18.05.2012
Sommaire "Contes & Légendes de Bretagne"

Hymne National Breton
Bro Gozh Ma Zadou
Tristan & Yseult (Carhaix, 29) tristan-yseut.html
Les Tombes de l'Espoir (Rennes, 35)
La Culotte de Baptêùe (Dinan, 22)
L'Entrée de l'Enfer (Dinan, 22)
Les Tentations du Diable (Dinan, 22)
L'Etang de Gargantua (Jugon, 22)
La Pierre Merveilleuse
Le Tombeau d'Almanzor (Piriac-sur-Mer, 44)
Les Fées de Chêlins
La Fée Exorcisée (Saint-Suliac, 35)
La Pommade Magique (Cap Fréhel)
La Grotte du Chat (Piriac-sur-Mer, 44)
La Barque des Sorcières (Île de Sein, 29)
Le Troc avec le Diable (Locmariaquer, 56)
La Licorne de Brocéliande
Gargantua Déteste la Raie (St-Jacut-de-la-Mer, 22)
Les Pierres Sonnantes de Gargantua (Dinan, 22)
Gargantua Victime de l'Alliance Humanokorrigane (Fréhel, 22)
Le Doigt Planté de Gargantua 'Fréhel, 22)
Le Doigt Perdu (Fréhel, 22)
La Légende du Perce-Neige
Les Aboyeuses (Josselin, 35)
Les Lavandières & la Vierge (Josselin, 35)
Le Bag Noz
Les Boeufs des Korandons (Vieux-Bourg, Quintin, 22)
La Résidence des Nains (Saint-Nolff, 56)
La Légende des Amoureux (Essé, 35)
Les Fées Constructrices (Essé, 35)
Louise de Bréciliane & les Oiseaux (Comper, 56)
L'Amour de Merlin pour Viviane (Comper, 56)
Diane Chasseresse (Comper, 56)
Le Fantôme à la Jambe de Bois (Combourg, 35)
Le Chat Noir du château (Combourg, 35)
L'Armoricaine Voleuse de Menhirs (Plourin, 29)

Saint Tanguy (Château de Trémazan)
La Mariée de Trécesson (Château de Trécesson)
Le Manoir du Pied d'Anon (Château de Trécesson)
La Chambre aux Revenants (Château de Trécesson)
Le Chêne du Duc (Forêt du Gâvres, 44)
Misti Courtin & Auts Lutins
Les Corrompus d'Ecoublac (Escoublac, 44)
Le Trésor du Mort (Plonéour-Lanvern, 29)
La Légende du Manoir de Coatbily (Coatbily, 29)
La Fée & Boutin (Saint-Juvat, 22)
Morganed 1 Morganezed (Île d'Ouessant)
Al Lew-Dréz (Saint Efflam)
La Messe du Revenant (Plougasnou, 29)
Là où la Terre Devient de l'Or
La Grotte des Korrigans (Batz-sur-Mer, 44)

Les Deux Bossus
La Chambre au Loup (Brocéliande)
Le Torrent Silencieux (Locquenvel)
Le Tourbillon de ala Fauconnière (Plévenon, Côtes d'Armor)
Pied d'Airin & Main d'Argent (Lanmeur)

Jopig des Ronces (Plougonven)
La Légende de Tourc'h, le Sanglier Blanc
Seoc de Lancieux (Lancieux)
La Bague du Capitaine Etranger (Buguélès en Penvénan)
Brandwen, la Plus Belle Fille du Monde (Camaret-s/mer)

Le Cheval de Margeot (Kercabin, Pontrieux)
Le Diable et le Couturier
Rodomont
Le Doreur & le Diable
Le Diable Changé en Fille

Jean l'Or
Le Trésor de Roc Trévézel










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118 - Tristan & Yseut
La plupart des historiens attesteront que Tristan et son père Marc Conomor sont des personnages ayant bel et bien existés. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi de faire figurer l'histoire très connue de Tristan & Yseut en catégorie B "Contes & Légendes de Bretagne", mais aussi en rubrique L3 "Personnages historiques".
Pierre de Tristan, Fowey, Cornouailles
Le récit de Tristan et Yseut est issue de la tradition populaire orale. Elle figure dès le XIIème siècle dans plusieurs textes. Les versions les plus célèbres sont celles de Béroul et de Thomas d'Angleterre, ou encore celle de Chrétien de Troyes. Mais aucun de ces récits ne sont parvenus intégralement jusqu'à nous.
C'est la version de Normand Béroul qui serait la plus ancienne, puisque le récit aurait été écrit entre 1150 et 1160. Mais il est incomplet.
Les auteurs du XIIème siècle qui ont fixé la légende, sont des Normands de l'empire Plantagenêt, lequel contrôle les zones celtiques du Moyen-Âge. Cette histoire serait née au VIIIème siècle, mais l'origine reste incertaine.
Certains en font une évolution du mythe irlandais de Deidre & Noisé. Il convient de rappeler que la géographie se partage entre la Cornouaille armoricaine et l'Irlande.
Après la mort de ses parents, Tristan est élevé par son oncle Marc'h. Or, dans l'Antiquité celtique, il était coutumier que les enfants ne soient pas élevés par leurs parents, ils étaient confiés à d'autres: c'est ce qu'on appelait le "fosterage".
Dans le roman Iseult et Tristan de Yann Brekilien, notez l'inversion des deux prénoms, l'histoire est replacée dans son contexte mythologique, afin de montrer le mythe dans son sens ^rimitif. Il redonne à Iseut la place qu'avait la femme celte dans la société, c'est-à-dire l'égale de l'homme, ce qui était inconcevable pour les trouvères normands.
***
Rivalen, roi de Loonis a épousé Bleunwenn ("Blanche-Fleur"), la soeur de Marc'h, le roi de Cornouaille en Armorique. Rivalen s'en va en guerre où il trouve la mort. Bleunwenn, avant de mourir de chagrin, donne naissance à un fils: Tristan.
L'enfant est recueilli et élevé par son oncle, le roi Marc'h, en Bretagne. Ce dernier, devait s'acquitter du paiement d'un tribut auprès du roi d'Irlande. Quelques années plus tard, Tristan décide d'en finir avec habitude, et quand il arrive dnas l'île, il doitcombattre le géant Morholt, le frère du roi. Tristan reçoit un coup d'épée empoisonnée, mais blesse mortellement le géant qui, dnas un dernier souffle, lui indique qu'Iseut, la fille du roi, a le pouvoir de neutraliser le poison. La jeune fille guérit Tristan de ses maux sans qu'elle sache qu'il a tué Morholt. Une fois rétabli, il reprend la mer, et retourne près de son oncle.
Marc'h souhaite que son neveu lui succède à la tête de la Cornouaile, mais des seigneurs s'y opposent, préférant une succession directe. Le roi décrète qu'il épousera celle à qui appartient le cheveux d'or déposé le matin même par un oiseau. Tristan se souvient d'Iseut et suggère une ambassade auprès du roi d'Irlande. A peine débarqué, surgit un terrible dragon qu'il doit combattre et occire non sans avoir été blessé. Pour la seconde fois, il est soigné par la fille du roi. Iseult voit que l'épée du chevalier porte une marque qui correspond à un morceau de fer, retrouvé dans le crâne de Morholt. Elle comprend que c'est Tristan qui a tué son oncle, mais renonce à toute idée de vengeance. Il s'acquitte de sa mission, et le père accepte que sa fille épouse le roi de Cornouaille, ce qui est une manière d'effacer les différends entre les deux royaumes. Iseul éprouve quelque ressentiment du peu d'intérêt que lui manifeste Tristan, mais s'embarque pour la Bretagne.
La reine d'Irlande remet à Brangaine, la servante d'Iseut qui est du voyagge, un philtre magique qui rend éternellement épris et heureux les amants qui le boivent. Il est destiné aux nouveuaux mariés le soir de leur nuit de noce. Durant la navigation entre l'île et le continent, croyant se désaltérer avec de l'eau, Tristan boit du breuvage magique et en offre à Iseut. L'effet est instantané. En dépit de ce nouvel amour indéfectible, la jeune fille épouse le roi Marc'h, mais le soir des noces, c'est la servante Brangaine qui prend placen dans le lit du roi.
Les amants prennent la fuite et décident de vivre dans la forêt, fuyant toute âme qui vive. Après un long temps de recherche, le roi les surprend endormis dans la grotte qui les abrite, l'épée de Tristan est plantée dans le sol entre eux deux. Le roi pense qu'il s'agit d'un signe de chasteté et respecte la pureté de leurs sentiments. Il remplace l'épée par la sienne, met son anneau au doigt d'Iseut et s'en va. Au réveil, ils comprennent que le roi les a épargnés. C'est la séparation, Iseut retourne près du roi Marc'h.
Trsitan s'en va dans l'île de Bretagne où il finit par se marier. Son occupation principale est la guerre, et lors d'une expédition, il est gravement blessé. Une fois de plus, seule Iseut peut le sauver.Il la fait mander étant convenu que le bateau doit porter une voile blanche si elle accepte de le secourir. Elle vient sans tarder dans un vaisseau à la voile blanche, mais l'épouse de Tristan lui dit que la voile est noire. Se croyant abandonné par celle qu'il aime, il se tue d'un coup d'épée. Iseut, arrivée auprès du corps de Tristan, meurt à son tour, de chagrin.
Le roi Marc'h prend la mer, et ramène les corps des amants, et les fait inhumer en Cornouaille, l'un près de l'autre. Le tombeau de Tristan est placé à droite de la chapelle, et celui d'Iseut, à gauche. Aussitôt, un rosier jaillit de la tombe de Tristan et plonde dans celle d'Iseult, les reliant ainsi par-delà la mort.

la Pierre de Tristan, Fowey, Cornouailles
Cette pierre située en Cornouailes anglaise, porte des inscriptions qui remontent au VIème siècle:
HVC IACIT DRVSTANVS CVNOMORI FILIVS
(si-gît Drustan fils de Conomor)
Au XVIème siècle, John Leland rapporta une mention supplémentaire:
CVM DOMINA OVSTILLA
(avec sa maîtresse Oustilla/Esyllt/UIseult)
Il est apropié cependant de préciser que "la pierre de Tristan" n'est très certainement pas sur son site originel: elle aurait été déplacée maintes fois.
Marcus Conomorus régnait au VIème siècle sur un territoire quis 'étendait sur les deux rives de la Manche. Au début, il lui fut confié la région de Padstow-Fowey, par où transitaient les navires par voie de terre, pour reprendre la mer et gagner la Bretagne. Sa forteresse principale était Castel Dore.
Il s'établit ensuite sur le continent, en Bretagne donc, où le nom de Conomor lui est associé. On le retrouve donnant des terres au moine Goueznou dans le Léon, sa base originelle fut certainement Carhaix. Mais par une habile diplomatie, et par des alliances, notamment celle avec la veuve du roi de Domnonée, il finira par maîtriser tout le nord de la péninsule bretonne.
Cependant, il tentera d'assassiner son beau fils Judual, que Samson enverra à la cour de Childebert. Conomor s'opposera aux moines, et c'est sans doute de là, qu'il se trouva diabolisé, et deviendra le barbe bleue que l'on connaît.
A la mort de Childebert, l'allié des Bretons, son frère Clotaire lancera une expédition contre Conomor pour rétablir Judual sur le trône de Domnonée. La bataille aura lieu en 560 à Ban Aleg, dans les Monts d'Arrée. Conomor y sera tué, et selon la tradition, ses guerriers emmenèrent son corps de l'autre côté de la mer.
Bataille de Ban ALeg:
00:35 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE, F - CONTES & LEGENDES de CORNOUAILLES, F1.4 - Histoire de Cornouailles, F2 - Arrêt sur Images de Cornouailles et îles Anglo-normandes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tristan et yseult, fowley, cornouaille, roi marc'h |
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16.05.2012
LES TOMBES DE L'ESPOIR (Rennes, 35)
Dans le nord de Rennes, le cimetière de l'Espérance, où vous attendent les tombes de l'espoir.....
* LA TOMBE DE L'ABBé HUET
Près de l'entrée, sur la droite, cette tombe est dédiée aux étudiants. Celui qui a donné son nom à l'une des rues de la commune; dans le quartier de Villejean, était aumônier. Né en 1864, ordonné prêtre à 24 ans, Jean Huet enseignera à Versailles, avant d'être précepteur à Pleurtuit, puis surveillant à Saint-Vincent de Paul. Amonier de l'Hôtel-Dieu, sa tombe rassemblait les étudiants qui venaient chercher du soutien pendant leurs examens.
* LA TOMBE DE JOSEPH THEBAULT ou LA TOMBE AUX BOUCHONS
Située à gauche en entrant, ce curé mort en 1860 était l'objet de curieuse pratique. On l'appelle aussi, la tombe aux bouchons.
Autrefois elle était couverte de bouchons de liège, bouchons déposée par ceux qui voulaient guérir de la bouteille. La tombe a beaucoup souffert, et les bouchons ont presque disparus.
* LA SAINTE AUX POCHONS
La sépulture de Madame Philippe Hélène de Coëtlogon, que l'on appelle la sainte aux petits pochons. Née en 1630, mariée à un gouverneur de Rennes, elle fut enterrée en 1677 dans la chapelle des Carmes. Lorsque le bâtiment fut démoli en 1798, soit 120 après l'inhumation de cette femme, et que sa dépouille fut transférée au cimetière du nord de la ville, on s'aperçut que son corps était intact.
Depuis, cette dame, ubnique héritière du marquis de Coëtlogon, a pour réputation de guérir certains maux, la fièvre... Il suffit de porter sur soi un petit sachet, pochon pour les bretons, rempli de la terre prise sur la tombe pendant une neuvaine (9 jours) et de la rapporter ensuite.... La tombe de la sainte eux petits pochons est envahie par le lierre, et couverte de petits sacs.
03:16 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cimetière, rennes, 35, bretagne, contes, légendes |
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13.05.2012
117 - LA CULOTTE DE BAPTÊME (Dinan, 22)

Le Menhir de Saint-Samson est également appelé « roche à érusser » : comme en d'autres endroits en Bretagne, la jeune fille qui réussissait à y glisser « en culotte de baptême » sans trop s'écorcher était certaine de se marier dans l'année.
15:59 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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116 - L'ENTREE DE L'ENFER

Une autre légende rapporte que le menhir est l'une des trois « bondes » bouchant l'entrée de l'enfer, ou encore qu'il empêche la mer de jaillir par le trou qu'il obstrue, évitant ainsi un nouveau déluge.
Il est également appelé « roche à érusser » : comme en d'autres endroits en Bretagne, la jeune fille qui réussissait à y glisser « en culotte de baptême » sans trop s'écorcher était certaine de se marier dans l'année.
15:58 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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115 - LES TENTATIONS DU DIABLE (Dinan, 22)

Saint Samson aurait ainsi séjourné près du menhir, en butte aux tentations du diable. Devant l'échec des manœuvres de ce dernier, celui-ci aurait lancé, de dépit, son fouet sur le menhir, qui s'en trouve marqué, comme en témoigne un filament de quartz affleurant à la surface du mégalithe.
2 autres légendes autour de ce menhir:
L'Entrée de L'Enfer:
La Culotte de Baptême:
15:57 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : menhir de saint-samson, mégalitlhe, dinan |
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10.05.2012
114 - L'ETANG DE GARGANTUA (Jugon, 22)

La légende raconte que c'est en pissant qu'est né cet étang d'où provient l'Aguernon. Il y laisse une pierre à affiler près de Saint-Mire, et une autre près de Pontgamp en Plougenast.
18:29 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE, B2 - Arrêt sur Images de Breizh | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etang de jugon, gargantua, 22, côtes d'armor |
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08.05.2012
113 - LA PIERRE MERVEILLEUSE
Il y a de cela fort longtemps...une femme- korrigan qui se trouvait sur le point de donner le jour à un enfant, envoya chercher une vielle sage-femme de sa connaissance à la ville voisine. Après la naissance de l'enfant, et lorsque la sage-femme l'eut emmailloté à la manière ordinaire et se fut assise au coin du feu pour le chauffer, la mère lui dit, aussitot qu'elle put recouvrer la parole:
"Chercher là, ma commère, au coin de l'armoire,et vous y trouverez une pierre ronde. Frottez-en les yeux de mon enfant.
- Qu'est ce que cela signifie? se demanda la sage-femme.
- Cette pierre aurait-elle donc queque propriété merveilleuse"
Et pour s'en assurer, après avoir appliqué la pierre sur les yeux de l'enfant, elle s'en frotta l'oeil droit.
La pierre donnait la faculté aux personnes dont elle avait touché les yeux de voir les Korrigans, lorsqu'ils étaient invisibles. A quelques heures de là la sage-femme se rendit à une grande foire qui se tenait dans le bourg voisin. Elle fut bien surprise lorsqu'elle arriva, d'apercevoir sa commère, la femme Korrigan, qui furetait dans les boutiques les plus richements garnies, et qui prenait les marchandises, celles qui lui plaisaient le plus, sans que les marchands parussent en etre surpris.
Le soir, s'en retournant chez elle, la sage-femme rencontra en chemin la femme korrigan, qui portait un lourd panier rempli d'étoffe de la plus grande richesse.
"Ah! Commère!", lui dit- elle en l'abordant, Vous avez fait aujourd'hui une rude brèche aux étalages et aux boutiques d'étoffes, et pourtant, elles ne vous ont pas couté bien cher!
- Oh, oh" lui répondit la femme korrigan. Vous m'avez vue les payer, et de quel oeil me voyez-vous maintenant?
- De l'oeil droit",lui dit la sage-femme.
C'était celui qui avait été en contact avec la pierre mystérieuse.
Aussitot la femme korrigan enfonça un de ses doigts dans l'oeil que la malheureuse commère venait de lui désigner, l'arracha de son orbitre et lui dit avec un ricanement digne du diable:
" Vous ne me verrez plus à présent"
![]()
Et désormais, la sage-femme fut borgne et ne vit plus jamais les korrigans lorsque ceux-ci étaient invisibles?
21:06 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : contes, légendes, pierre merveilleuse, femme-korrigan |
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05.05.2012
112 - LE TOMBEAU D'ALMANZOR (Piriac-sur-Mer, 44)

Situé sur la côte au lieu dit « la mine », peu avant la Pointe du Castelli, un rocher bien particulier se distingue des autres. En effet, même à marée haute, ce bloc granitique émerge de l’eau. A marée basse, vous pouvez y accéder pour l’observer de plus près et pour y découvrir peut-être tous les secrets qu’il renferme

La légende raconte qu’Almanzor, Seigneur de Lauvergnac, partit avec Saint Louis en Orient pour la 8ème croisade.
En attendant le retour du chevalier, Dame Yseult, son épouse, venait chaque jour sur la côte, s’abritant parfois dans sa grotte, « la grotte à Madame ». Après une longue absence, Almanzor revint de la croisade, mais une violente tempête fit sombrer son vaisseau et les vagues rejetèrent le corps laminé du valeureux guerrier au pied du rocher qui devint dès lors, son tombeau pour toujours…
12:53 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : piriac, almanzor, tombeau, yseult, bretagne, loire-atlantique, légendes, contes |
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111 - LES FEES DE CHÊLINS

Les fées de Chêlin avaient un boeuf qui passa dans l'avoine des fermiers de la Roulette; ils ne furent pas contents et viinrent se plaindre:
" Ne dites rien: voici un chanteau de pain, et il en diminuera pas si vous n'en parlez à personne" répondirent les fées."
Pendant un mois, tous les gens de la métairie coupèrent des morceaux dans le chanteau, lequel n'en diminuait point, ni même ne durcissait.

Mais sitôt que le fermier eut l'imprudence de révéler qu'il s'agissait d'un don des fées, le chanteau devint comme un morceau ordinaire, et ne tarda pas à être mangé entièrement.
12:48 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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110 - LA FEE EXORCISEE (Saint-Suliac, 35)

A l'extrémité de la commune de Saint-Suliac, est une grotte appelée l'antre de la Fée du Bec du Puy.
A sa voix jadis, les vents soufflaient moins fort, les flots se calmaient, et la mer devenait tranquille et transparente, comme un lac de cristal. Aussi voyait-on chaque marin, en partant pour la pêche, venir sur la grève sacrée, offrir ses hommages à la belle déesse, qui lui rendait le vent favorable et la pêche abondante.
Les femmes, les soeurs, les filles, les amantes des absents, venaient déposer de nombreuses guirlandes de fleurs sauvages, à l'entrée de son impénétrable grotte, gardée par une meute de chiens invisibles, toujours aboyants et preêts à dévorer l'imprudent qui se hasardait à en forcer l'entrée.

On dit qu'un jour, des bergers revenant de pâturages, trouvèrent à la tombée du jour, à l'entrée de la grotte, une jeune fille expirante: son fiancé n'avait encore jamais manqué au rendez-vous, quand, trois jours auparavant, elle avait vu la fée.
" Depuis, confia t-elle, je l'attends vainement: le vent et la mer ont été contre nous, et cependant, je conserverais l'espoir, si la Fée ne m'était de nouveua apparue".
La veille au soir, elle se trouva face à la Dame du Puy; voulant fuir, les forces lui manquèrent, et elle tomba anéantie à la place où l'on venait de la trouver.
" Mes jours sont comptés, dit-elle; allez me chercher un prêtre: la fée m'a dit des choses qui me laissent aucun doute sur ma fin prochaine. Mon fiancé n'est plus ! Que ferai-je ici-bas ? Allez mes amis, hâtez-vous, le temps presse, et mes forces m'abandonnent."

Les bergers, ne doutant plus de la fatale rencontre, la portèrent sur leurs épaules jusqu'au bourg, où elle expira. Le curé de Saint-Suliac, suivi d'un nombreux cortège, croix et bannière en t^te, se rendit à la grotte, où il somma la fée de comparaître, répétant trois fois la sommation, sans résultat.
Alors, il l'exorcisa et lui ordonna de la part de Dieu de ne plus apparaître en ces lieux. On ne vit rien, mais on entendit un cri de douleur sortir de la montagne, et des imprécations qui glacèrent tous les coeurs furent répétées par les échos des vallons de la Rance.
Depuis ce jour, on la voit bien quelquefois se promener au clair de lune, mais elle s'enfuit, dès que l'homme approche l'endroit où elle se trouve.

En revenant sur les galets de la grève, le cortège trouva un corps inanimé que les flots y avaient déposé depuis son passage. C'était le jeune marin disparu, le fiancé de la jeune fille qui, faisant chaque jour la traversée de la Rance à la nage, avait péri dans le trajet, et que la fée en fuyant, avait jeté comme une dernière vengeance sur les pas du clergé qui le fit enlever et transporter en terre bénite.
Légendes locales de la Haute-Bretagne, 1899
12:41 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint-suliac, 35, ile-et-vilaine, bretagne, fée, fée exorcisée |
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109 - LA POMMADE MAGIQUE (Cap Fréhel)

Les fées des houles se mariaient soit avec des féetauds, jouant un rôle très effacé, soit avec des hommes. Mais il semble qu'en s'unissant à ces derniers, elles cessaient d'être immortelles, soit à la suite de leur baptême, soit simplement parce qu'elles vivaient avec des hommes.
Elles avaient des enfants mais prenaient quelquefois ceux des hommes, et mettaient à leur place des petites créatures à l'air vieux qui ne grandissaient point.
A part leur pouvoir surnaturel, les fées et les féetauds vivaient quasiment comme des seigneurs ou comme d'aisés propriétaires.
On les entendait bercer leurs enfants, elles boulangaient pour mettre du pain au four, elles filaient, faisaient leur lessive à la mare de Gaulehen, dans la lande du cap Fréhel, étandaient leur linge sur les rochers du rivage ou sur les gazons. Le linge était si blanc qu'est né le proverbe:
" Blanc comme le linge des fées"

En effet, leur linge était le plus blanc qu'on pût voir, et l'on disait que celui qui aurait pu aller jusque là, sans remuer les pauîères aurait pu prendre le linge, dont les fées auraient en ce cas, fait présent.
Dans les houles, elles prenaient leurs repas, elles invitaient parfois ceux qui étaient assez hardis pour y pénétrer: ainsi dans la houle de la Teignouse en Plévenon, était une pierre taillée en forme de table.
Elles allaient également à la pêche, celle de la Peite-Houle allant aux Bourdineaux manger l'affare que les pêcheurs jetaient aux poissons. Ils juraient après elles et disaient:
" Elles sont pires que les chiens bros (petits chiens de mer)"
Les bonnes dames possédaient aussi des animaux domestiques, des vaches quelquefois invisibles, excepté pour la pâtoure qui les gardait.

La nuit, tout le monde pouvait voir les fées, et les Roches étaient couvertes de féetauds pêchant. Mais en journée, ce privilège n'était donné qu'à un petit nombre de personnes: uniquementr celles qui avaient eu les yeux frottés avec des pommades magiques. Elles les reconnaissaient alors sous leurs déguisements et, grâce à ce mystérieux onguent, les fées pouvaient se rendre invisibles ou se transformer, quelques unes en profitant pour voler.
Elles semblaient d'ailleurs considérer que certains larcins leur était permis: si elles prenaient des huitres dans les parcs, si elles enlevaient du poisson ou du bétail, elles indemnisaient largement, ou elles favorisaient ceux qui les laissaient faire sans rien dire.
12:31 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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108 - LA GROTTE DU CHAT (Piriac-sur-Mer, 44)

La légende raconte que cette grotte qui serait le logis des fées des houles, est ainsi nommée à cause d'un chat aui, jeté dans cette grotte, et forcé d'en sortir par la mer qui en refermait l'entrée, repassa près du village de Camsilion.

La grotte du chat de Piriac, conduirait ainsi à plus d'une demi-lieue dans les terres.
12:24 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : piriac, 44, loire-atlantique; grotte du chat, chat, caverne, fée des houles |
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04.05.2012
107 - LA BARQUE DES SORCIERES (Île de Sein)

Sur l'île de Sein, des Sénanes, veuves de leur état, connaissaient bien la mer. En compagnie des Esprits des Eaux, elles vont aux Rondes de la Mer tenir conférences et sceller les destins.
Elles possèdent tous les pouvoirs pour faire lever le vent, calmer les vagues et danser les dauphins. Elles peuvent d'entendre avec le capitaine du Bag Noz pour le faire apparaître où elles le désirent.
Les Sénanes sont les maîtresses de leur embarcation, la Barque Sorcière ou Bag Sorser. Ce n'est pas une vraie barque ni même un canot. Elle est composée de leurs instruments de travail pour le goémon: la grande panière d'osier à fond bombé, et le bâton de goémonier.
Elles entrent dans leur panier en s'accroupissant et se servent de leur bâton comme d'un gouvernail. Puis, levant leur tablier, elles appellent le vent et s'éloignent dans la Chaussée.
Elles possèdent le don de "vouer à la mer".


Titikatou était l'une des Sénanaes. Elle était sans âge, veuve, triste mais dynamique. Elle travaillait sans relâche au goémon et habitait une petite maison du bourg. Elle allait à la messe bien comme il faut, et respectait le recteur. Elle parlait à ses morts et saluait les vivants. Les gens l'aimaient bien, mais s'en méfiaient quand même un peu: c'est qu'elle "tait Sorser. Il vaut toujours être bien avec une sorcière, que de l'avoir à dos et de risquer qu'elle vous jette un sort ou qu'elle voue votre homme à la mer.
Pour se venger d'un mauvais voisin, on pouvait aller la voir. Il fallait pour cela la trouver quand elle s'en retournait chez elle, après le travail ou après la messe du soir, quand la pénombre commence à se faire complice. Il fallait lui parler bien poliment et lui demander de ses nouvelles. C'est Titikatou qui, la première, devait aborder la question de pourquoi on avait besoin de ses services. Alors, on lui racontait son malheur et de qui il venait. Titikatou hochait la tête sous la jibilinenn et ne disait rien. Vous lui remettiez trois objets appartenant à votre ennemi, que vous aviez dérobés sans qu'il ne s'en aperçoive, et vous proposiez une date pour l'exécution de votre adversaire. Puis, vous lui mettiez dans la main le prix de son service. Elle vous saluait sans dire mot, et s'en allait son chemin,pendant qu'encore tremblant, vous rentiez chez vous.
Suivant la marée, la nuit, la lune ou les étoiles, quelques rares personnes dehors de très bonne heure, pouvaient la voir comme si elle se rendait au goémon, son panier planté sur son bâton. personne n'aurait osé la suivre. Tous savaient ien qu'en réalité, elle partait retrouver les Esprits des Eaux. Effectivement, le tablier était bientôt levé et d'autres marins racontaient à voix basse l'avoir croisée sur les vagues à quelques heures de l'aurore.

Au petit jour, elle était de retour chez elle, comme si elle n'était jamais sortie dans la nuit. Titikatou reprenait sa vie quotidienne, et si elle vous croisait, elle ne parlait pas de vos confidences de la veille, il n'y avait qu'à attendre en tremblant. Elle partait ainsi trois nuits de suite, emportant à chaque fois avec elle un effet de votre ennemi que vous lui aviez remis, et revanant les mains vides.
Vous savez que si vous avez réussi, votre ennemi allait probablement ne pas rentrer de la pêche à la date que vous aviez demandée, et qu'il y aurait bientôt une nouvelle veuve sur l'île: un accident, le Bag-Noz, une lame de fons, tant de choses peuvent arriver sur un bateau. C'était cela "vouer quelqu'un à la mer": jeter une malédiction qui l'entraîne à périr, englouti par les flots.

Mais si vous n'aviez pas réussi, alors il était trop tard pour tenter de sauver votre âme. Et c'est vous que l'Ankou viendrait chercher à la date proposée par vos soins. On ne jette pas des sorts impunément.
15:55 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Île de sein, la barque des sorcières, titikatou, ankou |
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02.05.2012
106 - LE TROC AVEC LE DIABLE (Locmariaquer, 56)

Une pauvre et affreuse femme fit un troc avec le diable : son enfant en échange de pièces d'or.
Lucifer conclut l'affaire et déposa une poignée de pièces sur la margelle de la fontaine, sise près du temple. Puis il saisit l'enfant et l'emporta. Quant la mère indigne voulut récupérer son butin, elle se brûla gravement : les pièces sortaient tout juste des flammes de l'enfer.
Dans un cri de douleur, elle lâcha l'or si convoité et les pièces s'incrustèrent à tout jamais dans le granit de la margelle.
Si vous passez par Lanleff, rendez-vous à la fontaine. Vous mouillerez la margelle et 14 pièces apparaîtront.
Mais réfléchissez bien avant de les saisir et de les empocher...
14:19 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : contes, légendes, temple de lanleff, 56, morbihan |
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105 - LA LICORNE DE BROCELIANDE

La licorne est un animal mythique et fabuleux, elle est l'emblème de pureté d'âme et d'amour honnête.
Elle est aussi symbole de puissance, force et beauté. Elle protége les justes, apporte de la chance et réalise les désirs du cœur ...
Une légende raconte que désabusée par la cruauté de l' homme, la licorne aurait quitté la planète Terre il y a de cela très longtemps. Elle vit maintenant dans les cieux, au Paradis.
La légende dit qu'elle reste à l'écoute des êtres au cœur pur, et consent parfois à aider certains humains à réaliser leurs vœux. Cependant, elle ne reviendra sur Terre que lorsque la Paix régnera à nouveau sur notre Planète Bleue.

Seules les âmes pures pouvaient l'approcher et la toucher. Le seul homme qui aurait pu approcher ce bel animal fut Merlin, qui possédait la sagesse et le pouvoir de parler aux animaux.
Dans la forêt de Brocéliande...
Dans la forêt de Brocéliande, au pays des légendes et des fées, allaient en toute liberté, les elfes et les lutins qui bénéficiaient d'un immense privilège en ces temps bien troublés.
Ils étaient invisibles pour les hommes et le Prince des Ténèbres, seuls les enfants et les
gens bien pensants pouvaient les voir gambader, jouer ou se chamailler dans la nuit, car les lutins, gais par natures, ne pensaient qu'à rire, s'amuser et danser.
Le peuple des lutins ayant une âme d'enfant, choisissait toujours pour chef le plus jeune d'entre eux, il devenait : Le Prinde des Lutins.
Mais un jour, né d'un éclair venu du ciel, apparut sur terre un étrange animal ressemblant à un cheval, il portait sur le front une magnifique corne, aussi les lutins l'appelèrent : la Licorne.

Le Prince des Lutins devint ami avec la Licorne qui, en échange de son amitié, lui permit de monter sur son dos.
Ainsi, accompagné de son peuple, le Prince des Lutins entreprit un grand voyage avec la Licorne dans le royaume du Prince des Ténèbres...
La nuit était si grande que la Licorne ne trouvait plus son chemin. Apparut alors la Fée Viviane qui d'un seul coup de baguette magique fit jaillir la lumière de la corne de la Licorne, et le jour gagna sur la nuit, au grand émerveillement du peuple des lutins.
Le Prince des Ténèbres entra alors dans une violente colère et sortit de la nuit pour affronter la Licorne.
Dans ce combat, il réussit à s'emparer de la corne de l'animal qui perdit ainsi immédiatement tous ses pouvoirs surnaturels et redevint un simple cheval...

Merlin décida de faire régner l'Ordre et le Droit, de défendre les pauvres et les opprimés et de secourir le peuple des hommes.
Pour cela, il fit venir à lui la corne que le Prince des Ténèbres avait arraché au front de la Licorne et la transforma en une magnifique épée dotée de pouvoirs surnaturels. Merlin la nomma : Excalibur.
Puis il fit venir Arthur, qu'il savait être Chevalier de haute lignée pour lui remettre l'Épée, mais surgit alors de la nuit le Prince des Ténèbres prétendant également à l'Épée.

Merlin décida alors qu'un grand tournoi où le champion deviendrait le propriétaire de l'Épée de Justice...

Le jour dit, sur le lieu dit, Arthur et son ami Mélian des Lys accompagnés de leurs écuyers portant fièrement bannières et étendards se présentèrent face au Prince des Ténèbres accompagné d'un Chevalier Viking suivis de leurs hommes d'armes puissamment armés pour le Grand Tournoi.

Merlin et la Fée Viviane présidèrent la cérémonie afin d'en assurer le bon déroulement suivant le code d'honneur de la Chevalerie.
Le Prince des Ténèbres et son compagnon le Chevalier Viking battus en tournoi par Arthur et son ami Mélian des Lys n'acceptèrent pas leur défaite.
Dans une dernière traîtrise il attaqua Arthur alors que la Fée Viviane venait de lui remettre Excalibur l'Epée magique. Arthur, tout en esquivant l'attaque frappa d'un coup d'Excalibur l'épée du Prince des Ténèbres qui dans un grand éclair se brisa en deux.
Sous la menace de la Fée Viviane et de Merlin, le Prince des Ténèbre retourna dans la nuit d'où il ne revint jamais. Arthur, champion du tournoi, devint Roi et Chevalier de La Table Ronde.
13:13 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE, B3 - La Légende du Roi Arthur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : brocéliande, licorne, merlin, fée viviane, lutins, la licorne de brocéliande, bretagne |
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104 - GARGANTUA DETESTE LA RAIE (St-Jacut-de-la-Mer, 22)

Gargantua, sentant une odeur de raie à Saint-Jacut-de-la-Mer, est pris de haut-le-coeur et vomit les rochers du Bé, la Pointe de la Garde, le Rocher de Bec Rond (également présenté comme un étron), tandis qu’il laise tomber deux cailloux qui traînaient dans sa poche :
la Petite et la Grande-Feuillâtre. Il vomit encore Canevet et chie la Basse à Chiambrée (qui pourrait aussi être, avec l’île Agot, et les Petit et Grand-Boudineau, des pierres avec lesquelles il cherche à abattre une bernache).
09:27 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint-jacut-de-la-mer, 22, contes d'armor, bretagne, gargantua, contes, légendes |
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103 - LES PIERRES SONNANTES DE GARGANTUA (Dinan, 22)
(ph: JP Fléau)
Gargantua ramenait, après les avoir avalées, des pierres sonnantes provenant d’une carrière à Languédias, qu’il avait demandées aux Dinannais pour aller les faire sonner à Plévenon. Mais, arrivé à Plancoët et marchant dans le lit de l’Arguenon, il croise un bateau transportant de la raie. Pris d’un haut-le-coeur, il vomit d’abord la pierre La Héronnière à l’embouchure, puis les autres à Notre-Dame-du-Guildo
09:20 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dinan, 22, gargantua, les pierres sonnantes, contes, légendes, bretagne, côtes d'armor |
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30.04.2012
102 - GARGANTUA VICTIME DE L'ALLIANCE HUMANOKORRIGANE (Fréhel, 22)

Au temps où les humains vivaient avec les korrigans et les géants, on dit que les géants faisaient des ravages dans le pays. Aussi, les humains et les korrigans décidérent de s'associer pour combattre les géants.
Les humains servirent alors d'appât, et les géants tombèrent dans le piège où les korrigans les battèrent.

Le géant Gargantua est battu sur le cap Fréhel. On dit que tous les ilôts que l'on peut voir dans la mer autour du cap sont des morceaux du géant et que cette pierre dressée représente son doigt qui est tombé ici et s'est fiché dans le sol.
05:02 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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101 - LE DOIGT PLANTE DE GARGANTUA (Fréhel, 22)

Gargantua serait né à Plévenon, grâce à l'intervention d'une fée, d'une femme et d'un homme très petits et très laids. Très vite, il prend des proportions gigantesques, à 6 mois, il pesait 100 kg. La légende laisse de nombreuses traces de son passage sur Fréhel : le menhir qui se trouve sur le chemin qui mène au Fort Lalatte représente le doigt, la dent ou la canne de Gargantua, plantée là par le géant.
En descendant dans les grèves de Fréhel, il mit un pied en haut qui est resté marqué sur un rocher et son autre pied sur la grève ; quelque chose lui faisait mal au pied, il retira son soulier et trouva un rocher qu'il jeta par-dessus son dos : c'est l'amas du Cap.
Quand il quitta Plévenon, il laissa aux habitants ses sabots de bois avec lesquels ils purent se chauffer pendant trente ans.
04:58 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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100 - LE DOIGT PERDU (Fréhel, 22)

Sur le chemin menant au château de Fort-La-Latte se dresse un menhir qui représente le doigt de Gargantua.
Une légende raconte qu'il serait le doigt que Gargantua aurait perdu alors qu'il enjambait la Manche afin de rejoindre les côtes anglaise.
04:52 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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27.04.2012
99 - LA LEGENDE DU PERCE-NEIGE

Le perce-neige est une fleur associée à la chandeleur et fait l'objet de nombreuses légendes et coutumes.
Le perce-neige est la première plante à fleurir dans l'année. Au plus fort de l'hiver, elle annonce qu'il aura une fin. Dans les endroits abrités, on la trouve dès la première quinzaine de janvier.
Le Perce-Neige une plante à bulbe. Son nom latin est : Galanthus nivalis. C'est une vivace. Elle fleurit chaque année. Il n'y a qu'une seule fleur par tige et deux feuilles étroites.
Une légende raconte la naissance du perce-neige :
Dans des temps très reculés alors qu'elle se battait avec la sorcière Hiver, qui ne voulait pas lui laisser la place, la belle fée Printemps se coupa au doigt. Quelques gouttes de sang tombèrent sur la neige et la firent fondre. Aussitôt, une fleur poussa à la place et ainsi la fée printemps triompha de la sorcière hiver.
Selon la Légende, le perce-neige devint le symbole de l'espoir lorsque Adam et Eve furent chassés du paradis. Alors qu'Eve désespérait en pensant que l'hiver durerait toujours, un ange apparut, et transforma une partie des flocons de neige en fleurs, prouvant que l'hiver devrait céder un jour sa place au printemps...
Une autre légende raconte que Merlin l'enchanteur fut le premier à avoir le plaisir de déguster une crêpe, lorsque la fée Vviane renversa sur la pierre chaude du foyer, la bouillie qui mijotait dans son chaudron.
Ala Chandeleur, l'hiver s'en va ou reprend vigueur...
02:15 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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26.04.2012
98 - LES ABOYEUSES (Josselin, 35)
Il était une fois un fermier et sa femme qui s’appelaient Yann et Gaëlle.
Un jour une vieille dame frappa à la porte. Yann alla ouvrir : il fut choqué‚ car la dame avait les yeux orange et elle lui dit :
« Puis-je entrer car j'ai très faim et je suis encore loin de chez moi. »
Yann accepta. Il la fit manger. 
Le soir Yann et Gaëlle proposèrent à la vieille femme de dormir car il se faisait tard. Ils la firent dormir dans l'étable. Le lendemain en partant, elle donna à Yann une bague avec une croix dessus et une bougie. Elle dit :
« Quand vous trouverez ce signe sur un rocher, vous y mettrez la bague et vous allumerez la bougie »
Elle s'en alla.
Alors Yann chercha pendant longtemps mais ne trouva rien.
Un jour en labourant son champ il trouva le signe sur un rocher. Il posa la bague sur le rocher et alluma la bougie. Le rocher s’ouvrit. Il vit un passage dans une grotte et beaucoup de korrigans qui dansaient autour d’un tas d’or. Il alla prévenir sa femme :
« Prenons des sacs à patates pour les remplir d'or. »
Ils y retournèrent et remplirent leurs sacs d'or ; Mais la bougie s'usa vite et s'éteignit.
Tous les korrigans se tournèrent alors vers eux. Leur chef dit :
« On va les attacher à un pilier, leur lancer de l'or jusqu'à ce qu'ils soient étouffés ».
Alors tous les korrigans firent ce qu'il avait demandé. L'or monta vite ; d'abord jusqu’aux pieds, ensuite jusqu'aux cuisses, après jusqu'au cou… Mais une korrigan aux yeux orange arriva et dit :
« Arrêtez ! Ces gens ont hébergé une vieille femme.
- Laissons leur la vie sauve et donnons-leur deux sacs d'or, ordonna alors leur chef. »
Yann et Gaëlle repartirent avec leurs sacs.
Cette histoire montre que les korrigans sont gentils lorsqu’on l’est avec eux !
14:45 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : josselin, les aboyeuses |
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97 - LES LAVANDIERES & LA VIERGE (Josselin, 35)
D'après une légende populaire, des lavandières à l'ouvrage un jour de fête de la Vierge se moquèrent d'une mendiante qui s'avançait vers elles. Battoirs et Langues menaient grand bruit ; le chien des lavandières s'en prend à la mendiante, se précipitant sur cette dernière tout en aboyant de colère.
Mais l'inconnue s'est arrêtée, ses loques tombent, elle resplendit maintenant comme un soleil, et avec un regard sévère et une voix qui cingle :
"femmes, dit-elle, vous serez punies et vous aboierez à l'avenir vous et vos filles comme votre chien t'a l'heure aboyant après moi".
A ces mots la mendiante disparut et les laveuses trop tard reconnurent en elle la Vierge Marie
14:36 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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96 - LE BAG NOZ

Le Bateau de la Nuit, nommé Bag Noz en breton, a pour capitaine l'Ankou de la mer. L'Ankou est celui qui vient chercher le prochain vivant pour l'emmener faire un voyage sans retour dans l'Autre Monde. Il ne reste capitaine qu'une année, son âme tourmentée et ensorcelée tentant désespérément d'attirer les hommes vers lui. Enfin, son devoir de multiples fois accompli, il peut aller se reposer en laissant sa place d'Ankou de la mer au premier noyé de l'année.

Les marins naviguent et font leur métier, mais dans le Raz de Sein, le Bag Noz surgit n'importe quand devant eux. Ils sont nombreux à l'avoir vu. Le bateau semble aller à la dérive et être à l'abandon, toutes ses voiles dehors. Si les marins veulent l'aborder, le Bag Noz s'éloigne doucement, incitant les hommes à le suivre imperceptiblement toujours plus près des écueils acérés. Ceux qui l'ont suivi sont tous morts.


Mais souvent, les pêcheurs informés comprennent qu'ils sont face au Bateau de la Nuit et ne le suivent pas. Un signe de croix est alors le plus sûr moyen de se protéger et d'éloigner la mort qui rode devant eux. Pourtant, ils savent tous que le Bag Noz est annonciateur d'un décès prochain. Il ne leur reste plus qu'à rentrer au port et à prier pour la paix des âmes des trépassés. Ils savent que sous peu la mort va encore frapper. Doué da bardono an Anaon ! (Dieu pardonne aux défunts).
Lorsque la tempête se donne en spectacle et que les embruns fouettent les visages, que les granits se transforment en de gigantesques remparts ruisselants et que le Bag Noz pousse des cris lugubres et froids, l'Ankou aime alors quitter sa barque et venir s'asseoir sur un rocher de l'Ile de Sein. Il aime regarder la mer se déchaîner et s'ouvrir en symphonie sur les écueils. Il sait bien que son travail sera rude à la suite de ce spectacle. Il va falloir prendre tous les morts et leur faire traverser la mer, loin, très loin, vers l'Autre Monde où reposent les âmes.


Mise en garde contre l'oubli:
L'Ankou circule la nuit, debout sur un chariot dont les essieux grincent. Ce funèbre convoi est le "karrig an Ankou", char de l'Ankou (ou "Karriguel an Ankou" littéralement brouette de l'Ankou), remplacé par le "Bag nez", bateau de nuit dans les régions du littoral. Entendre grincer les roues du "Karrig an Ankou" ou croiser en chemin le sinistre attelage sont des signes annonciateurs de la mort d'un proche.

L'odeur de bougie, le chant du coq la nuit, les bruits de clochettes sont également interprétés comme des signes annonciateurs de mort. L'implacable Ankou nous met en garde contre l'oubli de notre fin dernière. Ces sentences sont gravées sur les murs d'ossuaires ou églises :
« Je vous tue tous" (Brasparts et La Roche-Maurice),
"Souviens-toi homme que tu es poussière" (La Roche-Maurice)

14:15 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bag noz, ankou, mort, bretagne |
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24.04.2012
95 - LA RESIDENCE DES NAINS (Saint-Nolff, 56)
Il existe à Saint-Nolff, un tumulus qui est la retraite des Boléguans ou Poulpiquets.
Suivant l'abbé Mahé, des Poulpicans s'en servaient comme terriers. On assure qu'autrfois, ce fut leur capitale, et qu'ils y vivaient par milliers.
Mais le malheur des temps a tellement diminué la tribu que c'est à peine si l'on voit deux ou trois de des "nabots" par semaine. Les impiétés que commit le Révolution et les guerres civiles, les firent immigrer avec les nobles du pays, et l'on sait qu'une fois partis, ils ne reviennent plus.

Autrefois, lorsqu'on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit et de dire:
" Poulpican, j'ai perdu tel ou tel objet".
Le lendemain, on le trouvait à la porte.
12:48 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boléguans, poulpiquets, nains, saint-nolff, 56, morbihan |
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23.04.2012
94 - La Légende des Amoureux (Essé, 35)

Jalouse de la réalisation prestigieuse de la Fée Viviane, architecte de La Roche aux Fées, la Fée Carabosse jette un sortilège à tous ceux qui cherchent à connaître le nombre de pierres constituant cette magnifique allée couverte.

Seuls les amoureux, en quête d'un mariage heureux, sont protégés ; s'ils comptent le même nombre de pierres ou si la différence est inférieure à 2, ils se marient dans l'année.

16:47 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : légendes, la légende des amoureux, essé, la roche-aux-fées, 35 |
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93 - Les Fées Constructrices (Essé, 35)

Il était une fois, par une belle nuit étoilée, la Fée Viviane et ses Fées Architectes, qui décidèrent de prouver leur existence en édifiant un monument si extraordinaire que nul ne pourrait en attribuer la construction aux hommes.


Le mystère subsiste, les pierres transportées dans les tabliers des Fées de la Forêt du Theil-de-Bretagne situé à une lieue de là, sont impossibles à dénombrer.
16:43 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fées constructrices, la roche-aux-fées, essé, légende, bretagne |
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22.04.2012
92 - Louise de Bréciliane & les Oiseaux (Comper, 56)

Une légende plus récente que celles de Merlin ou de Diane chasseresse, masi antérieure à la chouanerie, raconte au XIXème siècle, que la demoiselle Louise de Brécilianne, fille de Jallu le tailleur, sorcier de son état, demeurait au château de Comper et y vivait avec des oiseaux qu'elle apprivoisait dnas une cabane de la forêt.
23:45 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE, B3 - La Légende du Roi Arthur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : louise de bréciliane, château de comper, comper |
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91 - L'amour de Merlin pour la Fée Viviane (Comper, 56)
Cette légende rapporte que c'est Merlin le magicien qui créa par amour pour la belle Viviane, son élève, un château en cristal qui se trouve au fond des euax profondes du grand étang entourant le château de Comper. Caché aux yeux des curieux, il n'est visible uniquement par ceux qui y croient.

La fée y éleva le futur chevalier Lancelot lorsqu'il était enfant.
L'origine de cette légende se trouverait dans le reflet du manoir sur les eaux de l'étang.
23:34 Écrit par celtijima dans B - CONTES & LEGENDES de BRETAGNE, B3 - La Légende du Roi Arthur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : merlin, fée viviane, lancelot, château de comper, comper, bretagne, 56 |
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