23/04/2012

Château de Kerfily (XIXème s.) Elven, 56

Château de Kerfily, Elven, 56, Bretagne, Morbihan


À 4 kilomètres d’Elven et à 20 km de Vannes, le château de Kerfily se situe sur une hauteur (où la vue s’étend sur une dizaine de kilomètres) appuyée sur des remparts du xve siècle. Il surplombe l’Arz. Au nord, se trouvent les landes de Lanvaux3. Un parc centenaire d’une vingtaine d’hectares entoure le château.

L'actuel château de Kerfily succède à deux autres édifices des XVII et XVIIIème siècles, tous deux incendiés.

En 1858 (ou de 1860 à 1863), Armand de Charette entreprend la construction du château actuel ainsi que la chapelle privée du Sacré-Coeur.

 

La façade principale du corps de logis actuel se compose d'un avant-corps sur chaque côté, et d'une tour centrale à cinq pans, en demi hors-d'œuvre. L'ensemble est rigoureusement agencé1. Elle possède une chapelle privée.

Le pigeonnier du XVIIème siècle et la porterie (XVII & XVIIIème) surmontée de créneaux et de merlons en forme de pyramide, avec portail et poterne sur laquelle sont gravées les armes des différentes familles ayant possédé Kerfily, sont les rares vestiges des châteaux précédents (un écusson orne le sommet du portail).


Au début du xve siècle, la seigneurie appartient à la famille de Coëtquen. Passant de main en main, le domaine échoue à la famille Charette de La Contrie (XIXème siècle).

 


Allée Couverte de la Roche Cadio (Plédran, 29)

Allée Couverte de la Roche Cadio, Plédran, 29, Bretagne, Finistère


Situé sur la commune de Plédran au lieu-dit "le Devant de la Roche", ce site archéologique est classé depuis le 22 juillet 1964.

Composée de 10 tables de recouvrement sur 28 dalles en phtanite et d'une seule chambre, on trouve une énorme pierre plate entourée de pierres en arc de cercle formant un siège à l'une des extrémités. C'est le siège de Merlin !

Allée Couverte de la Roche Cadio, Plédran, 29, Bretagne, FinistèreAu milieu de chênes séculaires dans son champ....

Ce monument n'est pas indiqué jusqu'au bout : on peut suivre les panneaux jusqu'à la périphérie de la ville. 

La végétation reprend ses droits au milieu d'une quinzaine de chênes. Cette allée est parfois nommée "de la Roche Camio" ...

Château du PLESSIS-DE-VAIR - Anetz, 44

Château du PLESSIS-DE-VAIR, Anetz, 44, Bretagne, Loire-Atlantique


Château du PLESSIS-DE-VAIR, Anetz, 44, Bretagne, Loire-AtlantiqueA la frontière de la Bretagne et de l’Anjou, à la croisée de l’Histoire et des Légendes, le Château de Vair est comme un livre ouvert…

Une allée majestueuse vous conduit à travers une triple enceinte de portes et douves jusqu’au cœur historique du Château de Vair. Laissez libre cours à vos rêves et écrivez votre propre conte de fées ! Plus de 700 m2 de réceptions avec une vaste terrasse ouverte sur l’enfilade des salons, donnant sur un parc romantique de 6 hectares aux arbres centenaires. Le site est inscrit aux Monuments Historiques.

 

Château du PLESSIS-DE-VAIR, Anetz, 44, Bretagne, Loire-Atlantique

Au XIIème siècle, forteresse puissante entourée de douves en eau, il inspire les romans des légendaires chevaliers de la table ronde et du Graal !

Au XVème siècle un château remplace cette place forte féodale. Il reste de cette période deux tours rondes, le colombier et les archives.

Au XVII le marquis de Vair, Conseiller de Louis XIV, construit les deux tours carrées, la chapelle, l’orangerie et les deux pavillons de l’entrée.

Au XIXème est bâti l’édifice central et son enfilade de salons lumineux.

 

Château du PLESSIS-DE-VAIR, Anetz, 44, Bretagne, Loire-Atlantique

On raconte aussi que Cendrillon perdit sa pantoufle de Vair aux marches du perron...

 

Le monument est inscrit au titre des monuments historiques en 1980 et 2003.

Allée Couverte de la Couette (Ploufagran, 29)

Ce monument fait partie de 5 autres (existant encore) disposés delon un même axe sur la commune de Ploufagran.

 

Allée Couverte de la Couette, Ploufagran, 29)


"Coat" sigfnifie "bois" en breton.

Découverte en 1854 par Geslin de Bourgogne, l'allée couverte est relativement bien conservée. Les blocs qui la constituent atteignent 2,65 m. Avant les fouilles, elle était recouverte de terre, d'arbres et de halliers, sans doute les vestiges du tertre aujourd'hui disparu.

Allée Couverte de la Couette, Ploufagran, 29)


Cette construction mégalithique fut édifiée entre 3000 et 2000 ans avant notre ère.

Ce monument a sans doute été ensuite réutilisé, en particulier à l'époque romaine, en témoignent les divers objets découverts lors des fouilles au XIXème siècle, témoins d'une réutilisation à des époques plus récentes.


Il est classé depuis 1887 Monument historique, un des tous premiers à être protégé par l'Etat.

 

Allée Couverte de la Couette, Ploufagran, 29)



Château de Kergrist (XV-XVII) Ploubezre, 22

Château de Kergrist, Ploubezre, 22


Le château est construit en 1537 alors que celui de Runfao est en ruines vers 1500. Il fut la propriété de Yvon de Kergrist en 1481 et de Louis de Kergrist en 1540. Au XVIIe siècle, le quadrilatère de la cour a été étendu  et ponctué du côté de l'entrée par deux fortes tours de style gothique flamboyant.

Au XVIIIe siècle, l'ensemble  du logis est réaménagé. Il a appartenu successivement aux Kergrist, Kergariou et Barbier de Lescoët.

Château de Kergrist, Ploubezre, 22


Les jardins à la Française, autrefois dessinés d'après un carton de Le Nôtre, ont subit de nombreuses modifications tout en respectant les perspectives.


Le château devient en 1860 la propriété de la famille Huon de Penanster.

Château de l'Oiselinière - Gorges, Clisson, 44

Château de l'Oiselinière, Gorges, Clisson, 44

 

La propriété de l’Oiselinière était avant la Révolution française une seigneurie. Elle est signalée dans « les Actes » du chartrier déjà depuis 1335 et elle s’étendait sur les communes de Gorges et de Clisson, et relevait féodalement des seigneurs de Clisson et du Pallet.

Durant 643 ans, cette seigneurie ne change que quatre fois de propriétaires : c’est Maurice le Meignen qui en est le premier propriétaire connu, puis en 1460, l’un de ses descendants par alliance, Claude Grézeau. Sa famille vend la seigneurie de l’Oiselinière à Jean Goulet de la Fosse de Nantes en 1613. Vient ensuite par acquisition Louis de la Bourdonnaye en 1658. Puis en 1767, vente de la seigneurie aux ancêtres de la famille Aulanier. En 2006, Georges Verdier et sa famille se portent acquéreurs et deviennent propriétaires du Château de l’Oiselinière.

A l’Oiselinière, la vigne est cultivée depuis des temps immémoriaux. On y conserve d’ailleurs des baux sur parchemin de 1337, 1471, 1505, 1546. Mais surtout on y trouve un parchemin daté de 1635 qui le premier, mentionne le nom de Muscadet. C’est le premier bail connu à ce jour et rédigé comme suit :

Jean Goulet de la Fosse de Nantes baille à plusieurs particuliers de la paroisse de Gorges une pièce de 78 boisselées appelée « Les Grands Gâts » dépendant de la terre de l’Oiselinière pour la planter en vignes blanches de Muscadet.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la propriété fut un haut lieu de la résistance, la famille Aulanier en payant un fort tribu.

Le général Louis-Alexandre Audibert (1874 -1955), résistant et député de la Loire-Inférieure, se retira au Château après sa carrière politique et y passa ainsi les neuf dernières années de vie.

 

Château de Kerduel (XVI-XVIII) Pleumeur Bodou, 22

Château de Kerduel, Pleumeur Bodou, 22


Le château présente une certaine unité en dépit des différentes époques de construction qui s'échelonnent du XIIIe à la fin du XIXe siècle. C'était un fief relativement important, ce dont témoigne quatre pierres de justice.

 Château de Kerduel, Pleumeur Bodou, 22   Le château a été habité par les Kerduel jusqu'en 1477. Le corps de logis,  en granit non appareillé,  possède une aile en retour, et a été bâti au XVIIe siècle. 

    Dans le prolongement ouest de la façade nord se trouve une tour carrée rajoutée en 1890. Le bâtiment en retour, constitué de granit rose appareillé, est le plus ancien, remontant au XIIIe siècle, il se compose d'une grande tour carrée qui abrite la chambre dite du "Roi Arthur". 

 

Château de Kerduel, Pleumeur Bodou, 22


    La chapelle présente l'originalité de posséder 2 étages, un niveau bas pour les serviteurs, un niveau haut pour le  châtelain, avec entrée séparée. Eléments protégés : façades et toitures du château et de la chapelle.   

    

Château de Kerduel, Pleumeur Bodou, 22  Selon la tradition, le château de Kerduel était l’une des résidences du roi Arthur. D’ailleurs, le nom de ce château s’apparente au nom du palais du roi Arthur situé en Grande-Bretagne : Carduel. Selon la légende, par les nuits  d’hiver, le roi Arthur hanterait le parc du château de Kerduel sur son cheval blanc.

22/04/2012

Château de Kéranno (XVI-XVII) Grâces, 22

Château de Kéranno, Grâces, 22, Bretagne


Château construit au XVIIe siècle et reconstruit en 1750 selon un plan en équerre à l'emplacement d'un manoir plus ancien. Propriété successive des familles Le Vicomte au XVIe et XVIIe siècle, Boisboissel au XVIIe siècle, La Boissière et Rouxel de Villeferon au XVIIIe siècle, Monjaret de Kerjegu au XIXe et XXe siècle. 

     

Le château précédent avait été habité deux mois de l'année 1691 par le roi d'Angleterre Jacques II, chassé de son royaume, lors de la révolution de 1688. La chapelle privée détruite au XIXe siècle, près du portail d'entrée défendu par un saut de loup, était dédiée à Saint-Joseph et datait du XVIIIe siècle.

En bordure du jardin haut, un bâtiment accueillait une orangerie...

 

 

Château de Kéranno, route de Callac, 22200 Grâces, propriété privée, ne se visite pas;

 

Château de Kéranno, Grâces, 22, Bretagne


Château de GOULAINE - (Haute-Goulaine, 44)

Château de GOULAINE, Haute-Goulaine, 44


Le château de Goulaine se situe sur la commune de Haute-Goulaine à proximité immédiate du marais de Goulaine, dans le département français de la Loire-Atlantique. Il est classé Monument historique le 13 août 1913

Le château a été pendant quelque mille ans la résidence du marquis de Goulaine.

Château de Goulaine désigne également le vin produit au château.

 

Au XIIème siècle, lorsque le Duché de Bretagne devint indépendant, le premier Goulaine, Jean de Goulaine, alors seigneur de la ville de Nantes, a fortifié la propriété, qui est encore de nos jours entourée de marécages, pour se protéger des attaques des Normands.

Les Goulaine étaient une famille noble ancienne, déjà citée lors de la VIIe croisade (1248). Au cours des Guerres de Religion, les Goulaine ont combattu dans les rangs de la Ligue catholique : Gabriel, sieur de Goulaine, à la tête de cinquante lanciers, et son frère Jean, baron du Faouët, ont conquis le château de Trogoff (Plouescat) et celui de Kérouzéré (Sibiril) en 15906.

Comme il avait été fait marquis par le roi Henri IV, Gabriel était liè à la cause des Bourbons.

La famille de Goulaine resta propriétaire du domaine sans interruption jusqu'en 1788, date à laquelle il fut vendu à un banquier néerlandais. Cela les aida à empêcher la destruction du château lors de la Révolution française. En 1858, un membre de la famille Goulaine racheta le domaine, qui appartient encore toujours à cette famille3.

Château de COMPER - Concoret, 56

 

château de comper,concoret,56; bretagne


Le château de Comper est situé au nord de la forêt de Paimpont, à trois kilomètres à l'est du bourg de Concoret en France. À l'origine château fort médiéval profitant d'une position stratégique enviable grâce à la protection offerte par le vaste étang et la forêt qui l'entourent, il a connu diverses destructions et reconstructions au fil de son histoire, passant aux mains des barons de Gaël-Montfort, à celles des Laval, des Rieux, des Coligny et des La Trémoille. Démantelé en 1598 sur ordre d'Henri IV, il est incendié durant la Révolution française.

Il reste peu de traces de ses parties féodales, le manoir de style Renaissance ayant été reconstruit comme lieu d'habitation au XIXème siècle. Il est le seul des cinq châteaux historiquement liés à la forêt de Paimpont (et donc à la légende arthurienne) subsistant à ce jour, et se retrouve au centre de plusieurs légendes qui en font le lieu de naissance et de résidence de la fée Viviane.

Il abrite les expositions du Centre de l'imaginaire arthurien depuis 1990. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis juin 1996. Cela concerne son enceinte, le manoir, le cour, la digue et les douves.

Château de COMPER, Concoret, 56; Bretagne,

L'étymologie généralement admise, avancée notamment par Jean Markale dans son ouvrage Histoires mystérieuses de Bretagne, veut que le mot « Comper » vienne comme Quimper du mot breton Kemper qui signifie « confluent », le confluent étant ici le point de rencontre de différents petits ruisseaux avec l'étang qui entoure le château.

Une autre étymologie possible ne vient pas d'un confluent mais s'attache à un énorme barrage de retenue sur les eaux de l'étang de Comper, et à l'ancien français (XIIème siècle) combre (du gaulois comberros), « barrage ».

Château de COMPER, Concoret, 56; Bretagne,

 

Le château de Comper se trouve à l'orée occidentale de la forêt de Paimpont, sur un site « étrangement sauvage et triste » à la pointe d'une clairière qui pénètre dans la forêt, et appartient à la commune de Concoret. Une opinion répandue, rapportée entre autres par Jean Markale et Michel Renouard, veut qu'il y ait plusieurs châteaux successifs sous ce nom puisque les documents historiques évoquent un château fort tandis que c'est un manoir de style Renaissance que l'on nomme actuellement « château de Comper ». Une chose est certaine, de nombreuses destructions et reconstructions se sont succédé sur ce site.

À l'origine, le château de Comper était fortifié, bâti sur un bloc de schiste rouge en forme de carré oblong, il se composait de quatre tours d'angle reliées par des courtines aptes à soutenir les nombreux sièges dont il fut l'objet. Le château était bâti en schiste rouge irrégulier. En 1863, des feuilles de fougère se trouvaient près de la porte d'entrée à cintre brisé, avec des meurtrières et une herse dont on trouvait encore la trace. Les murs étaient épais, les salles vastes avec de grandes cheminées, des fenêtres carrées à croisée de pierre, une large embrasure intérieure et des bancs. Jean Markale dit que « les pierres rouges et violettes prennent les nuances de la pluie, quand le brouillard monte de tous les étangs ».

Le château est en effet environné sur trois côtés par l'eau qui conflue dans le lac de Diane. L'étang « à l'aspect mélancolique » est enserré dans la forêt, particulièrement vaste et profond, et baignait jadis l'un des murs du château. Il alimentait deux profondes douves, des fossés de dix mètres de large creusés dans le roc. Le château étant protégé par la forêt d'autre part, il paraissait « comme un îlot dans un pays désert », la forêt et les eaux justifiant sa position défensive.

Au milieu du xixe siècle, il ne restait que des ruines du château : « la tour fendue, les ruines noircies par le feu d'un effet si pittoresque, au bord occidental de la vaste forêt de Paimpont ». La maison d'habitation seigneuriale, un double manoir de style Renaissance daté du XVème siècle et incendié en 1790, remarquable pour ses nombreuses cheminées et sa charpente, fut restaurée au XIXème siècle, puis reconstruite à la fin du même siècle par M. de Charett. En 2010, il y a désormais peu de traces de la forteresse médiévale, hormis les remparts qui entourent le manoir, deux courtines, la poterne et une grosse tour, dite la « tour Gaillarde ». Une seule route permet d'accéder au site.

Château de COMPER, Concoret, 56; Bretagne,

Salomon de Bretagne pourrait être l'un des premiers propriétaires du château de Comper.

Des alignements de menhirs découverts non loin du château témoignent de l'ancienneté de l'occupation des lieux. Les premières traces écrites du château de Comper datent de 868, lorsqu'il est dit que Salomon, roi de Bretagne habitait le « château de Campie ». Par la suite, les barons de Gaël-Montfort en revendiquent la possession. Dès le xiiie siècle, Comper est considéré comme l'une des plus fortes positions de Haute-Bretagne. Il est le théâtre de nombreux combats et de sièges, passant aux mains de plusieurs familles et soutenant plus d'un assaut durant la longue guerre qui oppose les maisons de Blois et de Montfort.

En 1370, le château est ravagé par Bertrand du Guesclin, le « dogue noir de Brocéliande » et, en 1375 ou 1376, on y effectue des réparations et de nouvelles constructions car le château avait souffert tant des armées de Du Guesclin que des guerres de la succession9. Au début du xve siècle, il devient le fief des Laval. Le 30 août 1467, le comte Guy XIV de Laval y fait rédiger par un certain O. Lorence, son chapelain, la charte des « Usemens et Coustumes de la foret de Brecilien » qui lie la forêt de Paimpont à la mythique forêt de Brocéliande en mentionnant la fontaine de Barenton, divise la forêt en parcelles (ou breils) et indique les droits et obligations des usagers de la forêt dans chacune de ces parcelles. Dans Hauts lieux de Brocéliande, Claudine Glot voit dans cette charte la plus ancienne preuve que les terres de Guy de Laval, seigneur de Comper, comprennent les hauts lieux de la légende arthurienne, bien avant la vague romantique du xixe siècle.

Le 9 juin 1525, Anne de Montmorency, deuxième femme du comte de Laval, meurt en couches au château de Comper. Au xvie siècle, le château passe aux mains des Rieux puis à celles des Coligny15. François de Coligny, seigneur d'Andelot, colonel général de l'infanterie française et introducteur du calvinisme en Bretagne en 1558, y séjourne à la même époque et y établit un prêche. Son fils, Guy XIX de Laval, marié en 1583 à Anne d'Alègre, n'eut qu'un fils, tué en Hongrie en 1605, à la mort duquel toute la succession de la maison de Laval échut à Henri III de La Trémoille, du chef de sa bisaïeule Anne de Laval.


Siège de 1595

Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur et membre de la Ligue bretonne, a perdu Comper en 1595.

L'épisode le plus connu de l'histoire du château de Comper est un siège de cinq mois, qui se déroule pendant les guerres de la Ligue catholique, entre les partisans du roi de France Henri IV et la Ligue bretonne. Il est rapporté notamment par Brantôme et Jean-Baptiste Ogée.

Le château appartient à l'époque au jeune Guy XX de Laval, qui est sous la tutelle d'Anne d'Alègre, mais est occupé par les hommes de Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur et membre de la Ligue bretonne, depuis le début de la guerre. Ces derniers tiennent à le conserver puisqu'ils n'ont qu'un très faible nombre de places fortes à l'intérieur des terres bretonnes, et que le château leur est d'une grande utilité pour assurer leurs communications entre le littoral du sud et celui du nord. De plus, la forêt voisine favorise la retraite en cas de poursuite, et permet aux troupes de trouver ensuite asile dans le château. Bien que ce château soit peu étendu, le duc de Mercœur en comprend l'importance et en même temps qu'il favorise le passage de ses troupes, l'utilise comme base pour ruiner le commerce entre Rennes, Ploërmel et la Basse-Bretagne. Le château est sous la garde de deux compagnies de cavalerie et trois d'infanterie9.

Jean d'Aumont, âgé de 73 ans, l'un « des grands Capitaines de son temps », chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit, lieutenant général en Bourgogne et en Bretagne et maréchal de France, avait pris le parti de Henri IV qui lui donna le gouvernement de Champagne, et ensuite celui de Bretagne. Le vieux maréchal, qui commande alors en Bretagne pour le roi, est effrayé des difficultés que présentent le siège de Comper, et en remet de jour en jour l'entreprise malgré les sollicitations de la comtesse de Laval. Il ne résiste pas longtemps aux charmes d'Anne d'Alègre, tutrice de son fils, dont il est tombé passionnément amoureux et qui le convainc de reprendre le château de Comper aux hommes de la Ligue bretonne. Le maréchal se rend devant Comper au mois de juin 1595, avec des troupes a priori peu motivées pour se battre, et gênées par le terrain rocheux qui les empêche de creuser une tranchée. De nombreux hommes perdent la vie lors du siège, et Jean d'Aumont se voit forcé de faire retraite24 car les travaux du siège traînent en longueur. Le maréchal se trouvant à portée d'arquebuse des murs du château dans l'une de ses reconnaissances le 3 juillet au matin6, il est atteint d'une balle qui lui fracture les deux os du bras. Il est transporté à Rennes, où le 19 août 1595, soit 37 jours après le début du siège, il meurt.

Philippe-Emmanuel de Lorraine se rendant au secours de Comper avec les Espagnols, le siège est abandonné par les royalistes et par Saint-Luc, lieutenant de Jean d'Aumont qui a récupéré le commandement de l'armée. La Ligue bretonne finit toutefois par perdre le château quatre mois plus tard, le 10 octobre 1595, après une longue résistance. D'après Jean Ogée, les deux frères D'Andigné, sieurs de la Chasse, seraient parvenus à s'en emparer par ruse avec seize hommes, et malgré la forte garnison qui le gardait, en seraient restés maîtres. Toutefois, les frères de Malaguez sont eux aussi mentionnés parmi les conquérants possibles9. Quoi qu'il en soit, cela remet le château de Comper à la disposition des troupes royales.

Jean d'Aumont a rendu de grands services à Henri IV, qui le regrette comme l'un de ses plus fidèles serviteurs et n'oublie pas où il a perdu son vieil ami et compagnon d'armes. C'est pourquoi en représailles, trois ans plus tard, le roi aurait rédigé un édit ordonnant le démantèlement de Comper. Toutefois, ce n'est vraisemblablement pas le seul facteur en cause puisque les habitants de Ploërmel ont saisi leur procureur la même année, gênés par les soldats de passage à Comper. Deux des tours sont abattues, les deux autres, dont la « tour Gaillarde », sont sérieusement endommagées.

Depuis cette époque, Comper cesse d'être une forteresse, mais conserve une certaine importance qui lui vaut de se retrouver au centre de nouvelles disputes pour sa possession.


Depuis la Révolution

Des membres du Centre de l'imaginaire arthurien lors d'un spectacle de lecture contée : à droite sous la tente, Claudine Glot et Pierre Dubois.

Le château subit les troubles agraires de 1790 et, le 28 janvier 1790, un parti révolutionnaire brûle la moitié ouest du logis central. Ce qui en reste tombe peu à peu en ruines et appartient au milieu du xixe siècle à Mme la duchesse de Narbonne. Le manoir style Renaissance qui forme la partie d'habitation est reconstruit au xixe siècle par Armand de Charette dont les initiales figurent sur la cheminée de la grande salle du château.

Depuis 1990, le domaine est passé de l'histoire à la légende puisque le château abrite les expositions du Centre de l'imaginaire arthurien, où ont lieu de nombreuses animations et ouvert durant toute la période estivale. Devenu « le château le plus arthurien de France », il est privé, mais l'accès à la cour et aux abords de l'étang est possible moyennant un modeste péage, un peu plus élevé si l'on désire visiter les expositions du centre.


Légendes:

Diane la Chasseresse:     diane-chasseresse-erige-le-chateau-de-comper-comper-56.html

L'amour de Merlin pour Viviane:  l-amour-de-merlin-pour-la-fee-viviane-comper-56.html

Louise de Bréciliane & les Oiseaux: louise-de-breciliane-les-oiseaux-comper-56.html

 


Château de CLERMONT - Cellier, 44

Château de CLERMONT,  Cellier, 44


Le château de Clermont, construit entre 1643 et 1649, se situe sur la commune du Cellier1, dans le département français de la Loire-Atlantique. Inscrit monument historique le 14 novembre 19412, il est connu pour avoir été la propriété de l'acteur Louis de Funès (décédé en 1983), dont ce fut la dernière résidence.

 

Le château de Clermont a été édifié au lendemain de la victoire de Rocroy (19 mai 1643), où celui qui sera appelé plus tard le « Grand Condé » et qui ne portait alors que le titre de duc d'Enghien, sauva le trône de Louis XIV enfant et mérita une immense faveur. Il reflète l'enthousiasme d'une période remplie de gloire. Le château fut construit en son temps pour les Chenu de Clermont, famille de grands administrateurs militaires. René Chenu, le père (1599 - 1672) fut longtemps gouverneur des places fortes d'Oudon et de Champtoceaux qui commandaient le cours de la Loire en amont. Hardy Chenu, son fils (1621 - 1683) fut conducteur et visiteur général des fortifications, villes, châteaux et places fortes de Bretagne.

Ces Chenu étaient des féaux, des vassaux des princes de Condé, qui possédaient de nombreux biens dans l'Ouest de la France et ce cas de sujétion, si fort sous l'Ancien Régime, se doublait d'une vive amitié personnelle. René Chenu était le contemporain et le fidèle allié d'Henri II de Bourbon, prince de Condé. Les dates de naissance et de décès d'Hardy Chenu coïncident peu ou prou à celles du Grand Condé, dont il fut le gentilhomme de chambre. Une tradition bien affirmée veut que l'un de ces Chenu, le père ou le fils, ait dans un combat sauvé la vie de son seigneur de Condé, qui voulait lui manifester sa reconnaissance. En tout cas, la construction de Clermont, dont les proportions ont quelque chose de grandiose, témoigne des munificences princières3.

Durant la Révolution française, ce château tombe entre les mains des troupes républicaines. Le baron Antoine des Jamonières, propriétaire du château, le vend en 1854, après le décès de ses parents, au comte Lareinty-Tholozan, lequel le rétrocède en 1860 à la famille Nau de Maupassant qui, malgré son homonymie, n'a aucun lien de parenté apparent avec l'écrivain Guy de Maupassant.

Château de CLERMONT,  Cellier, 44

 

Le château des Nau de Maupassant (1860-1963)

Le château devient tour à tour la propriété de

1860-1880 : Léon Nau de Maupassant (1810-†1880), qui épouse le 18 mai 1859 à la basilique sainte-Clotilde à Paris, Mélanie-Élisabeth de Hübner (1834-†1908).

1880-1908 : Mélanie-Élisabeth de Hübner (1834-†1908), son épouse

1908-1941 : Charles Nau de Maupassant (1866-†1941), son fils, qui épouse le 19 octobre 1912 à Paris, Marie Barthélémy (1884-†1963).

1941-1963 : Marie Barthélémy (1884-†1963), son épouse, sans postérité

Le château de Louis de Funès (1967-1983)

Louis de Funès et son épouse, née Jeanne Barthélemy, se rendaient souvent en vacances au domaine de Clermont, alors propriété du « comte » Charles Nau de Maupassant4. L'épouse de Charles Nau de Maupassant, née Marie Barthélémy, était la tante de Jeanne de Funès. Le couple Nau-Barthélémy n'ayant pas eu de postérité, Jeanne Barthélémy épouse de Funès hérite d'une partie du château en indivision en 1963. Le couple de Funès fait l'acquisition de l'intégralité du château en 1967, alors inhabité depuis six ans5.

Le domaine comporte alors 30 pièces, 365 fenêtres, d'importantes dépendances, un parc de 30 hectares. Passionné de botanique, l'acteur y cultive une roseraie. Il réside en ces lieux jusqu'à son décès survenu en 1983. Sa famille ne pouvant entretenir un tel bâtiment, elle le vend en 1986, trois ans seulement après la mort de l'acteur, à l'association pour le développement des alternatives à l'hospitalisation (l'ADAH).

Non classé, le bâtiment a fait l'objet de transformations.

Le château depuis 1986

L'ADAH se rend donc propriétaire des lieux en 1986 et le restera jusqu'en 2005. Elle s'occupe de personnes handicapées atteintes de trouble mentaux. Les logis extérieurs sont transformés en ateliers : couture, taille de pierre, menuiserie, blanchisserie, afin d'occuper les patients. Une autre partie est transformée en salle de restaurant, une autre encore en salle des arts où ont tenues les manifestations artistiques du centre (théâtre, exposition atelier arts plastiques lors des portes ouvertes et manifestations musicales classiques extérieures) et une partie de la bâtisse est réhabilitée en un restaurant et une salle pour l'organisation de divers évènements (mariages, congrès,...). Dans les jardins, l'association conserve la roseraie de Louis de Funès pour l'utiliser comme atelier d'horticulture jusqu'en 2005.

En 2005, un entrepreneur immobilier rachète le château pour le transformer en une quarantaine de logements privés. À la fin de l'été 2009 les premiers résidents emménagent dans les appartements, sans que le chantier soit totalement achevé.

 

Dans ses grandes lignes, le château est resté intact depuis les années de sa construction, pendant la régence d'Anne d'Autriche et de la minorité de Louis XIV. Sa façade sud, qui domine la Loire et offre une vue panoramique sur le pays des Mauges et le vignoble du Muscadet (pays du Loroux), est toujours telle que la montre une aquarelle d'époque de la Collection Gaignières conservée au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale de France. Quant à la façade nord à laquelle mène une avenue ombragée perpendiculaire à la rue de Clermont qui mène au bourg du Cellier distant d'un kilomètre environ, elle est demeurée encadrée dans ses ailes d'origine. Le château comporte près de 366 fenêtres et 20 pièces : il est entouré d'un parc de 3 hectares et de 17 hectares de vignes3.

La chapelle privée du château date du XVIIe siècle, la grange du XIXe siècle.

Citadelle de Belle-Ile-en-Mer (XVIème s.) Belle-Ile-en-mer, 56

Citadelle de Belle-Ile-en-Mer,  56


La citadelle de Belle-Île-en-Mer, située sur la commune de Palais, a été construite en 1549 par François de Rohan (1510-1559), sur l'ordre d'Henri II de France, en utilisant les pierres provenant du Château de l'Hermine à Vannes[réf. nécessaire]. Elle a défendu l’île contre les pirates, les Espagnols et surtout les Anglais en 1683. Elle a été agrandie par les ducs de Gondi de Retz, puis par le surintendant Fouquet. Sa double enceinte, ses puissants bastions d'angle, ses dehors portent la marque de Vauban, qui y séjourne en 1683, 1687 et 1689. Assiégée à la fin de la guerre de Sept ans, elle tomba entre les mains des Anglais qui l'occupèrent jusqu'au traité de Paris de 1763.

Elle fut la prison de douze complices de la Voisin, compromise dans l'affaire des poisons, ainsi que du fils de l'homme politique haïtien Placide Toussaint-Louverture. Abandonnée par l'armée, elle fut vendue en 1960.

Elle est ouverte à la visite et comprend un musée sur l'histoire de Belle-Île, avec une belle collection de cartes anciennes de la Bretagne, ainsi qu'un hôtel et un restaurant.

Située à vingt-huit kilomètres des côtes du Morbihan, la plus grande des îles bretonnes (80 km2), riche en eau douce, formait au temps de la marine à voile une escale idéale et protégée, pourvue en vivres frais, fortifiée dès le xvie siècle. Fouquet y fit entreprendre par Daigremont d’importants travaux. Vauban, en 1683, les trouve presque finis et conçoit un projet composé d’une puissante enceinte de ville de six bastions, s’appuyant sur une citadelle qui, seule, sera réalisée. Ce manque de protection lui sera fatal. Au cours de la Guerre de Sept ans, le roi George II se saisit de Belle-Île. Napoléon dote la ville du Palais d’une enceinte, achevée seulement soixante ans plus tard, sous Napoléon III. Le xixe siècle complète les fortifications que l’artillerie rayée et l’obus torpille rendent rapidement inopérantes. Abandonnée après la guerre de 1914, déclassée du domaine public militaire en 1954, les Domaines décident de s’en défaire. Ainsi, le 12 août 1960, l’auguste citadelle, inscrite sur l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques* par décret du 1er mai 1933, est vendue à la bougie pour la somme de 41 923,48 euros à André et Anna Larquetoux venant pour la première fois en Bretagne.
C’est aussi depuis Belle-Île-en-Mer que le Commissaire général des fortifications sous Louis XIV, le célèbre maréchal de France Vauban avait écrit le 17 juillet 1685, au marquis de Louvois, ministre du Roi, qui était aussi, depuis 1683, le « surintendant des bâtiments, arts et manufactures » la lettre pour lui faire part de ses craintes sur les prix anormalement bas pratiqués par les entreprises. Le ministre répondit à Vauban en date du 6 août 16852,3.

La citadelle s’est construite en cinq étapes :
Fortin des Rohan (vers 1550),
Le fort des Gondi (1640)
La forteresse de Fouquet (1660)
Place forte de Vauban (1685)
Bâtiment du Musée au xixe siècle

La citadelle est définitivement déclassée du domaine militaire le 1er mai 1933. La citadelle a depuis fait l'objet d'un classement au titre des Monuments Historiques le 22 juin 2007, précédée par une inscription au titre des Monuments Historiques pour le mur de Haute-Boulogne par arrêté du 9 mars 1994.
Ces fortifications n’ont toutefois pas été inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO5 en même temps que l’ensemble des Fortifications de Vauban. Mais l’ensemble des acteurs de la protection en France ont exprimé le souhait que la citadelle de Belle-Île-en-Mer puisse y être ajoutée.

 

La citadelle est située à la droite de l’entrée du port, en face de la ville du Palais. Elle forme un grand carré irrégulier auquel ont été rajoutés régulièrement des bastions qui lui ont donné une forme d’étoile. Elle est construite en granit.
Sous la Deuxième République, un décret daté des 23 et 30 juillet 1850 affecta la citadelle de Belle-Île-en-Mer aux condamnés à la peine de détention et aux individus condamnés à la déportation pour crimes commis antérieurement à la promulgation de la loi du 8 juin 1850. L'ouvrier Albert y a été détenu.
Elle fut une prison pour les officiers allemands pendant la Première Guerre mondiale, avant d'être occupée par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale qui utiliseront les mêmes cellules pour y détenir des prisonniers anglais, français, et même bellilois ; il subsiste encore les preuves de leur emprisonnement mais elles s'effacent malheureusement au fil des ans.
Elle regroupe aujourd'hui des vestiges de son histoire mouvementée dans des bâtiments du style Louis XIII.

La citadelle comprend des bâtiments militaires pouvant loger 2 000 hommes, un arsenal, deux citernes, une fontaine, un puits souterrain, deux magasins à poudre et des abris voûtés capables de loger la garnison et la plupart des approvisionnements. Celle-ci peut suffire pour 1 500 hommes, mais peut être portée jusqu’à 3 000.

L’arsenal, qui a été construit en 1780 en granit et en chêne, était destiné à recevoir le matériel d’armement de toute l’île. Il est devenu un vaste monument de trois niveaux de cinq cents mètres cubes et se prête aux expositions.
L’éboulement de la citadelle[modifier]
 
Dans la nuit du 24 au 25 mars 1873, un mur d’escarpe, près du pont de la citadelle, s’écroule sur une longueur de 47 mètres. Ce mur avait été construit par Nicolas Fouquet lorsqu’il fit refaire les fortifications.

Les causes de l’éboulement sont dues à des lézardes qui apparurent quelques années plus tôt et du rocher qui semblait s’écraser sous le poids du mur.

Château de CHASSAY - Saint-Luce-sur-Loire, 44

Château de CHASSAY, Saint-Luce-sur-Loire, 44, bretagne


Un château aurait existé dès 550 à l'emplacement d'une ancienne villa romaine baptisée Cariacum, située sur le tracé de la plus ancienne voie romaine de la région (déjà mentionné au iiie siècle) et qui menait à Nantes, via Doulon lui habité à l'époque gallo-romaine.

Un document daté de 1096 mentionne le château que les évêques de Nantes possédaient à Chasseil, ancien nom de Chassay. Au milieu du xve siècle l'évêque Amaury d'Arcigné le fait enclore de douves mais François II de Bretagne s'en empare, le transforme en pavillon de chasse et ce n'est qu'en 1500 qu'il est rendu à l'évêché1.

Henri IV et sa suite y passent le 13 avril 1598.

En 1683, dans les déclarations fournies par l’évêque de Nantes, Gilles de Beauvau, pour la réformation de ses domaines, il est fait mention de deux ensembles architecturaux : le « Petit château » et le « Grand manoir ».

Le « Petit château de Chassais », l’actuel bâtiment.

Le « Grand manoir de Chessail » constitué de trois corps de logis contigus, il possédait de nombreuses dépendances (jardins, serre, métairie, pressoir, étables, écuries…) Rasé à une date indéterminée, il semble qu’il était situé au nord du petit château1.

Vendu comme bien national le 27 janvier 1791 a l'armateur nantais Dubois-Violette pour 109 000 livres. Il est revendu, et laissé à l'abandon jusqu'à son achat en 1827 par la comtesse de Bondy1.

En 1956 il est vendu à une union de coopératives agricoles d'élevage et d'insémination animale. En 1974, il est racheté par la commune qui y installe la mairie1.

Il servait aussi, jusqu'en 2007, pendant les feux de l'été, d'écran géant sur lequel étaient projetés les contes pyrotechniques de la société Féerie.

Château de Couëllan (XVII-XVIIIème s.) Guitté, 22

Château de Couëllan, Guitté, 22

 

De l'ancien château construit sous le règne de Charles VI, entre 1380 et 1420, il reste un très long  bâtiment adossé aux murs d'enceinte, la base de l'ancien donjon et ses caves. Ce manoir devait comporter une tour d'escalier d'au moins six mètres de diamètre, car les marches d'escalier à vis, de deux mètres de longueur utile ont été réemployées dans le grand escalier droit, du début du siècle. Le perron à double  révolution semble avoir été fait avec les pierres de parement de cette tour.

Château de Couëllan, Guitté, 22En septembre 1591 pendant les guerres de religion, cet ancien manoir fut incendié et la région ravagée par le Duc de Mercoeur. On peut voir encore de nombreuses traces de cet incendie dans les charpentes. 

        Le château fut reconstruit au début du règne de Louis XIII. Sur la peinture d'une cheminée du second étage "chasse à la licorne", une cartouche indique 1620. Il ne comprenait que la moitié ouest du château actuel, entouré d'un quadrilataire de murs bordés de douves sèches avec dans les angles quatre pavillons faisant  saillie dans les fossés et percés de meurtrières. On accédait à la cour intérieure par un portail à pont levis. Les  fossés ont été comblés au XIXe et le portail avancé au bord de la route de Caulnes à Guitté, à son emplacement actuel.

Château de Couëllan, Guitté, 22

 

Au milieu du XVIIIe siècle, le marquis de Saint Pern avait fait de Couellan sa résidence principale. Il eut 19 enfants dont 12 vécurent et lui firent vite trouver son manoir trop petit. Il fit construire deux grandes dépendances en 1748 et 1783, et en 1777 prolongea vers l'est le partie Louis XIII par un bâtiment en équerre.

    

  Château de Couëllan, Guitté, 22 La propriété fut achetée en 1936 par le Commandant Dorange et son épouse, qui en entreprirent la restauration, pièce par pièce, toiture après toiture, de bâtiment en bâtiment, et celle-ci se poursuit encore aujourd'hui.

       Dans un parc de 5 hectares, jardin en terrasse à la française. Parc à l'anglaise, potager, verger, grande charmille du XVIIIe, if planté sous Louis XIII. Nombreux arbres rares et séculaires (hêtre pourpre, ginko biloba, magnolia grandiflora, noyer d'Amérique), nombreux rosiers anciens, nombreux et imposants massifs de rhododendrons au bord de la vallée de la Rance au milieu des bois.

Château de Careil (XIVème s.) Guérande, 44

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Construit à partir de la fin du xive siècle, il est agrandi au cours des xve et xvie siècles.

Sous la réforme, il servit de point d'appui aux protestants de Guérande.

Une troisième aile n'est pas parvenue jusqu'à nous, elle a été détruite par un incendie accidentel au xviiie siècle.

En 1924, le château fut transformé en restaurant.

Il est aujourd'hui habité à l'année, et est transformé en site touristique.

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Le château de Careil fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 juillet 1951;

Château de Keralio (XVème s.) Plouguiel, 22

Château de Keralio, Plouguiel, 22)


Le château de Keralio ou Keraliou a été édifié vers la fin du XVe siècle par Roland Sklizon. Seule une tour  militaire subsiste de cette époque, elle est entourée de douves et comporte un toit en poudrière, des machicoulis et des meurtrières. L’architecture défensive de la tour contraste avec la conception plus résidentielle du corps de logis qui a été construit aux XVIIe et XVIIIe siècles. Façade Renaissance bretonne remarquable. Tour carrée avec haute cheminée. La seigneurie appartient à Jean de Keralio en 1434, à Claude de Clisson en 1583 et à Rolland de Calloët en 1702. 

    Château de Keralio, Plouguiel, 22) La chapelle privée, dédiée à Saint Nicolas, se trouve en Plougrescant, la chapelle a été restaurée en 1706 puis en 1876.

Château de Bois-Briand (Nantes, 44)

Château de Bois-Briand, Nantes, 44, loire-atlantique, bretagne


Le château de Bois-Briand est une propriété située à Nantes. Le château de Bois-Briand, fondé au Moyen Âge, est apparu suffisamment légitime et agréable à ses voisins et occupants successifs que depuis 600 ans il ne s'en est pas trouvé un seul pour décider d'en détruire une seule partie. Ainsi, au cours des six derniers siècles, se sont ajoutés divers jardins et monuments pour aboutir, en 2008, à un ensemble composite classé « monument national ». Cette distinction fut acquise tant au titre de la guinguette du jardinier qu'à celui de l'histoire héroïque de ses propriétaires.

Au fil des siècles on retrouve la trace d'immigrants irlandais, de financiers de la Révolution américaine, etc.

 

Le château de Bois-Briand se trouve au nord de la plus ancienne voie romaine de la région (déjà mentionné au iiie siècle) et épousant approximativement le tracé de la Départementale 68 (ou « route de Sainte-Luce »). Celle-ci, située à l'extrémité septentrionale des zones inondables de la Loire, venait d'un lieu où existait une villa romaine baptisée Cariacum, l'origine du château de Chassay (au sud du bourg de Sainte-Luce) et allait à Nantes en passant par Doulon, endroit déjà habité lui-aussi à l'époque gallo-romaine.

Depuis les invasions barbares au vie siècle, la paroisse de Doulon dont fait partie le Bois-Briand, devient un domaine épiscopal, qui sera un temps spolié par Harscoët Ier de Saint-Pierre, seigneur de Retz, qui en récupère une bonne part durant le xie siècle. Il faudra la menace d'une excommunication, suite aux décisions du Concile de Rome en 1049, pour que Harscouët rétrocède Doulon aux évêques en 1104 (elle sera l'une des rares paroisses à être rendu à l'évêché nantais) et restera leur propriété jusqu'à la Révolution.

Mais ses derniers, incapable de gérer leur biens, cèdent, sous la pression du Duc de Bretagne qui est devenu leur suzerain en 1345, leurs domaines à des familles aisés. Des seigneuries se créées alors et celle du Bois-Briand en fait partie, puisqu'elle a été créé en 1405 par un certain Geoffroy Resmond.

À l'occasion des inondations du xve siècle, les habitants se sont installés au premier étage en construisant une protection de terre autour de la maison.

Une coursière relie les chambres entre elles. Cette coursière, en bois, est démolie. Les portes sont bouchées. L'une d'entre elles sera ré-ouverte partiellement en 2006 dans « La chambre de Paul ». L'accès à la tour se fait par une porte ouvrant sur la cour d'honneur. Cette porte est murée. Elle sera ré-ouverte en 2008.

 

Au XVIIe siècle et au xviiie siècle, le manoir médiéval a été transformé en maison de plaisance et de rapport. Une façade classique et faussement symétrique fait oublier, côté Est, la base médiévale.

Dans le même temps, un jardin de carrée de 100 m2 est construit. Une enceinte de hauts murs est bâtie sur laquelle sont plantés des poiriers en espalier.

Un bassin circulaire est installé au centre du jardin à la française tandis que l'un des côtés est aménagé en miroir d'eau de 19 mètres de largeur.

Un four est installé dans le bâtiment des communs pour y sécher les fruits. Les vignes sont exploitées entre le château et la Loire. Une partie de ces vignes subsiste, en bordure de l'Aubinière, près de la nouvelle maison de retraite de Sainte-Luce sur Loire.

A la cour médiévale succède une cour en pierres dressées chant contre chant. Cette cour présente en son milieu une allée de pavés de granite carrés. Cette allée mène au portail situé à un kilomètre, à la hauteur du périphérique actuel.

 

Cette cour du xviie siècle est percée, au xviiie siècle par un caniveau de pavés de granite. Ce caniveau est destiné à approvisionner en eau du puits le bassin circulaire déplacé du jardin à la française (côté Est) vers la cour d'honneur élargie (côté Ouest).

1771, la chapelle du château est consacrée. Elle sera transformée en écurie au moment de la Révolution.

1789 - Pendant la période révolutionnaire, le propriétaire (Pierre-Léon Le Meneust) est réfugié dans sa propriété de Saint-Domingue. C'est un ancien militaire du Régiment de Normandie. Le Comité révolutionnaire local constate son absence depuis plus de 15 ans. Il décide l'évaluation et la vente de ses biens. Les portes de l'écurie et fenêtres de la chapelle sont bouchées. Les croisées de l'orangerie sont percées sur la façade sud du bâtiment édifié en 1771.

1906 - Rattachement de la commune de Doulon à la commune de Nantes.

1941-1945 - Occupation par l'armée allemande Le château est occupé par des officiers allemands tandis que les propriétaires doivent se réfugier dans les communs et sous les combles.

 

Les anciens occupants allemands sont condamnés à refaire la toiture du bâtiment des communs (en ardoise au lieu de la tuile originelle). Ils sont aussi chargés de creuser un puits en aval du miroir d'eau. Ce puits sera comblé en 2006 lors des travaux d'aménagement de la promenade publique.

L'exploitation viticole et fructicole fait place, après la Deuxième Guerre Mondiale, à une exploitation maraîchère. En 1996, au moment du départ à la retraite du dernier maraîcher, la propriété est cédée à la famille Delalonde, propriétaires actuels.

En 1997, le Conseil Municipal de la Ville de Nantes vote la réalisation d'un lotissement dans le jardin à la française et la récupération par la Ville du Miroir d'eau et ses abords pour en faire un jardin public.

Depuis 1997, l'orangerie sert de cadre à l'enregistrement de disques, d'émissions de radio et à l'exposition de travaux d'artistes.

 

Une ferme photovoltaïque a été aménagée en lieu et place du toît des bâtiments fermant la cour d'honneur, au sud. Sur plus de 250 mètres carrés ont été disposés des panneaux. Ceux-ci captent la lumière, la transforment en énergie électrique et la diffusent au moyen d'onduleurs placés face à l'ancien portail de granite aspectant l'ancienne voie sud vers la Loire. Voie fermée lors de la mise en place de la Z.A.C. Bois-Briand.

Ce dispositif complète un système de production d'eau potable mis en place en 2000. L'eau captée dans la Loire est traitée par un dispositif composé d'un filtre à sable, du charbon actif et un système de filtrage des bactéries par rayons ultra-violets. La production d'eau brute est permise grâce à la conjonction de trois technologies : un puits, datant du xvie siècle, la collecte des eaux pluviales, le puisage de l'eau de la Loire. Le puits est situé sur l'ancien tracé du chemin reliant le manoir à la route de Paris. Il marque l'extrémité du pignon nord de la maison. Légèrement sculpté, il est barré de grandes plaques de granite afin d'éviter toute chute. L'eau se trouve à sept mètres de profondeur. Il n'est pas utilisé. Lors de forages à trente mètres par un voisin nous ne pûmes percevoir la moindre influence de ceux-ci sur la réserve d'eau à laquelle conduit le puits de Bois-Briand. La collecte des eaux pluviales a fait l'objet de relevés savants par Monsieur Galard, inspecteur du Ministère de la Culture, en 2003. On distingue les eaux collectées sur les toits et les eaux de ruissellement. Jusqu'au rachat de la propriété, en 1996, le dispositif de gestion hydraulique en vigueur résultait d'une conception datant du xve siècle. Un caniveau de granite fut expurgé lors des travaux de terrassement et mise à jour du pavement de la cour du xviie siècle. Ce caniveau évacuait eaux usées et de ruissellement vers l'Aubinière (puis le miroir d'eau faisant office de dépottoir à partir du xviiie siècle).

La liste de ses propriétaires successifs nous est connue. Elle permet de raconter l’histoire de Nantes à travers des personnages singuliers ayant contribué, même de façon modeste, à l'histoire de l’Europe et des États-Unis.

La famille de Charette a vécu longtemps à Bois-Briant. La branche Charette de Boisbriant s'est installée à Couffé où s'est développée la branche Charette de la Contrie (cf. le Général François-Athanase de Charette de La Contrie, commandant de l’Armée Vendéenne).

La famille Le Meneust des Treilles a, également, longtemps vécu à Bois-Briant. Le président de la Cour des Comptes de Bretagne, en tant que propriétaire de Bois-Briant, est, peut-être, à l'origine des travaux d'extension du manoir médiéval et de construction du miroir d'eau.

La famille Gaigneron de Marolles s'est illustrée sous les traits de Laure, née en « Amérique Septemtrionale », décédée à Bois-Briant et inhumée au bout du parc du Grand-Blottereau, dans le cimetière actuel de Doulon.

Château de Kerguéhennec - Bignan, 56

Le château de Kerguéhennec, surnommé le Versailles breton, est un château du xviiie siècle situé à Bignan (Morbihan). Il abrite aujourd'hui un centre d'art contemporain et un centre culturel de rencontre. Ce château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis octobre 19882.

Château de Kerguéhennec, Bignan, 56

Situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Vannes, en direction de Pontivy, le château de Kerguéhennec a été construit en 1710 par l'architecte Olivier Delourme pour deux riches financiers suisses originaires de Saint-Gall mais installés à Paris, les frères Hogguer, actionnaires de la Compagnie des Indes.
En 1732, le domaine, est acquis comme terre de rapport agricole et forestier par Guy-Auguste de Rohan (1683-1760), comte de Chabot, célèbre pour avoir fait bastonner Voltaire, qui n'y réside pas. Son fils, Louis-Antoine de Rohan-Chabot (1733-1807), duc de Rohan, doit s'en séparer peu après la Révolution française. Le domaine est acquis en 1802 par le vicomte de Janzé. En 1872, il passe au comte Paul-Henri de Lanjuinais, député puis président du conseil général du Morbihan, qui fait restaurer le château par l'architecte parisien, Ernest Trilhe.
C'est le comte de Lanjuinais qui fait aménager, en 1872, le parc de 170 hectares par le paysagiste suisse Denis Bühler, auteur en 1854, avec son frère Eugène, du parc de la Tête d'or à Lyon. Les abords du château sont traités à la française, tandis que le nord du domaine est aménagé dans le genre anglais. Il abrite également un arboretum.
Le domaine passera ensuite par héritage à Marie Louise Marguerite Lanjuinais, fille de Paul Henri Lanjuinais et épouse d'Arthur Espivent de La Villeboisnet. Enfin, la fille aînée de ces derniers, Elisabeth Anne Marie Espivent de la Villesboisnet en héritera elle-même par sortie d'indivision le 12 juillet 1943. C'est elle qui le 19 janvier 1972 vendra le Château et le domaine de Kerguéhennec au département du Morbihan3.
[modifier]Le domaine aujourd'hui
 
Le domaine est la propriété du département du Morbihan. En 1986, un jardin de sculptures en plein air a été aménagé dans le parc à l'initiative de la direction régionale des affaires culturelles et du fonds régional d'art contemporain. Il présente une trentaine de sculptures contemporaines, notamment de Richard Long, Giuseppe Penone, Toni Grand et Dan Graham. Jean-Pierre Raynaud présente mille pots rouges dans l'ancienne serre. Marta Pan propose un parcours d'eau. Malachi Farrell a créé un bouillonnement permanent sur le lac, originellement conçu comme un miroir d'eau.
En 1988, un centre d'art contemporain a été installé dans les dépendances du château. Devenue annuelle, la programmation investit désormais le premier étage du château lui-même.
Le domaine abrite également un centre culturel de rencontre qui accueille en résidence des musiciens et des compositeurs.
Le domaine reçoit environ 30 000 visiteurs par an (2007).

Château PORNIC - Pornic, 44

Château  PORNIC, Pornic, 44


Le château de Pornic, est aussi connu sous le nom de « Château de Barbe Bleue », car il a appartenu à Gilles de Rais, se situe dans la commune de Pornic, à 50 km de Nantes.

 

Le château est bordé d'un côté par l'océan et est construit sur un site défensif, il assurait au Moyen Âge la défense du port.

Au xe siècle, Alain Barbetorte, Duc de Bretagne le construit en bois et en fait une place forte, il est alors occupé par une garnison qui protège l'entrée de Pornic.

Au XIIe siècle, il est la propriété des seigneurs de Rais qui le reconstruisent en pierre et lui donne de la valeur.

Au XVe siècle, il appartient à Gilles de Rais puis est confisqué par le duc de Bretagne au moment de son procès.

Au XVIIIe siècle, le marquis Alexandre de Brie-Serrant, économiste distingué, achète la baronnie de Retz en 1778. Ses biens sont confisqués pendant la Révolution française, puis de mauvais placements financiers, l'ont totalement ruiné. Le baronnie de Retz n'est réglée que partiellement et tous les châteaux de son duché sont en ruine lorsqu'il décède en 1814.

Au XIXe siècle, le château de Pornic, appartient à Casimir Perrier, Jacques Laffitte et Usquin, banquiers, créanciers de la succession du marquis.

En 1824, le château de Pornic est racheté par le négociant Joseph Le Breton, adjoint au maire de Nantes et fondateur de l'établissement des bains de mer. Il réalise une première restauration du château.

En 1886, ses descendants, font appel à l'architecte François Bougoüin, pour lui donner son aspect actuel, avec des fenêtres en plein cintre appareillées en briques, dans l'esprit de l'architecture italienne du château de Clisson.

Château de Coat an Noz (XVII-XIXè s.) Belle-Isle-en-Terre, 22

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Manoir de la Bosse (castel bosse), grande maison, sans trop de caractère, première habitation des Faucigny avant 1850. Château actuel construction en 1870,  électrifié en 1898 grâce à un système de turbines (toujours en place et fonctionnelles jusqu‘en 1955, 110 volt) et de ligne électrique reliant un moulin & le château (vestiges des poteaux et socles de béton), de plus eau courante grâce à la fontaine Gilo alimentant des réservoirs en zinc placé  sous les charpentes grâce à une pompe électrique. Chauffage central au charbon (air pulsé au sol), bibliothèque, présence d’un orgue (pièce sud ouest), cuisine et gardien dans les caves.

             Les Faucigny vivant aux dessus de leur train de vie (achat de nombreuses automobiles) ils font banqueroute.

       Marie Louise le Manach fille du pauvre meunier de Belle Isle en terre se jura un jour d’être propriétaire du château de Coat an Noz. Après une multitude d’aventure dans la capitale française,  elle partie à Londres où elle rencontra sir Robert Mond le roi du Nickel quelle épousa. Celui-ci pour réaliser le rêve de jeune fille de sa femme lui offrit le château de Coat an Noz pour son 60e anniversaire en 1929 (CF: livre "Maï la bretonne" de Pierre Delestre).

chateau de coat an noz_b.jpgOrganisation de nombreuses fêtes folklorique bretonne et réception de nombreuses personnalités  et artistes. Lady Mond payait la cantine de tout les élèves du bourg, de plus pour les familles pauvres elle leur payait leurs factures. 

Elle fit construire la gendarmerie, l’école, la maison de retraite et la mairie actuelle pour son village de Belle Isle en terre. A l’arrivé des allemands en 1940, le chauffeur de lady Mond et les employés cachèrent les armes du château derrière l’imitation de le grotte de Lourde se situant dans le parc.

En 1941 occupation allemande de la forêt de coat an noz et du chateau pour le poste de commandement de la 266 division d'infanterie. En 1943, les bâtiments de ferme du Château ont  un pignon endommagé suite à un bombardement allier.

Après la guerre, le Château sert de lieu de formation pour les cadres de l’armée issue de la résistance. Vente du château en 1950 à monsieur "Untel", qui vend le château en pièces détachées (beaucoups d'habitant des villages alentours ont des morceaux du château dans leurs maisons), suite à cela le château est ouvert à tout vents.

 

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En 1965, le Château et la ferme sont loués à M. Fallaire  qui fait des caves un poulailler.

En 1975, création de la crêperie de Coat an Noz, dans les caves du château, par M. Gatinot, fermeture quelque temps après, vers 1985.

Le château est toujours vide et  plus d'entretien des parties supérieurs.

chateau de coat an noz_e.jpg


En 1994, vente aux enchères pour 140 000 fr par le tribunal de Versailles, S----- B----- achète Coat an Noz. Le Château est alors entièrement vidé, plus un planché ne subsiste, plus un plafond excepter celui de la salle à manger & ceux du grand escalier & plus aucun entretien  depuis... 

 

Château de Coat an Noz 22810 Belle Isle en Terre, très délabré, visible de l'extérieur 

 

chateau de coat an noz_a.jpg


21/04/2012

Alignements de Kermario (Carnac, 56)

Carnac, alignements de Kermario.jpg

 

alignemants,kermario,carnacL'alignement de Kermario est le plus connu et le plus fréquenté des alignements de Carnac. En effet, c'est ici que l'on trouve les plus gros menhirs. Il compte 10 lignes représentant un total de 982 menhirs. La route forme un tournant qui correspond vraisemblablement à l'enceinte mégalithique. Il fait l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques depuis 1889.

Cet alignement est marqué par l'existence du moulin de Kermaux qui offre un point de vue sur les alignements. Enfin, l'étang de Kerloquet creusé au XIXème siècle a détruit une partie des alignements. Il sépare en deux l'alignement avec le Kermario d'un côté et le Manio de l'autre. Le site de Kerloquet, composé de 82 menhirs, fait l’objet d’un classement depuis octobre 1939.

alignemants,kermario,carnac

Non loin de cet alignement se trouve le quadrilatère du Manio qui est constitué de plusieurs blocs de granit de 1 mètre de hauteur placés jointivement. Ils délimitaient un tertre tumulaire. On trouve aussi le Géant du Manio qui se dresse à une hauteur de 6 mètres. L'ensemble fait l’objet d’un classement depuis 1900.

 

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alignemants,kermario,carnac

Nombreuses sont les légendes qui tentent d'expliquer les alignements, car pendant longtemps l'origine de ces structures était inconnue. La plupart des légendes lie la fertilité et les menhirs, car elle perpétue le souvenir de cultes sacrés.


Tumulus de Dissignac (Saint-Nazaire, 44)

 

tumulus de dissignac,saint-nazaire,44


Le tumulus de Dissignac est situé à l’ouest de Saint-Nazaire.Le site est également appelé la Bosse de la Prière.

tumulus de dissignac,saint-nazaire,44Découvert en 1873.

Construit vers 4500-4000 ans avant J.-C., ce monument probablement funéraire date de la période néolithique et, pour comparaison, est plus ancien que les pyramides d'Egypte.

Circonférence: 120 mètres,

Diamètre: 28 mètres,

Hauteur: plus de 3 mètres.


 

tumulus de dissignac,saint-nazaire,44


Ce tumulus est composé de deux chambres funéraires. Deux allées parallèles, longues d’environ 11 mètres, mènent chacune à des chambres dolméniques. Les deux entrées étant orientées sud-est, les chambres sont pénétrées par le soleil levant lors du solstice d’hiver. Ces chambres sont recouvertes d’un cairn, constitué d’énormes pierres, de terre et ceinturé par quatre murs concentriques, en pierres sèches, étagés en gradins. Les dalles utilisées pour la construction du  tumulus ne proviennent pas du site même, mais ont été déplacées sur 4 kilomètres au moins, depuis la côte où l’on trouve la même sorte de granite.





tumulus de dissignac,saint-nazaire,44Les fouilles de 1873 ont permis de déterminer deux étapes dans la construction du tumulus. Vers 4500 avant JC, deux dolmens auraient été construits côte à côte. Puis dans une seconde phase, le monument aurait été agrandi avec l’allongement des couloirs vers 2990 av. J.-C.1. Les fouilles ont également révélé de nombreuses poteries ainsi que des symboles gravés au plafond des chambres. Dans l’une des chambres, une dalle de couverture est ornée de symboles gravés représentant entre autres des crosses et des haches emmanchées. Des symboles similaires sont visibles dans les tombes à couloir du Morbihan. Les poteries retrouvées permettent de penser que le site fut occupé de façon continue entre 4500 et 2500 av. J.-C.

 

tumulus de dissignac,saint-nazaire,44


Le tumulus de Dissignac pourrait être considéré comme un des plus beaux monuments mégalithiques de France. Il est classé Monument historique depuis 1887.

Château de RANROUET (XIIIème s.) Herbignac, 44

Château de RANROUET, Herbignac,  44

 

HISTORIQUE

XIème siècle vers 1165: Construction d'un premier chateau en bois par les Seigneurs d'Asserac

XIIIème siècle: Construction du chateau en pierres

1275: Thibaud de Rochefort prend possession du domaine

1430: Pierre de Rieux compagnon de Jeanne d'Arc, alors prisonnier, cède le chateau de Ranrouët à Richard de Bretagne pour s'acquitter de sa rançon

1445: Le chateau de Ranrouet est restitué à François Ier de Rieux

1588: Destruction du chateau de Ranrouet

1593: Pendaison de Jean VIII de Rieux alors propriétaire

1628: Le chateau est devenu refuge de pillards, Louis XIII ordonne son démantélement

1639: Fin des travaux de reconstruction par Jean IX de Rieux

1793: Le chateau est incendié et détruit par l'armée républicaine

XIXème siècle: Le château sert de carrière de pierres

1925: Le chateau de Ranrouet est classé monument historique

Château de RANROUET, Herbignac,  44 
 
 
Barbacane et pont





                  intérieur de la barbacane, vue du pont

Château de RANROUET, Herbignac,  44
Château de RANROUET, Herbignac,  44






Châtelet d'entrée

                    intérieur du châtelet d'entrée

Château de RANROUET, Herbignac,  44

 

Château de RANROUET, Herbignac,  44






Château de RANROUET, Herbignac,  44

 

 

Château de RANROUET, Herbignac,  44

 

 

Château de RANROUET, Herbignac,  44

 

 

Château de RANROUET, Herbignac,  44

 

 

 

 

Château de RANROUET, Herbignac,  44

 

 

Château de RANROUET, Herbignac,  44






Les besants






Château d'Hennebont (XIIIème s.) Hennebont, 56

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HISTORIQUE

VIème siècle: Edification des premières fortifications pour controler le passage du fleuve (Le Blavet)

XIIIème siècle: Démantèlement de la première motte féodale et construction des fortifications actuelles "La ville close" sur l'ordre de Jean Ier Le Roux

1342: La ville est assiégée par deux fois mais sans succès, par Charles de Blois lors de la guerre de succession du Duché de Bretagne

1590: Le prince de Dombes tente de s'emparer de la cité. Celle-ci est reprise peu après par son rival, le Duc de Mercoeur

XVIème siècle: Les remparts d'Hennebont sont adaptés au progrès de l'artillerie, apparition des cannonières.

XVIIIème siècle: Les vieilles fortifications perdant de leur intêret, une partie des remparts et plusieurs tours sont démolies

1944: Le chateau d'Hennebont et ses remparts sont endommagés par les bombardements alliés durant la seconde guerre mondiale

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Les Tours Broëdec


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La prison




 

l'échauguette.jpg L'échauguette

 

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Tour Saint-Nicolas



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Machicoulis sur les Tours Broëdec



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chemin de ronde






Fête et marché médiéval les 30 et 31 Juillet 2011.

 

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Dolmen de Kerbourg (Saint-Lyphard, 44)

Dolmen de Kerbourg

 

Les dolmens de Kerbourg sont appelés également « dolmens de l'ile de la Motte », situés sur la commune de Saint-Lyphard.


Les dolmens de Kerbourg sont situés au sud-ouest du hameau de Kerbourg, près de La Madeleine, environ à mi-distance entre Saint-Lyphard et Guérande, sur le bord d'un champ et sont accessibles grâce à un chemin communal.

Lors du défrichement des landes en 1874-1876 au sommet de la colline de Kerbourg, près de moulins à vent, deux dolmens ont été dégagés. Le ou les (?) cairns ont alors été arasés ne laissant que la partie mégalithique en place.

L'aspect de ces sépultures devait être celui du cairn de Gavrinis, ou celui du tumulus de Dissignac à Saint-Nazaire.

Les dolmens de Kerbourg sont classés à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1951.

 

Datant du Néolithique ancien ou moyen (vers 4500 / 4000 avant JC), d'une longueur de 7 mètres et d'une largeur de 3, souvent qualifié d'allée couverte, il s'agit en réalité d'un dolmen à couloir (dit en P)2. Il est constitué d'un corridor débouchant sur une chambre plus haute et plus large.

La structure mégalithique est bien conservée et est toujours recouverte par quatre tables de granite. Son style de construction est à rapprocher du Tumuls de Dissignac. Ce dolmen était auparavant recouvert d'un cairn, actuellement disparu et dont les derniers vestiges ont probablement été arasé lors du défrichement de 1874-1876. Un dessin de 1866-1867 montre le dolmen dans la même configuration qu'aujourd'hui3. Les fouilles sommaires de l'époque ont montré que ces sépultures avaient été vidées à la fin du Néolithique, au Campaniforme, et pillées à l'époque romaine. (Fouillé par le Capitaine Lukis, le produit de ces fouilles non publiées serait, sous toute réserve, au British Museum, à Londres)

 

 

 

dolmen de kerbourgCe second dolmen, probablement de même nature que le précédent, est très ruiné. Seuls subsistent des éléments de la chambre sépulcrale, sur le bord du chemin, une vingtaine de mètres après Kerbourg 1.



dolmen de kerbourg




A proximité des dolmens de Kerbourg, de l'autre côté de la route reliant Guérande à Saint-Lyphard, se trouve le menhir de la Pierre Blanche (ou menhir de La Madeleine). C'est un bloc de quartz blanc, haut de plus de 2 m. Un second menhir se trouvait à proximité immédiate, mais il a été détruit au début duxxe siècle.

Château de Corlay (XIIème s.) Corlay, 22

Château de Corlay, Corlay, 22

 

HISTORIQUE

1195: Début de la construction du chateau, il abritera les seigneurs de Corlay jusqu'au XIVème siècle. Le chateau est ensuite ruiné durant la guerre de cent ans.

De 1475 à 1493: Le chateau est restauré par le vicomte Jean de Rohan

De 1591 à 1598: Succession d'affrontements entre les troupes royalistes et celles du Duc de Mercoeur, le chateau ne cesse de changer de mains.

XVIIème siècle: Nouvel abandon du chateau qui se dégrade lentement

1795: Occupation de la ville par les Chouans

1806: Le chateau, comme beaucoup d'autres à la révolution, sert de carrière de pierres

1978: Restauration du chateau de Corlay par les Monuments Historiques


Château de Corlay, Corlay, 22



Château de Corlay, Corlay, 22

 

Château de Corlay, Corlay, 22

 

Château de Corlay, Corlay, 22

 

 

Château de Corlay, Corlay, 22


Allée Couverte de Guirnivit (Plouescat, 29)

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Ce mégalithe est situé à Plouescat, sur le littoral nord de Finistère, sur la Baie du Kernic, au versant sud de la dune plouescataise, au pied des rochers du Guirvinit.

Ce monument funéraire date du Néolithique.

Il est appelé "allée couverte" car habituellement recouvert de grosses dalles, comme les dolmens.

Mais celui de Guirvinit a malheureusement perdu sa couverture, peut-être parce qu'on a utilisé les pierres pour d'autres constructions, comme la jetée qui se trouve juste à côté.

Des fouilles opérées en 1986 ont permis de retracer les composantes de cette sépulture collective, et de son enceinte de protection.

Ces recherches et d'autres récoltes ont mis à jour un important mobilier (tessons de poteries) et de matériel lithique: grattoirs en silex circulaires ou en lames, percuteurs en quartz, fragments de hâches polies, pointes de flèches ainsi que des scories.

Ce site mégalithique est le premier témoin des traces de l'homme à Plouescat, et est un des rares à être situé à même la plage: recouverte à marée haute, cette allée et u  précieux indicateur de la remontée du niveau de la mer depuis le Néolithique: variation estimée à plus 7 mètres.

Elle démontre aussi l'organisation clanique de ces peuplades primitives rassemblées en groupes suffisamment importants pour nécessiter et mener à bien de tels travaux.

L'Allée couverte de Guirvinit est classée Monument historique depuis février 1960.

Château de Pontivy (Pontivy, 56)

château de pontivy,56,morbihan,bretagne

 

HISTORIQUE 

Le chateau de Pontivy, dit "Chateau des Rohan", fût construit par Jean II de Rohan durant le XVième siècle.

château de pontivy,56,morbihan,bretagne,Jean II de Rohan


Comportant quatre tours, dont seulement deux subsistent aujourd'hui, des remparts de plus de vingt mètres de haut et des douves sèches, le chateau fort de Pontivy fût classé Monument Historique en 1953 et appartient toujours à un descendant des Rohan. 

 
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 château de pontivy,56,morbihan,bretagne,jean ii de rohan Machicoulis bretons



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                                                                      Latrines
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Canonnières Tour sud-ouest



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Menhirs de Mesdoun (Porspoder, 29)

Menhir de Mesdoun - Porspoder, 29

 

menhir de mesdoun - porspoder,29



Près de Plouarzel sur la commune de Porspoder, 2 menhirs dans un champs, séparés de quelques dizaines de mètres.

Hauteur: 4 mètres

Il sont Monument Historique depuis décembre 1923.

Château de Kergounadeac'h (Cléder, 29)

 

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  Construit à la fin du XVIe siècle, ce château fut habité pendant 150 ans avant d’être volontairement détruit 
 
par ses propriétaires vers 1760 et exploité comme carrière.

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Grâce à ses tours monumentales et ses mâchicoulis, il est considéré comme le dernier château fort construit en France. Il est assimilé au château de Chambord.


Aujourd’hui seuls les murs extérieurs, les tours ainsi que les cheminées sont visibles.
         



 

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La légende veut  qu’un jeune de la famille de Nuz ait accompagné St Pol Aurélien (un des sept Saints fondateur 
de Bretagne) à l’île de Batz pour y combattre un dragon. 

En récompense de sa bravoure, le jeune Nuz reçut le domaine de Ker-gour-na-déac’h : "lieu de l’homme qui ne 
          fuit pas".