12/07/2012

Citations "Sir Sean Connery"

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" Mes premiers films sont si mauvais, qu'ils ont remplacé la peine de mort dans 7 états américains"


05/06/2012

"An independent Scotland..." (Annie Lennox - EURYTHMICS)

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26/03/2012

26.03.2012: La Tentation indépendantiste

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Au 2, Bakers Street, l'ambiance de ce petit pub situé au centre de Stirling, en Ecosse, commence à s'échauffer. Des dizaines de petits drapeaux écossais - une croix de Saint-André blanche sur fond bleu - ont été accrochés à l'occasion du Tournoi des six nations. Mais c'est autre chose qui enflamme les esprits : l'indépendance de l'Ecosse. Alex Salmond, le premier ministre, a annoncé en janvier qu'il voulait tenir un référendum sur ce sujet en 2014 - il a ensuite rencontré le premier ministre britannique, David Cameron, pour en négocier les modalités.

Au pub, plus la bière coule, plus les fêtards semblent être en faveur de larguer les amarres. "Bien sûr que ça fait peur, mais nous avons devant nous une chance unique d'être courageux", estime Neil Ross, 55 ans. Kirsty Lovatt, 35 ans, avale un verre de vodka d'un trait et opine : "Londres veut nous faire peur en nous affirmant qu'on ne pourra pas survivre sans eux. Mais ce sont des tactiques de brutes, et rien que pour ça, je voterai pour l'indépendance." Pommettes rouge vif, Franck McChord pousse des coudes pour renchérir : "Ça fait vingt ans que je vote SNP (Scottish National Party, le parti indépendantiste) et il est temps de prendre notre indépendance."

Pourtant, la plupart d'entre eux étaient nettement moins radicaux une heure auparavant, l'esprit clair. "Bien sûr que j'aimerais bien l'indépendance, mais d'où est-ce que l'argent va venir ?, s'inquiétait Kirsty Lovatt. S'il fallait voter demain, je ne crois pas que je serais en faveur." Derrière le comptoir, Rory MacLeod n'était pas convaincu non plus. "J'ai voté SNP lors des dernières élections, mais c'est parce qu'ils proposaient des mesures de soutien pour les étudiants, et que j'allais à l'université. Mais l'indépendance ? Franchement, nous recevons trop d'argent de Londres pour couper les ponts."

Alors que le budget de l'Etat britannique - qui s'applique en grande partie en Ecosse - est présenté à Londres ce mercredi 21 mars, ces tiraillements permanents entre une envie d'indépendance et une crainte de quitter l'union avec l'Angleterre, signée en 1707, résument l'attitude écossaise. L'annonce parDowning Street d'une modulation des salaires des fonctionnaires en fonction des régions risque de désavantager l'Ecosse et agace. Mais le filet de sécurité que fournit Londres rassure.

Culturellement, cela ne fait pas l'ombre d'un doute : la région est très différente de son voisin du sud. L'accent n'y est pas le même, la musique non plus, de même que la gastronomie, les paysages et même les billets de banque. L'histoire a ses particularismes, comme le rappelle le mur de 117 kilomètres érigé par l'empereur romain Hadrien au nord de l'Angleterre, en l'an 122. Politiquement, les habitants sont beaucoup plus à gauche et pro-européens. Côté religion enfin, l'Eglise d'Ecosse est séparée de celle d'Angleterre et il existe une forte minorité de catholiques.

Economiquement pourtant, les hésitations sont profondes. Tout repose sur une question : l'Ecosse est-elle "subventionnée" par l'Angleterre ou peut-elle être financièrement indépendante ? Actuellement, la région n'a pas le droit de leverd'impôts pour son propre compte : les recettes fiscales sont entièrement rassemblées à Londres, puis redistribuées suivant un vieux mécanisme (dit "formule Barnett") qui dépend notamment de la population dans chaque région. Sur cette base, les chiffres sont clairs, Londres subventionne Edimbourg : sur une année, d'avril 2009 à mars 2010, l'Ecosse a levé 50 milliards d'euros mais en a reçu 74 milliards.

Pour Alex Salmond, cette équation oublie une question essentielle : les recettes fiscales du pétrole dans la mer du Nord, comptabilisées à part. La question devient alors très compliquée : quelle partie du pétrole dans les eaux écossaises, quelle partie dans les eaux anglaises ? Le SNP veut utiliser la démarcation des zones de pêche, ce qui donnerait 90 % des hydrocarbures à l'Ecosse. Un tel calcul permettrait à la région d'équilibrer ses comptes avec l'Angleterre.

Face à ces arguments contradictoires, les Ecossais sont hésitants. Tous les sondages l'indiquent : l'indépendance serait aujourd'hui rejetée. Environ un tiers des habitants est pour, un autre tiers préfère le statu quo, et le dernier tiers espère un compromis, avec une autonomie renforcée (appelée "décentralisation maximum"), donnant notamment le droit de lever des impôts. "Nous sommes des nationalistes culturels, pas politiques", résume Alistair Mann, professeur d'histoire à l'université de Stirling.

Les notables de Stirling ont, eux, fermement choisi leur camp. Dans l'hôtel duGolden Lion, ils se sont mis sur leur 31 pour le déjeuner hebdomadaire du Rotary Club. Tous sont des hommes, blancs, cadres supérieurs et, pour la plupart, à la retraite. Entre rôti de boeuf trop cuit, verre de vin levé "à la reine" et cours d'histoire sur un ancien héros militaire écossais, ils acceptent de voter à main levée : 24 sur 26 rejettent l'indépendance.

"J'ai longtemps travaillé en Afrique, dans le pétrole, et j'ai vu ce qu'il se passait quand un pays n'était pas prêt pour l'indépendance, peste Mike Queen. A chaque fois, ce sont les politiciens qui la veulent, et ils ne le font pas pour le peuple. Qui vapayer pour tous ces gens qui vivent aux crochets de l'Etat, entièrement dépendants des allocations sociales ?"

Sandy Leven, ancien cadre dans une entreprise d'outils de jardinage, confirme :"On ne peut tout simplement pas se le permettre." Pourtant, il reconnaît avoir voté SNP lors des dernières élections. "C'était pour des raisons purement tactiques. Je voulais empêcher les travaillistes de gagner. Le SNP pense que sa victoire électorale (en mai 2011, le SNP a remporté la majorité absolue au Parlement écossais) lui donne un mandat pour l'indépendance, mais il se trompe."

Stirling, 45 000 habitants, capitale du pays jusqu'en 1437, n'est pas un bastion nationaliste et a plusieurs fois changé de majorité politique - conservatrice, puis travailliste, et enfin indépendantiste depuis 2007. La ville va jouer un rôle symbolique au moment du référendum : en juin 2014, y sera célébré le 700eanniversaire de la victoire de Bannockburn. Sur une colline, située en banlieue de Stirling, Robert Bruce, roi d'Ecosse, a bouté en 1314 une armée anglaise en surnombre. C'est pour profiter des célébrations de cette rare défaite de l'ennemi héréditaire - ainsi que des Jeux du Commonwealth qui se tiendront en Ecosse à la même période - qu'Alex Salmond veut organiser le référendum à l'automne 2014.

L'organisation de ce vote historique est devenue possible après le succès politique sans précédent des indépendantistes. En 2011, ils ont remporté à la surprise générale la majorité absolue au Parlement écossais, résultat d'une vague de fond qui a commencé en 1979. A l'époque, un premier référendum a rejeté la création d'un Parlement écossais, en grande partie sur la base de l'argument économique. En 1997, Tony Blair a organisé un nouveau référendum, gagné cette fois-ci haut la main, et menant à la création d'un gouvernement régional. En 2007, le SNP a obtenu une majorité relative : Alex Salmond est devenu premier ministre. Enfin, en mai 2011, avec l'effondrement des travaillistes, le SNP a remporté sa victoire historique.

Comment expliquer ce triomphe électoral alors que l'indépendance bénéficie d'un soutien malgré tout limité ? "Le SNP a su se détacher de la cause indépendantiste, explique Peter Lynch, politologue à l'université de Stirling. Il rassure les gens en expliquant que l'indépendance ne se fera pas immédiatement et que le SNP sera utile pour aller botter quelques fesses à Londres, en défense des intérêts écossais."

Il faut ajouter à cela le remarquable charisme du premier ministre écossais. "Il est le meilleur homme politique de tout le Royaume-Uni", estime Craig Mair, un professeur d'histoire à la retraite et musicien écossais, qui hésite concernant l'indépendance. Souriant, très à l'aise dans les médias, débonnaire, Alex Salmond a eu le génie de présenter l'indépendance comme un sujet non menaçant. Il assure qu'il n'y aura pas de frontière avec l'Angleterre, que la reine demeurera chef de l'Etat, que la livre sterling sera conservée pour au moins une décennie... Tout le contraire d'un nationalisme étriqué et haineux. Résultat, ce sont les autres partis politiques qui se retrouvent avec des arguments défensifs, sur le thème :"Attention, si vous devenez indépendants, vous allez souffrir..."

Alex Salmond a aussi su mettre sur pied un parti politique très organisé. Alasdair MacPherson est conseiller municipal à Bannockburn. Agé de 50 ans, il a rejoint le SNP dès l'âge de 16 ans. "Cela fait sept ans que nous faisons campagne pour le référendum, témoigne-t-il. A chaque fois que je rencontre des gens, je pose quatre questions, dont une pour savoir s'ils sont pour l'indépendance. Résultat, aujourd'hui, je sais exactement dans le voisinage quels sont les 25 à 30 % qui hésitent." Il commence donc les deux prochaines années de campagne électorale avec une nette longueur d'avance. "Les autres partis n'ont pas la moindre idée de qui vote pour l'indépendance", estime Peter Lynch, à l'université de Stirling. Il en conclut, malgré les sondages, qu'une grande surprise est probable en 2014 : "Je crois que le "oui" va l'emporter."

Le député local, Bruce Crawford (SNP), et secrétaire d'Etat en charge des affaires parlementaires au gouvernement écossais, le confirme à sa façon : "Dans les années 1970, on nous avait dit qu'un Parlement écossais ne verrait jamais le jour. Puis, on nous a dit qu'un gouvernement SNP ne serait pas possible. Puis qu'une majorité absolue SNP était inimaginable. Tout cela est arrivé."

 

Eric Albert, Le Monde.fr du 26.03.2012

27/01/2012

25.01.2012 - L'ECOSSE, UN PREMIER PAS VERS UN REFERENDUM SUR L'INDEPENDANCE

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hermines début de texte.gif20 semaines: c'est la première étape de l'organisation d'un référendum qu'a lancé mercredi 25 janvier Alex SALMOND, 1er Ministre écossais, période de consultation. A la clef, l'indépendance de l'Ecosse en 2014.

 

 

langue d'ecossse et d'irlande-lng.gifEn novembre 2012, les propositions du gouvernement pour l'indépendance seront réunies dans un livre blanc qui sera publié.

 

En 2013, une loi sur le référendum sera déposée au Parlement d'Edimbourg, le coût de l'organisation devrait s'élever à 12 M€;

 

 

hermines début de texte.gifDevant le Parlement d'Edimbourg, il a ainsi dévoilé les détails de ses propositions, notamment la question qu'il souhaite poser aux Ecossais:

"Etes-vous d'acord pour que l'Ecosse soit un pays indépendant ?"

A cette question, il souhaite également y adjoindre une question concernant une extension des pouvoirs qui seraient dévolus au Parlement. Pour le moment, l'Ecosse dispose de compétence en matière d'éducation, de santé, d'environnement et de justice. Mais cette question est la cause de la principale discorde entre Londres et Edimbourg.

Michael MOORE, ministre Anglais chargé de l'Ecosse, a rappelé que la question institutionnelle concernant l'organisation et les modalités du scrutin lui appartenait, sous peine d'être contesté juridiquement.

 

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Londres souhaite que le référendum soit organisé très rapidement, et qu'il ne comporte qu'une question du style "pour ou contre le maintien de la province au sein du Royaume-Uni".

hermines début de texte.gifEn tablant ainsi, Londres tend sans doute un piège: celui du "non", ce qui enterrerait la quête de l'indépendance opur un bon moment. M. Salmond prône quant à lui la solution du compromis sur la voie de l'indépendance, et que cet aspect  figure aussi dans la consultation du peuple, rendant le srcutin plus juste et lus démocratique.

Pour le moment, des sondages dans la presse britannique montrent que l'indépendance de l'Ecosse n'intéresse qu'une minorité d'Ecossais.

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15/01/2012

1000 jours de bataille pour l'indépendance ?

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QUELLE INDEPENDANCE POUR L'ECOSSE ?

 

 

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          La bataille autour du projet de référendum d'indépendance en Ecosse d'ici 2014 menace de dégénérer en crise constitutionnelle au "Royaume-Désuni", avant même l'examen de questions fondamentales sur la viabilité économique ou l'appartenance à Union Européenne du pays des Scots.

hermines début de texte.gifLe pouvoir central à Londres et les autorités régionales à Edimbourg sont en désaccord sur presque tout: le bien-fondé, le calendrier, le corps électoral, les modalités et même la (ou les) question(s) à soumettre aux 5 millions d'Ecossais rattachés depuis 1707 à la couronne d'Angleterre.

Alex SALMOND, Ecosse, Ed MILIBAND, David CAMERON,  indépendance,

En l'absence de compromis, le casse-tête sera porté devant la Cour suprême.

Le Premier ministre conservateur David Cameron --défenseur passionné d'un Royaume-Uni qui rassemble l'Angleterre, l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord-- a engagé une véritable partie de poker menteur en acceptant le principe d'un référendum, mais à ses conditions.

Alex SALMOND, Ecosse, Ed MILIBAND, David CAMERON,  indépendance,



hermines début de texte.gifIl préconise un vote sous 18 mois afin de lever "les incertitudes préjudiciables à l'économie"; ouvert aux électeurs de plus de 18 ans; portant sur une question unique (oui ou non) ayant valeur contraignante.

"Qu'on en finisse avec le débat, et qu'on maintienne la cohésion du pays" a-t-il lancé mercredi devant les députés. Son calcul ? Un tiers seulement des Ecossais aspirent à l'indépendance. Acculés au quitte ou double, ils voteront "non".

"L'union fait la force" a pour sa part confirmé Ed Miliband, le chef de l'opposition travailliste à la chambre des Communes.

hermines début de texte.gifLe Premier ministre de la région autonome d'Ecosse, Alex Salmond, chef du Parti nationaliste écossais (SNP) à l'accent rocailleux, rejette ce diktat "arrogant", tandis que prolifèrent sur les réseaux sociaux les condamnations de "la perfide Albion".

L'indépendance, c'est l'ambition de toute une vie pour cet économiste manoeuvrier, triomphalement réélu avec une majorité absolue au parlement d'Holyrood, en mai 2011.

"Ce doit être un référendum conçu en Ecosse et décidé par les Ecossais", a-t-il martelé mercredi.

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Salmond entend faire voter ses compatriotes à l'automne 2014, en pleine ferveur patriotique à l'occasion du 700e anniversaire de la victoire de Bannockburn sur l'ennemi héréditaire anglais.

Il souhaite un scrutin consultatif et ouvert aux plus de 16 ans, sans exclure une question subsidiaire dite "devo-max" (pour dévolution maximum) qui proposerait une autonomie accrue, en matière fiscale notamment.

La formule (inspirée des indépendantistes québécois défaits aux urnes) viserait à éviter qu'une victoire du "non" enterre à tout jamais la quête d'indépendance.

hermines début de texte.gifA ce jour, le parlement écossais a des compétences en matière d'éducation, de santé, d'environnement et de justice.

L'Ecosse dispose de son drapeau et d'équipes de football et rugby, mais les questions relatives aux affaires étrangères et à la défense relèvent du gouvernement britannique.

Dans le cadre du "devo-max", le territoire continuerait notamment d'abriter des forces britanniques dotées de l'arme nucléaire; de reconnaître la reine d'Angleterre (à l'instar de 16 des 54 Etats membres du Commonwealth); ou encore de conserver la livre sterling.

hermines début de texte.gifEn revanche, si le scénario du "tout ou rien" défendu par Londres prévaut, une Ecosse indépendante devrait refaire acte de candidature à l'UE, et partager avec l'Angleterre ses revenus pétroliers off-shore, voire ses réserves d'or.

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L'intransigeance "anglaise" masque un formidable non-dit ayant trait au risque de contagion indépendantiste. En octroyant un large degré d'autonomie à l'Ecosse, au Pays de Galles et à l'Irlande du Nord en 1998, le Premier ministre travailliste Tony Blair a pris le risque d'un éclatement du pays.

hermines début de texte.gif"Référendum d'Indépendance: Il reste 1.000 jours pour décider de notre futur", titrait mercredi le Scotsman, en rappelant les récents précédents historiques d'Estonie et du Montenegro.

Dépêche AFP du 11 janvier 2012

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"Que vivent les nations ! "

Yann Vleiz Ar C'hunff

 

 

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