18/07/2012

Sommaire "Les Saints Bretons"

Par Saints bretons, on désigne des personnes originaires de Bretagne ou dont la vie se passe en Bretagne, personnes réputées pour leur foi catholique et leur piété.

Peu d'entre elles ont été reconnues "saintes" par la procédure de canonisation de l'Eglise catholique, procédures mise en place plusieurs siècles après leur mort. La plupart ont été désignées par le peuple, leur existence même n'étant pas toujours attestée historiquement.

Leur nombre a voulu qu'ils soient distingués:

- les Saints fondateurs,

- les Saints par Vox Populi,

- les Saints reconnus par l'Eglise catholique romaine.

I - ORIGINE DES SAINTS FONDATEURS

"C'est de Conan Mériadec que datent les invasions successives qui justifient le nom de Bretagne. Ce prince, qui jouissait en Grande-Bretagne d'un grand crédit, proposa en 382/383, à Maxime, gouverneur de l'île, de l'appuyer dans la révolte contre l'Empereur Gratien, et lui fournit 10.000 hommes. Vainqueur et maître de plus de la moitié de l'Occident, Maxime accorda à son allié la souveraineté de la plus grande partie de l'Armorique, souveraineté que Conan sut faire reconnaître par Valentinien II et Théodose, et qu'il rendit indépendante sous Honorius. 

Dès lors affluèrent de la Grande-Bretagne et d'Irlande en Armorique, des soldats, des artisans, des cultivateurs, des familles entières, mais encore des saints, des évêques, des ermites, des missionnaires, qui vinrent organiser l'administration ecclésiastique, y établir des monastères, y affirmer la foi chétienne.

Idunet de Châteaulin, Guénolé de Landévennec, Brieuc de Saint-B rieuc, Pol ou Paul Aurélien de Saint-Pol-de-Léon, Corentin de Quimper, Malo ou Maclou d'Aleth, Samson de Dol, Ronan de Locronan et Saint-Renan, Gunthiern de Quimperlé, Mélarie (sainte-Nonne) de Dirinon etc... avaient ainsi quitté leur patrie pour le continent, où leurs enseignements et leurs exemples portèrent tant de fruits que l'Armorique devint comme la Blanche Albion et la verte Erin, une terre de saints."

Wikipédia

Ces 7 Saints fondateurs, sont traditionnellement réputés pour avoir fondé les 7 évêchés qui existaient au Haut-Moyen-Âge. Ils semblment avoir joué un rôle éminent au moment de l'immigration d'une partie des Bretons d'outre-Manche.

saint Samson: évêque de Dol  saint-samson-eveque-de-dol.html

saint Maclou (ou MacLaw ou Malo): évêque de Saint-Malo,

saint Brieuc: évêque de Biduce (devenue Saint-Brieuc),

saint Tugdual: évêque de Tréguier,

saint Pol Aurélien: évêque d'Occismor (devenue Saint-Pol-de-Léon),

saint Corentin: évêque de Quimper,

saint Paterne ou Patern: évêque de Vannes.


nb: Le Tro Breizh (signifiant en breton "tour de Bretagne") est un pélerinage catholique qui relie les villes de ces 7 saints fondateurs de la Bretagne.


II - LES SAINTS PAR VOX POPULI

Ils sont non-reconnus par l'Eglise catholique, puisque élus par le peuple.

La tradition veut que le cimetière de Lanrivoaré abrite 7.847 saints. Mais on estime à une douzaine le nombre de saints dont le culte est célébré dans toute la Bretagne.

saint Gildas,

saint Guénolé,

saint Yves,

saint Turiau (ou saint Thuriau ou saint Thurien),

saint Samson,

saint Guillaume,

saint Armel,

saint Pol Aurélien,

saint Magloire,

saint Melaine,

saint Malo,

saint Corentin,

saint Brieuc,

saint Tugdual,

saint Patern,

saint Clair,

saint Méen,

saint Maudez.

( 2 "novi sancti" - saints canonisés officiellement, 3 abbés et 10 évêques)


AUTRES SAINTS BRETONS

De nombreux saints bretons ont un culte plus local, mais profondément enraciné, sans diffusion ou presque hors de leur diocèse d'origine, et dont les noms sont confinés au calendrier de leur Eglise.

saint Aaron, Saint-Malo,

saint Alain, évêque de Quimper,

saint Alor, évêque de Quimper,

saint Amand, évêque de Maastricht,

sainte Anne, (mère de la vierge Marie),"Mamm gozh ar Vretoned" (gd-mère des bretons)

saint Armel,

saint Aubin (Aubin d'Angers ou Albin) né en Pays de Vannes ou de Guérande,

saint Audoën (st Audouin, st Ouen, st Lohen, st Lohan, st Dadon, st Dodon, st Even, st Ewen)

saint Bodian (ou Bodianus, Bozian, Oyen),

saint Brandan (ou Branwaladr, Broladre, Brévalaire)

saint Briac, Tréguier,

saint Cadou,

saint Caradec, (ou saint Carantec),

sainte Clervie,

saint Congar, (ou saint Congard, st Congall, st Comgall, st Goingat),

saint Conven (ou saint Gonven),

saint Conwoîon, abbé de Redon,

saint Derien (ou saint Derrien), compagnon de saint Néventer,

saint Doha (ou saint Doccus),

saint Edern,

saint Efflam, Tréguier,

saint Eginer (ou Fingar, martyr irlandais disciple de Saint Patrick au Vème siècle)

saint Elouan, 

saint Emilion, moine originaire de Vannes, émigré en Gironde,

saint Enéour,

saint Enogat, Saint-Malo,

saint Gildas,

saint Gilduin, diacre,

saint Goueznou (ou Gouesnou, Goenou, Guennou, Gouéno), 9ème évêque de St-Pol-de-Léon,

saint Goustan, frère laïc,

saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec,

saint Guethenoc,

saint Gurloes (ou saint Gunthiern, st Urloes, st Ourlou), 1er abbé de Quimperlé,

sainte Gwenn, mariée à saint Fragan, dite mère au 3 seins car mère de triplés: saint Guethenoc, saint Jacut, saint Guénolé, et de sainte Clervie,

saint Gwenael (ou Guenael, Guenaud, Guenaut), 2ème abbé de Landévennec, disciple de saint Guénolé,

saint Gwisiau (ou saint Thivisiau),

sainte Haude, soeur de saint Tanguy,

saint Herblon (ou saint Hermeland),

saint Herbot titre-de-la-note.html

saint Hervé (ou Houarneau, Hoarnec, Houarné, Houarneau, Houarniaule, Mahouarn),

saint Ivy (ou st Ivi, st Yvi, st Divy),

saint Jacut,

saint Jaoua, disciple de saint Pol,

Jean de la Gril, évêque de Saint-Malo,

Jean Discalceat, franciscain décédé à Quimper de la peste noire,

saint Josse,

saint Judica¨l, Roi de Domnonée,

saint Judulus, assassiné à Daoulas vers l'An 52,

saint Luan (ou st Louan, st Elouen, st Louen), moine ermite d'origine irlandaise,

saint Maudez,

Saint Medeg (ou st Madec),

saint Méloir (ou saint Mélar), 

saint Menulphe (ou st Menoux, st Menou),

saint Néventer, compagnon de saint Derrien,

saint Nonna (ou st Onna, saint Vougay),

sainte Nonne,

saint Primel, ermite contemporain de saint Corentin,

saint Quijeau, compagnon de saint Corentin,

saint Riok, ermite à Camaret, disciple de saint Guénolé,

saint Riware,

saint Ronan,

saint Salomon, roi de Bretagne,

saint Senan,

saint Sève (ou sainte Sève),

saint Suliau (ou st Suliac),

saint Tadec (ou saint Tudec), assassiné à Daoulas vers 520,

saint Tanguy, frère de sainte Haude,

saint Tariec,

saint Tethwiu,

saint Théleau (ou Thélo, Télo, Teliaw, Teilo),

saint Trémeur,

sainte Triphine (ou sainte Tréphine),

saint Tudy,

saint Tujan (ou saint Tugen),

saint Urfol (ou st Urfold, Urphoed, Wulphroëdus),

saint Yben (ou st Ethbin, Ibe, Diboen, Abibon, Languis, Langui, Idunet),

etc...

Religieux non béatifiés:

Salaün Ar Fol,

Michel Le Nobletz,

Mère Marie-Salomé, fondatrice des Soeurs Blanches,

Marie-Amice Picard,

Catherine Daniélou,

Armelle Nicolas,

Dominicains bretons célèbres de l'Ordre des Frères Prêcheurs:

Alain de la Roche, Sizun,

Albert Le Grand, Morlaix,

Marie-Joseph Le Guillou, Servel.


III - SAINTS RECONNUS PAR L'EGLISE

saint Guillaume Pinchon (1184-1284), évêque de Saint-Brieuc, canonisé en 1247 par Innocent IV,

saint Yves (ou saint Erwan, (1250-1303), prètre du diocèse de Tréguier, canonisé en 1347 par Clément VI?

saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-176), canonisé en 1947 par Pie XII.

sainte Jeanne Marie Guerguin (1864-1900), canonisée en 2000 par Jean-Paul II: soeur Marie de sainte Nathalie).

sainte Anne-Françoise Moreau (1866-1900), canonisée en 2000 par Jean-Paul II: soeur Marie de saint Just.

sainte Anne-Thérèse Guérin (1798-1856), canonisée en 2006 par Benoît XVI: soeur mère Théodore.

sainte Jeanne Jugan (1792-1879), fondatrice des Petites soeurs des pauvres, canonisée en 2009 par Benoît XVI.


saint Vincent Ferrier, dominicain espagnol, prédicateur en Bretagne, reposant dans la cathédrale de Vannes, canonisé en 1455 par Calixte III,

saint Gohard, évêque de Nantes, canonisé en 1095 par le Vatican avant le décret de Rome.




saint Samson, évêque de Dol

 

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire saint Samson, saint fondateur


Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire, Dol-de-BretagneNaissance:  aux environs de Dyved, dans le Glamorgan, sud du Pays de Galles

Son père, Ammon, et Anna sa mère, étaient au service du chef de  la région. Longtemps stérile, sa mère pria et reçut la faveur divine, qui lui donna un fils, et décida de le consacrer à Dieu. Ille veilla à ses premiers pas, puis le conduisit, avec le consentement de son mari, au monastère voisin de Llantwit Major. L'abbé se nommait saint Iltut. 

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire, Dol-de-Bretagne

Très rapidement il se fit remarqué d'entre les nombreux élèves. De tous il conquit l'affection, tous sauf les deux neveux de saint Iltut. Ces deux moines tentèrent de l'empoisonner avec une tisane "diabolique" mais devinant le poison, le jeune Samson fit un sourire:

"Mon frère, la tisane que vous m'avez préparée est délicieuse. Puisse Dieu, en retour, vous guérir du mal qui vous fait souffrir."

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoirePeu de temps après, sa déclaration trouva ses effets: le coupable se convertit et l'imménitence de l'autre fut sévèrement châtiée par Dieu.

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire, Dol-de-Bretagne

Promut au diaconat, il fut deux ans plus tard ordonné prêtre par l'évêque Dubric.

Malgré son affection pour saint Iltut, Samson décida de gagner le monastère de l'île de Caldey. Il y devint économe, puis abbé.

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire, Dol-de-Bretagne

Conquit par l'enthousiasme de quelques irlandais de passage, il cèda à gagner leur patrie avec eux. Mais il n'y resta pas, préférant retourner au Pays de Galles, à Caldey. Il y pratiqua quelque temps la vie ermitique mais sa retraite fut découverte, se retrouvant promu à l'épiscopat, il est sacré évêque en Cornouaille par saint Dubrice.

 

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire, Dol-de-Bretagne

Avec ses disciples, il gagne la Bretagne Armoricaine, débarquant à l'embouchure de Guyout.

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoireUn Gallo-romain nommé Privatus, lui fit cadeau d'un terrain non loin de là. Dans une clairière, Samson décida d'y bâtir son monastère. C'est aux alentours de celui-ci que naîtra la petite ville de Dol.




Cathédrale de saint-Samson, Dol-de-Bretagne



Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire, Dol-de-Bretagne

Dès son arrivée, Samson se pose en protecteur des faibles. Dans le pays, Conomor a usurpé le trône après avoir assassiné le roi Iona, mais la tyrannie le rend impopulaire. Samson embrasse alors la cause de Judwal, fils du roi légitime, gagne pour cela Paris, où le jeune prince héritier s'est réfugié auprès de Chilperic et de la reine Frédégonde.

Au cours d'un second voyage à Paris, vers la fin de sa vie, Samson assiste au 2ème Concile de Paris, au temps de Caribert (561-267). Il obtint gain de cause pour faire reconnaître Judwal, roi de Domnonée. Le roi Franc confirma également l'autorité de Samson sur les îles de la Manche, appelées depuis "iles anglo-normandes", lesquelles étaient bretonnes à cette époque.

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire, Dol-de-Bretagne

Le retour de Judwal et la protection des Francs lui rallièrent nombre de partisans. Conomor fut rapidement vaincu et tué. Mais Samson se faisait vieux, il ne tarda pas à mourir.

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire


Sarcophage de saint Samson, dposé dans le jardin du presbytère par l'abbé Chevier, curé de Dol, entre 1841 et 1866.

 

Afin de protéger les dépouilles de bon nombre saints lors des invasions Normandes, celui de Samson fut enlevé de l'église de Dol par Salvator, évêque de l'ancien siège d'Aleth, pour le ramener à Paris, sous le règne de Lothaire.

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire, Dol-de-Bretagne

Depuis, une partie fut rappatriée en Bretagne. L'église de Dol possédait un fémur, un tibia, quelques fragments d'autres ossements et quelques vertèbres de saint Samson. Ces reliques furent transféreés dans une châsse neuve le 24 décembre 1579, à côté du maître-autel de la cathédrale, dans un très grand reliquaire. Elles sont aujourd'hui détruites. Les restes du corps sont restés à Paris, partagé entre l'église de Saint-Barthélemy et la ville d'Orléans.

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoireSaints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire, Dol-de-BretagneAu XVIème siècle, du temps des ravages des Protestants, tout fut saccagé. Mais les reliques y échappèrent car elles étaient cachées, si bien cachées que personne ne sait où elles étaient réellement. Si bien qu'aujourd'hui, on ne sait s'il existe encore de vraies reliques de saint Samson de Dol.




                                                             Eglise Saint-Jacques-du-Haut-Pas, Paris

 

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire, Dol-de-Bretagne

Principaux disciples de Samson

saint Magloire, son diacre et successeur à Dol,

saint Budoc, successeur de saint Magloire,

saint Similien, abbé du monastère de Taurac,

saint Ethbin et saint Guénolé le jeune (ne pas confondre àvace saint Guénolé de Landevennec), tous deux moines au monastère de Taurac,

saint Méen, fondateur de Gaël.


Saint Samson est souvent représenté avec une colombe planant sur la tête, et quelquefois, chassant devant lui un dragon.

 

Saints, saint Samson, évêque de Dol, Bretagne, histoire, Dol-de-Bretagne

FETE: 28 juillet

DICTON:

"A la Saint-Samson Le Temps est bon."

" Temps rouge au couchant annonce pour demain du vent"


SOURCES

saint-samson-vque-de-dol-en-bretagne.html

17/07/2012

Saint Herbod

ST HERBOD.jpg

ST HERBOT - SAINT HERBOT.JPG Saint-Herbot

ST HERBOT - PLEYBEN.JPG Pleyben

ST HERBOT - PLOUGONVEN.JPG Plougonven