19/08/2012

Sommaire "Histoire de Breizh"

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1870 - L'Affaire du Camp de Conlie (Guerre de 1870 c. la Prusse)  1870-conlie.html

 

PROCHAINEMENT

1718 - Conspiration de Pontkalek

1675, 4 sept.- Fin de la Révolte des Bonnets Rouges 1675-4-septembre-fin-de-la-revolte-des-bonnets-rouges.html

1675, 4 août - Décret Ass. Nationale abolissant privilèges   1675-4-aout-fin-de-la-revolte-des-bonnets-rouges.html

1539 - Ordonnance de Villers-Cotterets & Conséquences la-resistance-de-la-langue-bretonne.html

1532, 13 août - Edit d'union de Nantes  1532-13-aout-edit-d-union-de-nantes.html

1488, 19 août - Traité de Sablé ou "Traité du Verger" 1488-19-aout-traite-de-sable-traite-du-verger.html

1532, 4 août - Lettre de Vannes   1532-le-4-aout-lettre-de-vannes.html

1488, 28 juillet - Saint-Aubin-du-Cormier

1341 à 1379 - Les Guerres de Succession de Bretagne


919: les Normands sur Guérande

913: Pillage de l'abbaye de Landevennec

908: 2nd Pillage de Nantes par les Nortmanii

890: Bataille de Questembert

878: Pillage de Bourbriac par les Normands

874: Bataille de Rennes (Gurvant c. Pascwetten)

873: Siège d'Angers

869: Bataille d'Avessac (Gurvan c. les Danois)


Flèche début de texte.gif830-996: Invasions Normandes (830-996)hermines fin de texte.gif

856: Siège & Pillage de Vannes (Pascwheten & Erispoë c. Gotfried) 856-siege-pillage-de-vannes-par-les-danois.html

855: Pillage raté de l'Abbaye de Redon (Erispoë c. Sidric & Gotfried) 855-pillage-rate-de-l-abbaye-de-redons-par-les-danois.html 

853: Nouveau Pillage de Nantes (Erispoë & Sidric c. Gotfried)853-nouveau-pillage-de-nantes-par-les-danois.html

843: Prise de Nantes par les Nortmanii  843-prise-de-nantes-par-les-nortmanii.html

Flèche début de texte.gifLuttes contre les Francs (474 à 874)hermines fin de texte.gif

851: Bataille de Jangland  851-bataille-de-jangland-besle.html

850: Nominoë prend Nantes & Rennes  850-nominoe-reprend-nantes-rennes.html

845: Bataille de Ballon (Nominoë c. Charles le Chauve)  845-bataille-de-ballon-nominoe-c-charles-le-chauve.html

844: Nominoë au Mans & dans le Poitou  844-nominoe-au-mans-dans-le-poitevin.html

843: Prise de Nantes par les Nortmanii  843-prise-de-nantes-par-les-nortmanii.html

843: Bataille de Messac (Erispoë c. Renaud)  843-bataille-de-messac-erispoe-c-renaud.html

836: Nominoë contre les Nortmanii 836-nominoe-contre-les-nortmanii.html

830: débarquement Danois à Noirmoutier 830-debarquement-danois-a-noirmoutier.html

825: Rennes (Wiomarc'h c. Comte Lambert)  825-wiomarc-h-contre-lambert-louis-ier-le-pieux.html

818: Bataille de Priziac (le roi Morvan c. Louis Ier le Pieux)  818-bataille-de-priziac-morvan-c-les-francs.html

786-809: Charlemagne contre les Seigneurs Vannetais  786-809-charlemagne-contre-les-bretons.html

753: Pépin III Le Bref prend Vannes  753-pepin-le-bref-c-des-seigneurs-vannetais.html

753 à 937: Les Marches de Bretagne   les-marches-de-bretagne-viiie-siecle.html

635: Bataille du Mans (Judicaël c. Dagobert)  635-bataille-du-mans-judicael-c-dagobert.html

594: Bataille d'Aillion  594-bataille-d-allion.html

 590: Waroc & Canao contre Beppolène & Ebrachaire 590-waroc-beppolene-ebrachaire.html

587: Prise de Rennes & Nantes (Waroc c. Gontran) 587-prise-de-rennes-nantes-waroc-c-gontran.html

578: Bataille de Messac (Waroc c. Chilperic Ier) 578-bataille-de-messac-entre-waroc-chilperic.html

560: Bataille de Ban Aleg (Conomor c. Judual) 560-bataille-de-ban-aleg-entre-conomor-judual.html

558: Bataille de Nostang (Conoo & Chramme c. Clotaire)  558-bataille-de-nostang.html

 

491 à 497: Traité entre Armoricains,Bretons & Francs 491-497-traite-entre-armoricains-bretons-francs.html

491: Clovis prend Blois aux Bretons 491-prise-de-blois-aux-bretons-par-clovis.html

477 à 490: Pillage de Nantes par les Saxons   477-a-490-pillage-de-nantes-par-les-saxons-du-croisic.html

474, 1er mai: Bataille de Carohaise 474-le-1er-mai-bataille-de-carohaise.html

Flèche début de texte.gifPériode Gallo-romaine (-470 à -58 av. J-C)hermines fin de texte.gif

469: Bataille de Deols, Riothime c. Euric 469-bataille-de-deols-riothime-c-euric-roi-des-wisigoths....

451, 23 juin: Aetius & Erec'h contre Attila 451-aetius-erec-h-contre-attila.html

382: Expédition de Maxime en Armorique 382-expedition-de-maxime-en-armorique.html

51 av. J-C: La révolte de Dumnacos la-revolte-de-dumnacos.html

56 av. J-C: Viridorix contre les Romains  56-av-j-c-bataille-des-armoricains-contre-les-romains.html

56 av. J-C: les Vénètes contre les Romains bataille-des-venetes-contre-les-romains-56-av-j-c.html

Au commencement... l'Armorique


1488: Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier

5 dates qui scèlent notre histoire

1488, 19 août - Traité de Sablé (Traité du Verger)

280px-Chateau_du_Verger.JPGChâteau du Verger


Le Traité de Sablé fut signé le 19 août 1488 à Sablé-sur-Sarthe, près d'Angers (49). 

Il est aussi nommé "Traité du Verger", car il fut préparé au château du Verger, propriété de la famille de Rohan, à Seiche-sur-le-Loir (49)

Ce traité fait suite à la défaite de François II, Duc de Bretagne, face  aux troupes de Charles VIII, roi de France, le 28 jullet 1488.

Contexte


200px-Louis_XI_of_France.jpgA la mort de Louis XI, Anne de Beaujeu tient la régence.200px-Anne_Beaujeu.jpg Louis d'Orléans, futur Louis XII n'est alors âgé que de 13 ans et demi.

Les grands féodaux, y voyant une faiblesse de la royauté, veulent profiter de cette période pour récupérer ses prérogatives, et déclenchent la guerre folle à partir de 1485.


 

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Deux campagnes aboutissent en 1487 et 1488 à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, près de Rennes (35).

Le 28 juillet 1488, 6.000 soldats du parti princier trouvent la mort, contre 1.500 morts pour leurs ennemis menés par La Trémoille.

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Louis d'Orléans, futur Louis XII, avait pris parti pour les révoltés - il est fait prisonnier.

 


Les principales clauses du traité de paix 

- Le Duc de Bretagne fera sortir de ses états tous les étrangers en guerre avec le roi,

- Il ne mariera pas ses filles sans l’agrément du roi,

- Le Roi demeure en possession de Saint-Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin-du-Cormier, mais il retire toutes ses troupes de Bretagne en dehors de ces quatre places. Le traité précise que ces 4 places fortes seraient réunies définitivement au domaine royal, si "le duc mariaIt les dites dames sans son consentement", ce qui normalement, les libérait dès la mort du duc.

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Fougères  80px-Blason_Fougères_fr.svg.png

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Saint-Malo

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St-Aubin-du-Cormier




- Le roi n’exige rien pour ses frais de guerre sauf la prise en charge de ceux des garnisons de ces places,

- Le roi devra rendre toutes les autres places bretonnes qui auront été prises par ses troupes par la suite

- Le Duc fera hommage au Roi aussi rapidement que possible

- Les ecclésiastiques, les nobles et autres seront remis en possession de leurs biens en France et en Bretagne,

- Le Duc de Bretagne donnera des otages pour la sûreté de ce traité.

 

tombeau de Francois II.jpgFrançois II meurt des suites d'une chute de cheval, le 9 septembre, trois semaines plus tard.  

200px-Anne_de_Bretagne-Jean_Bourdichon.jpgSa fille, Anne lui succède; Elle est sacrée Duchesse le 10 février 1489, et est promise en mariage à Maximilien 1er du Saint Empire.


Tombeau de François II à Nantes

                                                                                                 Anne de Bretagne


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À peine quinze jours après cette mort Charles VIII somme sa fille Anne d'accepter la tutelle royale et de renoncer au titre de duc jusqu'à ce qu'il ait éclairci les droits des Penthièvre (achetés par Louis XI). Le  conseil du duc répond que la Bretagne s'en tient au  Traité du Verger.                                                        


Charles VIII

                                                                                                                                            

                                                                                                                          Maximilien 1er d'Autriche

mAXIMILIEN 1ER.jpgLa cérémonie a lieu par procuration en décembre 1490. Face à cette violation du traité, l'armée royale intervient et une demande en annulation du mariage est demandé au Pape, lequel acceptera. 


Anne de Bretagne refuse alors tout mariage avec un prince français, elle impose son union au Roi de France Charle VIII. L'union sera proclamée le 6 décembre 1491.

13/08/2012

1532, 13 aoùt - Edit d'Union de Nantes

La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué et signé à Nantes, le 13 août 1532. Il sera enregistré au Parlement de Bretagne le 21 septembre de la même année.

L'Edit d'union de Nantes, ou TRaité du Plessis-Macé, rappelle, entre autres,  la demande orale des Etats de permettre au Dauphin d'être couronné Duc à Rennes, en révoquant les textes antérieurs qui s'y opposent (i.e le contrat de mariage D'anne de Bretagne & Louis)

« François, par la grâce de Dieu Roi de France, usufruitier des pays et Duché de Bretagne, père et légitime administrateur des biens de notre très cher et très aimé fils le Dauphin, Duc et Seigneur propriétaire des dits pays et Duché, savoir faisons à tous présents et à venir que, tenant les États de ce pays et Duché de Bretagne assemblés en notre ville de Vannes, en gros nombre, par la bouche de l'un des prélats étant en cette assemblée (pour et au nom d'eux, et en leur présence) il nous a été très humblement supplié et requis de vouloir permettre à notre très cher et très aimé fils aîné le Dauphin, ici présent, d'être reçu par eux à faire son entrée à Rennes, ville capitale de ce Duché, comme leur Duc et Seigneur propriétaire, requérant que toutes autres choses contraires qui pourraient auparavant avoir été faites au préjudice de ce qui est déclaré ci-dessus, fussent révoquées, cassées et annulées, comme faites sans ce que lesdits gens des États les eussent entendues et consenties ; et que nous eussions à nous réserver l'usufruit et l'administration totale de ce pays et Duché. En outre, ils nous supplièrent que notre plaisir fût d'unir perpétuellement ce pays et Duché de Bretagne à notre Royaume et Couronne de France, afin que jamais ne s'élèvent de guerres, dissensions ou inimitiés entre lesdits pays, et qu'en ce faisant nous eussions à garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et Duché, ainsi que nos prédécesseurs avaient fait jadis, tant par chartres anciennes qu'autrement ; de les y maintenir et garder, et que notre dit très cher fils le Dauphin jurât de le faire également. Et ils nous requirent encore de défendre à tous ceux qui ont pris le nom et les armes de Bretagne à cause de leurs mères, de ne plus les porter et d'ordonner qu'ils aient à mettre une particularité auxdites armes, et que ceux qui sont issus de ladite maison bâtards, hors de loyal mariage, n'aient à porter lesdites armes de Bretagne sans une barre. Après cette réquisition, la requête, signée du procureur et greffier desdits États, nous fut présentée et lue publiquement (les gens des États étant présents) par notre aimé et fidèle conseiller Maître des Requêtes ordinaire Maître Mathieu de Longue-Joue, seigneur d'Yvemy, et dont la teneur s'ensuit :

Au Roi notre Souverain Seigneur usufruitier de ce pays et Duché de Bretagne, père et légitime administrateur de Monseigneur le Dauphin, Duc et Seigneur propriétaire dudit Duché, les gens des trois États dudit pays de Bretagne supplient et requièrent très humblement qu'il vous plaise leur accorder et permettre que Monseigneur le Dauphin, qui est leur Duc et Prince naturel, étant à présent en cedit pays, soit reçu et fasse son entrée à Rennes, qui est le chef de son Duché, comme Duc et Prince propriétaire de ce pays ; requérant, de plus, que toutes les autres choses faites auparavant, contraires à ce qui est énoncé ci-dessus, soient révoquées, cassées et annulées, comme faites sans que lesdits États les aient consenties et entendues, en réservant, toutefois, à vous, sire, l'usufruit et l'administration totale de ce pays. outre, Sire, lesdits gens des trois États vous supplient très humblement qu'il vous plaise unir et joindre perpétuellement lesdits pays et Duché de Bretagne avec le Royaume de France, afin que jamais ne s'élèvent guerre, dissension ou inimitié entre lesdits pays, gardant toutefois et entretenant les droits, libertés et privilèges dudit pays, ainsi qu'il a plu, Sire, à vos Prédécesseurs Rois et Ducs de ce pays, tant par les chartes anciennes qu'autrement, de les y maintenir et garder ; et que mondit seigneur le Dauphin jure de le faire également. De quoi, sire, il vous plaira de leur faire dépêcher vos lettres, patentes. Aussi, sire, ils vous supplient très humblement de défendre à tous ceux qui ont pris le nom de Bretagne à cause de leurs mères, de ne plus les porter, et de mettre une particularité aux armes. De plus, sire, ils vous supplient très humblement d'ordonner que ceux qui sont venus de bâtardise porteront dorénavant une barre en leurs armes, leur enjoignant et défendant, sur grosses peines, de n'en user autrement. La Requête ci-dessus a été lue par moi greffier desdits États, soussigné, à haute et intelligible voix, en l'assemblée et congrégation desdits États, et après avoir été entendue, ouïe et consentie sans aucune contradiction, il a été dit qu'elle sera présentée au Roi pour y ordonner selon son bon plaisir.

Fait en la congrégation et assemblée desdits États en la grande salle du manoir épiscopal de Vannes le quatrième jour d'Août l'an mil cinq cent trente-deux.

signé : R. de la Chasse, procureur, et J. de Saint-Malon, greffier desdits États.

Après laquelle lecture, nous, considérant que le contenu de ladite requête est juste, raisonnable, utile, commode et profitable audit pays, et considérant le soulagement, repos et tranquillité de celui-ci, et que plus grand bien ne lui pourrait advenir, attendu que ledit pays demeurerait en grande et grosse sûreté, ayant le Royaume de France d'un côté, et la mer de l'autre avec des ports dont les entrées sont dangereuses et difficiles, et qu'ainsi il éviterait les inconvénients et les ruines qui se sont produits jadis ; et considérant aussi que le contenu de leur requête était fondé en droit et en raison ; pour ces causes et autres bonnes considérations qui nous y incitent, de notre certaine science, pleine puissance et autorité, nous avons accepté et eu pour agréable le contenu de la requête, et nous avons déclaré et déclarons que notre dit fils aîné est vrai Duc propriétaire dudit pays et Duché de Bretagne, selon la Coutume par laquelle les aînés succèdent audit Duché, et ce, malgré toutes choses contraires qui pourraient auparavant avoir été faites, connue faites contre la Coutume dudit pays, et sans la connaisance et le consentement des gens de sesdits trois États.

Ces choses ainsi faites, nous les avons déclarées et déclarons nulles, et comme telles cassées et révoquées, cassons et révoquons ; et nous voulons, consentons, et il nous plaît, que notredit très cher et très aimé fils aîné, Duc propriétaire de Bretagne, fasse son entrée à Rennes, ville capitale dudit pays, et qu'il y soit reçu et couronné en vrai Duc et Seigneur propriétaire de Bretagne, avec toutes les solennités et autres choses requises qu'il est accoutumé de faire, gardant les louables et anciennes Coutumes dudit pays, et nous réservant, toutefois, l'usufruit et l'administration dudit pays et Duché de Bretagne, à nous laissé par testament par feu de bonne mémoire notre très chère et très aimée compagne Claude de France, Duchesse de Bretagne, unissons et joignons les pays et Duché de Bretagne avec le Royaume et Couronne de France perpétuellement, de sorte qu'ils ne puissent être séparés, ni tomber en divorce, pour quelque chose que ce puisse être. De plus, nous voulons et il nous plaît que les droits et privilèges que ceux audit pays et Duché ont eus jadis, et ont à présent, leur soient gardés et observés sans y rien changer ni innover, dont nous avons ordonné et ordonnons que des Lettres patentes en forme de chartre soient expédiées et délivrées. Et, en outre, nous avons défendu et défendons à toutes personnes, de quelque état, qualité ou condition qu'elles soient, de porter le nom de Bretagne à cause de leurs mères, et aux bâtards de cette maison de porter les armes de Bretagne si ce n'est avec une barre, pour éviter confusion et inconvénient qui pourraient advenir par la suite, et ce, sur peine de confiscation de leurs fiefs. Aussi nous ordonnons par ces présentes à nos aimés et fidèles conseillers, les gens tenant nos cours de Parlement de Paris, de Bretagne, conseil et chancellerie dudit pays, et chambre des comptes de Paris et de Bretagne, et à tous nos sénéchaux, alloués, baillis, prévôts, justiciers et officiers dudit pays, ou leurs lieutenants, de faire lire, publier et enregistrer en leurs cours notre présent édit, afin que nul ne puisse prétendre l'ignorer, et qu'ils le fassent inviolablement observer, et qu'ils punissent sévèrement ceux qui, directement ou indirectement, y porteront atteinte ; car ainsi il nous plaît que ce soit fait, sauf en autres choses notre droit et l'autrui en toutes. Et afin que ce soit toujours chose ferme et stable nous avons fait mettre notre scel à ces présentes.

Donné à Nantes au mois d'Août l'an de grâce mil cinq cent trente-deux, et de notre règne le dix-huitième.

Par le Roi, usufruitier des pays et Duché de Bretagne, Breton. 

Publié en la cour de Parlement le 21 septembre 1532, et au conseil de Bretagne lors séant le 8 décembre audit an. »

 

En résumé:

- Il accorde l'usufruit et l'administration au Roi ;

- Il unie perpétuellement la Bretagne à la couronne de France, pour éviter les guerres entre les deux pays,

- Il rspecte « les droits, libertés et privilèges dudit pays et Duché », en ajoutant que les droits, libertés et privilèges devront être confirmés par une charte.

- Il interdit l'usage du nom et des armes de Bretagne aux autres prétendants.

- Il reprend le texte de la requête écrite qui est dans les mêmes termes que la réquisition orale, déclarant sa volonté dans les mêmes termes, en précisant que l'usufruit et l'administration du duché lui ont été donnés par le testament de Claude.


Le dauphin François, fut couronné à Rennes sous le nom de François III, dès le lendemain, 13 août 1532. Il ne régna pas, François Ier conservant l'usufruit et l'administration du duché. Il mourut 4 ans plus tard, son frère Henri fut alors considéré comme duc et nommé ainsi en Bretagne, mais ne se fit jamais couronner, pas plus que ses successeurs.

 

06/08/2012

1675, 4 septembre - Fin de la Révolte des Bonnets Rouges

Le soulèvement général prévu n'aura pas lieu.

Dans la nuit du 3 au 4, le chef de vile de la révolte, Sébastien Le Balp, est tué par surprise d'un coup d'épée, par son prisonnier, Charles-Maurice de Percin, marquis de Montgaillard. 

04/08/2012

1532, le 4 août - Lettre de Vannes

François, par la grâce de Dieu Roi de France, père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils le Dauohin, Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne, à tous présents et à venir, salut.

Comme en la présente assemblée des Etats desdits pays et Duché tenus et assemblés, nous er notre dit fils le Dauphin présents en nos personnes en cette ville de Vannes, lesdits gens desdits Etats nous ayant très humblement suppliés et requis que, unissant perpétuellement à toujours ce pays et Duché de Bretagne à nos Royaumes et Couronne de France, notre bon plaisir soit de les entretenir, garder et observer dans leurs privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordés par les Ducs de Bretagne nos prédécesseurs, et dont ils ont toujours joui, tant en, l'état de l'Eglise, noblesse et peuple dudit pays, qu'en la Justice, villes, lieux et communautés de celui-ci, et de ces privilèges, exemptions, franchises et libertés leur octroyer et concéder nos lettres de confirmation, et sur ce leur impartir nos grâces et libéralité; savoir faisons que nous, voulantdésirant de tout notre coeur gratifier et favorablement traiter des gens desdits trois Etats, en considération également de l'entière obéissance, singulier amour, loyauté et fidélité qu'ils nous ont toujours portés et portent, et semblablement notre fils le dauphin leur Duc propriétaire, afin qu'en ces loyauté et fidélité ils continuent et persévèrent comme nos bons, loyaux, fidèles sujets, au bien dudit pays et de toute la chose publique de celui-ci, à ces gens des trois Etats, pour ces causes et autres bonnes et grandes considérations qui nous y incitent, nous avons continué, confirmé, loué, ratifié et approuvé, et par la teneur de ces présentes, de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité Royale et Ducale, nous confirmons, louons, ratifions et approuvons tous et chacun les dits privilèges, exemptions, franchises et libertés à eux octroyés et concédés, comme il est dit, par nos dits prédécesseurs Ducs de Bretagne, et dont ils ont toujours joui en chacun desdits Etats, et pareillement au fait et administration de la Justice, villes, lieux et communautés de ces pays et Duché, voulant qu'ils en jouissent dorénavant at par la suite perpétuellement et toujours,ainsi et dans la forme et de la manière qu'ils ont antérieurement bien et dument fait, jouissent et usent encore à présent, réservé toutefois ce que les gens desdits Etats nous pourrons requérir être réformé ou changé pour le bien, profit et utilité dudit pays.

Aussi nous ordonnons par ces mêmes présentes, nos ainés et fidèles lieutenant Général et Gouverneur audit pays, présent et à venir, gens tenant notre Parlement et conseil de Bretagne, sénéchaux, alloués, et à tous nos autres justiciers, officiers et sijets desdits pays et duché, que nos présentes grâces, ratification, approbation et confirmation ils fassent, souffrent et laissent les gens desdits trois Etats jouit et user pleinement et paisiblement , sans leur faire, mettre ou donner, ni souffrir être fait, mis ou donné aucun trouble ou empêchement contraire; car tel est notre plaisir. Et afin que ce soit toujours chose ferme et stable, nous avons fait mettre notre scel à cesdites présentes, sauf en autres choses notre droit et l'aitrui en toutes.

Donné à Vannes au mois d'Août l'an de grâce 1532, et de notre règne le dix-huitième.

 

source: Histoire, Généalogie et Patrimoine à Ploeuc... et ses environs

 
lettre de vannes,4 aout,françois 1erL'union du duché de Bretagne et du royaume de France est un processus politique entamé à la fin des années 1480, à la suite de la guerre folle (dernière révoltes des seigneurs français et voisins de la France), culminant le 13 août 1532, et avec des prolongements jusqu'à la Révolution française.
 
lettre de vannes,4 aout,françois 1er
Au XVème siècle, le duché de Bretagne est une principauté dont les souverains ont une très large autonomie, ils ne sont pas de-facto dépendants du royaume de France. Pour assurer cette indépendance, ils recherchent desa lliances et établissent des relations diplomatiques.
Les Etats voisins de la Bretagne ont toujours tenté de la contrôler, pour elle-même car elle est un des états les plus riches d'Europe, ou pour obtenir des jalons dans le cadre d'un autre conflit. L'élargissement du domaine royal a fait du roi de France un voisin immédiat de la Bretagne à partir de 1203, et plus encore en 1328 et 1482. La mise sous tutelle ou le contrôle direct de la péninsule devient une constante obsessionelle de la politique du royaume de France à l'encontre de la Bretagne, surtout dès 1341, début de la guerre de Succession de Bretagne. La victoire d'un ennemi du roi n'est jamias acceptée de bon gré par le roi de France, les guerres se succèdent...

- L'Angleterre, alliée traditionnelle du Duché de Bretagne et des Montfort, ne peut plus agir sur le continent depuis qu'elle en fut chassée en 1450-1452, la dynastie des Tudor n'a pas encore les moyens intérieurs de se risquer à toute opération d'envergure outre-mer,
- 1477: mort du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, la Bretagne perd là un autre allié,
- 1482: fin de la dynastie d'Anjou: le roi prend ainsi le contrôle de la frontière britto-angevine,
- François II, prince du Val de Loire, irrite la noblesse bretonne: il a conservé de son enfance à la cour de France, de solides attaches avec les princes de Valois. Les nobles jalousent l'influence des Valois et celle du trésorier Pierre Landais. Le manque d'autorité sur sa haute aristocratie et sur son gouvernement prive François II, puis Anne, de soutiens. La noblesse préfère jouer le pouvoir royal contre le duc pour asseoir sa propre autonomie, comme lors de la révolte des grands féodaux lors de la guerre folle.
- La bourgeoisie bretonne de Nantes et Saint-Malo notamment, se détourne de François II, en cause: la fiscalité écrasante.
- 1485: guerre folle: cette dernière révoltes des seigneurs français et voisins de la France contre les empiètements de  Louis XI et de sa fille, la régente Anne de Beaujeu prend fin en 1485, la Bretagne signe une trêve. Mais janvier 1487, le duc d'Orléans se réfugie en Bretagne. En mai, les troupes françaises entrent en Bretagne.
 - 1488, 28 juillet: défaite de Saint-Aubin du Cormier: sera signé le 19 août,  le traité de Sablé dit aussi "traité du Verger" entre François II de Bretagne et Charles VIII de France. La négociation porte sur les droits de succession au duché. Le roi expose les siens: droits achetés par son père à Nicole de Châtillon qui tenait les siens d'une clause de 2nd traité de Guérande.
François II n'a pas de descendance masculine légitime. Ses filles, Anne et Isabeau, sont reconnues héritières des Etats de Bretagne, mais d'autres héritiers potentiels prétendent à la succession: le vicomte de Rohan, Albert d'Albret prince d'Orange, le roi de France en achetant les droits de la famille de Penthièvre.
 
lettre de vannes,4 aout,françois 1er
Principales clauses du traité du verger: voir
 
 
 
 
 

17/07/2012

1870 - L'Affaire du Camp de Conlie

conlie,gambetta,1870,l'affaire de conlie,histoire,prusse,keratryLa guerre de 1870 est une guerre peu connue. Sans doute parceque lui succédèrent les deux conflits mondiaux que furent 1914-1918 et 1939-1945. Et finalement, ce conflit qui n'est pas si éloigné que ça, fut porté à la connaissance de la génération actuelle, à un moment ou à un autre. Pour la plupart, elle se réduit au siège de Paris et de la commune par la Prusse. Les nombreux forts encore présents autour de Paris en sont des vestiges...

La guerre menée par l'armée impériale fut courte, ponctuée par les désastres de Sedan puis de Metz. Ils entraînèrent la disparition de la quasi-totalité de l'armée régulière, Napoléon III abdique, et il s'en suivit la proclamation de la République, le 4 septembre 1870.


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Léon Gambetta, ministre de la guerre du nouveau gouvernement,  voulut poursuivre une "guerre à outrance" avec le rôle des Mobiles et des mouvements de foule parisiens et des batailles pour essayer de roimpre l'encerclement de la capitale (20 sep.1870 - février 1871).

A la chute du 2éme Empire, un Gouvernement provisoire fut constitué : il comprenait plusieurs Bretons, tels que le général Trochu, gouverneur de Paris, le général Le Flô, qui reçoit le portefeuille de la Guerre, Jules Simon, Glais, Bizoin, le comte de Kératry, chargé de la préfecture de police et choisi par Léon Gambetta. Les mobiles bretons, commandés par le Bouëdec, dégagent le gouvernement provisoire, assiégé dans l'Hôtel de Ville de Paris.


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22 Octobre 1870: Emile de Kératry, ancien préfet de police de Paris, propose et obtient de Gambetta, enfui à Tours et représentant le Gouvernement de la Défense Nationale, un décret l'autorisant à former, sous son autorité et sa responsabilité, une Armée de Bretagne autonome (60 000 hommes), destinée à se rendre au secours de Paris. Cette armée s'installe à Conlie, prés du Mans, sur la butte de la Jaunelière. 

 

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3 novembre 1870: arrivée des premiers contingents.


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10 novembre 1870: déjà 25.000  bretons sont rassemblés au camp. 

 Avec un génie de l'organisation extraordinaire, Keratry parvint en quelques semaines à transformer un mamelon situé à Conlie, en arrière du Mans, en un camp retranché imprenable de 500 hectares et à y faire parvenir 80 000 volontaires enthousiastes recrutés dans toute la Bretagne. 

 Ils arboraient sur leurs képis l'hermine bretonne et leur drapeau, offert par le Comité républicain de Nantes, était la bannière ducale.

 

En décidant la création de cette armée autonome, Gambetta était sûrement de bonne foi : le jour où, bien entraînés, ces 80 000 hommes plein d'ardeur auraient été jetés dans la bataille, ils auraient pu renverser le rapport de force sur le front de la Loire... Mais devant le succès même de Keratry, l'efficacité de son action, l'enthousiasme soulevé par ses appels aux Bretons, il prit peur. Dans son esprit étroit de jacobin, un Breton était par définition un chouan et 80 000 chouans sous la conduite d'un général chouan (fut-il député de gauche) étaient un péril pour la République. Alors il conçut un projet abominable : profiter de ce que ces 80 000 hommes qui représentaient les forces vives de la Bretagne étaient concentré dans un camp pour s'en débarrasser. Il suffisait de les laisser dépérir sans soins en arrière des lignes, d'en faire la proie des épidémies, de les exposer sans armes à la mitraille prussienne. 

 Il était prévu d'armer l'Armée de Bretagne avec les surplus de la guerre de Sécession américaine (1861-1865). Les promesses de Gambetta de doter cette armée de l'armement et de l'équipement nécessaires, ne sont pas tenues. 

 

L'arsenal de Brest lui ayant rendu compte qu'il disposait de 3200 chassepots mais n'avait plus de fusil à percussion, il lui donna avec un humour particulièrement noir l'autorisation de livrer des armes à Keratry, mais uniquement des fusils à percussion!

 Ils finissent par recevoir des armes hors d'usage, des cartouches mal calibrées ; les exercices sont faits avec des bâtons, et tout à l'avenant ! toutes les réclamations sont sans effet. A tours, l'on craignait que l'Armée de Bretagne ainsi constituée puisse être une "Armée de Chouans".

 

Gambetta, par dépêche s'adressant à Kératry : "Je vous conjure d'oublier que vous êtes Breton pour ne vous souvenir que de votre qualité de Français !" 

 

Gambetta donna l'ordre de se porter avec 12 000 hommes à la rencontre des Prussiens à Saint-Calais. Il télégraphiait simultanément au directeur de l'arsenal de Rennes pour lui interdire de remettre une seule cartouche à l'armée de Bretagne. C'était envoyer les 12 000 Bretons à la mort... mais l'opération échouât car l'ennemi n'était plus là: il était parti en direction d'Orléans et de la Loire.

 

Dans le Journal du Calvados, J.P.Duval écrit: "Par peur d'une résurrection de la Chouannerie, Gambetta refuse armes et ravitaillement à l'Armée de Bretagne.... qui pourrit dans l'immonde camp de Conlie, dans la Sarthe."

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Les baraquements ne sont pas construits à l’arrivée des mobilisés et des tentes sont établies en urgence.[réf. nécessaire]. Comme le terrain avait été nivelé peu de temps avant l'installation du camp, le piétinement de milliers d’hommes en fait rapidement un bourbier où il est très difficile de se déplacer. Les mauvaises conditions climatiques n'arrangent rien, des pluies torrentielles inondent le camp que les soldats surnomment « Kerfank », la ville de boue en breton. Avec les premières neiges, les maladies se développent : fièvre typhoïde, variole, etc.

La description qu'en fait Gaston Tissandier, de passage le 15 décembre 1870, est éloquente :

« Est-ce bien un camp? C'est plutôt un vaste marécage, une plaine liquéfiée, un lac de boue. Tout ce qu'on a pu dire sur ce camp trop célèbre est au-dessous de la vérité. On y enfonce jusqu'aux genoux dans une pâte molle et humide. Les malheureux mobiles se sont pourvus de sabots et pataugent dans la boue où ils pourraient certainement faire des parties de canots. Ils sont là quarante mille nous dit-on et, tous les jours, on enlève 500 ou 600 malades. Quand il pleut trop fort, on retrouve dans les bas-fonds des baraquements submergés. Il y a eu ces jours derniers quelques soldats engloutis, noyés dans leur lit pendant un orage. »

Le manque d'instructeurs (prisonniers en Allemagne), de matériel, de ravitaillement, provoquent le découragement au sein d'une troupe pourtant largement constituée de volontaires mais livrés à l'oisiveté et à l'ennui.

Dans la débâcle de la guerre franco-prussienne, le ravitaillement en armes et en matériel connait de sérieuses difficultés : pénurie de tentes, de couvertures, de chaussures, etc.

Kerartry, choqué, informe Gambetta à plusieurs reprises. Ce dernier se refuse à l'évacuation, et affirme même ne pas se trouver choqué par ce qu'il constate.

Mal vêtus, contraints de monter leurs tentes dans un terrain récemment labouré, devenu bientôt fangeux, sans aucun approvisionnement, tant alimentaire que d'ordre militaire, ils furent bientôt la proie de maladies (fièvre typhoïde, variole...). Gambetta les considérant comme des Chouans potentiels, il n'équipa qu'une infime fraction des troupes avec à peine plus de 4000 vieux fusils à percussion de types divers parfois rouillés, dont les plus modernes étaient des Springfield de la guerre de Sécession. De plus, ils furent dotés de munitions hétéroclites qui parfois ne correspondaient pas à leurs armes, ou dont la poudre avait été "délavée" par l'humidité et se révélaient incapables de faire feu. Dans le pire des cas, certaines de ces armes explosaient au moment du tir, s'avérant plus dangereuses pour leur servant que pour l'ennemi. Indigné par le sous-équipement de ses troupes et les conditions sanitaires déplorables qui leur étaient imposées, et n'obtenant pas de réponse satisfaisante du Gouvernement de Défense Nationale, Keratry demanda à être relevé de son commandement.

 

conlie,gambetta,1870,l'affaire de conlie,histoire,prusse,keratry Camp américain (près de la Gare)


Observation d'un journaliste du Times:

"... L'aspect des troupes que j'ai rencontrées aujourd'hui était déplorable. Leurs armes rouillées paraissaient hors d'etat de servie. Plusieurs marchaient sans chaussures, un grand nombre paraissaient exténués e leur cavalerie était dans un état pire nque l'infanterie s'il est possible. Bien souvent, c'est le cavalier qui aide le cheval à avancer...."

 

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23 novembre 1870: combat de La Fourche en la commune de Coulonges-les-Sablons. Gambetta décide l’envoi de 12 000 des hommes du camp de Conlie, armés de seulement 4 000 carabines en mauvais état et de munitions d'un calibre inadéquat contre le Ier corps bavarois du duc de Mecklembourg. Le général de Kératry envoie les mieux équipés et les moins fatigués de ses hommes, formant la division de marche de Bretagne (4e division du 21e corps), commandée par le général Gougeard.

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24 novembre 1870: arrivée de 4.000 carabines Spencer mais les munitions sont inadéquates.

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26 novembre 1870: La division arrive à Yvré-l'Évêque, lance une reconnaissance jusqu’à Bouloire. Le combat n’a pas lieu, les Prussiens s’étant esquivés.

Gambetta décida de mettre fin à l'indépendance de l'armée de Bretagne et de placer Keratry sous les ordres du général Jaurès. Keratry démissionna aussitôt; Gambetta le fit remplacer par le capitaine de vaisseau Marivault.
 

La polémique commence à faire rage dans les journaux et le général de Kératry démissionne, remplacé par le général de Marivault qui ordonne immédiatement une première évacuation, contre les ordres de Gambetta (qui ne signera la première autorisation que quelques jours plus tard).

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7 décembre 1870: le Général de Marivault est nommé commandant du camp. Il y arrivera le 10. Il est de suite atterré par ce qu'il voit. Il écrira le 22 décembre à Gambetta:

 

" j'ai trouvé 46.000 hommes désarmés, mal vêtus, non chaussés, sans campement (les baraquements promis n'ont jamais été montés et la troupe pour plus de 90% couche sous des tentes, ils ont comme matelas de la vieille paille) et sans solde,paralysés dans un marais où toute leur énergie consiste à se tenir debout et à se tenir secs...!"

 

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 Il décide alors, malgré l'administration et Gambetta, d'évacuer les soldats bretons du camp vers les départements bretons. On lui imposera tout de même, de garder les mobilisés d'Ile-et-Vilaine, lesquels seront portés à la pointe de la défense française, alors qu'ils ne devaient former qu'une armée de réserve. sacrifiés à la Tuilerie.

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20 décembre 1870: Dès le lendemain, les 15.000 soldats les plus faibles se replient sur Rennes. Les plus malades sont renvoyés dans leurs familles. Le scandale prend plus d'ampleur, devant l’état des hommes qui rentrent chez eux.

 

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24 décembre: Marivault reçut, par télégraphe, l'ordre exprès d'arrêter l'évacuation du camp, sous peine de conseillde guerre, par le ministère de la guerre: il n'en eut cure ! Chaque jour les hommes des 12 bataillons des Côtes du nord quittèrent Conlie pour Laval, Vitre, Fougère. Le 24 décembre à minuit, les Moribiannais assistèrent, dans la grande prairie qui avoisine l'étang en forêt de Sille le Guillaume, à la messe de Noël !

 

Gambetta trouva encore de bonnes raisons administratives pour suspendre les fournitures de vivres, tout en prescrivant :"il ne faut quitter le camp sous aucun prétexte."

 

 

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Décembre 1870: les mobilisés d'Ile-et-Vilaine s'en vont au "casse-pipe" avec la 2ème armée de la Loire, avec un armement totalement dérisoire face à des forces prussiennes en nombre très supérieur. Et voilà, ce qui devait arriver arriva. Chanzy vaincu au Mans déclare que "la bataille a été perdue par la faute des Bretons".

 

Les quelques généraux comme Gougeard, Chanzy par la suite et Marivault ne furent pas dupes de l'imbecilité des ordres donnés par le gouvernement, reconnurent la vaillance des mobilisés Bretons et le calvaire qui fut le leur pendant à peine...2 mois ! De plus, après la démission de Keratry, une décision ministérielle, en date du 1er décembre, priva l'armée de Bretagne de tout crédit. Les caisses étaient vides, les subsides coupées ,la solde plus payée ,les fournisseurs plus réglés ,l'armée de Bretagne vivait sur ses propres réserves. L'armée de Bretagne "Agonisait"! qu'importnte ces Bretonss n'étaient-ils pas fait pour de la chair à canon...? Malgré tout et contre toute évidence des soldats arrivèrent jusqu'au 10 janvier 1871...!

 

 Puis c'est la retraite, avec les victoires à Sillé et Saint-Jean-sur-Erve. L'armée s'y réorganise.

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11 & 12 janvier 1871: déroute du Mans. La veille de la bataille, Gambetta, les considérant comme étant des Chouans potentiels fournit aux 19 000 hommes restant des fusils Springfield rouillés et des cartouches avariées. Dans certains cas, certaines de ces armes explosaient au moment du tir. Le général Chanzy rejette la responsabilité de la défaite aux hommes de Conlie. En effet, c’est sur leur position de la Tuilerie que les Prussiens font porter leur effort décisif, qui décide de la victoire. Les soldats français, épuisés par deux mois de privations, mal armés, presque pas préparés, sont taillés en pièces dans la nuit du 11 au 12 par la 20e division prussienne du général von Krautz-Koschlau.

Par la suite, le général de Lalande déclare devant une commission d'enquête parlementaire :
«  Je crois que nous avons été sacrifiés. Pourquoi? Je n'en sais rien. Mais j'affirme qu'on n'aurait pas dû nous envoyer là, parce que l'on devait savoir que nous n'étions pas armés pour faire face à des troupes régulières. »

Henri Monnié, mobilisé de Nantes, rapporteur du service sanitaire: " ... pendant toute la durée du camp, du 6 nov 1870 au 7 janvier 1871, sur près de 60.000 hommes qui y passèrent, il entra en tout aux ambulances, 1942 malades, dont 143 morts. 1433 évacués, 208 réformés et 70 congédiés."
 
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13 janvier: le camp fut définitivement abandonné. Le soldat Suzor arrivé le 18 novembre 1870 le quitta dans l'apm ! Les troupes qui quittèrent le camp s'arrêteront à Assé-le-Beranger, puis poursuivirent leur route sur la Bretagne.

 

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14 janvier 1871: Le camp de Conlie est atteint par les Prussiens. Un détachement commandé par le colonel de Lehman du 10 ème corps d'armée de la 2eme armée Allemande trouva le camp évacué ,ils capturerent 8.ooo fusils ,5 millions de cartouches, un canon et des affuts. Ils feront sauter les fortifications et quittent la commune, le 6 mars.
 

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26 janvier 1871: signature de l'Armistice.

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6 février 1871: rapport officiel du Ministère de l'intérieur

 

Officiers d'état major : 18 et 20 chevaux

Génie : 20 0fficiers,257 Soldats.

Comptabilité et trésorie : 11 Officiers.

Aumôniers : 12.

Remonte : 5 Officiers,96 Soldats,126 Chevaux et 47 Mulets.

Vétérinaires : 8 Officiers,9 Soldats,5 Chevaux.

Ambulances : 44 Officiers,54 Soldats,25 Chevaux.

Commissariat general : 10 Officiers,134 Soldats.

Gendarmeries : 2 Officiers,47 Soldats,23 Chevaux.

3 ème Cuirs : 6 Officiers,135 Soldats et 129 Chevaux.

19 ème Chasseurs : 3 Officiers,291 Soldats.

Artillerie : 20 Officiers,437 Soldats,33 Chevaux.

Francs-Tireurs de Brest : 5 Officiers,71 Soldats.

Cotes du Nord = 244 Officiers,7925 Soldats..

Finistère = 249 Officiers,7884 Soldats.

Mobiles de Quimper = 1 Officiers, 141 Soldats.

Morbihan = 251 Officiers,6804 Soldats.

Ille et Vilaine = 215 Officiers,11042 Soldats.

Loire Inférieur = 232 Officiers,7317 Soldats.

                         Et,

Mobiles de la Mayenne = Officiers 3,Soldats 161.

Mobiles de Saint Nazaire = 26 Officiers,687 Soldats.

Mobiles de Paimboeuf = 32 Officiers,849 Soldats.

Mobiles de la Trinité = 23 Officiers,635 Soldats.

                       "ET...!"

Haute Garonne = 23 Officiers et 1132 Soldats.

Total des troupes réunis au camp = 40359 Officiers et Soldats.

Division de marche = 13424 Officiers et Soldats.


Denis Marion de Procé.

 

 

 

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7 mars 1871: dissolution de l'Armée de Bretagne, puis le retrour au pays des troupes bretonnes.

 

La décapitation de sa jeunesse, le sacrifice criminel de tant de ses fils provoqua en Bretagne stupeur et colère. En tant que député d'Ille-et-Vilaine, l'historien La Borderie (1827-1901) rédigea un rapport accablant pour Gambetta, sur Le Camp de Conlie et l'Armée de Bretagne.

Ce rapport fut publié sous forme d'un condensé de 124 pages dans les publications parlementaires du Paris-Journal en 1874 (rédigées en 1872) sous le titre Rapport fait au nom de la Commission d'enquête sur les Actes du Gouvernement de la Défense nationale:

 "... Aux brumes et aux premières pluies d'hiver avaient succédé les glaces, les neiges, le verglas, et ensuite d'affreux dégels, dont les eaux ruisselantes, inépuisables, ne pouvant être absorbées par un sous-sol argileux, détrempaient si complètement la couche supérieure du sol., que cet humus semi-liquiden remué déjà par un labour récent, délayé par les pieds de 50.000 hommes, finit par former un vrai cloaque. On n'y pouvait faire un pas sans enfoncer à mi-jambe. Non seulement l'exercice y était impossible, masi les corvées indispensables pour les vivres, l'eau, le bois, la paille, y devenaient d'une difficulté exprême. L'humidité pénétrait sous toutes les tentes, dont plusieurs furent envahies, en diverses circonstances, par de véritables inondations..."

 

conlie,gambetta,1870,l'affaire de conlie,histoire,prusse,keratryMais tout s'oublie puisqu'il s'est trouvé depuis des municipalités bretonnes assez ignorantes en histoire pour donner à leurs rues ou places le nom de Gambetta. 

  

*****

Près de 60.000 bretons des cinq départements furent ainsi rassemblés dans le camp de Conlie. 

De novembre 1870 à janvier 1871 il y eut 131 morts, mais ce chiffre fait encore débat.

2 000 des 60 000 soldats qui y sont passés ont dû être envoyés à l’infirmerie.

 


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1873: "croix des bretons" édifiée dans le cimetière de Conlie. Y sont inscrits tous les noms des morts de la 1ere Armée de Bretagne, ainsi que le carré.

 

  


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1913, 11 mai: Un monument est inauguré sur la colline de la Jaunelière et une plaque commémorative y sera apposée le 14 février 1971, lors du centenaire.

 

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" 1871 D'AR VRETONED TRUBARDET E KERFANK CONLIE DALC'HOMP SONJ 1971" 
 
" aux Breton trahis au village de boue de Conlie. Souvenons-nous"

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Sources

 

Paul Tailliez, l'histoire du camp de Conlie,Le Mans,Monnoyer, 1913.

 

Philippe Le MOING-KERRAND, "le camp de Conlie", 2000, édité chez l'auteur.

 

Bernarg Giovanagelli (bged@wanadoo.fr)

 

Henri Ortholan, "l'armée de la Loire".

 

Ambassade de Bretagne

 

 

 

 

06/07/2012

La Résistance de la Langue Bretonne

hermines début de texte.gif1539, 10 et 15 août - Ordonnance de François Ier, Villers-Cotterêts

L'ordonnance comprend 192 articles. Cette ordonnance interdit au breton d'être utilisé dans les documents juridiques et commerciaux, ni même dans la publicité. Jusque là, les actes légaux et noatriés étaient rédigés en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l'époque.

Art. 111: «Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement».

Autrement dit, les affiches de festoù-noz (pour fêtes de nuit) qui sont rédigées en breton, sont des documents illégaux.

Formellement, la langue bretonne, et les personnes parlant le breton, sont "hors-la-loi". La République Française est conue pour sa reconnaissance des droits des minorités ethniques et linguistiques dans le monde entier, mais c'est loin d'être le cas pour ce qui concerne son propre territoire.

Les représentants de la France, ont toujours refusé de signer l'article 27 de la Déclaration des Droits Civils et Politiques, car cela obligerait l'Etat français à respecter les droits linguistiques des bretonnants. Il en sera de même pour la ratification de la Charte Européenne des Langues Minoritaires Autochtones.

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1822

"Aujourd'hui, le bas-breton, le basque, le gaélique, meurent de cabane en cabane, à mesure que meurent les chevriers et les laboureurs"

CHATEAUBRIANT, Mémoires d'Outre-Tombe, 1848


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1831

"La Basse-Bretagne, je ne cesse de le dire, est une contrée à part qui n'est plus la France. Ecxeptez en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial. Je n'avance rien d'exagéré. Créons pour l'amélioration de la race bretonne, quelques unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en l'accordant la première communion qu'aux seuls enfants parlant le français."

Auguste ROMIEU, sous-préfet de Kemperlé

"Il faut, par tous les moyens possibles, favoriser l'appauvrissement du breton, jusqu'au point où, d'une commune à l'autre, on ne puisse pas s'entendre (...), car alors la nécessité de communication obligera le paysan d'apprendre le français. Il faut absolument détruire le langage breton. "

Lettre des Préfets des Côtes du Nord et du Finistère                                                         à MONTALIVET, ministre de l'Instruction Publique. 

"Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au-dessus de l'homme sauvage. Le paysan y est d'une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d'Hottentots (...) En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois."

Malte BRUN, Les jeunes voyageurs en France

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1835

"Croyez-moi, Monsieur, le catalan qui me faisait tant enrager n'est qu'un jeu d'enfant auprès du bas-breton. C'est une langue que celle-là. On peut la parler fort bien, je crois, avec un bâillon dans la bouche, car il n'y a que les entrailles qui paraissent se contracter quand on cause en bas breton. Il y a surtout l'h et le c'h qui laissent loin derrière la jota espagnole. Les gens qui parlent cette belle langue sont bons diables, mais horriblement sales (...) On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier, et la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou."

Prosper MERIMEE, Lettre à Jaubert de Passa

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1836

"Vous saurez d'abord que c'est vers la Bretagne, la douce et la bretonnante, que sont dirigées les courses cette année (...) Quant aux naturels du pays hélas! C'est la province sans soleil. Croiriez vous que j'ai fait quatre cent lieues en Bretagne sans déboutonner ma braguette. Impossible de toucher sans pincette les personnes du sexe de Brest, Morlaix, Saint Brieux, Rennes, Vannes, Quimper. Ce n'est qu'à Nantes que la Providnce m'a envoyé soulagement (...) Au lieu de votre joli patois dont on comprend toujours quelque chose, c'est une langue que le diable a inventée que l'on parle là-bas et qui n'a pas moins de quatre dialectes très différents. Lavarèt d'in pélec'h azô ünenbennak ago zéfé gâllec ? Voilà tout ce que j'ai pu apprendre à dire m'écorchant le gosier: Dites moi où il y a quelqu'un qui parle le français. Jamais, à moins qu'on ne lui fasse une opération chirurgicale, un Provençal ne prononcera Pélèc'h. Mngez une olive crue, et en crachant, vous ferez un bruit approchant ce c'h. Par dessus le marché, ces sauvages ne m'ont-ils pas persécuté dans leurs journaux, m'accusant d'avoir enlevé d'autorité à leur province un manuscrit d'un certain barde du Vème siècle, Guiclan ou Guinclan, manuscrit que j'ai cherché partout inutilement et dont j'ai appris  l'existence à la plupart de leurs doctes."

Prosper MERIMEE, Lettre à Requien

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1842

Le Recteur approuve le règlement pour les écoles primaires élémentaires de l'arrondissement de Lorient, disposant entre autres:

"Art.21. Il est défendu aux élèves de parler breton, même pendant la récréation et de proférer aucune parole grossière. Aucun livre breton ne devra être admis ni toléré."

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1845

"Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne."

Un sous-préfet du Finistère, Discours aux instituteurs

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1866

"Le Tribut de Nomenoe (du Barzaz Breiz) est un poème de 140 vers, plsu grand que l'Illiade, plus beau, plus parfait qu'aucun chef d'oeuvre sorti de l'esprit humain. (...) En vérité, aucun de ceux qui tiennent une plume ne devrait rencontrer un Breton sans lui ôter son chapeau."

George SAND, Promenades autour d'un Village

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1874

" Si l'on veut comprendre la Vendée, qu'on se figure cet antagonisme: d'un côté, al Révolution française, de l'autre le paysan breton. En face de ces évènements incomparables, menace immense de tous les bienfaits à la fois, accès de colère de la civilisation, excès du progrès, amélioration démesurée et initelligente, qu'on place ce sauvage grave et singulier, cet homme à l'oeil clairet aux longs cheveux, vivant de lait et de châtaignes, borné à son toît de chaume, à sa haie et à son fossé, distinguant chaque hameau du voisinnage au son de sa cloche, ne se servant de l'eau que pour boire, ayant sur le dos une veste de cuir avec des arabesques de soie, inculte et brodé, tatouant ses habits comme ses ancêtres les Celtes avaient tatoué leurs visages, respectant son maître dans son bourreau, parlant une langue morte, ce qui est faire 'habiter une tombe à sa pensée, piquant ses boeufs, aiguisant sa faux, sarclant son blé noir, pétrissant sa galette de sarrasin, vénérant sa charrue d'abord, sa grand-mère ensuite, croyant à la Sainte Vierge et à la Dame Blanche, dévot à l'autel et aussi à la heute pierre pystérieuse debout au milieu de la lande, laboureur dans la plaine, pêcheur sur la côte, braconnier dans le hallier, aimant ses rois, ses seigneurs, ses prêtres, ses poux; pensif, immobile, souvent des heures entières nsur la grande grève déserte, sombre écouteur de la mer.

Et qu'on se demande si cet aveugle pouvait accepter cette clarté (...)"

Victor HUGO, Quatre-Vingt Treize

"La Bretagne est une vieille rebelle. Toutes les fois qu'elle s'était révoltée pendant deux mille ans, elle avait eu raison; la dernière fois, elle a eu tort. Et pourtant au fond, contre la Révolution comme contre la Monarchie, contre les représentants en mission comme contre les gouverneurs ducs et pairs, contre la planche aux assignats comme contre la ferme des gabelles, quels que fussent les personnages combattant, Nicolas Rapin, François de La Noue, le capitaine Pluviaut et la dame de La Garnache, ou Stofflet, Coquereau et Lechandelier de Pierreville, sous M. de Rohan contre le roi et sous M. de La Rochejaquelein pour le roi, c'était toujours la même guerre que la Bretagne faisait, la guerre de l'esprit local contre l'esprit central."

Victor HUGO, Quatre-Vingt Treize

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1880

Naissance de l'enseignement gratuit, laïque, francophone et obligatoire, crée par Jules FERRY

L'article 14 du règlement modèle ndes écoles primaires reprend l'article 29 du règlement de 1850, et exclut la langue bretonne de l'école. C'est le premier coup porté contre la langue bretonne. L'école, catholique ou républicaine, ignore le breton dans l'enseignement, dénigre ses utilisateurs et persécute les enfants bretonnants par l'utilisation du "symbole" ou de la "vache", traumatisant des générations de bretonnants et préparant l'éradication de la langue.

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1888

"Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu'il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il parauge toute la journée par les chemins, mange à l'écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas (...) S'il a huit ans d'âge physiquement, il en a trois àpeine pour le développement intellectuel. Y a-t-il lieu, dans ces conditions, de tenir compte des quelques mots bretons qui lui ont suffi pour traîner jusque là une vie rudimentaire ? Je ne le crois pas. Mieux vaut admettre qu'il ne sait rien et commencer par le commencement, comme on fait à l'école maternelle."

Poitrineau, Inspecteur d'Académie à Vannes

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1897

François JAFFRENNOU, dit Taldir, compose le Bro Goz Ma Zadou, sur l'air de l'hymne national gallois (composé en 1846 par William James). Il devient l'hymne national breton.

"Un principe qui ne saurait jamais fléchir: pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation."

DAUSIMONT, inspecteur d'académie, Discours aux instituteurs

 

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1902

"L'école ni le régiment n'ont encore sensiblement atténué l'emploi du "bresoneck" qui reste langue courante usuelle de toute la Basse-Bretagne."

SERIS, L'enseignement du Français dans les écoles bretonnantes du Finistère,

La Revue Pédagogique, 15 mars 1902

"A la campagne, parler français c'est se faire remarquer et passer pour un étranger. De fait, c'est en breton que le recteur (curé) prêche, confesse, donne ses instructions, en breton que se traitent les affaires au marché, en breton que délibèrent la plupart des conseils municipaux (...) le breton reste la langue du foyer."

SERIS

"Que l'Eglise n'accorde la première communion qu'aux seuls enfants parlant français."

DANTZER, inspecteur d'académie, Discour devant le Conseil Général du Morbihan


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1902, 23 septembre

Emile COMBES, président du Conseil, adresse aux préfets des départements du Finistère, Morbihan et Côtes du Nord (Côtes d'Armor actuelles), une instruction interdisant aux curés d'enseigner le catéchisme et de prononcer leurs sermons en breton dans les églises. Le breton fait les frais de la guerre idéologique que mène l'Etat républicain contre le clergé catholique. C'est le deuxième grand coup porté à la langue bretonne.

"Les prêtres bretons veulent tenir leurs ouailles dans l'ignorance en s'opposant à la diffusion de l'enseigenement et en utilisant que la langue bretonne dans les instructions religieuses et le catéchisme. Les Bretons ne seront républicains que lorsqau'ils parleront le français."

Emile COMBES, président du Conseil

 

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1914

Le gouvernement français fait imprimer des affiches demandant aux Bretons de lui confier leur or pour soutenir l'effort de guerre.

Le soldat François LAURENT, de Melioneg, refuse un ordre qu'il n'avait pas compris car bretonnant: il est fusillé. Certains y voient l'abusrdité de cette guerre, d'autres la nécessité de franciser les bretons pour l'efficacité de l'armée française.

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1914-1918

La population masculine bretonnante rescapée des massacres, ayant subi 4 années de traumatismes physiques et psychiques et de francisation aux armées, reviendra au pays, dans leurs familles, contribuant à la francisation au coeur même des familles bretronnantes. Troisième coup porté à la langue bretonne.

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1925, 19 juillet

Exposition Universelle de Paris, inauguration du pavillon de la Bretagne:

"Pour l'unité linguistique de la France, la langue bretonne doit disparaître."

Anatole de MONZIE, ministre de l'Instruction Publique."

S'il était parmi nous aujourd'hui, nul doute qu'il prônerait une unité linguistique pour l'Europe. En dirait-il autant pour la disparition de la langue française pour le bénéfice d'une unité linguistique européeenne ?

 

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1932

Le groupe clandestin Gwenn-ha-Du fait sauter le monument commémorant l'union de la Bretagne à la France, à ma mairie de Rennes. Cet acte provoque la répression policière contre le mouvement culture, qui amènera le PCF à soutenir les revendications culturelles retonnes.

"La seule réponse à faire aux revendications linguistiques bretonnes, c'est d'emprisonner tous ceux qui les formulent."

Albert DALIMIER, ministre du Travail & ministre de la Justice,

Discours à Tréboul, 11 sept.1932


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1941, 30 juin - Décret PETAIN n°2727/2736

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La Loire-Inférieure (Loire-Atlantique actuelle) est retirée de sa région d'origine, la Bretagne. Unanimement attestée depuis près de onze siècle, ce décret appuyé par aucun référendum, renie toute une page d'histoire.


L'arrêté CARCOPINO autorisde l'enseignement du breton, à raison d'une heure et demie facultative, mais il faudra attendrev 1942 pour que l'on pense à rémunérer les enseignants.

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1948

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme: elle reconnaît la liberté d'expression sans discrimination de langue.

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1951

La loi DEIXONNE autorise l'enseignement du breton, basé sur le volontariat des enseignants et des élèves. Le manque de formation des enseignants assure l'inefficacité de la loi.

Malgré plusieurs tentaives de gauche ou du centre, il n'y aura pas d'autres lois votées pour assurer la promotion ou la reconnaissance de l'existence de la langue bretonne.

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1955, 30 juin - Décret PFIMLIN

Création de la région "Pays-de-Loire", entérinant la partition de la Bretagne, excluant la Vendée de sa région historique "Vendée-Poitou-Charente". Nantes devient capitale de cette région artificielle.

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1958, 3 juillet - Constitution de la Vème République

"la langue de la République est le français (...) les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France."


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1972

"Il n'y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France destinée à marquer l'Europe de son sceau."

George POMPIDOU, Président de la République Française

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1978

A Ploërmel, Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République (1974-1981) annonce l'octroi de la "Charte Culturelle Bretonne".

"La présente Charte constitue de la part de l'Etat (...) un acte de reconnaissance de la personnalité culturelle de la Bretagne et l'engagement d'en garantir le plein épanouissement."

Charte Culturelle

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1981

Proposition de loi LE PENSEC, concernant le statut officiel pour le breton et les autres langues dites "régionales".

" Au delà des bonnes paroles il faut des actes (...) Le temps est venu d'un statut des langues et cultures de France. Le temps est venu de leur ouvrir grandes les portes de l'école, de créer des sociétés régionales de radio et télévision permettant leur diffusion, de leur accorder toute a place qu'elles méritent dans la vie publique."

François MITTERAND, Discours de campagne présidentielle, à Lorient,

Président de la République Française (1981-1995)

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1985

"Ce n'est pas rendre service à des enfants que de les enseigner dans une langue qui n'a pas d'avenir".

Jean-Pierre CHEVENEMENT, ministre de l'Education Nationale

Création du CAPES de breton, permettant de recruter des enseignants pour les établissements secondaires.

" Monsieur LANG ayant créer un Capes de patois breton, pourquoi ne pas créer un Capes de mendicité ? Il y a une culture à préserver, comme on dit de nos jours."

Jean DUTOURD, France-Soir Magazine, Novembre 1985

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1989

Création du DEUG de breton

"Le breton, plus on en parle, moins on ne le parle."

Didier EUGENE, directeur de la page Bretagne, Ouest-France, 1er août 1989

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1990

La France signe la Convention Internationale relative aux droits de l'Enfant. Cependant, elle émet une réserve à propos de l'article 30, concernant les droits des enfants des minorités ethniques et linguistiques, sous le prétexte que la Constitution ne reconnaît pas l'existence de minorités sur son sol.

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1992

Modification de l'article 2 de la Constitution de la Vème République. La langue bretonne devient anticonstitutionnelle.

"Le français est la langue de la République"

Article 2, Constitution de la Vème République Française

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1999

Pierre MOSCOVICI, ministre des Affaires Européennes du gouvernemenbt socialiste de Lionel JOSPIN, signe la Charte des Langues Européennes.

Jacques CHIRAC, Président de la République (1995-2007) saisit le Conseil Constitutionnel, lequel déclare cette signature non conforme à l'article 2 de la Constitution.

Refusant de modifier cet article, la Charte ne peut être ratifiée.

Création de Ofis ar Brezhoneg

"Si des langues régionales étaient menacées, je serai le premier à les défendre."

Georges SARRE, députe MDC de Paris

"Non aux identités factices."

Jean-Pierre CHEVENEMENT, ministre de l'Intérieur

"Personne en Bretagne ne croit à la possibilité de sauver le breton."

Jean DU & Yves LE BERRE, enseignants de breton, Université de Bretagne Occidentale            Colloque à la Sorbonne.








 

 




 

28/05/2012

855: Pillage raté de l'Abbaye de Redon (Erispoë c. Sidric & Gotfried)

 

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Période: Invasions Normandes (830-996)

Lieux: Redon

Conflit: chassé de Nantes, les Danois remontent la Vilaine, direction l'abbaye de Redon



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                                                                                           Erispoë

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Sidric

Gotfried

300 drakkars





hermines début de texte.gifAprès la perte de l'île de Bièce et pour se venger des Bretons qui en ont été la cause, le Danois Gotfried  remonte avec près de 300 drakkars la Vilaine, décidant d'aller piller l'abbaye Saint-Sauveur de Redon.

La présence de Sidric n'est pas une certitude. Il  est supposé par certains historiens que Sidric était en partance via la Seine. Mais dans le cas où sa présence était effectivement aux côtés de Gotfried, cela signifierait que le nombre de drakkars remontant la Vilaine serait de près de 600.

 

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Arrivés à quelques kilomètres de Redon, un violent orage de déchaîne et contraint les assaillants à s'arrêter. La légende veut que ce soit les moines de l'abbaye terrorisés, qui aient invoqué avec foi et succès, un châtiment céleste à la mesure des mauvaises intentions des Danois. Le message est bien compris, car ces derniers impressionnés, font demi-tour, épargnant ainsi un terrible carnage à l'abbaye. 

Peut-être faut-il y voir le résultat d'une habile négociation monnayée avec les Normands, tels qu'il soit courant d'en user en pareil cas. Il semble que la négociation fut fructueuse pour les moines de l'abbaye, car ele permit de payer aussi, les rançons de Pascweten,, gendre de Salomon et de l'évêque de Vannes, qui étaient tombés entre les griffes des Danois lors de précédentes expéditions.

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Conséquences

L'abbaye de Redon est miraculeusement épargnée. Elle garda tout son prestige vis-à-vis de la population et des pirates danois. Mais ceci ne l'empêcha pas d'envisager l'exode quelques années plus tard.

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853: Nouveau Pillage de Nantes (Erispoë & Sidric c. Gotfried)

 

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Période: Invasions Normandes (830-996)

Lieux: ville de Nantes , île de Bièce (Beaulieu)



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Erispoë

Sidric, cousin du roi Lotric de Danemark

105 drakkars

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Gotfried (Godefroy), Général Danois

200 drakkars


 

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hermines début de texte.gif853, juillet: une nouvelle troupe de Danois, qui avait déjà ravagé les bords de la Seine jsuqu'à Rouen, rentre dans la Loire, conduits par leur chef Gotfried, comptant y faire de nouvelles prises. Ils s'emparent de la vile de Nantes, en partie abandonnée et détruite depuis la prise de 843. Ils pillent ce qui reste, et installent leur quartier général dans l'île de Bièce, actuelle île Beaulieu. Ils y construisent un fort et des magasins pour y conserver leurs vicres et leur butin. 

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854: quelques mois plus tard, une aure flotte danoise arrive sur les bords de l'île de Bièce, ayant le même dessein. Tentés par le butin qui s'y trouve, ils se disposent à en faire le siège. Mais leur chef, Sidric, se sentant en état d'infériorité numérique, fait appel à... Erispoë pour vaincre son rival.

Erispoë y consent et lui confie une partie de ses troupes moyennant la promesse, en cas de succès, que Sidric restituera l'île de Bièce aux Bretons. Le combat s'engage aussitôt et l'île est assaillie de tous côtés de la pointe du jour au crépuscule avec des pertes très importantes dans les deux camps. 

Se sentant très affaiblis, les Danois de Gotfried craignent une seconde attaque qui serait très destructrice pour eux. Ils proposent donc à Sidric un partage de leur trésor. Sidric, blessé au cours de la bataille, accepte la proposition, et passe du côté de ses adversaires, établissant un accord pour faire cesser les combats.

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Conséquences

Une fois le partage fait, les Danois abandonnèrent Nantes, mais ne quittent pas la Loire pour autant. Ils continuent d'y excercer les mêmes méfaits.

Les Bretons quant à eux, récupèrent Bièce et peuvent retournent chez eux, mais la ville de Nantes et sa cathédrale ne sont que champs de ruines. Elles resteront en l'état pour longtemps.


21/05/2012

851: Bataille de Jangland-Beslé (Erispoë c. Charles le Chauve)


Période: lutte contre les Francs (474-874)

Lieux: lande du Haut Jangland, Pays de Redon


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Conflit: Nominoë venait de prendre la ville du Mans et se dirigeait vers Chartres lorsqu'il mourut subitement, le 7 mars 851. Certains historiens rapportent qu'il fut sans doute empoisonné par le Comte Lambert. Mais Erispoë prend les suites de son père. Il continue ses attaque srépétées contre les territoires francs. Charles le Chauve est décidé de faire rentrer le fils de Nominoë dans le rang, en organisant une expédition vers la Bretagne, dès le début de l'été.


image-001,24,001,3512-erispoee.jpgErispoë

cavalerie


                                           823-877 CharlesChauve.jpgCharles II le Chauve,

                                         Conte Vivien de Tours,

                                       Comte Gauzbert le Jeune,

                                                                    Comtes Hilmerad,

                                                                         Comte Palatin.

                                 Armée franque de mercenaires Saxons (fantassins)


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Charles le Chauve choisit de concentrer son armée à Angers au début de l'été, avant de marcher sur la Bretagne. Mais le passage de Beslé par le voie de Nantes à Corseul, est barré par les Bretons. Le choc des deux armées a lieu au nord du Grand-Fougeray.


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851, 22 août: L'armée royale se trouvait disposée sur deux lignes. La ligne de front est composée des fantassins saxons. Mais comme pour la bataille de Ballon quelques années auparavant, les saxons sont rapidement décimés par la cavalerie bretonne, qui applique leur technique habituelle de harcèlement et e fuite simulée pour mieux faire pleuvoir une pluie de javelots sur les troupes impuissantes.

Accoutumés au combat au corps à corps, les Francs sont paralysés par cette technique, qui cause de lourdes pertes dans leurs rangs. 

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851, 23 août: la lutte reprend et en fin de journée, le vent n'a toujours pas tourné, les Francs accusent de très lourdes pertes. Totalement accablé par l'effroi de la nuit, Charles le Chauve s'enfuit, à l'insu de son armée, abandonnant pavillon, tentes et tout le vestiaire royal.

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851, 24 août: au petit matin, la tente royale et le pavillon sont là mais le roi est absent. En apprenant la fuite du roi, l'armée est prise de panique et ne songe plus qu'à en faire de même. 

Les Bretons se précipitent à grabnds cris, envahissent le camp des Francs, s'emparent de leurs richesses, poursuivent les Francs en fuite, tuant ou capturant ceux qu'ils rattrappent. 


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Conséquences

A l'automne, Erispoë et Charles Chauve signent un traité de paix à Angers. Le roi des Francs lui remet les insignes royaux à son vainqueur. Les cités de Rennes, de Nantes et le pays de Retz passent sous le giron breton.

Par ce traité, Charles le Chauve reconnait Erispoë pour roi de Bretagne et s'engage à ne plus jamais contester que les pays de Rennes, Nantes et De Retz sont terres bretonnes. En contre partie, Erispoë accepte de rendre son siège épiscopal à l'évêque Actard. L'accord d'Angers délimite les frontières du futur duché de Bretagne et de la Bretagne. Il est utile de préciser que pendant que Francs et Bretons se disputent des territoires, les vickings continuent leurs incursions en Neustrie comme en Bretagne, et l'instauration d'une paix intérieure est utile, faute d'alliance solide et volontaire, pour contrer ces envahisseurs qui ne cessent de piller les deux nations depuis 799.







850: Nominoë reprend Nantes & Rennes

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Période: lutte contre les Francs (474-874)

Lieux: Nantes (44) et Rennes (35)


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Conflit: Depuis sa victoire de Ballon en 845, Nominoë et Lambert cherche à étendre leur conquêtes du côté de l'Anjou. Mais pendant ce temps, Nantes et Rennes semblent se rallier à la cause du royaume franc.


 

800-851 nominoe.jpgNominoë

Lambert


                                          Milices locales de Rennes et Nantes

                                          Comte Amaury pour Nantes


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Une véritable trahison ! Nominoë qui vient de passer beaucoup de temps à réformer l'épiscopat breton,pensait avoirt fait l'union autour de lui, et il croyait notamment que les populations de Nantes et Rennes, avec lesquelles il entretenait des relations très cordiales, étaient acquis à sa cause. 

Il est informé de l'arrivée imminente à Rennes de Charles le Simple, avec son armée. Nominoë fait demi-tour ,pour se rendre à Rennes, lorsqu'il arrive, le roi des Francs est déjà reparti.

Ayant démontré sa force, Charles le Simple donna des ordres pour renforcer la garnison et les fortifications. Aussi, lorsque Nominoë arrive à Rennes, il trouve les portes de laville closes. Mais la garnison rennaise n'est pas de taille à pouvoir lutter contre lui, même une fois renforcée. Les armes sont déposées rapidement. Les coupables de cette trahison sont de suite identifiés et envoyés réfléchir au fin fond de la Bretagne.

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Nominoë prend alors le chemin pour Nantes. Même accueil mais même résultat. Le Comte Amaury qui commandait la place forte pour le roi des Francs, est immédiatement déssaisi de ses fonctions et subit le même sort.  Afin de se garantir d'une nouvelle trahison dans le futur, Nominoë fait démanteler les deux villes, et change les garnisons. 


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Conséquences

Nominoë a rétabli l'ordre breton. Il s'en retourne à son occupation favorite qu'il vait été contraint de quitter pour régler le problème de Nantes et Rennes: menacer les Francs sur les frontières avec le Maine. Il reprendra la ville du Mans, puis se dirigera vers Chartres.


845: Bataille de Ballon (Nominoë c. Charles le Chauve)

 

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Période: lutte contre les Francs (474-874)

Lieux: marais de Ballon à Bains-sur-Oust, Pays de Redon (35)


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Conflit: Charles le Chauve préten toujours avoir des droits sur la Bretagne, Nominoë s'y oppose, en répindant à la violence par la violence. 

Nominoë

Cavaliers essentiellement


Charles le Chauve

Armée franque de 3.000 hommes environ

 

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840: l'Empereur des Francs, Louis Ier le Pieux meurt et dans le partage de son royaume, c'est Charles le Chauve qui hérite de la Gaule de l'ouest, aussi appelée Neustrie.

Rappelons que sous le règne de Louis le Pieux, Noinoë avait acquis pour la Bretagne une très large autonomie. Aussi est-il légitime qu'il se rebelle contre son successeur, lequel prétend reprendre la main mise sur son pays. 

Après plusieurs requêtes restées vaines, Charles le Chauve se prépare donc à envahir la Bretagne. Il dirige son armée vers Rennes et Redon, ou Renac, lieu de résidence du duc de Bretagne qui refuse encore et toujours de se soumettre.

Nominoë l'attend depuis quelques mois. Il savait que Charles le Chauve allait venir le traquer jusque dans son pays. Mais il connaît le terrain. En restant chez lui, c'est bien Nominoë qui choisit le lieu où aura lieu l'affrontement: la lande marécageuse située près du monastère de Ballon, à Bains-sur-Oust.

 

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845, 22 novembre: Les troupes de Nominoë sont essentiellement composées de cavaliers dotés de javelines qui alternent très rapidement des phases de repli et des phases d'encerclement. Les montures bretonnes sont plus légères que celles des Francs, plus rapide, et ces derniers sont désemparés par la tactique du volte face continuel suivie de réapparitions. La nuit tombe, une trêve est observée.

 

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845, 23 novembre: dès l'aube, les combats reprennent. Mais la bataille est courte, les pertes franques sont très lourdes, et Charles le Chauve cesse le combat et se retire avec ses troupes en direction de Vitré et du Mans.

 

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Conséquences:

La victoire de Nominoë lors de cette bataille de Ballon est un vrai coup d'arrêt aux ambitions du roi Franc Charles le Chauve. Nominoë apparaît aux yeux de tous les bretons pour un chef incontesté, libérateur de la patrie. Un premier pas vers un Etat souverain.


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nb: Bains-sur-Oust est de nos jours introuvable. En réalité, plusieurs endroits peuvent correspondre à ce que l'on sait des lieux où ,eût lieu cette bataille des Bretons. Certains nom sont évocateurs: "la Bataille" situé à 1 km au nord-est de Bains, ou encore "l'île aux pies" située aux confluent de l'Oust et de l'Aff,  à 3km qui est un autre endroit marécageux qui pourrait avoir "accueillit" cette bataille.




 

844: Nominoë au Mans & dans le Poitevin

 

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Période: lutte contre les Francs (474-874)

Lieux: Le Mans, Saint-Florent-le-Vieil, Pays-de-Loire, Poitou-Charentes


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Conflit: l'avènement de Charles le Chauve accroît les attaques des Francs sur la Bretagne. Nominoë soulève ses troupes.


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Nominoë

Comte Lambert




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843, les 24 & 25 mai: bataille de Messac et de Blain. Le Comte Renaud y  trouve la mort. Charles le Chauve ne cache pas son animosité envers les Bretons et ne calme pas ses ambitions. Il envoie des troupes sur Rennes et Le Mans, villes qu'il reprend.

Nominoë et le Comte Lambert répondent à l'agresseur:

Nominoë attaque Le Mans, qu'il pille, ravage toutes les propriétés franques dans le Maine, puis s'en retourne. Dans le même temps, le Comte Lambert en fait de même avec Angers.


Les troupes de Nominoë repassent à nouveau la Loire, entrent dans le Poitou et ravagent le pays des Mauges. Elles s'arrêtent à Saint-Florent-le-Vieil, sans attaque l'abbaye, et repartent en laissant une petite provocation: ils placent la statue du roi au sommet de l'abbaye. Dans le même temps, le Comte Lambert s'en prend à Herbauge, tue le duc d'Aquitaine, Bego, à Montaigu.

Aux protestations violentes de Charles le Chauve, Nominoë décide de retourner à Saint-Florent-le-Vieil, pille l'abbaye, l'incendie puis repart.

 

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Conséquences

nominoë,comte lambert,le mans,72Nominoë est rentré à Renac, près de Bains-sur-Oust. Il n'est pas dans ses habitudes de piller ainsi et de brûler des abbayes, il n'aime pas du tout se comporter comme ces Nortmanii ou commes ces Francs. Répondant à la violence par la violence, il choisit d'en rester là, d'attendre. Comme il est lin le temps de la bonne entente avec le roi Franc, lorsque les Bretons avaient affaire à Louis Ier le Pieux.nominoë,comte lambert,le mans,72

















843: Prise de Nantes par les Nortmanii

 

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Période: invasions Normandes (830-996)

Lieux: Nantes (44)


714993513.jpgLambert II, Comte de Nantes

Evêque Gohard


VICKING 2.gif                                         

                                               Vikings

                                                                             67 drakkars


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843, le 24 juin: Les Nortmanii, après avoir investi l'estuaire de la Loire remontent le fleuve et pénètrent par surprise dans la ville de Nantes, le jour de la Saint Jean-Baptiste


En ce jour, la population se recueille dans la cathédrale, sous la direction de l'évêque Gohard. Ce dernier est assassiné, les hommes sont massacrés sans pitié ou emmenés en esclavages, les femmes sont violées ou enlevées. La ville est entièrement pillée et incendiée. Les Nortmanii emportent tous els trésors de la cathédrale, puis abandonnent Nantes. La ville  est en ruine, déserte.

Les Nortmanii s'installent dans le voisinnage, continuant à terroriser et à piller sur les rives de la Loire. 

Les Bretons viendront recueillir les cendres de l'évêque Gohard, mais les Nortmanii reviendront 10 ans plus tard.


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NB: Certains historiens émettent l'hypothèse que les Nortmanii ne seraient pas venus par hasard. Ils auraient été  diligentés par le Comte Lambert, lequel avait été déçu de ne pas avoir été choisi comme Comte de Nantes. Lorsque les Nortmanii se retirèrent, il pouvait ainsi prendre possession du Comté de Nantes.


Conséquences

Nantes est dévastée, les Nortmanii se sédentarisent dans la région, laquelle restera en ruine jusqu'à l'arrivée d'un certain Alin Barbe-Torte.










843: Bataille de Messac (Erispoë & Lambert c. Renaud)

 

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Période: lutte contre les Francs (474-874)

Lieux: Messac (35), Blain (44)


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Conflit: les fils de Louis Ier le Pieux se disputent le pouvoir. Le pouvoir Royal est représenté par le Renaud, Comte de Nantes, fidèle de Charles II dit le Chauve. Il s'oppose au Comte Lambert, allié d'Erispoë.


image-001,24,001,3512-erispoee.jpgErispoë,

Comte Lambert





823-877 Charles II dit le Chauve.jpg


Comte Renaud

armée Franque

contingents nantais et poitevins

                                                                                             Charles II dit le Chauve


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Nominoë est gravement malade. Renaud, Comte de Nantes, en profite pour mettre sur pied une expédition vers son lieu de résidence, dans le Vannetais ou le pays de Redon. Afin de créer un effet de surprise, mais aussi afin d'éviter les marécages du pays de Redon, le Comte Renaud choisit de se diriger vers Messac por y fanchir l Vilaine.

Arrivé à Messac, il prend par surprise une troupe bretonne dirigée par Erispoë, fils tout jeune de Nominoë. Le moment de l'attaque est bie choisi pusique la troupe bretonne est en train de franchir le fleuve, endroit vulnérable. Assez rapidement, les Bretons sont acculés et sur le point d'être anéantis.

C'était sans compter sur le renfort du Comte Lambert venu en soutien. Les troupes du Comte Renaud sombrent, et leur commandant est tué dans la bataille. Les Bretons feront de nombreux prisonniers et emportent un trésor considérable.

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NB: la "Chonique de Nantes" rapporte une autre interprétation: c'est Renaud qui sortit vainqueur à Messac. Mais l'arrivée du Comte Lambert le pousse à fuir vers  Blain, sur les rives de l'Isac. Là, ses troupes seront anéanties, et lui tué.


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Conséquences

 La mort du Comte Renaud inscrit définitivement Nominoë en ennemi du royaume des Francs.


20/05/2012

836: Nominoë contre les Nortmanii

 

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Période: invasions Normandes (830-996)

Lieux: Nord de la Bretagne (22 & 29) , Le Yaudet, Tréguier, Saint-Pol-de-Léon, Ploulec'h, Pleubian.


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Conflit: les Nortmanii ont pris l'habitude, depuis 780, de ravager les côtes nord de la Bretagne. Nominoë réussit à s'y opposer en 836, dans le Trégor et le Léon.



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Nominoë

Armée duccale de 5 à 10.000 hommes



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                                                                                         Hastings

                                                                  une centaine de Drakkars


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Du VIIIème au Xème siècle, les pillages des Notmanii furent nombreux dans l'Armorique nord, surtout dans une zone entourant Lannion et Tréguier. 

Les cibles habituelles des Danois étaient les villes possédant une église ou un monastère important, lieux où la probabilité de dénicher un trésor est grande. Ainsi, les communes de Saint-Pol sur la Penzé, Ploulec'h sur le Léguer et Trégiuer sur le Jaudy fut leurs premières cibles de choix.

Aucun écrit ne parle de victoire ou de défaite, mais une conclusion en ressort: les Danois finissent par partir.


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Conséquences

Tous les écrits narrant ces féroces combats entre Bretons et Normands restent imprécis quant aux lieux et au nombre de guerriers engagés. Une chose est sûr: ce fut la première bataille de ce type entre Bretons et Normands. Elle permit à Nominoë de ne plus avoir affaire à ces envahisseurs-pilleurs sous son règne, mais par la suite, iles réapparurent, sur les rives de la Loire.









830: Débarquement Danois à Noirmoutier

 

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Période: invasions Normandes (830-996)

Lieu: île de Noirmoutier


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Conflit: 830, année de la première tentative d'implantation scandinave en Bretagne.



Lambert, Comte de Nantes,

Renaud, Comte d'Herbauge

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                                                    Hastings, Danois

                                                   Flotte de drakkars

                                             nombre de vickings inconnus






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Déjà par le passé, des flottes de Nortmanii se répandainet sur les côtes de Bretagne, comme de France d'ailleurs; notamment sur l'estuaire de la Loire. Mais cette fois, c'est in véritable débarquement. De plus, il se fait sur une île connue pour l'importance de commerce de sel.

Après avoir pillé et incendié l'abbaye bénédictine de Saint-Philibert, les Danois  d'Hastings y établissent leur QG. Ils y resteront près de 10 ans. Ils y entassent leurs butins et s'y reposent l'hiver après avoir saccagé les deux rives de la Basse Loire, le Pays de Retz et le Poitou maritime. 

Les moines, arrivent étrangement à s'y maintenir. Tribut payé aux Normantii ?

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835: le Comte Renaud attaque les envahisseurs dans l'espoir de les chasser de l'île. En vain. Le Comte Lambert de Nantes en fait de même. Même échec. Tous deux doivent renoncer.

Pire: les hommes d'Hastings poursuivent le Comte Lambert jusqu'à Nantes, lequel ne peut les empêcher de rentrer dans la ville.


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Conséquences

C'est le début de la lutte contre les Nortmanii.

Profitant du départ des Danois à la poursuite du Comte Lambert, les moines de Saint-Philibert en profitent pour s'enfuir, emportant avec eux la dépouille de leur saint patron qu'ils avaient caché sous terre. Ils s'installèrent en sécurité, en 839, à Déas, village situé entre Machecoul et le lac de Grand Lieu, dont la nouvelle abbaye prend le nom de Saint-Philibert.

Celle de Noirmoutier, perd son nom et devient... église de Noirmoutier.






825: Wiomarc'h contre Lambert & Louis Ier le Pieux

Lieux: au nord-ouest de Rennes

Conflit: après le Pays Vannetais, c'est au nord de la Bretagne que nait un soulèvement, commandé par un certain Wiomarc'h.


Wiomarc'h



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            comte Lambert, Préfet de la Marche de Bretagne

                                                       Louis Ier le Pieux,

                                                        son fils Pépin,

                                                        son fils Louis






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818: le roi Morvan a été tué. La résistance bretonne est désorganisée.


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822: Wiomarc'h est élu roi à sa place, et prend la tête de la rebellion contre le Comte Lambert de la Marche bretonne. Les Comtes des Marches de Bretagne se jettèrent sur les possession de Wiomarc'h, ravageant tout.

Automne 822: Wiomarc'h est battu. Les troupes du Comte Lambert ravage la Bretagne.

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824: nouvelle rébellion. L'ost impérial est convoqué par Louis Ier le Pieux à Rennes. Trois colonnes s'y dirigent, commandées par Matfrid, Comte d'Orléans, Lambert Comte de Nantes et Pépin. Pen deux mois, la Bretagne est à feu et à sang. Wiomarc'h finit par se rendre et à donner des otages.

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825, mai: Wiomarc'h paraît au palais d'Aix-la-Chapelle. Un grand nombre de seigneurs bretons assistèrent à cette assemblée, et protestèrent longuement de leur soumission et de leur obéissance. Wiomarc'h finit par jurer fidélité à l'Empereur. Mais à peine rentré, il se soulève à nouveau. Il sera tué par surprise, en sa propre demeure par le Comte Lambert.


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Conséquences:

826, juin: soumission des Bretons.






818: Bataille de Priziac (Morvan c. les Francs)

 

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Conflit: depuis 800 environ, deux zones divisent la Bretagne: une zone bretonne composée de la Domnonée, du Léon, de la Cornouaille et du Broërec, et une zone gallo-franque, ou les Marches de Bretagne (Pays de Nantes et de Rennes).

Charlemagne est mort en 814. Les Bretons refusent toujours de se soumettre au pouvoir impérial exercé par son fils Lois Ier le Pieux, mais aussi à la règle de Saint Benoît.


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Morvan




778-840 - louis-le-pieux, fils de Charlemagne53°.png                  Louis Ier le Pieux 

                     Witchar,  moine

                       Matmonoc



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Morvan, chef breton, rejette la proposition de soumission faite par le moine Witchar qu'envoya Louis Ier le Pieux. 

L'Empereur organise alors une campagne militaire punitive dont il prend lui-même le commandement. L'armée se rassemble à Vannes, mais Morvan refuse encore la dernière proposition de reddition. Ce à quoi, le roi breton lui réond:

" Va promptement trouver ton maître, et répète lui mes paroles. Je n'habite point sa terre, je ne veux pas subir sa loi. Qu'il règne sur le Franks, soit. Murman règne sur les Bretons. Si les Franks nous font la guerre, la guerre nous leur rendrons. Nous avons des bras nous saurons nous en servir." (...) "Hâtes-toi de reporter ces paroles à ton roi: les champs que je cultive ne sont as les sien, et je n'entends point recevoir ses lois. Qu'il gouverne les Francs; Murman commande à juste titre les Bretons, et refuse tout cens et tout tribut. Que les Franks osent déclarer la guerre, et sur-le-champ moi aussi je pousserai le cri du combat, et leur montrerai que mon bras n'est pas encorte si faible."

Louis Ier le Pieux se dirige alors vers la résidence de Morvan, en région de Priziac, à Bonneval (ou  Botnumel).

Systématiquement, l'armée impériale détruit tout, sauf les églises. La réponse des Bretons se traduit par des embuscades dans les bois et les marais. 

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818:Au cours d'une de ces escarmouches, Morvan est tué par la francisque d'un soldat franc appelé Coscus. Sa tête est apportée au moine Witchar. Louis Ier le pieux reçoit alors la soumission des Bretons, et impose la règle de Saint Benoît aux monastères bretons. 

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Conséquences:

Le calme est revenu, pour quelques années, jusqu'en 822, avec la révolmte de Wiomarc'h.





786-809: Charlemagne contre les Bretons

 

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Période: lutte contres les Francs (474-874)

Lieux: Vannes, Pays Vannetais

Conflit: les seigneurs bretons résistent tant bien que mal aux représentants et troupes de Charlemagne dnas le pays Vannetais.

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Armée Impériale

commandée par Audulf 

puis par le Comte Gui


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Seigneurs Vannetais





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Souvenez-vous: Pépin le Bref avait mis en place la Marche de Bretagne séparant les Bretons du pays Francs. Mais avoir installé cette Marche aussi près d'eux,  en Basse-Bretagne, était un véritable affront à leur liberté.



                                                                                            Pépin le Bref (715-768)


742 747 OU 748- 814 - Charlemagne_Allemagne(2).jpg

La ville de Vannes et son pays constituaient un point d'accès privilégié pour pénétrer rapidement au coeur du dispositif breton, et ainsi permettait la surveillance des faits et gestes des dirigents bretons. Charlemagne en avait concience, c'est la raison pour laquelle il avait envoyé une escorte pour le grand-maître de sa Maison: Audulf.


                                                                     Charlemagne (742,743 ou 748 - 814)



Dès son arrivée à Vannes, Audulf reprend la ville, mais poursuit les seigneurs rebelles jusque dans les marais. Au passage, il se saisit des châteaux. Tout le pays implore la clémence du magistrat, fournit des otages et promet de ne plus inquiéter Vannes. 

799: Charlemagne félicite son grand-maître Audulf et nomme un grand homme de guerre, le Comte Gui à sa place, pour surveiller le pays. La paix va durer une dixaine d'années.

809: comme souvent, le naturel revient au galop. Les Bretons attaquent les Francs, et les obligent à quitter le pays. Le Comte Frodal est tué, le Comte Gui doit fuir. 

Charlemagne ignore sciemment les excès de ses troupes qui répriment inconsidérément et avec forces les Bretons en allant jusqu'en Domnonée. 

778-840 - louis-le-pieux, fils de Charlemagne 52°.jpgC'est son fils, Louis Ier le Débonnaire ou "le Pieux", qui intercéda, jugeant les rebelles avec moins de sévérité, commença à réparer les dégâts. La paix revient peu à peu en Bretagne.


 

                                                          Lous Ier le Débonnaire ou le Pieux (778-840)


Le fils de l'Empereur juge les faits avec moins de sévérité que son père et tente de restaurer la paix en commençant par réparer les dégâts causés aux églises. Le Comte Gui reçoit des consignes de modération.


Conséquences: les Bretons ont subi de nombreuses pertes. L'armée impériale est trop puissante, bien trop organisée pour eux. Ils prennent concience que leurs défaites est la conséquence de leurs divisions. Pour y remédier, ils savent qu'ils doivent trouver un homme qui fasse passer le bien public avant tout intérêt particulier. ils choisissent de s'unir autour de Jarnithin du diocèse de Vannes.

814: Charlemagne meurt. Apparaît alors un certain Morvan, de la race des anciens rois de Léon. Avec lui, les choses vont changer.


19/05/2012

753: Pépin III dit le Bref c. des seigneurs Vannetais

Période: lutte contre les Francs (474-874)

Lieux; Vannes  Pays Vannetais

Conflit: Pépin le Bref, fils de Charles Martel,  a hérité de la Neustrie et de la Bourgogne, alors que son frère re çoit l'Austrasie. Mais veut récupérer aussi la Haute-Bretagne.


pepinlebref.jpgPépin le Bref

commandant l'armée franque





Seigneurs Vannetais

(effectifs inconnus)


751: au lendemain de son couronnement, Pépin le Bref entreprend de mettre de l'ordre dans son patrimoine avec ses frères. Le Poitou, l'Anjou et la Haute-Bretagne lui sont attribués.

Or, le Pays Vannetais vient de tenter de reprendre son autonomie. Jusqu'alors, les 3 évêchés de Rennes, Nantes et Vannes avaient eu, à différentes époques, des gouverneurs civils désignés par le roi des Francs.

Ses déplacements à Rennes et Nantes sont frustueux: les deux évêchés se laissent convaincre. Quant à celui de Vannes, aucune entente possible, il va falloir faire recours à la force.  La guerre s'engage contre les seigneurs Bretons, les combats se déroulent jusqu'aux rives du Blavet.

Conséquences

Rolland de Ronceveau.jpgPépin le Bref repart rapidement. Un Comte des Marches de Bretagne est alors chargé de faire payer un tribut aux Bretons: Rolland, neveu de Charlemagne. Mais les Bretons avaient la rancune tenace: ils s'acquittèrent du paiement du tribut de façon très irrégulière.


                                                                                   Rolland, neveu de Charlemagne






753: Les Marches de Bretagne (VIIIè siècle)

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040905034356_57.gifCréée au VIIIème siècle par la réunion de plusieurs Comtés Francs, la Marche de Bretagne se composait du Rennas, du Nantais, du Vannetais, et d 'une partio e de l'Anjou. Cette zone tampon était placée sous administration militaire, commandée par un Préfet ou "Britannici limitis Praefectus". Le plus célèbre d'entre eux: Roland, neveu de Charlemagne.

Pourquoi en est-on arriver là ?

Historique des Marches de Bretagne

hermines début de texte.gifDepuis la chute de l'Empire Romain d'occident, la région située entre Vannes et Blois est devenie une zone de conflits perpétuels?

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VIème siècle: entre 501 et 600, Waroc'h Ier prend le Vannetais, devenant Broërec, mais échoue devant la ville de Vannes.

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578: Waroch II, son petit-fils, libère la ville de Vannes, vainc l'armée de Chilpéric Ier au bord de la Vilaine. Il mène ensuite de nmbreuses incursions sur les régions franques de Rennes et Nantes, provoquant l'envoi d'une armée par le roi Gontran en 591. La rivalité entre les deux chefs de cette expédition, Beppoelen et Bréchaire, provoque leur défaite.

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Château de Fougères (35)


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753: Pépin le Bref prend Vannes, et décide créer la marche de Bretagne, afin de protéger le royaume Francs des incursions bretonnes.



711px-Empire_carolingien_768-811.jpg

Empire Carolingien de 768 à 811


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778: Roland, neveu de Charlemagne, succède à Griffon, comme Préfet de la marche, mais décède à Roncevaux.

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786: le Sénéchal Audulf mène un raid contre les Bretons.

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799: le Comte Guy, Préfet de la Marche, conquiert la Bretagne.

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814 à 818: Lambert Ier, succède à son père comme Préfet de la Marche.

 

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819: suite aux révoltes de 811 et 818, Louis le Pieux, roi de France, nomme Nominoë, Comte de Vannes, puis "Ducatus ipsius gentis" des Bretons.

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824: Wiomarc'h mène une révolte d'une telle ampleur, que Louis le Pieu intervient en personne, accompagné de ses fils Pépin et Louis.

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840: Louis le Pieux meurt. 

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Château de Nantes (44)



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841: Charles le Chauve confie le Comté de Nantes à Renaud d'Herbauges.

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843: Renaud d'Herbauges tente d'attaquer Nominoë: c'est la bataille de Messac, au cours de laquelle il est tué, et l'armée franque battue.

Suite à son décès, Nantes est mise à sac par les Vickings, mais Lambert II de Nantes, allié de Nominoë, reprend la ville.

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845: nouvelle victoire de Nominoë sur Charles le Chauve, c'est la bataille de Ballon. Cette date marque l'indépendance de la Bretagne, laquelle sera concrétisée par un traité en 846.

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846: Charles le Chauve nomme Amaury, Comte de Nantes et Préfet de la Marche de Bretagne.

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849: les hostilités reprennent. Des raids bretons, plus en profondeur en Francie occidentale, conduisent à la prise de Rennes, de Nantes et du Pays de Retz. La Marche de Bretagne devient partie intégrante du royaume de Bretagne.

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856: Traité de Louviers.

 

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861: suite à la perte totale de la Marche de Bretagne, Charles le Chauve crée une nouvelle Marche contre les Bretons, comprenant les Comtés de Touraine, d'Anjou et du Maine. Robert le Fort en reçoit le commandement et prend le titre de Marquis de Neustrie.

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Château de Vitré (35)






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863: Traité d'Entrammes: une partie de la 2nde Marche (Touraine, Anjou et Maine) est cédée à la Bretagne

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866: bataille de Brissarthe où est tué Robert le Fort. Une grande partie de la Marche est perdue, les invasions Normandes se feront de plus en plus pressantes.

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868: Traité de Compiègne. Ce 3ème traité, après ceux de 856 et 863 pour Erispoë, concède au roi Salomon le territoire d'Entre deux rivières, le Cotentin et l'Avranchin.

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937: Alain Barbetorte défait les Normand. Les limites de la Bretagne ont reculé pour être celles de la Bretagne historique que l'on connaît aujourd'hui, correspondant aux 5 départements: Côtes d'Armor (22), Finistère (22), Ile-et-Vilaine (35), Loire-Atlantique (44) et Morbihan (56).

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Quelques siècles plus tard, les Marches de Bretagne-Poitou furent un regroupement de paroisses, bénéficiant d'un statut à part.










635: Bataille du Mans (Judicaël c. Dagobert)

Période: lutte contre les Francs (474-874)

Lieux: Le Mans, Loué, Laval (72)

Conflit: un désaccord entre les deux rois porte sur le refus de Judicaël de faire baisser le cours de la monnaie bretonne pour la mettre à parité avec la franque, dont la valeur est plus faible. Dagobert le menace plusieurs fois, mais Judicaël ne se plie pas à ses exigences:

- refus des pièces bretonnes en France,

- punition des marchands transfuges,

- confiscation des domaines que l'évêché de Nantes posséde en Anjou et en Poitou,

- etc.

Face à de telles mesures de rétorsion, Judicaël se venge en autorisant ses sujets à pratiquer le brigandage dans la zone des marches séparant la Domnonée de la France. 


nb: la valeur de la monnaie bretonne étant plus élevée que celle de l'équivalent franc, les marchands Francs sont amenés à venir exercer leur activité en Bretagne, ce qui constitue un préjudice financier pour le trésor de roi de Francebataille du mans,635,dagobert,judicaël,francs,bretons,budic,henry,évêque eloys.



                                                               


                                                                        Solidus de Dagobert Ier

 


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Judicaël


Budic, Comte de Cornouaille

Henry, Baron de Pont l'Abbé

Armée bretonne de 3.000 hommes




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Armée franque

commandée par le Guy, Comte de Chartres

6.000 hommes





Dagobert décide alors d'effectuer une expédition punitive. Il confie le commandement de son armée à Guy, Comte de Chartres. 

Mais Judicaël avait anticipé l'arrivée de l'armée franque. Il lance ses propres troupes à travers le Maine, prend Laval et vs'avance jusqu'à Loué. Il y trouve les Francs, et les Bretons assènent une défaite cuisante. Guy de Chartres est capturé et ramener à Rennes. 


Estimant que cet avertissement était suffisant, Judicaël se retire. Mais Dagobert lui envoie un négociateur important, l'évêque Eloy, lequel va s'acquitter de sa mission avec une telle adresse, qu'il en deviendra populaire.







Conséquences:

- L'évêché de Nantes récupéra ses biens angevins,

- Les marchands français installés en Armorique eurent l'autorisation d'y rester,

- Guy de Chartres futr libéré sans rançon,

- et la Bretagne accepta dorénavant les monnaies françaises, à condition que le titre en soit amélioré (ce qui ne se fit jamais).

- Enfin, Judicaël consentit à faire une visite en ami à Dagobert. Elle se fera en 636, dans la ville préférée de Dagobert: Clichy. Ils y signeront un traité de paix.

 


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Traité de paix de Clichy en 636


638: Judicaël décide de laisser son trône pour se faire moine. Il le restera pour les 20 dernières années de sa vie. Rappelons que déjà, vers 605, à la mort de son père, Judhaël, il refusa de monter sur le trône, alors qu'il était le fils ainé, pour se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que Saint Méen venait d'ériger. Il finit cependant à prendre la direction du royaume, il le fera pendant une vingtaine d'années. C'est dans ce même monastère qu'il décèdera.




18/05/2012

594: Bataille d'Allion

Période: lutte contre les Francs (474-874)

Lieux: Rallion-en-la-Bouexière, Pays de Rennes (35)


Frédégaire rapporte qu'en 594, il y eut une bataille sanglante entre Bretons et Francs, la localisation de ce souvenir historique attesté auprès d'un vieux sanctuaire est chose fréquente.

Une bague mérovingienne y a été trouvée en 1857, antérieure à la fondation du prieuré de l'ordre de saint Augustin au XIIIème siècle. Inspiré par la découverte de nombreux sarcophages en calcaire coquillier datés depuis du VIIème siècle, et par une tradition locale appuyée sur des toponymes évocateurs (l'Assault, Le champ de bataille, le ruisseau du sang...) Pierre Le Baud, à la fin du XVème siècle, situe cette bataille, tout comme La Borderie mais avec quelques nuances. 

La bataille qui eut lieu en cette année 594 est le dernier évènement atetsté avant la longue période de silence des chroniques jusqu'à l'avènement carolingien.

590: Waroc & Canao contre les Ducs Beppolène & Ebrachaire du roi Gontran

Période: lutte contre les Francs (474-874)

Lieux: Langon, Messac, Pays de Redon (35)


Conflit: le roi Gontran, succédant à Clotaire,  veut rétablir la sécurité dans les cités de Rennes et Nantes, lesquelles subissent très régulièrement les attaques des Bretons, d'où l'organisation d'une expédition punitive contre ces fauteurs de troubles.


Waroc

Canao, son fils

Armée bretonne

Contingent de Saxons envoyé par la reine Frédégonde



Armée franque du Duc Beppolène

Armée franque du Duc Ebrachaire

(quelques milliers d'hommes)


590: le roi Mérovingien Gontran, confie une armée aux ducs Beppolène et Ebrachaire. L'armée franque franchit la Vilaine, puis l'Oust.

Béppolène engage le combat dans les marais, ceux de la basse Vilaine près de Langon. 

Les bretons sont cette fois accompagnés par des Saxons, équipés à la mode bretonne, portant notamment les cheveux courts, ce qui était jusque là, un usage romain. Les Saxons avaient été dépêchés depuis le Bessin par la reine Frédégonde, adversaire de Gontran.

Les combats durent 3 jours. L'armée de Béppolène est défaite, le duc y laisse même la vie. 

Ebrachaire qui s'était gardé de le soutenir et qyui avait gardé avec lui le plus gros de l'armée franque, marche à son tour sur Vannes, dont l'évêque gallo-romain Régalis, proteste au nom de la population, de sa fidélité et affirme avoir été placé dans la captivité par les Bretons. 

Waroc préfère feindre de se soumettre, et livre des otages. Mais lorsque le duc Ebrachaire se retire, il envoie son fils Canao massacrer ou réduire en servitude l'arrière-garde franque qui n'avait pas encore franchie la Vilaine. 

L'épouse de Waroc libéra ensuite la plupart des prisonniers, avec des tablettes de cire comme des affranchis, preuve de plus des imprégnations de la civilisation romaine.


Conséquences

Les Francs ne peuvent s'imposer aux Bretons. Leur autorité s'étend désormais sur le Vannetais jusqu'à la Vilaine.



587: Prise de Rennes & Nantes (Waroc c. Gontran)

Période: Lutte contre les Francs (474-874)

Lieux: Rennes (35), Nantes (44), Corps-Nuds

Conflit: indépendance de la Bretagne et possession des territoires de l'ouestde la Gaule.


Waroc

Armée bretonne


prise de rennes & nantes,waroc,gontran,histoire de la bretagne,histoire de franceGontran, roi des Francs






Mécontent de voir sa demande de révision de traité repoussée en 578 par Chilperic Ier, Waroc recommence dès 580 les hostilités. Cette fois, les Bretons s'avancent dans le pays de Rennes, jusqu'à Corps-Nuds, brûlant et pillant tout sur leur passage.

Une nouvelle expédition pour châtier les Bretons est confiée au Duc Beppolen, mais elle reste sans effet. Waroc continue ses incursions dans les pays de Rennes et de Nantes, se procurant des butins considérables et faisant de nombreux captifs. 

Felix, évêque de Nantes, tente de plaider auprès de Waroc la cause des populations atteintes par l'invasion. D'après Grégoire de Tours, il obtient de belles promesses, mais qui ne seront pas tenues.

584: Chiperic meurt. Gontyran lui sucède.Les discordes vont empirer.

587: les Bretons font une nouvelle incursion, venant faire audacieusement les vendanges du vignoble nantais. Pour le roi Gontran, c'en est trop, et diligente une nouvelle expédition en Bretagne, mais qui ne se fera pas en fin de compte. Les Bretons voient là un acte de faiblesse, et envahissent à nouveau les pays de Rennes et Nantes, ravageant ces pays comme à leur habitude.


Conséquences

Les Bretons consolident leur présence aux limites des cités de Rennes et Nantes. Ils commencent même à s'y installer durablement, dans le pays de Guérande notamment.

 



578: Bataille de Messac entre Waroc & Chilperic

Période: Lutte contre les Francs (474-874)

Lieux: Rives de la Vilaine, Messac (35)


Conflit: les Bretons s'opposent aux Francs, encore et toujours pour le suhet de leur indépendance et de la possession de territoires dans l'ouest.


Waroc, fils de Conomor, petit-fils de Waroc'h Ier

Dunalch (ou Doualc'h), cousin de Waroc

5.000 bretons venant du pays Vannetais.


messac,vannes,waroc,chilperic,578Chilperic Ier, petit-fils de Clovis

Armée franque composée de Tourangeaux, Angevins, Manceaux, Saxons

20.000 hommes, venus par le nord, pillant tout sur leur passage



Chilperic Ier (561-584)


L'affrontement eut lieu sur les rivesd e la Vilaine, aux alentours de Messac, précisément là, où se trouve à l'époque, le seul pont guéable.

Chacune des armées occupe une rive. 

Pendant la nuit, Waroc franchit la Vilaine, par l'amont, et tombe sur l'aile droite de l'armée franque, là où sont cantonnés les soldats saxons. La bataille est rapide, et Waroc repart comme il est venu, sur l'autre rive.

Au matin, il envoie une délégation à Chipéric avec une proposition de paix, et la restitution de la ville de Vannes, ce qui fut accepté. Toutefois, une fois les Francs repartis, Waroc eut des regrets. Il envoya l'évâque de Vannes, Eunius, négocier un autre arrangement, qui lui sera refusé.

Conséquences

579: malgré la récupération de Vannes, Waroc reprend ses raids destructeurs "par le fer et le feu" sur Rennes, et la Vilaine. Il ravage Bruz, puis Corps-Nuds. La guerre avec les Francs reprendra en 585.


NB: Waroc'h, aussi appelé Guérech (Gwereg en breton) ou encore Waroc, est décédé en 550 ????? Ce n'est pas une erreur, il existait bien deux Waroc. 

Le Waroc'h décédé vers 550, était le souverain d'un royaume situé dans le sud de l'Armorique, royaume nommé postérieurement "Bro Waroc'h" (Pays de Waroc'h) ou Broërec, ou encore Bro-Erec. Par convention et afin de le différencier de son petit-fils qui lutta contre Chilperic à Messac, il fut nommé Waroc'h Ier.

Waroc'h Ier, eut plusieurs enfants d'une épouse qui nous est inconnue:

Canao Ier, qui lui succéda à sa mort,

Macliau, évêque de Vannes, qui succéda à son frère Canao,

Sainte Tréphine, qui épousa Conomor, Comte du Poher

3 autres frères que tua Canao

560: Bataille de Ban Aleg, Conomor c. Judual

Période: Lutte contre les francs (474-874)

Lieux: Plounéour-Menez, Le Relecq - Pays de Carhaix (29)


Conflit: Lutte entre Conomor, préfet de Childebert le roi des Francs, Comte de Poher et de Léon, et Régent de Domnonée, et Judual, héritier du royaume de Domnonée qu'il veut récupérer, en s'alliant avec Saint-Samson.


Présence


Conomorbarbeb10.jpgConomor, commandant l'armée bretonne

et des Bretons de Domnomée insulaire 





Judual, commandant des recrues de îles anglo-normandes.


Pour Judual, son beau-père Conomor est un usurpateur. Le royaume de Domnonée lui revient de plein droit. 

Le combat eût lieu sur un terrain que connaissait plutôt bien Conomor: le site de Ban Aleg. Adossé aux Monts d'Arrée, dans la vallée du Haut Queffleuh, ce site y a connu en 560 une bataille qui dura plusieurs jours.

Le combat est acharné, sanglant, et des forces nombreuses s'affrontent durant trois jours. Les victimes sont très nombreuses, Samson s'éloigne du site pour prier alors que la bataille n'a toujours pas trouvé d'issue, mais le lieu s'y prête.

Le 3ème jour, Conomor est atteint mortellement par un javelot ou la lande de Judual. Les combats s'arrêtent aussitôt, les fidèles de Conomor emporte sa dépouille pour la mener dans son royaume insulaire de Castel Dore près de l'Aber Fowey. 

Le nombre de victimes étant si important, un sanctuaire est levé à cet endroit pour recueillir les dépouilles des guerriers, qu'ils aient combattu aux côtés de Judual ou de Conomor.


Conséquences

Judual retrouve la légitimité en récupérant le royaume de Domnonée. Il étend le pouvoir religieux de Samson, moine-évêque de Dol à toute la Domnonée (équivalent à 3 départements actuels).

Le dessein de Conomor d'une unification de la Bretagne face aux Francs a échoué. La diabolisation du personnage va se poursuivre bien après sa mort.


NB: à l'endroit même où fut élevé le sanctuaire, a été implanté plus tard, l'abbaye cistercienne du Relecq.

 NB2: je vous invite à découvrir l'histoire de Tristan & Iseult, car vous trouverez beaucoup de similitude entre ces deux récits. Conomor serait-il le roi Marc'h ?:

tristan-yseut.html


17/05/2012

558: Bataille de Nostang

Carte-Locoal-Belz.gif


Période: Luttes contre les Francs (474-874)

Lieu: Nostang, Ria d'Etel entre Landevant et Merlevenez

Conflit: le roi des Francs Clotaire, s'oppose à son fils Chramme.

gravure41-merovingiens.jpgChidebert, fils de Clovis, roi Franc meurt: son frère Clotaire, a 59 ans. Prenant le trône en invoquant la loi salique, interdisant  aux filles de Childebert de monter sur le trône. Persuadé de son bon droit, il met aussitôt ses deux nièces en prison. 

Mais il est tourmenté. Clotaire est pris de remords, non pas pour ses nièces, mais est obsédé de n'avoir pas commis plus de crimes, en digne successeur de son père.

Clotaire eu un fils, Chramme. Ce dernier commença à dépenser énormément d'argent, au point que son père lui retira la pension de 50 écus qu'il lui donnait annuellement. Dès lors, Chramme n'eut cesse de penser à détrôner son père.gravure42-merovingiens.jpg

Présence

Armée de Francs commandées par Conoo

Armée d'Aquitains et d'Arvernes, commandées par Chramme


Ennemi

Armée Franque de Clotaire


550: le pays Vannetais est partagé entre 5 chefs, peut-être même, sont-ils frères. L'un d'eux, est parvenu à en assassiner trois pour régner: Conoo, lequel est allié avec Chramme, prince Franc, fils de Clotaire.

Dès la mort de son frère Childebert, Clotaire s'attaque à son fils Chramme. Ce dernier s'était allié à Chidebert et Conoo (ou Chanao).

Les troupes de Childebert et Conoo sont disposées aux environs de Nostang, près de la rivière d'Etel. Conoo propose de  dririger lui-même l'attaque contre Clotaire, mais Chramme refuse.L'attaque est repoussée au lendemain.

Le lendemain c'est la bataille, au cours de laquelle Conoo  est tué. Privés de leur chef, les Bretons sont prêts à fuir, mais Chramme décide de se replier vers sa flotte croisant non loin.


Décidant en premier lieu d'aller chercher son épouse Calda, ses deux filles et sa mère Radegonde, il est fait prisonnier par des soldats de Clotaire. Ils sont alors enfermés dans une chaumière. Clotaire ordonne d'y mettre le feu après avoir fait étrangler Chramme. Seule Radegonde réussira à s'enfuir.

Conséquences:

La mort de Chramme eut un grand retentissement dans tout le royaume Franc. Cette bataille mit un terme, momentanément, à l'alliance conclue par Clovis avec les Bretons. 


559: un an plus tard, Clotaire meurt. Les conséquences de cette défaite sont réduites. Les  royaumes bretons peuvent ainsi conserver leur indépendance face aux Francs.

Conoo meurt. Son frère, Macliau, nommé evêque de Vannes pour échapper à sa vindicte, lui succèdera à la tête du pays Vannetais.







491-497: Traité entre Armoricains, Bretons & Francs

Lieux: Nord-ouest de la Gaule, Villes de la Loire


Conflit: Après avoir chassé Syagrius de Soissons en 486, et avant d'attaquer les Burgondes et les Alamans (ce qui se fera en 495), Clovis veut d'abord vaincre les Bretons retranchés à Blois, Tours et Nantes.

Melaine, Patern,


Chilon,

Childeric,

Clovis


Le conflit va durer 6 ans, jusqu'en 497. Bretons et Armoricains ne font qu'un. 

La première "rencontre" avec les Francs se fera à Blois, elle sera suivie de nombreux autres évènements, plus mal connu, tant manquent les écrits.

Nantes résiste au siège de Chillon, au service de Clovis,

508: d'autres combats eurent lieu à Retz, Donges, Le Croisic, Angers, Redon, Renens et Dol.

497: Devant ces difficultés, Clovis consent à un Traité de paix avec les Bretons armoricains. Les négociations se font via les évêques bretons, Patern et Melaine, lesquels proposent une alliance avec les Francs, tout en sachant que le chef des Francns est sur le point de se convertir au catholicisme. La conversion se fera en 506. Il est même probable que cette conversion ait une des conditions du traité avec les Bretons.

Par ce traité, les rois bretons deviennent Comtes. Mais il n'existe aucune preuve écrite de ces évènements.


Conséquences:

La paix entre Bretons et Francs est transitoire. Le traité dispense toutefois les Bretons de payer un tribut au roi des Francs.