01/09/2012

1934 - Guide Thiolier de la Bretagne

1934 - guide-thiolier-la-bretagne-1934-carte-routiere.jpg

1800 - Explosion de la tour des Espagnols (château de Nantes)

1800 - explosion de la toure des espagnols en 1800 - NANTES.jpg

1859 - Arrêté d'ivrognerie

1859 - Arrêté d'ivrognerie.jpg

1837

régions françaises, 1837, Bretagne

31/08/2012

1675: Déclaration de Louis XIV (amnistie aux Bordelais)

revolte-bordeaux.jpg

1675 - Nouvelles Taxes:papier timbré

1675 nouvelles taxes - papier-timbre-3-L150.jpg

30/08/2012

200.000 !!!

Le cap des 200.000 visiteurs ayant été franchi aujourd'hui, il tenais à remercier tous ceux qui sont venus me rendre visite, notamment ceux qui contribuent à ce que Le Monde de Jima progresse, corrige ses erreurs, complète ses informations.

Merci encore,

Trugarez !

Sommaire "Célébrités Bretonnes"

En rouge, les personnages qui seront bientôt traités


Anne de Bretagne


Barbe-Bleue ou Gilles de Rais (1404-1440) gilles-de-rais-dit-barbe-bleue-1404-1440.html

André Breton (1896-1966) Ecrivain, Surréaliste  andre-breton-1896-tinchebray-1966-paris-ecrivain-surrealiste.html

Aristide Briand (1832-1932) Homme d'Etat  aristide-briand-1832-nantes-1932-paris-homme-d-etat.html


Pierre Cambronne (1770-1842) Militaire  pierre-cambronne-1770-saint-sebastien-sur-loire-1842-nantes.html

Jacques Cassard (1676-1740) Corsaire  jacques-cassard-1676-nantes-1740-fort-ham-corsaire.html

 Guillaume Chauvin (1442-1484)  guillaume-chauvin-1422-nantes-1484-prisonde-vannes.html

 Marguerite de Clisson (1360-1441)  marguerite-de-clisson-1360-1441-dit-margot-la-boiteuse.html

Olivier de Clisson (1343) 

Jean Crémet (1892-1973)


Paul-Antoine-Marie Fleuriot de Langle (1711-1787)  paul-antoine-marie-fleuriot-de-langle-1744.html


Raoul de Gaël (av.1040-1097/1099)

Régis de l'Estourbeillon de la Garnache (1858-1946)regis-de-l-estourbeillon-de-la-garnache-1858-nantes-1946-ave.html

Anne de Goulaine (1676-?)  anne-de-goulaine-1676-nantes.html

Bertrand du Guesclin (1323-1380)


Guillaume Lejean (1824-1871)


Jean IV (1338-1399) Duc de Bretagne  jean-iv-51338-1399-nantes-duc-de-bretagne.html


Jean de Malestroit (1375-1443) Evêque  jean-de-malestroit-1375-nantes-1443-nantes.html

Elisa Mercoeur (1809-1835) Poète  elisa-mercoeur-1809-nantes-1835-paris-poete.html

Jean Meschinot (1420-1491) Poète  jean-meschinot-1420-1491-poete.html

Jean de Montfort (1295-1345)  jean-de-montfort-1295-nantes-1345-hennebont.html

Morvan-Lebesque (1911-1970)  morvan-lebesque-1911-nantes-1970-rio-de-janeiro-journaliste.html

 

 Louise de Penancouët de Kerouale (1649-1734)

Benjamin Péret (1899-1959) Poète  benjamin-peret-1899-nantes-1959-poete-surrealiste.html

 Marcel Planiol (1853-1931) Juriste  marcel-planiol-1853-nantes-1931-paris-juriste.html


Arthur de Richemont (1393-1458)

Jean de Rieux (1342-1417)  jean-de-rieux-1342-1417.html 

Rogatien & Donatien (280-304) Saints martyrs  rogatien-donatien-280-nantes-304-nantes.html

Marquis de la Rouërie (1751-1793)  le-marquis-de-la-rouerie-1751.html

Alain Le Roux (env.1040-1093)

 

Eric Tabarly (1931-1998) Navigateur  eric-tabarly-1931-nantes-1998-en-mer-navigateur.html

Sophie Trébuchet (1772-1821) Ecrivain, mère de Victor Hugo  sophie-trebuchet-1772-nantes-1821-ecrivain-mere-de-victor-hu.html


Jules Verne (1828-1905) Ecrivain  jules-verne-1828-nantes-1905-ecrivain.html

***



 

 

Paul-Antoine-Marie Fleuriot de Langle (1744-1787)

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse

Paul Fleuriot de Langle naquit au château de Kerlouët, paroisse de Quimper-Guézennec, évêché de Tréguier, le 1er août 1744. Il appartenait à une famille de cette nouvelle noblesse qui accéda aux sommets de la hiérarchie sociale aux XVIIIe et XIXe siècles, remplaçant une autre noblesse sans doute plus riche mais...

...qui avait été détruite par les ravages de la guerre, par les problèmes démographiques (disparitions de lignages ne laissant qu’une riche héritière permettant la concentration des patrimoines) et enfin par le surendettement (l’obligeant à se séparer morceau après morceau de son patrimoine). Il est important d’évoquer les Fleuriot de Langle afin de comprendre le destin de ce marin breton parmi les plus illustres marins de la Royale. Le premier membre de son lignage attesté est Jean Fleuriot (1425-1494) qui fut maire de Guingamp.

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse



Les Fleuriot accrurent leur position essentiellement par une succession de mariages particulièrement lucratifs (voir ci-dessous la généalogie des Fleuriot de Langle).



- René Fleuriot, seigneur de Coëtquennou en 1595, épousa Marguerite de Penhoët, dame de Kerlouët, issue d’un des plus puissants lignages bretons.

- Leur fils, Claude, fut suffisamment riche pour faire deux superbes mariages : la première fois en 1623 avec Fiacrette Le Bahezre, dame de Rosviliou, du Cosquer, de Kerfilant et de Quenquistille dans les paroisses de Duault et de Locarn en Poher ; et la seconde fois avec une Coëtlogon, fille du vicomte de Messujeaume et tante du lieutenant général de Haute-Bretagne, gouverneur de Rennes.

- Le fils unique de Claude et de Fiacrette, Sébastien (attesté encore en 1675), augmenta ses terres autour de Duault-Locarn en épousant Mauricette Le Bigot, dame de Langle. Cette dernière n’eut que deux enfants : Jeanne Marie qui épousa le marquis de La Rivière dont elle eut un fils qui fut le cousin germain de la mère de La Fayette et un fils, Charles-Sébastien (1656-1720), qui en raison de son importante fortune put porter le titre de comte de Langle.

- Charles-Sébastien convola deux fois selon le degré de sa fortune : il épousa en premières noces un des plus grands noms de Bretagne Anne de Kerhoant, sœur des marquis de Kergournadech et de Coatanfao et de l’évêque d’Avranches, puis en secondes noces, en 1711, Marie-Anne-Angélique de Varennes ou de Varènes, qui hérita de la seigneurie de Loguével non loin de Langle et de Rosviliou.

- Le fils aîné de Charles-Sébastien et d’Anne-Angélique de Varennes, qui fit le père de notre héros, Jean-Sébastien (1712-1781), se trouva être un des hommes les plus riches de Bretagne. Il disposa de deux importants ensembles fonciers, l’un dans le Trégor et l’autre dans le Poher. Autour de son château de Rosviliou en Duault, dans le Poher, Jean-Sébastien possédait les manoirs de Lesmabon dans la même paroisse (venant des Le Bigot), de Kerfichant en Trébrivan, de Langle et de Loquevel (venantde sa mère, née Varennes), mais surtout de la grande seigneurie de Carnoët, relevant directement du roi, achetée par son père au duc de Richelieu en 1703.

Dans le Trégor, autour du château de Kerlouët en Quimper-Guezennec, les Fleuriot de Langle avaient acquis progressivement de nombreuses terres entre la Leff et le Trieux, dont deux des plus anciens fiefs de Bretagne, relevant directement du roi de France, la seigneurie de Kermarquer en Lézardrieux (un des principaux fiefs des illustres Tournemine du Moyen Age) et la vicomté de Frynandour (ayant appartenu aux Kergorlay, puis aux Montfort et aux comtes de Laval, barons de Vitré toujours au Moyen Age). Ce fut Jean-Sébastien qui acquit ses deux importantes terres. Il pouvait le faire sans doute grâce à la dot de son épouse, Marie-Jeanne de La Monneraye, elle aussi issue d’une famille de cette riche et assez récente noblesse bretonne.

- Son père, Jean de La Monneraye (1667-1737), seigneur de Bourgneuf, appartenait au Parlement de Bretagne. Il y occupait les fonctions de Grand Prévôt de Bretagne (fonction achetée en 1703 – Il pouvait se le permettre puisque sa fortune fut estimée à un million de livres) et de Secrétaire du roi à la Chancellerie de Bretagne. Son épouse, Marguerite Le Mézec, dame de Cantizac, fut la sœur d’un autre secrétaire à cette Chancellerie et de l’épouse du président des Requêtes. Par ce mariage et par d’autres plus tard, les La Monneraye furent étroitement liés aux Fleuriot de Langle. Pour finir, tous les frères et sœurs de Paul-Antoine, y compris lui-même, firent de brillants mariages dans la noblesse bretonne : ses sœurs épousèrent les comtes de Rosmorduc, de Derval et de Trogoff.

- La grand-mère de Paul-Antoine,  Angélique de Varennes. Mariée en 1711 à Charles-Sébastien Fleuriot de Langle, elle n’en eut que deux enfants survivants. Veuve en 1720, elle se remaria avec Jean-Baptiste Budes, dit le comte de Guébriant dont elle eut plusieurs enfants. Les Budes disposaient d’une forte position au sein de la Marine puisque Joseph-Marie Budes de Guébriant, le frère aîné de Jean-Baptiste, avait été chef d’escadre des armées navales et commandant de la Marine à Rochefort. Jean-Baptiste Budes quant à lui, était un proche du comte de Toulouse (1678-1737), non seulement fils légitimé du roi Louis XIV, mais encore très grand seigneur en Bretagne (avec son duché de Penthièvre, acheté en 1696) et Amiral de Bretagne et de France. Ce titre d’amiral n’était pas un vain mot.

Le comte de Toulouse commandait et commanda la flotte. Comme le révèlent les lettres conservées aux Archives de la Marine (série G), lui, comme son fils et héritier, le duc de Penthièvre (1725-1793), car la fonction d’Amiral de France était héréditaire, avaient pour rôle d’administrer l’Amirauté, institution qui eut une très grande place dans les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Le comte de Toulouse et le duc de Penthièvre jouèrent aussi un rôle d’intermédiaires, en Bretagne, entre les autorités royales et les nobles bretons. Il est vrai qu’ils étaient encore à titre héréditaire lieutenants généraux et gouverneurs de Bretagne. Si la fortune du comte de Toulouse était considérable (la 6e du royaume, 13 millions de livres en 1737), celle de son fils fut une des premières du royaume (la 3e après le roi et le prince de Condé- avec 104 millions en 1789), ce qui lui permit de prendre à ferme une grande partie du Domaine royal en Bretagne.

 

 

Ces princes se comportaient comme tous les grands féodaux de Bretagne. On retrouve des noms bretons dans leur entourage, tels les Ravenel, les Rosmadec et aussi et surtout les Budes de Guébriant. Le comte de Guébriant appartenait à la Maison du comte de Toulouse. La comtesse de Guébriant, sa grand-mère, devint non seulement la dame d’honneur de la comtesse de Toulouse mais encore la gouvernante du duc de Penthièvre. Il n’est donc pas étonnant de voir son fils, Jean-Sébastien Fleuriot de Langle, devenir un des quinze gentilshommes du duc de Penthièvre – il est vrai qu’il était son vassal direct pour sa vicomté de Frynandour – tout comme son fils, Paul-Antoine qui devint ensuite gentilhomme du duc de Chartres, gendre du duc de Penthièvre.

 

Il est clair qu’avec un tel lignage, une telle fortune et surtout la protection de l’Amiral de France, Paul-Antoine Fleuriot de Langle intégra la Royale sous les meilleurs auspices. Fils cadet, il passa son enfance entre les résidences familiales, les châteaux de Kerlouët et de Rosviliou, et les hôtels particuliers de Lannion et de Guingamp. Très jeune, il devint Garde marine (en juin 1758) c’est-à-dire qu’il entra à l’Ecole de la Marine. Il ne faisait ainsi que suivre une tradition familiale. Ses oncles paternels, Charlemagne Fleuriot de Langle et Joseph Budes de Guébriant (demi-frère de son père) l’y avaient précédé. Il semble qu’il y montra très tôt un grand intérêt pour l’astronomie, l’hydrographie et les mathématiques. Le 16 novembre 1758 –il n’avait alors que 14 ans -, il reçut sa première affectation sur le Diadème (alors commandé par le comte de Rosily) où il fit deux campagnes, l’une dans les Antilles, l’autre le long des côtes espagnoles.

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse Sur le même vaisseau (sous le commandement de comte de Breugnon), le 16 mai 1760, il participa à un combat naval contre les Anglais dans les parages d’Ouessant. La guerre de Sept ans faisait alors rage. Du 8 juin au 31 avril 1761, il servit sur le Palmier (commandé par le chevalier prince de Rohan), puis du 14 octobre 1761 au 21 novembre 1762 de nouveau sur le Diadème (commandé par M. de Fouquet) pour une nouvelle campagne à Saint-Domingue. Le 22 octobre 1763, il embarqua sur la frégate La Malicorne (commandée par La Motte-Picquet) qui avait pour mission de chasser les corsaires de Salé au large des côtes africaines. De mai à octobre 1764, il partit en Guyane sur l’Etoile. Le 22 avril 1765, il se trouvait officier de bord sur la Porteuse, sous le commandement du comte de Trobriand, autre gloire de la Royale, dont la mission était de surveiller les approvisionnements des ports militaires.

A son retour à Brest, le 27 décembre, il fut promu garde-pavillon, puis le 4 février 1766, enseigne de vaisseau. Il embarqua sur La Biche pour Cadix et la Méditerranée où il resta jusqu’en octobre 1767. Le 11 avril 1771, il navigua sur La Belle-Poule et vit une nouvelle fois Saint-Domingue. Sur le rôle de l’équipage, on trouve le nom de La Pérouse. C’est sans doute à cette époque qu’il se lia à cet autre célèbre navigateur.

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse

La pénurie d’armement lui permit de jouir d’un court repos qu’il employa à travailler au sein de la nouvelle Académie de Marine. Le 24 juin 1771, il en devint un des membres adjoints. Il s’occupa d’améliorer les moyens de la navigation et de rédiger dans le Dictionnaire de Marine les mots Charpentage et Machines. En mai 1772, il fournit à l’Académie un rapport sur l’action réciproque des aiguilles aimantées des boussoles, suivi d’un autre sur les différences observées dans les longitudes sur la côte du Portugal. Sur ordre du ministre de la Marine, il devint membre honoraire de l’Académie en juillet 1774, et le 6 avril 1775, secrétaire temporaire de l’Académie. Cette progression spectaculaire, puisqu’il passa devant d’autres, provenait non seulement de son appartenance à la Maison du duc de Penthièvre qui était, il faut le rappeler, Amiral de France, mais encore à ses talents. En septembre 1775, il écrivit un mémoire pour l’Académie sur la méthode de déterminer la latitude en mer, méthode recommandée par l’Académie auprès du ministre de la Marine. Le même mois, il naviguait sur le Terpsichore (commandé par un autre marin breton fameux, le comte de Guichen). Le 15 juin 1777, il fut promu lieutenant de vaisseau.

 

La faveur que connaissait sa famille auprès du duc de Penthièvre lui permit d’obtenir une des meilleures places auprès du duc de Chartres (le futur duc d’Orléans, connu pendant la Révolution sous le nom de Philippe Egalité), gendre du duc de Penthièvre, qui voulait montrer au roi, son cousin, sa valeur sur les mers afin d’obtenir l’autorisation de succéder à son beau-père en tant qu’Amiral de France. Paul Fleuriot de Langle se trouva ainsi chef d’état major sur le Saint-Esprit (navire commandé par La Motte-Picquet) ; le chef d’escadre étant le duc de Chartres. Le 27 juillet 1778, ce dernier et ses navires connurent l’épreuve du feu contre les navires anglais au large d’Ouessant.

Les résultats de l’affrontement furent bien mitigés. Les Anglais profitèrent d’une erreur dans la chaîne de commandement pour s’enfuir. Le duc de Chartres revint à la Cour auréolé de gloire jusqu’au moment où les témoignages de marins français parvinrent aux oreilles des courtisans. Le navire du duc de Chartres se serait mis en panne et aurait débarqué un canot afin de mieux connaître de la part des autres commandants la situation. Ce contretemps aurait permis alors aux Anglais de prendre la poudre d’escampette. Le duc de Chartres fut raillé et fut contraint de renoncer à la charge, pourtant très lucrative, d’Amiral de France.

Ce fut une des principales déceptions du duc et une des causes de son ressentiment envers le roi. Le chevalier de Langle ne connut pas le même sort. Le duc de Chartres le nomma gentilhomme de sa Maison avec une pension annuelle de 2 000 livres et lui permit de recevoir le collier de chevalier du Saint-Louis. Il semblerait que Paul fut apprécié en effet assez tôt par le duc. Ce dernier, alors Grande maître du Grand Orient de France, avait assisté, à Brest, le 20 février 1778, à l’initiation de Paul Fleuriot de Langle, lieutenant de vaisseau, gentilhomme de son altesse sérénissime (c’était le prédicat du duc de Chartres), qui a été admis à la connaissance de nos mystères d’après le consentement de la loge par acclamation. Paul Fleuriot intégra la loge de la Marine, nommée aussi loge de « l’Accord parfait », loge composée à 90 % de lieutenants de vaisseaux, d’enseignes et d’aspirants dont beaucoup étaient nobles et titrés. Il devint donc franc-maçon, comme le fut trois jours plus tard, au sein de la même loge, Bougainville. La Pérouse avait été initié dans une autre loge brestoise, bien plus tôt, en 1765, L’Heureuse rencontre. Tout naturellement Fleuriot de Langle intégra la Franc-maçonnerie brestoise si importante non seulement au sein de la Marine du XVIIIe siècle.

 

Cette faveur d’un prince du Sang, en passe de devenir plus riche que le roi, dut propulser la carrière du chevalier de Langle. En septembre 1779, ce dernier commanda un navire, le Hussard, navire de 18 canons, chargé d’escorter des convois menacés par les Anglais. En janvier 1780, il quitta Brest pour Nantes afin d’escorter des gabarres chargés de bois, bois nécessaire à la construction navale. Jusqu’en juin 1780, il fit des allers et retours dans le golfe de Gascogne. En juin, il contraignit un navirecorsaire anglais à entrer en rade de Brest, mais quelques jours plus tard, le 5 juillet, au Nord-ouest d’Ouessant, il fut surpris par un navire anglais, le Nonsuch, commandé par sir William Wallace. Il tenta de se réfugier dans le Chenal du Four, mais il ne put avancer faute de vent. Dans une manœuvre désespérée, il fit raser les bastingages, jeter à la mer les canons et border les avirons de galère. Peine perdue, son navire fut pris. Il se retrouva à Plymouth pendant huit jours, puis à Falmouth où il fut bien traité. A la différence de ses marins, et très certainement à cause de ses relations, il ne resta pas longtemps prisonnier. Il fut échangé contre d’autres prisonniers anglais au large de l’île de Batz. Il rentra à Morlaix et alla se reposer au château familial de Kerlouët. En septembre 1780, on lui donna le commandement d’une frégate, l’Aigrette, armée de 12 canons, pour mener encore des opérations de convoyage entre Brest et Bordeaux. Lors d’un accrochage avec des navires anglais, il eut sa revanche car il s’empara d’un des trois navires corsaires.

 

Les opérations de Fleuriot de Langle, comme ceux d’autres marins de la Royale, avaient non seulement pour but de renforcer la Marine du Roi en permettant la construction d’une flotte qui, par la volonté de Louis XVI, devait surclasser celle des Anglais, mais encore mobilisaient de nombreux navires britanniques qui ne pouvaient ainsi intervenir contre les Insurgés américains. Le chevalier de Langle fut amené à passer de l’autre côté de l’Atlantique. Le 27 avril 1781, il commanda la Résolue, transportant un Américain, aide de camp de Washington, mais surtout quatre millions de livres en or afin de financer la rébellion américaine. Son navire convoyait aussi la Cybèle portant des armes dans ses cales. Il profita du voyage pour expérimenter, en bon académicien de la Marine, des tubes pour mesurer l’assiette de son navire en mer. Le 25 août, il mouillait dans la baie de Boston et rencontra De Grasse, chef d’escadre. Il participa à la flotte de 150 navires partie faire la conquête de la Jamaïque anglaise. De Langle avait sous ses ordres le Sagittaire et deux frégates. Après avoir opéré quelques passes d’armes avec des navires britanniques, il arriva au Cap Français le 14 mai. Son navire n’étant pas de bonne qualité, il obtint le commandement de l’Astrée (navire de 36 canons), que La Pérouse venait de quitter pour le Sceptre, sans capitaine depuis la mort de M. de Ternay. Tout naturellement, le chevalier de Langle prit comme second son cousin germain De La Monneraye, qui relata plus tard ses voyages. La défaite de De Grasse (bataille des Saintes le 12 avril 1782) entraîna l’échec de la conquête de La Jamaïque. En récompense de ces services en Amérique, De Langle fut aussi l’un de ceux qui obtint d’être intégré par les jeunes Etats-Unis d’Amérique dans la branche française de la Société de Cincinnatus.

 

Après cet échec à la Jamaïque, on décida alors de se tourner ver le Nord afin d’attaquer les intérêts britanniques, particulièrement lucratifs, du commerce de fourrures en baie d’Hudson. Trois navires français, le Sceptre de La Pérouse, l’Astrée de Langle et l’Engageante de La Jaille, simulèrent leur départ pour Saint-Domingue et au large de Terre-Neuve se dirigèrent vers cette baie. Langle en profita pour rectifier le tracé des côtes. Sans combattre, les forts de Wales et d’York furent pris et détruits. Alors que La Pérouse se dirigeait vers Saint-Domingue, Langle rejoignit son port d’attache, Brest, en octobre 1782 où son navire fut désarmé pour réparer sa coque. Quelques jours plus tard, il était promu capitaine de vaisseau, avec 1 200 livres de pensions. Il effectua un voyage à Paris afin de remettre au ministre de la Marine ses conclusions scientifiques. Il dut aussi s’occuper de la succession de son père mort le 31 mars 1781. Il avait hérité non seulement, avec autorisation royale, le droit de porter le titre de vicomte de Langle (son frère aîné restait comte de Langle), mais encore le château familial de Rosviliou. De retour à Brest, le nouveau châtelain épousa, le 23 décembre 1783, Georgette de Kerouartz, née en 1765. Elle constituait un des meilleurs partis de la région brestoise car elle était issue d’une famille en pleine ascension sociale. Ses parents étaient cousins éloignés. Son père, le 2nd marquis de Kerouartz, était président aux Enquêtes au Parlement de Bretagne. La fortune familiale avait permis à cette branche cadette des Kerouartz d’acheter le grand fief léonard de Penhoët. De cadet, il devint bientôt le chef de son lignage lorsque son beau-père, le 1er marquis de Kérouartz disparut laissant deux orphelines, dont son épouse, Marie-Anne-Charlotte de Kerouartz, qui hérita du château de Kerouartz en Lannilis. La sœur aînée de cette dernière devenait marquise de Kergroadez. Mieux encore, Georgette de Kerouartz était la pupille de son oncle par alliance, Jean-Charles Hector de La Cheffetière (1722-1808), dit le comte d’Hector, alors commandant du port de Brest. Avec une telle alliance, le vicomte de Langle ne pouvait qu’être élu, le 27 novembre 1783, pour une année réglementaire, directeur de l’Académie de Marine.

 

 

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse

Ses talents scientifiques et sa position sociale lui permirent de participer à une grande expédition d’exploration voulue personnellement par le roi Louis XVI qui même s’il s’enfermait dans Versailles aimait les récits de voyages et les découvertes scientifiques. Par ailleurs, le souverain désirait ne pas laisser aux Anglais le bénéfice de toutes les explorations surtout après les voyages de James Cook. Il fallait profiter aussi de l’affaiblissement de la Grande-Bretagne, tant politiquement qu’économiquement, afin de reconstituer l’empire maritime perdue, à l’issue de la guerre de Sept ans (1756-1763), par Louis XV. La guerre d’Indépendance américaine avait démontré que la flotte française était alors la meilleure du monde.

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse Deux navires jumeaux, l’Astrolabe et la Boussole, furent armés. Chacun portait 111 hommes d’équipage dont de très nombreux Bretons. Langle commanda le premier et La Pérouse le second.

Selon Prosper Levot, Langle aurait refusé de diriger l’expédition laissant cet honneur à son ami, La Pérouse. Les deux hommes se complétaient : Langle était davantage le scientifique, La Pérouse, l’explorateur. Les instructions royales, qui furent annotées et modifiées de la main même de De Langle, indiquent qu’il leur fallait récolter des informations dans tous les domaines : la géographie, l’astronomie, la navigation, la physique, la chimie, la politique, le commerce, l’histoire naturelle, la botanique, etc… En fait, tout ce qui pouvait servir à l’essor des connaissances scientifiques, mais aussi à l’accroissement de puissance du Royaume. Les voyages de Christophe Colomb et des explorateurs du XVIe siècle avaient considérablement enrichi ce continent entraînant une véritable révolution pour l’Europe. On comptait faire de même avec l’expédition de La Pérouse-Langle. De précédentes expéditions, et surtout celle de James Cook, permettaient de telles espérances.

 

1785, 1er août: laissant un fils âgé de neuf mois, le jour de ses 41 ans, De Langle et les deux équipages appareillèrent de Brest. Un jeune officier ambitieux, nommé Bonaparte, dont le parrain était un breton, le comte de Marbeuf, avait fait des pieds et des mains pour embarquer en tant qu’astronome sur l’Astrolabe. Monge fut pris à sa place. Ce fut une erreur car son mal de mer inguérissable obligea à le débarquer à Téneriffe.

1785, 29 août: les navires passèrent la Ligne et longèrent ensuite les côtes africaines avant d’arriver à la Trinité et de traverser l’Atlantique pour rejoindre le Brésil.

1786, janvier: l’expédition franchit sans encombre le Cap Horn et atteignit en février 1786 Conception du Chili où elle fut accueillie chaleureusement par la population surtout féminine. Deux matelots désertèrent dont Alain Crée de Brest, qui décida de s’installer au Chili. Langle, préoccupé par l’hygiène des marins, ordonna leur examen médical.

1786, 17 mars: on arriva à l’île de Juan Fernandez, puis à Pitcairn (île des Révoltés du Bounty) et enfin à l’île de Pâques où furent plantées des graines de Bretagne sur un petit lopin de terre.

1786, 10 avril: l’expédition quitta l’île aux grandes statues de pierre et Fleuriot de Langle parvint à convaincre La Pérouse de se diriger d’abord vers l’hémisphère Nord, et rejoindre ainsi l’Alaska et ensuite la Californie, sans doute pour améliorer ses données cartographiques.

1786, 23 juin: après avoir fait une escale aux îles Sandwich (Hawaï) où le Trégorois Jean Le Guyader captura deux tortues, les deux navires atteignirent Port-des-Français en Alaska et explorèrent la baie. Fleuriot y corrobora les données cartographiques fournies par Cook en 1778. Plusieurs hommes y perdirent la vie dans le naufrage de plusieurs canots, dont Jean Hamon Andrieux de Morlaix, Goulven Tarreau, un calfat originaire de Brest, Guillaume Duquesne, un autre brestois. Il faut savoir que 29 Brestois avaient été enrôlés sur l’Astrolabe et 18 autres sur la Boussole.

Sur le navire du vicomte de Langle, on devait parler souvent breton puisqu’on y trouvait de très nombreux trégorois et léonards. Il ne faut pas oublier que la famille Fleuriot avait d’importants fiefs en Trégor et que la belle-famille du capitaine du navire était une des principales familles de l’aristocratie léonarde.

1786, 14 septembre: après avoir longé et cartographié les côtes américaines, l’expédition arriva à Monterrey en Californie, territoire relevant de la Couronne espagnole. De la Californie, on traversa le Pacifique pour atteindre les îles Mariannes puis la côte asiatique à Macao (où Fleuriot acheta de la porcelaine chinoise qui fut expédiée par la suite à sa famille), avant de repartir vers la colonie espagnole et alliée des Philippines. A Manille, un navire français les rejoignit (mars 1787).

1786, octobre:  les explorateurs longèrent l’île de Formose (aujourd’hui Taïwan) alors en rébellion contre la Chine et arriva en Tartarie (aujourd’hui Province maritime russe). La Pérouse qui avait déjà eu son détroit nomma une baie du nom de Langle. On nomma une autre baie du nom de l’amiral d’Estaing (juillet 1787) et une autre baie, baie de Castries (août, en l’honneur du ministre de la Marine. Un pic haut de 2300 mètres obtint le nom de Pic de Langle.

1787, septembre: après avoir passé Saint-Pierre et Saint-Paul, l’expédition atteignit la pointe sud du Kamtchatcka et y fit escale pendant neuf semaines. L’accueil des explorateurs cosaques y fut particulièrement chaleureux.

On y débarqua M. de Lesseps (oncle du célèbre Ferdinand de Lesseps), parlant le russe, qui eut pour mission de rapporter au roi de France les faits et gestes de l’expédition. Il mit un an pour traverser l’Asie et l’Europe et rejoindre Versailles où son récit eut un très important retentissement. Ces neuf semaines ne furent pas aussi de trop car il fallait approvisionner les navires afin de les préparer à retraverser le Pacifique mais cette fois-ci du Nord au Sud.

1787, 6 novembre: L’Equateur fut pour la troisième fois franchi et on arriva, car il fallait prendre de l’eau, le scorbut menaçait, aux îles des Navigateurs (les Samoa actuelles). L’île de Tutuila (appartenant aujourd’hui aux Etats-Unis) fut fatale à notre héros.

Préoccupé par l’hygiène et la santé de ses marins, Fleuriot de Langle partit en exploration le 11 juillet autour de la baie de Tutuila. A son retour, l’attendaient des centaines d’habitants de l’île qui se montrèrent hostiles. Un Samoéen, trop pressant, fut violemment repoussé par un soldat français. Langle tenta de faire peur à cette foule en tirant en l’air avec son arme. Peine perdue, les Samoéens, de plus en plus nombreux, attaquèrent. De Langle fut pris à partie, bascula de son canot et fut roué de coups de massue et de pierres. Il y perdit la vie. La Pérouse réagit trop tardivement en ordonnant de tirer au canon provoquant la retraite des Samoéens. Douze hommes trouvèrent la mort dans cet incident sans compter une vingtaine de blessés. M. de Monty, le second de De Langle, prit le commandement de l’Astrolabe.

1789, 25 février: Arrivés à Botany Bay (Australie actuelle), des lettres furent remises aux Anglais à destination du roi de France. Comme l’on sait l’expédition La Pérouse finit par disparaître. On a trouvé récemment ses traces sur l’île de Vanikoro (Iles Salomon), entre l’Australie et la Nouvelle-Guinée.

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse

 L’épouse de Fleuriot de Langle reçut le 4 juillet 1789 une lettre du comte de Luzerne, ministre de la Marine, l’informant de la mort de son époux et du versement d’une pension de 1 000 livres pour elle-même et de la même somme pour son fils. Peu après, toute la famille de Langle-La Monneraye (la vicomtesse se remaria en 1790 avec La Monneraye) émigra et ne récupéra à la Restauration que très progressivement ses biens, dont beaucoup avaient été vendus comme Biens Nationaux. De nombreux Fleuriot de Langle continuèrent à exercer un rôle majeur dans la Royale. Deux des petits-fils du héros de la famille furent amiraux.

 

 

Jean de Rieux (1342-1417)

jeanderieux.JPG


Jean de Rieux (1342-1417), maréchal de France, était le second fils de Jean de Rieux (mort en 1357) et d’Isabeau de Clisson (morte en 1343).

En 1364, il hérita de son frère aîné, mort à la bataille d’Auray, l’une des premières fortunes féodales de Bretagne, avec les seigneuries de Rieux, de Nozay et de Fougeray.

 

Il fit ses armes sous le connétable de France, Du Guesclin (1366) en Espagne. Son mariage, à son retour en Bretagne, avec Jeanne de Derval (1343-1423), dame de Rochefort, d’Ancenis, de Châteauneuf-La-Noë, d’Assérac, et vicomtesse de Donges, lui permit de devenir le plus important seigneur du Sud de la Bretagne. Très proche de son oncle, Olivier de Clisson, connétable de France en 1381, il choisit, après avoir ratifié au nom du duc de Bretagne le second traité de Guérande, de le suivre dans ses opérations militaires.

 

Il se distingua donc en Flandre à la bataille de Roosebeke (1382) remportée par Olivier de Clisson. Assez modéré et en bons termes avec le duc de Bretagne, Jean IV, il parvint à le convaincre de ne pas exécuter le connétable de France qu’il venait de faire prisonnier et de le libérer contre une énorme rançon (1387). Il réussit à conserver une certaine neutralité lors de la guerre entre le duc et Olivier de Clisson (1387-1396). En récompense de ses services, le roi de France, Charles VI, qui considérait Clisson comme son mentor, le nomma maréchal de France (fin 1397).

 

Il ne révéla réellement ses talents militaires qu’à partir de 1404 en repoussant à la tête de 700 hommes un débarquement anglais dans le Vannetais, et surtout par son expédition au Pays de Galles. En 1404, il partit, à la demande du roi de France, de Brest à la tête d’une flotte portant 2 800 hommes d’armes et un considérable matériel de siège afin d’aller soutenir Owain Glyndŵr qui s’était proclamé, en 1400, prince de Galles. Il débarqua à Milford Haven et marcha sur la ville d’Haverfordwest qui résista. Il ne réussit à prendre que le château. La ville de Carmarthen se rendit tout comme Tenby où l’avait rejoint le prince de Galles. Peu après, ils envahirent ensemble les comtés anglais d’Herefordshire et du Worcestershire et finirent par camper pendant huit jours à Greatwitley (Worcestershire) face à l’armée anglaise du roi Henri IV de Lancastre.

 

Cependant personne n’engagea le combat et le contingent breton rentra en Bretagne avec un considérable butin. Jean de Rieux avait permis au prince de Galles, allié du roi de France, de restaurer la principauté de Galles. Il avait mis en grande difficulté le roi d’Angleterre, l’empêchant ainsi de revendiquer le royaume de France. Peu après son retour, le duc de Bourgogne, régent du royaume pour le roi Charles VI, devenu fou, haïssant tout ce qui était en lien avec son ennemi, Olivier de Clisson, enleva à Jean de Rieux son bâton de maréchal de France (1411). Jean de Rieux en fut privé peu de temps car les Armagnacs, adversaires des Bourguignons, le lui rendirent (24 décembre). En 1417, il renonça à sa charge qu’il laissa à son fils cadet, Pierre de Rochefort. Il mourut en septembre de cette année.

 

 

28/08/2012

Bro Naoned (Pays Nantais)

9 -Map-Bro-Naoned.png

Bro Roazhon (Pays Rennais)

8 -Map-Bro-Roazhon.png

Bro Zol (Pays de Dol)

7 - Map-Bro-Zol.png

Bro Sant-Malou (Pays de Saint-Malo)

6 - 260px-Map-Bro-Sant-Maloù.png

Bro Sant-Brieg (Pays de Saint-Brieuc)

5 - 260px-Map-Bro-Sant-Brieg.png

Bro Wened (Pays Vannetais)

4 - Map-Bro-Wened.png

Bro Gernev (Cornouaille)

3 - bro gernev.png

Bro Dreger (Trégor)

2 - Map-Bro-Dreger.png

Bro Leon

1 - bro leon.jpg

Les Coiffes

photo(169).JPG

Côtes Bretonnes

Physionomie des côtes bretonnes.jpg

Basse Bretagne & Haute Bretagne (Pays Gallo)

419411_3083764345886_1617182754_2517056_1214958448_n.jpg

Bretagne Géologique

bzh - géologie.JPG

cartes,bretagne,géologie

La Bretagne dans sa plus grande étendue

mod_article4976058_4.jpg

Les Phares Bretons

1a - phares bretons.jpg

Les Départements de Bretagne

cartes,bretagne,départements bretons,22,29,35,44,56

1 - BZH, 5 DEPARTEMENTS BRETONS - .jpg

Les Pays de Bretagne

0 - LES PAYS DE BRETAGNE.jpg

2000 - La France des Langues Régionales

cartes,bretagne,france,langues régionales,enseignements

5 - France des langues régionales.JPG

2012 - Carte des "pro" & "anti" réunification

2012 - PRO-REUNIFICATEURS.jpg

1940 - La Loire-Inférieure

1940.jpg