28/08/2012

1789 - Provinces de France

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1789

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1650

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1605

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Xème siècle

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845-851 - Sous Nominoë & Erispoë

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VIIIème siècle

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Hélène JEGADO (1801-1852) - Tueuse en série

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Livret de Famille Bilingue (Carhaix)

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1911, 15 octobre - Jean Jaurès défend les langues régionales

 

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" Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion d’admirer en pays basque, comment un antique langage, qu’on ne sait à quelle famille rattacher, avait disparu. Dans les rues de Saint-Jean-de-Luz on n’entendait guère parler que le basque, par la bourgeoisie comme par le peuple ; et c’était comme la familiarité d’un passé profond et mystérieux continué dans la vie de chaque jour. Par quel prodige cette langue si différente de toutes autres s’est-elle maintenue en ce coin de terre ?

Mais quand j’ai voulu me rendre compte de son mécanisme, je n’ai trouvé aucune indication. Pas une grammaire basque, pas un lexique basque dans Saint-Jean-de-Luz où il y a pourtant de bonnes librairies. Quand j’interrogeais les enfants basques, jouant sur la plage, ils avaient le plus grand plaisir à me nommer dans leur langue le ciel, la mer, le sable, les parties du corps humain, les objets familiers ! Mais ils n’avaient pas la moindre idée de sa structure, et quoique plusieurs d’entre eux fussent de bons élèves de nos écoles laïques, ils n’avaient jamais songé à appliquer au langage antique et original qu’ils parlaient dès l’enfance, les procédés d’analyse qu’ils sont habitués à appliquer à la langue française.

C’est évidemment que les maîtres ne les y avaient point invités. Pourquoi cela, et d’où vient ce délaissement ? Puisque ces enfants parlent deux langues, pourquoi ne pas leur apprendre à les comparer et à se rendre compte de l’une et de l’autre ? Il n’y a pas de meilleur exercice pour l’esprit que ces comparaisons ; cette recherche des analogies et des différences en une matière que l’on connaît bien est une des meilleures préparation de l’intelligence. Et l’esprit devient plus sensible à la beauté d’une langue basque, par comparaison avec une autre langue il saisit mieux le caractère propre de chacun, l’originalité de sa syntaxe, la logique intérieure qui en commande toutes les parties et qui lui assure une sorte d’unité organique.

Ce qui est vrai du basque est vrai du breton. Ce serait une éducation de force et de souplesse pour les jeunes esprits ; ce serait aussi un chemin ouvert, un élargissement de l’horizon historique.

Mais comme cela est plus vrai encore et plus frappant pour nos langues méridionales, pour le limousin, le languedocien, le provençal ! Ce sont, comme le français, des langues d’origine latine, et il y aurait le plus grand intérêt à habituer l’esprit à saisir les ressemblances et les différences, à démêler par des exemples familiers les lois qui ont présidé à la formation de la langue française du Nord et de la langue française du Midi. Il y aurait pour les jeunes enfants, sous la direction de leurs maîtres, la joie de charmantes et perpétuelles découvertes. Ils auraient aussi un sentiment plus net, plus vif, de ce qu’a été le développement de la civilisation méridionale, et ils pourraient prendre goût à bien des œuvres charmantes du génie du Midi, si on prenait soin de les rajeunir un peu, de les rapprocher par de très légères modifications du provençal moderne et du languedocien moderne.

Même sans étudier le latin, les enfants verraient apparaître sous la langue française du Nord et sous celle du Midi, et dans la lumière même de la comparaison, le fonds commun de latinité, et les origines profondes de notre peuple de France s’éclaireraient ainsi, pour le peuple même, d’une pénétrante clarté. Amener les nations et les races à la pleine conscience d’elles-mêmes est une des plus hautes œuvres de civilisation qui puissent être tentées. De même que l’organisation collective de la production et de la propriété suppose une forte éducation des individus, tout un système de garanties des efforts individuels et des droits individuels, de même la réalisation de l’unité humaine ne sera féconde et grande que si les peuples et les races, tout en associant leurs efforts, tout en agrandissant et complétant leur culture propre par la culture des autres, maintiennent et avivent dans la vaste Internationale de l’humanité, l’autonomie de leur conscience historique et l’originalité de leur génie.

J’ai été frappé de voir, au cours de mon voyage à travers les pays latins, que, en combinant le français et le languedocien, et par une certaine habitude des analogies, je comprenais en très peu de jours le portugais et l’espagnol. J’ai pu lire, comprendre et admirer au bout d’une semaine les grands poètes portugais. Dans les rues de Lisbonne, en entendant causer les passants, en lisant les enseignes, il me semblait être à Albi ou à Toulouse.

Si, par la comparaison du français et du languedocien, ou du provençal, les enfants du peuple, dans tout le Midi de la France, apprenaient à retrouver le même mot sous deux formes un peu différentes, ils auraient bientôt en main la clef qui leur ouvrirait, sans grands efforts, l’italien, le catalan, l’espagnol, le portugais. Et ils se sentiraient en harmonie naturelle, en communication aisée avec ce vaste monde des races latines, qui aujourd’hui, dans l’Europe méridionale et dans l’Amérique du Sud, développe tant de forces et d’audacieuses espérances. Pour l’expansion économique comme pour l’agrandissement intellectuel de la France du Midi, il y a là un problème de la plus haute importance, et sur lequel je me permets d’appeler l’attention des instituteurs.


Jean Jaurès, "Revue de l’Enseignement Primaire" - 15 octobre 1911

26 août 2012 - L'affaire des Livrets de Famille Bilingues (Carhaix)

 

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Depuis plus 2006, la mairie de Carhaix (comme d'autres communes du Finistère) édite des livrets de famille bilingues breton-français.

Jusqu'à présent, personne n'y a trouvé à redire, jusqu'à tout récemment, lorsqu'un couple séparé, dont les enfants étaient nés à Carhaix, demanda la mise à jour de ses livrets de famille.


L'affaire éclata puisque, la mère, née en Allemagne, était dans l'obligation de passer par le Ministère des Affaires Etrangères pour remplir la partie qui la concernait. Le 3 mai, le ministère renvoie les papiers vierges à la mairie, accompagnés d'une lettre indiquant l'impossibilité de mettre à jour els dits-documents, en cause: leur non-conformité à "à la réglementation en vigueur" qui prône que "seule la langue française, langue de la République" soit utilisée "dans les actes publics".

Trois mois plus tard, la mairie de Carhaix reçoit une lettre du Ministère de la Justice, ayant pour objet la délivrance de ce livret. Marie-Anne Kerisit, Vice-procureur du Tribunal de Grande Instance de Brest demande alors à Christian Troadec, Maire de la commune de:

"faire toutes les observations nécessaires sur la réalité de cette pratique et les fondements juridiques" sur lesquels il ajoute "étant rappelé que la législation actuelle s'oppose à la délivrance de tels livrets".

François Dresen, sustitut du Procureur, indique que la lettre ne demande pour l'instant qu'une confirmation de l'existence de cette pratique, mais demande des précisions sur la position du Maire sur le sujet.  Il précise:

"Les normes supranationales sur la protection des langues régionales et minoritaires ne sont pas transposables en droit français".

Rappel:

La réglementation en vigueur s'appuie sur le texte de loi datant du 2 Thermidor de l'an II, à savoir, le 20 juillet 1794. Ce texte de loi, édité pendant la Terreur, fut pourtant abrogé 44 jours plus tard.

Pour ce qui concerne le caractère "non-transposable" de la protection des langues régionales ou minoritaires européenne sur le droit français, nous devons nous en remettre à cette Charte Européenne, signée par la France sous l'ère Jospin, non-ratifiée par le refus de J.Chirac (Président). 

Il devient plus qu'urgent, que le gouvernement français, à commencer par le Président qui en avait fait la promesse à Lorient lors de sa campagne présidentielle, qu'il faille se pencher sérieusement sur la problèmatique.

Bon nombre de textes de lois devraient encore être en vigueur faute d'avoir été abrogés ! S'il est possible de ressuciter un texte vieux de 218 ans pour faire appliquer une loi, la jurisprudence nous autoriserait à faire ressortir tous ces textes non abrogés, telle ctte loi qui inetrdit aux parisiennes de se promener dans la rue en pantalon !

En l'état, certains textes de cette Charte seraient très probablement refusés par le Conseil Constitutionnel car contraire à la Vème République. Dans la mesure où la Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires Autochtones fut signée part la France, il tombe sous le sens que c'est à la France d'adapter sa Constitution non ? 


27/08/2012

Que vaut une promesse de campagne ?

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BREIZH ADUNANET lance un nouvel appel au rassemblement pour tous les Bretons de sang, de coeur ou d'âme. Avant le grand rassemblement du 26 janvier prochain, nous souhaitons  que vous confirmiez sur cet espace ou via mail votre présence. 

Le 15 septembre, un tractage sera fait au siège de l'UNESCO, et dans la semaine, dans le quartier Montparnasse-Gaieté. Pour rappel:

 

« Je suis en Bretagne, en Bretagne fière de sa langue, fière de sa culture, fière de son histoire, qui attend depuis des années que l’État enfin ratifie la charte des langues minoritaires et régionales. Eh bien nous le ferons ensemble ! Et nous ferons en sorte que la langue française ne soit en aucune façon menacée, mais que la langue bretonne puisse être enseignée, parlée, diffusée, comme les langues minoritaires.»

Cit.   François Hollande, Lorient, le 23 avril 2012. (promesse de campagne présidentielle).

 

contact! breizh.adunanet@gmail.com

24/08/2012

2012.07, du 20 au 22 - Les Nuits Salines (Batz-sur-Mer, 44)

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23/08/2012

1598.04, le 30 - Edit de Nantes

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Charles HAROUYS, fils de Guillaume,  Maire de l'Edit de Nantes

1576.07, le 1 - Lettres du Roi assignant les Rennais

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lettres du roi assignant les habitants de rennes par devant le privé-conseil, pour répondre à l'opposition des habitants de Nantes à la translation du parflement à Rennes

 

1571.12, le 28 - Guillaume HAROUYS, Maire de la Saint-Barthelemy

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Guillaume HAROUYS


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1564.11, le 28 - Geoffroy DROUET de LANGLE, 1er Maire de Nantes

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1532.09, le 21 - Adoption au Parlement du Traité du Verger (19.08.1488)

 

Le Traité du Plessis-Macé ou Traité du Verger (14(8-08-le-19-traite-du-plessis-mace-traite-du-verger.html) fut signé le 19 août 1488. Adopté au Parlement de Bretagne le 21 septembre 1532, cette date est retenue pour son entrée en vigueur immédiate.

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Château du Verger



1514.01, le 9 - Décès d'Anne de Bretagne

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Tombeau d'Anne de Bretagne et Louis XII

 

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Transi d'Anne de Bretagne et Louis XII

 

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Reliquaire du Coeur d'Anne de Bretagne, déposé au couvent des Carmes, Nantes (44)

1499.01, le 8 - Anne épouse Louis XII à Saint-Denis (93)

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Armes de Louis  XII et d'Anne de Bretagne

1498.04, le 9 - Chancellerie de Bretagne rétablie par Anne

Deux jours après  le décès du roi Charles VIII l'Affable (le 7 avril), Anne, Reine de France mais avant tout Duchesse de Bretagne, rétablie la Chancellerie  de Bretagne qu'avait supprimée son défunt mari en


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armoiries de la chancellerie de bretagne

1498.04, le 7 - Mort de Charles VIII l'Affable (Château d'Amboise)

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1488.09, le 2 - Mort de François II de Bretagne à Couëron (44)

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Gisant de François II de Bretagne, Cathédrale de Nantes



1458.12, le 26 - François II sacré Duc de Bretagne

1458.12, le 26 - François II devient Duc de Bretagne - Sceau du dernier duc de la Bretagne indépendante.png

Sceau du dernier Duc de la Bretagne indépendante

1455.11, le 13 ou 16 - Mariage de François II av. Marguerite de Bretagne

1455.11, le 13 ou 16 - Mariage François II d'Etampes av. Marguerite de Bretagne - au château de l'Hermine de Vannes

1438.06, le 2 - François II, Comte d'Etampes

1438.06, le 2 - François II, Comte d'Etampes - Blason de François II.png

Blason de François II Comte d'Etampes

1493.12, le 9 - Suppression du Parlement par Charles VIII

1493.12, le 9 - Suppression du Parlement de Bretagne par Charles VIII au château de Langeais.jpg

1492.02, le 8 - Duchesse Anne, couronnée Reine de France

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La Duchesse Anne de Bretagne couronnée Reine de France à Saint-Denis



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Nouveau Blason de la couronne de France

1491.12, le 6 - Anne de Bretagne épouse Charles VIII

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Lesueur

 

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1489.02, le 10 - Anne, sacrée Duchesse de Bretagne

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