté d’un fronton triangulaire qui ne dépassait pas la hauteur des lucarnes du corps de logis. Celui-ci était relié aux bâtiments de service.

Lors de la rénovation du château après la Révolution française, le château est séparé des communs, les pavillons central et oriental sont encastrés depilastres de granit gris-bleu de Lanhélin et le pavillon central est surmonté d’un nouveau fronton de pierre blanche où est gravé le blason de la famille des Caradeuc accolé à celui des Martel (épouse de Raoul Caradeuc de la Chalotais) ainsi que la devise des Caradeuc : « Arreste ton cœur ». Le péristyle d’entrée est édifié, mais le pavillon occidental est laissé en mauvais état.

L’architecture actuelle du château date de la fin du xixe siècle. Sous la direction de l’architecte Mellet, les toitures des pavillons sont rehaussées — le pavillon ouest a entre-temps été supprimé — afin de leur donner un aspect à la Mansart, les lucarnes de pierre blanche sont remplacée par de nouvelles en granit de Kérinan. Les anciennes colonnes du péristyle sont supprimées ; il est actuellement constitué de deux paires de colonnes jumelées surmontées d’unebalustrade en pierre. Sur la façade nord, un imposant escalier à double révolution mène à deux terrasses munies de balustrades courant au long du corps de logis.

 

La fondation

Anne-Nicolas de Caradeuc (1667-1752) fit construire le château « des Hauteurs » sur un terrain vierge de la colline de Bécherel. La bénédiction de la première pierre a lieu le 23 juin 1722 et la construction s'achève vers 1723. Suite au décès d'Anne-Nicolas, son fils Louis-René devient propriétaire du château et se livre à des expériences agronomiques sur les terres de Caradeuc. Un jardin potager clos de murs est ainsi construit à l'ouest de la demeure.

À la Révolution, un sabotier achète le domaine qui est vendu comme bien national et abat tous les hêtres pour en faire des sabots.

La restauration

De retour de l'émigration, le petit-fils de Louis-René, Raoul, entreprend de grands travaux de rénovation de la propriété tant au niveau architectural — voir la section Architecture de cet article — qu'au niveau paysager. Influencé par ce qu'il a vu en Angleterre, il confie à l'architecte paysagiste Lhérault la création d'un parc à l'anglaise en 1847. Une percée est faite à l'ouest au-delà du potager en forme de lyre afin d'accentuer la perspective. De nos jours, seuls subsistent l'allée serpentine menant à l'étang au nord du château et les ruines du lavoir qui s'y trouvait.

En 1881, l'homme politique Alfred de Falloux hérite du château après le décès de sa femme Marie de Caradeuc et de sa fille Loyde. C'est lui qui fait abattre la futaie de sapins qui se situait au nord de la demeure afin de profiter du panorama sur la haute vallée de la Rance et sur le pays de Dinan. Il fait alors don de Caradeuc à Paul de Kernier et son épouse, Gabrielle des Nétumières, descendant de La Chalotais.

Le parc à la française

C'est leur fils René de Kernier (1866-1945) qui fait remanier le château et adapte le jardin à la nouvelle architecture du bâtiment. Il fait appel à l'architecte-paysagiste Édouard André, alors très en vogue, en 1898 afin de réaliser le nouveau parc. Celui-ci place des parterres à la française devant la demeure et les entoure d'un parc paysager. Au cours de sa vie, René de Kernier ne va pas cesser d’ajouter des monuments variés qu’il parvient à acquérir. Il achète notamment les pierres du château de la Costardais, démonté pour être transporté en Amérique, mais dont le propriétaire est touché par la crise financière de 1929.

Le développement architectural du parc se termine en 1950 avec le travail de Jacques de Wailly qui dessine la partie est du domaine. La tempête de 1987 renverse de nombreux arbres centenaires et entraîne une profonde altération de l’apparence du parc.

Parc

L'allée d'arrivée et les parterres à la française

La conception de l’arrivée depuis la route posa des difficultés à Édouard André en raison d’une différence de niveau de 8 mètres entre le château et la voie publique. Il résolut la question en créant un hémicycle de 20 mètres de rayon au centre duquel il installa une conciergerie inspirée de celle du parc de Bagatelle encadrée de deux grilles d’entrée importées du parc de l’ancien puits artésien de Grenelle à Paris et reliées à ce bâtiment par des balustrades de granit.

Des grilles, l’accès à l’allée d’arrivée se fait par deux rampes en forme de fer à cheval. Celle-ci commence au pied d’une statue de Philémon abritée sous une voute de charmes. Elle passe ensuite entre deux lions en fonte campés sur des stèles de granit, puis entre deux rangées d’ifs taillés semblables à ceux des parterres, puis entre deux colonnes de granit surmontées de vases de pierre, puis traverse un rond-point où se trouvent deux lampadaires.

Les parterres à la française sont habituellement situés à l’arrière de la demeure, mais à Caradeuc la forte pente du versant nord ne le permettait pas. Édouard André décida donc de les créer de part et d’autre de l’allée d’arrivée. La partie sud des parterres est délimitée par des douves en quart de cercle bordées à l’extérieur par des bornes de granit reliées entre elles par des chaînes et à l’intérieur par des balustrades se prolongeant sur les côtés est et ouest.

Les parterres eux-mêmes sont divisés en quatre compartiments par une allée transversale. Les deux plus petits contiennent un vase en leur milieu tandis que les grands compartiments plus proches de du château sont agrémentés d’un miroir Louis XIV (bassin).

Le parterre de Diane

Le parterre de Diane, aussi appelé le « tapis vert » est la pièce principale de l’aménagement d’André. Dessiné à l’emplacement de l’ancien jardin potager, il a une forme de lyre qui allonge la perspective et semble ainsi éloigner la statue de Diane chasseresse qui domine le parterre du haut d’une terrasse hémicyclique flanquée de deux larges escaliers de 13 marches. Derrière elle se trouve un banc provenant du parc duchâteau de la Muette à Paris. Au milieu du parterre, deux niches sont taillées de part et d’autre dans la haie de charmilles. Elles abritent un faune et une nymphe sous des porches provenant du château de la Costardais.

Entre la demeure et le tapis vert, une statue en marbre de Carrare de Louis-René Caradeuc de la Chalotais a été inaugurée en 2001 afin de commémorer le tricentenaire de sa naissance. Elle a été sculptée par Chamming’s. Au-delà de la statue, un petit escalier entouré des deux côtés par des statues de lions allongés permet d’accéder au parterre de Diane.

Le rond-point des empereurs

Le rond-point des empereurs est relié au parterre de Diane par un boulingrin en creux marqué par des ifs pyramidaux situé derrière la statue de Diane chasseresse. Huit niches logeant chacune un buste en marbre de Carrare d’empereur ou d’impératrice romaine séparées par des bancs en granit sont découpées dans une haie épaisse de laurier du Portugal. Une large vasque provenant de la prison de la route de Fougères à Rennes est placée au centre du rond-point. Vers le sud, une courte allée permet de rejoindre l’allée de Falloux en passant sous l’ancien portail du parc remplacé en 1898 et orné du C des Caradeuc.

L'allée de Saint-Méen

Vestige du parc de Lhérault, l’allée de Saint-Méen se trouve dans le prolongement du parterre de Diane et du rond-point des empereurs. Elle aussi en forme de lyre, elle est plantée de platanes. Cette perspective est fermée à l’ouest par une haie de lauriers et un petit kiosque afin de masquer la rupture de pente.

L'allée de Falloux

Commençant au milieu du jardin français devant la maison, l’allée de Falloux s’étire vers l’ouest sur 400 mètres. Au niveau du rond-point des empereurs, dans une ancienne lucarne du château, se trouve une statue de provenance locale représentant Jeanne d’Arc coiffée de la mitre des relapses. À son sommet, André a installé un monument circulaire constitué à la base par quatre bancs en quart de cercle séparés par des bacs à fleurs et sert d’assise à un cône de terre surmonté d’un lanternon de pierre blanche. Il sert à masquer la rupture de pente de l’allée qui redescend de l’autre côté et se termine par un monument servant de tribune à une statue de fonte de Falloux, réplique de celle érigée à Segré.

L'allée de Zéphyr et l'allée de Paimpont

Parallèlement à l’allée de Falloux mais de l’autre côté du parterre de Diane chasseresse, une troisième allée part de la terrasse nord vers l’ouest. En haut de la pente se dresse une tholos contenant une statue de bois représentant Zéphyr. Au niveau du rond-point des empereurs, le monument de l’enfant chasseur s’élève. Cette sculpture de pierre reconstituée est enchâssée dans une lucarne Renaissance provenant du château de la Costardais. Au bout de l’allée, il y a un banc semi-circulaire dont le dossier est surmonté de deux vases en fonte.

La terrasse nord

Parallèlement à la construction de l’escalier nord par Mellet, André a dessiné une terrasse. Vaste terre-plein bordé par des chaînes soutenues par des bornes en granit tendues entre deux sphinges placées aux extrémités du terre-plein. Au milieu de la terrasse se trouve une statue de Pan jouant de la flûte.

La prairie en contrebas est encastrée de hautes futaies et l’étang situé au pied de la colline permet d’apprécier la hauteur de la dénivellation.

L'allée de Louis XVI

En vis-à-vis de l’allée de Zéphyr se trouve l’allée de Louis XVI. En 1950, Alain de Kernier (1896-1959) obtient le prêt par la mairie de Rennes d’une statue du roi Louis XVI (l'une des cinq effigies de ce roi existant encore en France) et la place au bout de cette courte allée à la place d’une statue de Baucis. Cette statue, commandée en 1826 par la mairie pour être placée dans la niche de l’hôtel de ville avait été achevée après la Révolution de 1830 et reléguée au musée des Beaux-arts de Rennes durant 120 ans. Raymond Cornon, architecte des Monuments historiques, a créé le cadre surmonté de balustres qui met en valeur la taille de la statue royale.

L'allée et le rond-point de Bécherel

Le rond-point de Bécherel a été créé par de Wailly en 1950. Il permet de relier l’allée de Bécherel et l’allée de Louis XVI située en contrebas. Une autre allée mène jusqu’aux parterres français. C’est dans ce rond-point que la statue de Baucis fut relogée après l’installation de celle de Louis XVI. L’allée de Bécherel, longue de 700 mètres, mène à une Vierge de Lourdes surmontant une grotte artificielle installée là par l’épouse de Falloux, Marie de Caradeuc.

Le mont Affilain

Relique des bois qui avant couvraient la colline, le massif du mont Affilain est constitué de deux sommets boisés en vis-à-vis. Ils ont été replantés suite à la tempête et une colonne surmontée d’une sphère armillaire a été installée sur le point culminant du parc.

Cairn/ Tumulus de Barnenez, Plouezoc'h

Cairn, Tumulus de Barnenez

 

 Le cairn de Barnenez (Karn Barnenez en breton) est un site mégalithique situé sur la commune de Plouezoc'h (en BretagneFrance). Le monument est constitué de deux parties et de onze chambres. La partie la plus ancienne de ce tumulus en pierres sèches daterait de 4 850–4 450 av. J.-C., du Néolithique. C'est la plus ancienne construction mégalithique continentale connue.




 

 

 

Cairn, Tumulus de Barnenez

 

D'après les datations effectuées à partir de charbon de bois retrouvé sur le site, les deux cairns qui composaient le site seraient antérieurs aux premièrespyramides. Le premier aurait été érigé vers 4 500 av. J.-C. à base de dolérite et le second vers 3 500 av. J.-C. à base de granite

 

 

Cairn, Tumulus de Barnenez

En 1807 le tumulus est cité dans le cadastre napoléonien, puis en 1850 lors d'une réunion scientifique par le maire de la commune de Plouezoc'h. Ces signalements ne suffisent pas à protéger le monument, qui est la proie d'un entrepreneur au cours du XXe siècle. Se servant d'un premier cairn comme de carrière de pierre, il est stoppé de justesse en 1955 par les autorités au moment de se servir du second. À ce moment, et en urgence, à la demande de Pierre-Roland Giot (Directeur des antiquités historiques de Bretagne), le cairn restant fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le18 janvier 19562. C'est aussi le déclenchement des premières fouilles sur le site. 

 

Cairn, Tumulus de Barnenez

 

 

Cairn, Tumulus de Barnenez

 

 

Le cairn est composé de onze dolmens composant autant de chambres funéraires. Dix d'entre elles sont complètement recouvertes et l'on y accède après un couloir (de 7 à 12 mètres) de pierres sèches recouvert de dalleshorizontales. Toutes les entrées de ces couloirs sont orientées au sud-est.

Le monument a une longueur de 72 mètres et une largeur de 20 à 25 mètres. Haut de près de 9 mètres, son volume global est estimé dans une fourchette entre 6 500 et 7 000 mètres cubes et son poids entre 12 000 et 14 000 tonnes3.

Chacune des pièces est décorée par des symboles d'outils, d'armes et d'animaux. On retrouve aussi sur les parois la répétition de la forme U.

Cairn, Tumulus de Barnenez

 

 

 

 

Cairn, Tumulus de Barnenez

 

 

Cairn, Tumulus de Barnenez

Château de Bienassis (Erquy)

Château de BIENASSIS - ERQUY - 4

Le Château de Bienassis (xve - xviie siècle) est situé sur le territoire de la commune d’Erquy dans les Côtes-d'Armor, en Bretagne. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 août 1945

Le premier Château de Bienassis était un manoir du xiie siècle cerné d´une douve propriété de la famille de La Motte, les seigneurs de La Motte d´Erquy semble t'il. Jean de Quelennec, seigneur de Quelennec en Quintin, qui épouse Tiphaine du Fou en 1374 acquiert la terre de Bienassis. Son fils Geofroy de Quelennec fait construire le logis vers 1434, date à laquelle le manoir neuf est attesté.

Il a été occupé par les troupes du duc de Mercoeur pendant les guerres de la Ligue à la fin du xvie siècle, en partie détruit et reconstruit à dater de 1620 par Gilles Visdelou seigneur de La Goublaye en Saint-Alban, et son épouse Françoise de Quelennec. Il passe par mariage au comte de Lambarc et au duc d’Arenberg, puis, en 1760, le château est vendu à François-Louis Visdelou de la Ville-Théart, commissaire des haras de Bretagne. À cette époque, le domaine comprend 39 métairies, 7 moulins, et s’étend sur plus de 1000 hectares. Confisqué pendant la Révolution, il servira de prison.

En 1796, il est acheté par le général Jean Valletauxgénéral français de la Révolution, puis général d'Empire et député des Côtes-du-Nord.

En 1880, la famille Le Pomellec, ses descendants, le vendent à l’amiral Jules de Kerjégu, grand navigateur. Il s’y installe après avoir participé à toutes les grandes campagnes de son siècle : expéditions du Mexique, de Crimée, Chine et Cochinchine.Ce chateau est aujourd'hui toujours propriété de la famille de Kerjégu.


Le château de Biennassis, son grand escalier, la poterne d'entrée, le jardin et l'allée ont été classés monument historique le 29 août 1945.

Le château de Biennassis est un ensemble très complet de demeure seigneuriale. L'accès se fait par un pont qui a succédé au pont-levis au-dessus des douves qui entourent les plates-formes sur lequel le logis cantonné de tours aux angles. Le logis et ses dépendances sont en grès roses d’Erquy. Une partie médiévale possède une tour d'escalier demi-hors-œuvre dans un angle et une tour hors-œuvre dans l'autre angle. La partie renaissance prolonge la partie ancienne vers l'ouest et abrite un escalier monumental à deux volées et un grand salon au rez-de-chaussée. Les cheminées et les escaliers sont des xve etxviie siècles. Un mur crénelé est le seul vestige de l'enceinte du XVe siècle. Les tours d'angle et les tourelles du mur ont été ajoutées au XVIIe siècle, à l'époque de la reconstruction du château.

Le logis est ouvert à la visite : le rez-de-Chaussée meublé, le grand salon, la salle des gardes, la salle à manger (où l'on peut admirer des porcelaines de Chine, du Japon et de Bayeux, des meubles de style Louis XIV et de la Renaissance bretonne), la cuisine, la chapelle, témoignent d’une maison vivante ainsi que sa grande avenue classée, ses larges douves, ses remparts, sa cour d'honneur, son jardin français, son potager et son parc forestier.

Alignements de Lagatjar (Camaret-sur-Mer,29)

LAGATJAR, Camaret-sur-Mer (29) - alignements de Lagatjar.jpg

 

Les Alignements de Lagatjar se trouvent sur la commune de Camaret-sur-Mer dans le Finistère. Ces alignements mégalithiques contemporains desalignements de Carnac attestent que cette péninsule est habitée depuis des millénaires.

Les alignements font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 8 juin 1883

lagatjar,camaret-sur-mer (29),alignements de lagatjarIl faut attendre 1928 pour que les alignements de Lagatjar soient restaurés. Les alignements ne comportent plus de nos jours que 65 menhirs seulement s'étendant sur plus de 200 m. L'alignement de Lagatjar est composé de trois files de menhirs. L'ensemble dessine une ligne orientée N 35°E et S 35°O, d'où partent, à angle droit, deux lignes parallèles. Cette orientation laisserait présumer un caractère astronomique, selon Georges-Gustave Toudouze qui l'associe à la constellation des Pléiades. Celle-ci s'appelle en breton ar yar (la poule), d'où peut-être la toponymie du lieu-dit de Lagad-yar (l'œil de poule)

12/04/2012

Les NAINS CONSTRUCTEURS DE DOLMENS (Île d'Yeu)

 

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hermines début de texte.gifLes nains qui habitent assez fréquemment les dolmens, en ont été aussi parfois les constructeurs.

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En Basse-Bretagne, ceux qui sont découverts ont été bâtis par de petits hommes d'une force prodigieuse.


Au millieu du XVIIIème siècle, on disait à l'île d'Yeu que toutes les pierres de l'île, dolmens ou menhirs, avaient été mises debout par les nains bretons, qui y avaient amené l'espèce de petits chevaux que l'on y voyait.


 

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