23/08/2012

1488.08, le 19 - Traité du Plessis-Macé (Traité du Verger)

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Château du Verger

(où fut préparé le Traité signé au Plessis-Macé)

Pour les Bretons, ce Traité n'entrera en vigueur qu'après son adoption au Parlement de Bretagne. Ce sera fait, 50 ans plus tard: 

1532-09-le-21-adoption-au-parlement-du-traite-du-verger-1...

1488.07, le 28 - Défaite de Saint-Aubin-du-Cormier

1488.07, le 28 - défaite de François II à st aubin du cormier.jpg

1488.07, le 28 - Saint-Aubin-du-Cormier_ruins.JPG

De nos jours

1477.01, le 25/26 - Naissance d'Anna Vreizh, fille de François II

1477.01, le 2 5 - Naissance d(Anne, fille de François II.jpg

1382.11, le 27 - Bataille de Roosebeke

 Olivier V de Clisson pour Charles VI de France

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1364.09, le 29 - Bataille d'Auray

1364.09, le 29 - Bataille d'Auray (56) par Jean Froissart - par.jpg

Jean Foissard


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Enluminure de Jean Froissard


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Gravure sur bois d'Alain Bouchart (historien breton du XVIème s)


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Miniature de Jean Cuvillier


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Miniature du XIVème siècle


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Pourpoint attribué à Charles de Blois, tué lors de la bataille d'Auray


 

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Miniature


1351.03, le 26/27 - Combat des Trente

Entre Plöermel et Josselin...

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1344.10, le 26 - Lettres de Charles de Blois

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Charles de Blois, duc de Bretagne

1343 - Exécution d'Olivier IV de Clisson

 

Olivier IV de Clisson (1300-1343)

1343 - execution d'Olivier IV de Clisson (1300-1343).JPG

 

1343,olivier iv de clisson,exécution

Tête d'Olivier IV de Clisson, Eglise de Josselin (56)


1343,olivier iv de clisson,exécution

Sculpture d'Olivier IV de Clisson, Château de Suscinio, Sarzeau (56)

 



 


1297 - Sceau équestre de Jean II (la Bretagne devient Duché)

1297 - La Bretagne devient Duché - Sceau équestre de Jean II, fils ainé du duc Jean 1er.jpg


Jean II, fils ainé du duc Jean 1er

1069 - Alain Le Roux, seigneur de Richmond & Guillaume le Conquérant

Alain le Roux, seigneur de Richmond, Guillaume le Conquérant

861 - Création d'une 2nde Marche de Bretagne

753 - Forteresses_marches_de_Bretagne.png

753 - Création de la Marche de Bretagne par Pépin le Bref

753 - Marches_de_Bretagne1.jpg

22/08/2012

Histoire des armoiries de la ville de Nantes

hermines début de texte.gifnantes,bretagne,histoire,armoiries,héraldique,armoirie de la ville de nantes,herminesL'histoire des armoiries de la ville de Nantes commence au XIVème siècle avec le sceau de l'ancien,ne prévôté, sceau qui représente le duc de Bretagne dans une frêle embarcation, brandissant une épée, pour protéger la capitale de son duché.


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nantes,bretagne,histoire,armoiries,héraldique,armoirie de la ville de nantes,herminesAu XVème siècle, lors des funérailles de la Reine en 1514, la barque évolue en une nef d'or. Le blason de la ville devenant "De Gueules au navire d'or habillé d'hermines, voguant sur une mer de sinople, au chef d'hermines, l'écu timbré d'une couronne comtale et entouré d'une cordelière", blason souvent accompagné de la devise:

"Oculi omnium in te sperant Domine"                                                                            (les yeux de tous se trouvent vers toi et espèrent le Seigneur).

Particularités:

- la mer de sinople, ie, verte et non pas d'azur comme c'est très fréquent en héraldique, est la couleur symbolisant la rivière qui se jette dans l'océan.

- la cordelière, insigne de l'ordre fondé par Anne de Bretagne en l'honneur de Saint-François d'Assise, patron de son père François II, devînt ornement de la reine, elle l'introduisit sa mode à la cour de France.

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nantes,bretagne,histoire,armoiries,héraldique,armoirie de la ville de nantes,herminesAu XVIIIème siècle, la ville se transforme, et ses armoiries suivent son évolution. En 1754, une couronne murale et crénelée remplace la couronne comtale, représentant les fortifications en cours de démolition.

Pendant la Révolution, le navire cède sa place à une statue de la liberté.

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Toujours "De gueules au navire d'or habillé d'hermines", est rajouté un attribut napoléonien: la couronne sommée d'un aigle.



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nantes,bretagne,histoire,armoiries,héraldique,armoirie de la ville de nantes,hermines3 février 1816, par lettres patentes de Louis XVIII, les anciennes armoiries sont rétablies ("De gueules au navire d'or habillé d'hermines").

A l'initiative d'un préfet, la devise change et devient:

"Favet Neptunus Eunti" (Que Neptune favorise le voyageur)



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nantes,bretagne,histoire,armoiries,héraldique,armoirie de la ville de nantes,hermines4 janvier 1945: la ville reçoit la croix de la Libération. Elle sera rajoutée et positionnée à la base du blason le 11 novembre 1948.


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1986: l'hermine a disparu

 

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2005: les hermines sont toujours absentes. 

 

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Question: qu'est-ce qu'un blason ?

Ne doit-il pas représenter sa ville ? Malgré son histoire ancienne, le logo de la ville de Nantes oublie totalement son passé, comme si Nantes était une de ces villes nouvelles sorties de terre en région parisienne, une ville sans Histoire, avec dans l'idée:

- Montrer que Nantes est une ville moderne, regardant vers le futur

- Oublier sa région historique, la Bretagne, et tout miser surt la création d'une nouvelle identité "ligérienne" accompagnant cette région factice et incohérante qui apparu en 1955: les Pays-de-Loire.

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20/08/2012

2012.08, le 19 - Stéphane LE FOLL, défenseur des Bretons ?

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En qualité de Miniistre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll s'est déplacé à Bolazec (29) dans le cadre de l'affaire "Doux".

Notre ministre s'est posé en défenseur de l'agriculture bretonne:

" faire vivre et travailler les gens du pays"

En dépit de son nom, de mère bretonne (Côts d'Armor), vous devez savoir qu'il reste un opposant à toute réunification de la Bretagne, précisant  que la réunification "n'intéresse pas les Bretons".

Un conseil: qu'il se rapproche du peuple, qu'il cesse de croire en la propagande "PDL", et qu'il jette un oeil sur tous les sondages réalisés depuis des années, prouvant le grand décalage qu'il y a entre ce qu'il pense et ce que veut le peuple: curieux de penser ainsi pour un élu, non ?

202.08, le 13 - Emmanuel Valls dans Libération

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Dans Libération, édition du 13 août, Emmanuel VALLS, Ministre de l'Intérieur, précise à l'occasion de la politique à l'égard des Tziganes:

"Je l’affirme avec force : aucune politique publique ne sera focalisée sur tel ou tel groupe culturel. Je ne désignerai pas de coupables uniques des maux de notre société, les uns ne seront pas montés contre les autres."


Devons-nous rappeler que depuis des lustres: la Bretagne est amputée de la Loire-Atlantique depuis 1955, la capitale historique (Nantes) se retrouve dans une région factice et incohérente (Pays-de-Loire), les habitants du 44 subissent une politique de communication onéreuse et outrageusement propagandesque, notre histoire est niée, notre culture est cantonnée au folklore, etc.


Derniers actes: lors de la fête nationale du 14 juillet, le texte écrit par un anti-breton (Gambetta, affaire du camp de Conlie) fut une insulte envers nous tous + Que dire de l'interdiction du Gwen-ha-Du aux J.O de Londres + Que dire de l'interdiction imposée au Belem, de pavoiser aux couleurs de la ville de Nantes et de la Bretagne.

- Comment des ministres bretons (J.Y Le Drian, M.Lebranchu...) ont-ils accueilli ce discours du 14 juillet qui les insultait ?
- Comment notre 1er Ministre J.M Ayrault, ancien député-maire de Nantes, anti-réunificateur mais grand défenseur de l'image de sa ville, a t-il accepté que l'on interdise au Belem de porter les couleurs de la ville qui l'a vu naître ? Quoique, à ce sujet, il ne peut que se soumettre et se taire puisque c'est exactement ce qui se fait tous les jours en Loire-Atlantique et à Nantes, tout est fait pour "débretonniser" à outrance !


M. Valls, vos paroles ne sont pas tombées dans les oreilles de sourds, faites attention à ce que le ciel ne vous tombe pas sur la tête ! 

19/08/2012

Sommaire "Histoire de Breizh"

Timbres_Breizh_1.jpg

1870 - L'Affaire du Camp de Conlie (Guerre de 1870 c. la Prusse)  1870-conlie.html

 

PROCHAINEMENT

1718 - Conspiration de Pontkalek

1675, 4 sept.- Fin de la Révolte des Bonnets Rouges 1675-4-septembre-fin-de-la-revolte-des-bonnets-rouges.html

1675, 4 août - Décret Ass. Nationale abolissant privilèges   1675-4-aout-fin-de-la-revolte-des-bonnets-rouges.html

1539 - Ordonnance de Villers-Cotterets & Conséquences la-resistance-de-la-langue-bretonne.html

1532, 13 août - Edit d'union de Nantes  1532-13-aout-edit-d-union-de-nantes.html

1488, 19 août - Traité de Sablé ou "Traité du Verger" 1488-19-aout-traite-de-sable-traite-du-verger.html

1532, 4 août - Lettre de Vannes   1532-le-4-aout-lettre-de-vannes.html

1488, 28 juillet - Saint-Aubin-du-Cormier

1341 à 1379 - Les Guerres de Succession de Bretagne


919: les Normands sur Guérande

913: Pillage de l'abbaye de Landevennec

908: 2nd Pillage de Nantes par les Nortmanii

890: Bataille de Questembert

878: Pillage de Bourbriac par les Normands

874: Bataille de Rennes (Gurvant c. Pascwetten)

873: Siège d'Angers

869: Bataille d'Avessac (Gurvan c. les Danois)


Flèche début de texte.gif830-996: Invasions Normandes (830-996)hermines fin de texte.gif

856: Siège & Pillage de Vannes (Pascwheten & Erispoë c. Gotfried) 856-siege-pillage-de-vannes-par-les-danois.html

855: Pillage raté de l'Abbaye de Redon (Erispoë c. Sidric & Gotfried) 855-pillage-rate-de-l-abbaye-de-redons-par-les-danois.html 

853: Nouveau Pillage de Nantes (Erispoë & Sidric c. Gotfried)853-nouveau-pillage-de-nantes-par-les-danois.html

843: Prise de Nantes par les Nortmanii  843-prise-de-nantes-par-les-nortmanii.html

Flèche début de texte.gifLuttes contre les Francs (474 à 874)hermines fin de texte.gif

851: Bataille de Jangland  851-bataille-de-jangland-besle.html

850: Nominoë prend Nantes & Rennes  850-nominoe-reprend-nantes-rennes.html

845: Bataille de Ballon (Nominoë c. Charles le Chauve)  845-bataille-de-ballon-nominoe-c-charles-le-chauve.html

844: Nominoë au Mans & dans le Poitou  844-nominoe-au-mans-dans-le-poitevin.html

843: Prise de Nantes par les Nortmanii  843-prise-de-nantes-par-les-nortmanii.html

843: Bataille de Messac (Erispoë c. Renaud)  843-bataille-de-messac-erispoe-c-renaud.html

836: Nominoë contre les Nortmanii 836-nominoe-contre-les-nortmanii.html

830: débarquement Danois à Noirmoutier 830-debarquement-danois-a-noirmoutier.html

825: Rennes (Wiomarc'h c. Comte Lambert)  825-wiomarc-h-contre-lambert-louis-ier-le-pieux.html

818: Bataille de Priziac (le roi Morvan c. Louis Ier le Pieux)  818-bataille-de-priziac-morvan-c-les-francs.html

786-809: Charlemagne contre les Seigneurs Vannetais  786-809-charlemagne-contre-les-bretons.html

753: Pépin III Le Bref prend Vannes  753-pepin-le-bref-c-des-seigneurs-vannetais.html

753 à 937: Les Marches de Bretagne   les-marches-de-bretagne-viiie-siecle.html

635: Bataille du Mans (Judicaël c. Dagobert)  635-bataille-du-mans-judicael-c-dagobert.html

594: Bataille d'Aillion  594-bataille-d-allion.html

 590: Waroc & Canao contre Beppolène & Ebrachaire 590-waroc-beppolene-ebrachaire.html

587: Prise de Rennes & Nantes (Waroc c. Gontran) 587-prise-de-rennes-nantes-waroc-c-gontran.html

578: Bataille de Messac (Waroc c. Chilperic Ier) 578-bataille-de-messac-entre-waroc-chilperic.html

560: Bataille de Ban Aleg (Conomor c. Judual) 560-bataille-de-ban-aleg-entre-conomor-judual.html

558: Bataille de Nostang (Conoo & Chramme c. Clotaire)  558-bataille-de-nostang.html

 

491 à 497: Traité entre Armoricains,Bretons & Francs 491-497-traite-entre-armoricains-bretons-francs.html

491: Clovis prend Blois aux Bretons 491-prise-de-blois-aux-bretons-par-clovis.html

477 à 490: Pillage de Nantes par les Saxons   477-a-490-pillage-de-nantes-par-les-saxons-du-croisic.html

474, 1er mai: Bataille de Carohaise 474-le-1er-mai-bataille-de-carohaise.html

Flèche début de texte.gifPériode Gallo-romaine (-470 à -58 av. J-C)hermines fin de texte.gif

469: Bataille de Deols, Riothime c. Euric 469-bataille-de-deols-riothime-c-euric-roi-des-wisigoths....

451, 23 juin: Aetius & Erec'h contre Attila 451-aetius-erec-h-contre-attila.html

382: Expédition de Maxime en Armorique 382-expedition-de-maxime-en-armorique.html

51 av. J-C: La révolte de Dumnacos la-revolte-de-dumnacos.html

56 av. J-C: Viridorix contre les Romains  56-av-j-c-bataille-des-armoricains-contre-les-romains.html

56 av. J-C: les Vénètes contre les Romains bataille-des-venetes-contre-les-romains-56-av-j-c.html

Au commencement... l'Armorique


1488: Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier

5 dates qui scèlent notre histoire

1488, 19 août - Traité de Sablé (Traité du Verger)

280px-Chateau_du_Verger.JPGChâteau du Verger


Le Traité de Sablé fut signé le 19 août 1488 à Sablé-sur-Sarthe, près d'Angers (49). 

Il est aussi nommé "Traité du Verger", car il fut préparé au château du Verger, propriété de la famille de Rohan, à Seiche-sur-le-Loir (49)

Ce traité fait suite à la défaite de François II, Duc de Bretagne, face  aux troupes de Charles VIII, roi de France, le 28 jullet 1488.

Contexte


200px-Louis_XI_of_France.jpgA la mort de Louis XI, Anne de Beaujeu tient la régence.200px-Anne_Beaujeu.jpg Louis d'Orléans, futur Louis XII n'est alors âgé que de 13 ans et demi.

Les grands féodaux, y voyant une faiblesse de la royauté, veulent profiter de cette période pour récupérer ses prérogatives, et déclenchent la guerre folle à partir de 1485.


 

800px-Saint-Aubin-du-Cormier_ruins.JPG

Deux campagnes aboutissent en 1487 et 1488 à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, près de Rennes (35).

Le 28 juillet 1488, 6.000 soldats du parti princier trouvent la mort, contre 1.500 morts pour leurs ennemis menés par La Trémoille.

200px-Louis-xii-roi-de-france.jpg


Louis d'Orléans, futur Louis XII, avait pris parti pour les révoltés - il est fait prisonnier.

 


Les principales clauses du traité de paix 

- Le Duc de Bretagne fera sortir de ses états tous les étrangers en guerre avec le roi,

- Il ne mariera pas ses filles sans l’agrément du roi,

- Le Roi demeure en possession de Saint-Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin-du-Cormier, mais il retire toutes ses troupes de Bretagne en dehors de ces quatre places. Le traité précise que ces 4 places fortes seraient réunies définitivement au domaine royal, si "le duc mariaIt les dites dames sans son consentement", ce qui normalement, les libérait dès la mort du duc.

 Dinan70px-Blason_ville_fr_Dinan_(Côtes-d'Armor).svg.png

Fougères  80px-Blason_Fougères_fr.svg.png

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Saint-Malo

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St-Aubin-du-Cormier




- Le roi n’exige rien pour ses frais de guerre sauf la prise en charge de ceux des garnisons de ces places,

- Le roi devra rendre toutes les autres places bretonnes qui auront été prises par ses troupes par la suite

- Le Duc fera hommage au Roi aussi rapidement que possible

- Les ecclésiastiques, les nobles et autres seront remis en possession de leurs biens en France et en Bretagne,

- Le Duc de Bretagne donnera des otages pour la sûreté de ce traité.

 

tombeau de Francois II.jpgFrançois II meurt des suites d'une chute de cheval, le 9 septembre, trois semaines plus tard.  

200px-Anne_de_Bretagne-Jean_Bourdichon.jpgSa fille, Anne lui succède; Elle est sacrée Duchesse le 10 février 1489, et est promise en mariage à Maximilien 1er du Saint Empire.


Tombeau de François II à Nantes

                                                                                                 Anne de Bretagne


200px-Charles_VIII_Ecole_Francaise_16th_century_Musee_de_Conde_Chantilly.jpg

À peine quinze jours après cette mort Charles VIII somme sa fille Anne d'accepter la tutelle royale et de renoncer au titre de duc jusqu'à ce qu'il ait éclairci les droits des Penthièvre (achetés par Louis XI). Le  conseil du duc répond que la Bretagne s'en tient au  Traité du Verger.                                                        


Charles VIII

                                                                                                                                            

                                                                                                                          Maximilien 1er d'Autriche

mAXIMILIEN 1ER.jpgLa cérémonie a lieu par procuration en décembre 1490. Face à cette violation du traité, l'armée royale intervient et une demande en annulation du mariage est demandé au Pape, lequel acceptera. 


Anne de Bretagne refuse alors tout mariage avec un prince français, elle impose son union au Roi de France Charle VIII. L'union sera proclamée le 6 décembre 1491.

16/08/2012

10 au 15 aoüt 1539 - Ordonnance de Villers-Cotterêts

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Entre le 10 et le 15 août 1539, le roi François 1er signe une ordonnance de 192 articles dans son château de Vilers-Cotterêts.

L'ordonnance établit par ailleurs que tous les actes légaux et notariés seront désormais rédigés en français. Jusque-là, ils l'étaient en latin, la langue de toutes les personnes instruits de l'époque. L'ordonnance institue en premier lieu ce qui deviendra "l'état civil" en exigesant des curés ds=es paroisses qu'ils procèdent à l'enregistrement par écrit des naissances, des mariages et des décès. L'administration devient plus accessible.

article 111: «Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement».

De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires.... sous réserve néanmoins qu'ils lisent et écrivent la «langue d'oïl» pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.

L'ordonnance de Villers-Cotterêts est d'autant plus importante qu'à la différence de la plupart des autres nations européennes (Angleterre, Allemagne, Espagne....), la France est une construction politique sans unité linguistique à l'origine.

L'unité linguistique n'a été à peu près achevée qu'au milieu du XXe siècle, grâce à l'attrait qu'exerçait le pouvoir central sur les élites locales et à la pression exercée sur les enfants du peuple par les fonctionnaires et les instituteurs de l'école laïque.

De vieilles personnes se souviennent encore du bâton que le maître mettait le matin entre les mains du premier enfant surpris à «parler patois» (ou breton, alsacien, basque, flamand, ou corse, picard, ou provençal...). Le porteur devait à son tour donner le bâton au premier camarade qu'il surprendrait lui-même à «parler patois». À la fin de la journée, le dernier porteur de bâton était puni. Ce procédé inquisitorial s'est révélé très efficace pour faire de la langue française le patrimoine commun et le principal facteur d'unité du peuple français.

Si nous nous penchons sur la Constitution de la Ve République du 3 juillet 1958, on y lit que « la langue de la République est le français » et que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». 

La République française est connue pour sa reconnaissance des droits des minorités ethniques et linguistiques dans le monde entier, mais ce n’est pas le cas en ce qui concerne son propre territoire. Les représentants de la France ont toujours refusé de signer l’article 27 de la Déclaration des Droits Civils et Politiques qui obligerait l’État français à respecter les droits linguistiques des bretonnants. En outre, la France « refuse aujourd’hui de signer la Charte Européenne des langues minoritaires autochtones ». 

Pour rappel, en 1999, Pierre Moscovici, Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Jospin signait cette Charte des Langues Européennes Régionales, Minoritaires Autochtones. La ratification de cette Charte faisait partie des promesses électorales du Président François Hollande. A t-il changé d'avis ?

A maintes reprises vous avez très certainement entendu que notre  Constitution précisait que notre "République est une et indivisible", ce qui tendrait à nous laisser penser que tous les citoyens français ont le même droit."Bretagne Réunifiée"  tient à rappeler que pourtant, la Vème République a trouvé des interprétatuions pour appliquer la loi française, interprétations qui diffèrent selon que vous soyez Alsaciens, Corses, Bretons !

Aussi, au même titre que cette promesse électorale oubliée semble t-il, il est utile de rappeler l'adoption de l'amendement Le Fur - De Rugy, voté et adopté à l'Assemblée nationale en janvier de cette année, cet amendement dort-il sous une pile d'autres dossiers du Sénat.... 

Bretagne Réunifiée ne l'oublie pas, nous ne manquerons pas de leur rappeler lors de notre manifestation du 26 janvier prochain.

Pour nous, pour nos enfants, pour la nation......

Jean-Marc FURON pour BRETAGNE REUNIFIEE 

13/08/2012

1532, 13 aoùt - Edit d'Union de Nantes

La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué et signé à Nantes, le 13 août 1532. Il sera enregistré au Parlement de Bretagne le 21 septembre de la même année.

L'Edit d'union de Nantes, ou TRaité du Plessis-Macé, rappelle, entre autres,  la demande orale des Etats de permettre au Dauphin d'être couronné Duc à Rennes, en révoquant les textes antérieurs qui s'y opposent (i.e le contrat de mariage D'anne de Bretagne & Louis)

« François, par la grâce de Dieu Roi de France, usufruitier des pays et Duché de Bretagne, père et légitime administrateur des biens de notre très cher et très aimé fils le Dauphin, Duc et Seigneur propriétaire des dits pays et Duché, savoir faisons à tous présents et à venir que, tenant les États de ce pays et Duché de Bretagne assemblés en notre ville de Vannes, en gros nombre, par la bouche de l'un des prélats étant en cette assemblée (pour et au nom d'eux, et en leur présence) il nous a été très humblement supplié et requis de vouloir permettre à notre très cher et très aimé fils aîné le Dauphin, ici présent, d'être reçu par eux à faire son entrée à Rennes, ville capitale de ce Duché, comme leur Duc et Seigneur propriétaire, requérant que toutes autres choses contraires qui pourraient auparavant avoir été faites au préjudice de ce qui est déclaré ci-dessus, fussent révoquées, cassées et annulées, comme faites sans ce que lesdits gens des États les eussent entendues et consenties ; et que nous eussions à nous réserver l'usufruit et l'administration totale de ce pays et Duché. En outre, ils nous supplièrent que notre plaisir fût d'unir perpétuellement ce pays et Duché de Bretagne à notre Royaume et Couronne de France, afin que jamais ne s'élèvent de guerres, dissensions ou inimitiés entre lesdits pays, et qu'en ce faisant nous eussions à garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et Duché, ainsi que nos prédécesseurs avaient fait jadis, tant par chartres anciennes qu'autrement ; de les y maintenir et garder, et que notre dit très cher fils le Dauphin jurât de le faire également. Et ils nous requirent encore de défendre à tous ceux qui ont pris le nom et les armes de Bretagne à cause de leurs mères, de ne plus les porter et d'ordonner qu'ils aient à mettre une particularité auxdites armes, et que ceux qui sont issus de ladite maison bâtards, hors de loyal mariage, n'aient à porter lesdites armes de Bretagne sans une barre. Après cette réquisition, la requête, signée du procureur et greffier desdits États, nous fut présentée et lue publiquement (les gens des États étant présents) par notre aimé et fidèle conseiller Maître des Requêtes ordinaire Maître Mathieu de Longue-Joue, seigneur d'Yvemy, et dont la teneur s'ensuit :

Au Roi notre Souverain Seigneur usufruitier de ce pays et Duché de Bretagne, père et légitime administrateur de Monseigneur le Dauphin, Duc et Seigneur propriétaire dudit Duché, les gens des trois États dudit pays de Bretagne supplient et requièrent très humblement qu'il vous plaise leur accorder et permettre que Monseigneur le Dauphin, qui est leur Duc et Prince naturel, étant à présent en cedit pays, soit reçu et fasse son entrée à Rennes, qui est le chef de son Duché, comme Duc et Prince propriétaire de ce pays ; requérant, de plus, que toutes les autres choses faites auparavant, contraires à ce qui est énoncé ci-dessus, soient révoquées, cassées et annulées, comme faites sans que lesdits États les aient consenties et entendues, en réservant, toutefois, à vous, sire, l'usufruit et l'administration totale de ce pays. outre, Sire, lesdits gens des trois États vous supplient très humblement qu'il vous plaise unir et joindre perpétuellement lesdits pays et Duché de Bretagne avec le Royaume de France, afin que jamais ne s'élèvent guerre, dissension ou inimitié entre lesdits pays, gardant toutefois et entretenant les droits, libertés et privilèges dudit pays, ainsi qu'il a plu, Sire, à vos Prédécesseurs Rois et Ducs de ce pays, tant par les chartes anciennes qu'autrement, de les y maintenir et garder ; et que mondit seigneur le Dauphin jure de le faire également. De quoi, sire, il vous plaira de leur faire dépêcher vos lettres, patentes. Aussi, sire, ils vous supplient très humblement de défendre à tous ceux qui ont pris le nom de Bretagne à cause de leurs mères, de ne plus les porter, et de mettre une particularité aux armes. De plus, sire, ils vous supplient très humblement d'ordonner que ceux qui sont venus de bâtardise porteront dorénavant une barre en leurs armes, leur enjoignant et défendant, sur grosses peines, de n'en user autrement. La Requête ci-dessus a été lue par moi greffier desdits États, soussigné, à haute et intelligible voix, en l'assemblée et congrégation desdits États, et après avoir été entendue, ouïe et consentie sans aucune contradiction, il a été dit qu'elle sera présentée au Roi pour y ordonner selon son bon plaisir.

Fait en la congrégation et assemblée desdits États en la grande salle du manoir épiscopal de Vannes le quatrième jour d'Août l'an mil cinq cent trente-deux.

signé : R. de la Chasse, procureur, et J. de Saint-Malon, greffier desdits États.

Après laquelle lecture, nous, considérant que le contenu de ladite requête est juste, raisonnable, utile, commode et profitable audit pays, et considérant le soulagement, repos et tranquillité de celui-ci, et que plus grand bien ne lui pourrait advenir, attendu que ledit pays demeurerait en grande et grosse sûreté, ayant le Royaume de France d'un côté, et la mer de l'autre avec des ports dont les entrées sont dangereuses et difficiles, et qu'ainsi il éviterait les inconvénients et les ruines qui se sont produits jadis ; et considérant aussi que le contenu de leur requête était fondé en droit et en raison ; pour ces causes et autres bonnes considérations qui nous y incitent, de notre certaine science, pleine puissance et autorité, nous avons accepté et eu pour agréable le contenu de la requête, et nous avons déclaré et déclarons que notre dit fils aîné est vrai Duc propriétaire dudit pays et Duché de Bretagne, selon la Coutume par laquelle les aînés succèdent audit Duché, et ce, malgré toutes choses contraires qui pourraient auparavant avoir été faites, connue faites contre la Coutume dudit pays, et sans la connaisance et le consentement des gens de sesdits trois États.

Ces choses ainsi faites, nous les avons déclarées et déclarons nulles, et comme telles cassées et révoquées, cassons et révoquons ; et nous voulons, consentons, et il nous plaît, que notredit très cher et très aimé fils aîné, Duc propriétaire de Bretagne, fasse son entrée à Rennes, ville capitale dudit pays, et qu'il y soit reçu et couronné en vrai Duc et Seigneur propriétaire de Bretagne, avec toutes les solennités et autres choses requises qu'il est accoutumé de faire, gardant les louables et anciennes Coutumes dudit pays, et nous réservant, toutefois, l'usufruit et l'administration dudit pays et Duché de Bretagne, à nous laissé par testament par feu de bonne mémoire notre très chère et très aimée compagne Claude de France, Duchesse de Bretagne, unissons et joignons les pays et Duché de Bretagne avec le Royaume et Couronne de France perpétuellement, de sorte qu'ils ne puissent être séparés, ni tomber en divorce, pour quelque chose que ce puisse être. De plus, nous voulons et il nous plaît que les droits et privilèges que ceux audit pays et Duché ont eus jadis, et ont à présent, leur soient gardés et observés sans y rien changer ni innover, dont nous avons ordonné et ordonnons que des Lettres patentes en forme de chartre soient expédiées et délivrées. Et, en outre, nous avons défendu et défendons à toutes personnes, de quelque état, qualité ou condition qu'elles soient, de porter le nom de Bretagne à cause de leurs mères, et aux bâtards de cette maison de porter les armes de Bretagne si ce n'est avec une barre, pour éviter confusion et inconvénient qui pourraient advenir par la suite, et ce, sur peine de confiscation de leurs fiefs. Aussi nous ordonnons par ces présentes à nos aimés et fidèles conseillers, les gens tenant nos cours de Parlement de Paris, de Bretagne, conseil et chancellerie dudit pays, et chambre des comptes de Paris et de Bretagne, et à tous nos sénéchaux, alloués, baillis, prévôts, justiciers et officiers dudit pays, ou leurs lieutenants, de faire lire, publier et enregistrer en leurs cours notre présent édit, afin que nul ne puisse prétendre l'ignorer, et qu'ils le fassent inviolablement observer, et qu'ils punissent sévèrement ceux qui, directement ou indirectement, y porteront atteinte ; car ainsi il nous plaît que ce soit fait, sauf en autres choses notre droit et l'autrui en toutes. Et afin que ce soit toujours chose ferme et stable nous avons fait mettre notre scel à ces présentes.

Donné à Nantes au mois d'Août l'an de grâce mil cinq cent trente-deux, et de notre règne le dix-huitième.

Par le Roi, usufruitier des pays et Duché de Bretagne, Breton. 

Publié en la cour de Parlement le 21 septembre 1532, et au conseil de Bretagne lors séant le 8 décembre audit an. »

 

En résumé:

- Il accorde l'usufruit et l'administration au Roi ;

- Il unie perpétuellement la Bretagne à la couronne de France, pour éviter les guerres entre les deux pays,

- Il rspecte « les droits, libertés et privilèges dudit pays et Duché », en ajoutant que les droits, libertés et privilèges devront être confirmés par une charte.

- Il interdit l'usage du nom et des armes de Bretagne aux autres prétendants.

- Il reprend le texte de la requête écrite qui est dans les mêmes termes que la réquisition orale, déclarant sa volonté dans les mêmes termes, en précisant que l'usufruit et l'administration du duché lui ont été donnés par le testament de Claude.


Le dauphin François, fut couronné à Rennes sous le nom de François III, dès le lendemain, 13 août 1532. Il ne régna pas, François Ier conservant l'usufruit et l'administration du duché. Il mourut 4 ans plus tard, son frère Henri fut alors considéré comme duc et nommé ainsi en Bretagne, mais ne se fit jamais couronner, pas plus que ses successeurs.

 

12/08/2012

2012, 11 août - Le plus grand Gwen-ha-Du à Trelez (29)

2012.08, le 12 - le plus grand drapeau brezton.png

En cette nuit des étoiles, à Trelez en baie de Goulven, fut levé le plus grand Gwen-ha-Du du monde, d'une surface de 320 m2.

 Au programme: Féeries des eaux, feu d'artifices, et un concert gratuit avec: Gwenny, Julien Jaffrès Etc. ... et bien évidemment,  était de la partie notre Bro Gozh va Zadou !

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10/08/2012

Des affronts qui prouvent que nous devons bouger !

BRETAGNE REUNIFIEE

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BREIZH ADUNANET


Sans doute l'avez-vous remarqué: depuis quelques mois, il vogue dans l'air comme un cumul d'affronts envers le Gwen-ha-Du, envers la nation bretonne ! Ces affronts sont-ils une réponse au texte de Le Fur et De Rugy qui fut adopté par l'Assemblée nationale en janvier dernier, à la présence de bretons dans le gouvernement Ayrault ?

 

J'ai un fils et je voudrais qu'adulte, au soir de ma vie, il se souvienne de l'importance de prendre du recul devant toute information venant à lui, des médias classiques, d'internet. Je voudrais qu'il puisse être fier d'avoir eu un père qui s'est battu contre l'ignorance des uns, ignorance née d'un pouvoir étatique jacobin qui s'est évertué à cacher des vérités historiques, à dissoudre un peuple, son identité et sa culture. 

Pour ce qui le concerne, j'aurais échoué dans la perspective qu'il se sente un jour breton; né en région parisienne, il se sent parisien, et la bretonnitude de son père ne suffira pas. Je souhaite seulement qu'il comprenne un jour, ma démarche, celle d'un homme qui revendiquait son identité bretonne, qu'il comprenne la mélancolie qui m'anime lorsque je ne suis pas au pays, qu'il comprenne ma colère lorsque l'actualité s'en prend à la Bretagne ou à l'un de ses symboles. 

Un jour viendra où il prendra concience que l'identité de chacun est importante, et qu'il est vital de savoir d'où l'on vient pour tracer son chemin sans se perdre en cour de route. Un jour viendra où il comprendra les origines du déclin de la France dans le monde, qu'elles sont loin les Trente Glorieuses, qu'il est loin le siècle des lumières, la France qui tirait ses richesses de ses régions, de ses colonies. 

 

Pour l'heure, il esquisse des sourires lorsqu'il me voit partir rejoindre mes frères bretons, le Gwen-ha-Du sur les épaules, pour une manifestation en Bretagne ou sur Paris. Il ne comprend pas vraiment tout ce qu'il représente. Il peine à comprendre que je m'emporte lorsque des médias nous mentent, qu'il s'agisse de la Bretagne ou pas, il sait cependant que les médias rapportent des informations que l'Etat accepte de partager aux citoyens, qu'ils possèdent le pouvoir de contrôler un peuple, de transmettre une histoire, pas toujours la vraie histoire.

 

- Il ne comprit pas ma stupéfaction le 14 juillet dernier, lors du discours prononcé par une bretonne, lisant un texte de Gambetta devant la tribune présidentielle. Aussi m'a t-il fallu lui expliquer que ce même Gambetta avait constitué une Armée de Bretagne en 1870 pour détruire ce qui pouvait rester de forces chouannes. Près de 60.000 bretons volontaires pour aider la France périrent ainsi dans le camp de concentration de Conlie, et ceux qui survécurent furent envoyés sans arme pour servir de chaire à canons prussiens. Aussi comprend-il mieux maintenant l'affront ressenti par tout breton qui se respecte... Quel a été le ressentie des membres bretons du gouvernement ?

 

- Que dire du MSC Flaminia en juillet 2012 et avant lui, le TK Bremen en 2011: en échouant sur les côtes bretonnes, ces catastrophes auraient pu être évitées ou minimisées. Il en  aurait été tout autrement si les décisions avaient été placées sous la compétence d'autorités maritimes locales ! Ne tombe t-il pas sous le bon sens qu'une décentralisation des compétences serait opportun pour faire face à ce genre de déconvenues ? 

 

- Que notre Gwen-ha-Du soit viré "manu-militari" des tribunes olympiques de Londres lui paraît anecdotique. Mais en lui expliquant qu'il en fut de même pour le drapeau basque, et que les ces interdictions allaient à l'encontre du règlement olympique, lequel stipule que seuls sont autorisés sur le site olympique les drapeaux des nations représentées et des régions "sous-ombrelle" de ces mêmes nations, l'anecdote initiale devînt alors pour lui, une interrogation suspecte. 

 

- En décembre dernier, mon fils put découvrir à Saint-Nazaire, l'un des plus beaux voiliers du monde, le Belem. Né à Nantes en 1896, depuis toujours le Belem pavoise breton en Bretagne administrative, mais jamais à Nantes.Inutile de vous rappeler pourquoi. Présent à Londres depuis le jubilée de la Reine, le Gwen-ha-Du a dû quitter le mat du Belem pendant les Olympiades, sur ordre de l'Etat Français. Et le fiston de se demander pourquoi le gouvernement intervient pour ça, comme s'il n'y avait pas de décisions ou d'interventions plus importantes vers lesquelles une urgence prévaut !

 

 

Il est pour l'instant étrange de constater le mutisme général de la communauté bretonne résidant à Paris et ïle-de-France à l'égard de ces derniers évènements, et il en est de même pour les injustices précédentes, pour la réunification de la Bretagne, pour la ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires, cette dernière étant, je le rappelle, une des promesses électorales de F. Hollande. Comme si le pouvoir étatique avait eu raison de notre identité, les années passant, l'âme bretonne des exilés sur la capitale s'est dissipée, laissant les Bagad ou Cercles de danse vivre dans leur cocon folklorique, ne gênant plus guère les exactions gouvernementales. Le caractère associatif de ces groupes empêcherait-il toute volonté de s'impliquer dans des revendications sortant de leur raison sociale habituelle, les crédits ou aides de l'Etat seraient-ils cette épée de Damoclès qui les autorise à s'exprimer dès lors que leurs actions ne sortent pas du folklore breton ?

 

La vocation du collectif "Bretagne Réunifiée/Breizh Adunanet" est de réunir tous les bretons de sang, de coeur ou d'âme, résidant sur la capitale ou ses environs, ceux qui ont des facilités pour se rendre à Paris. Il est apolitique, et nos revendications reposent sur trois points:

- Réunification de la Bretagne: une réparation historique mais aussi un enjeu économique s'inscrivant dans une logique cohérente,

- Ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales Minoritaires Autochtones,

- Réforme territoriale.

 

Nos actions/manifestations se feront à des dates symboliques pour la nation bretonne, pour exemple, le 30 juin dernier, triste anniversaires que ceux du 30 juin 1941 et 1955, nous avons remis au Palais de l'Elysée, à Matignon et aux ministères de la Défense et de l'Intérieur, nos revendications.

Notre prochain grand rendez-vous est fixé au samedi 26 janvier 2013, histoire de célébrer l'anniversaire de notre Duchesse Anne de Bretagne, un passage s'imposera à Matignon puisque notre 1er Ministre J.M Ayrault est né lui aussi ce même jour, en 1940.

Notre journée d'action se couplera avec nos partenaires de Bretagne Réunie section Idf, l'union étant de mise.

 

Pour beaucoup d'entre nous, il n'y a aucune incohérence à se sentir Français tout en gardant le sentiment d'appartenance à notre communauté bretonne (il en est sans doute de même pour les Alsaciens, Basques, Corses, etc.). Tous pouvons vivre en harmonie avec la République, pour peu que ses préceptes ne trouvent pas de contradictions dans les faits.

Nos identités régionales, nos cultures, nos langues constituent nos racines, la France est constituée de la convergence des richesses de ses régions, nos différences ne constituent aucunement une division et n'entre pas en contradiction avec le caractère "une et indivisible" de notre République que beaucoup d'élus aiment à rappeler pour s'opposer à l'octroie de droits spécifiques. Et pourtant ! La Corse dispose de droits spécifiques (Assemblée), idem pour l'Alsace (statut particulier à l'égard de son appartenance passée à l'Allemagne, 2 jours fériés supplémentaires, droits sociaux et juridiqueS aménagés etc.) et dans le même temps l'Etat français s'oppose toujours à une réunification de la Bretagne, certains allant jusqu'à dire qu'un tel changement de région ne pourrait se faire que sous une VIème République alors que le départ de la Corse de la région PACA se fit avec souplesse, sur Décret.

 

La richesse de la France repose sur sa diversité, elle est multiple, elle est riche de ces différences, et cela doit profiter à chaque culture, la finalité étant d'accroître son rayonnement dans le monde. Aussi, conduire une politique d'uniformisation à outrance est une erreur, car c'est éloigner les concitoyens de leurs racines, et modeler une identité sans corps qui risque de se noyer dans cette Europe, au même titre que cède le pas, peu à peu, le français au profit de l'anglais. 

 

Par respect envers mes ancêtres mais aussi pour donner à mes enfants la chance de vivre dans une réelle démocratie respectant tous ses concitoyens, toutes cultures confondues, nous refusons de nous laisser endormir, et espérons que vous prendrez concience que notre destin est entre nos mains, pour peu que l'on agisse unis. Se déplacer aux urnes est un devoir pour chacun mais insuffisant car il est utile de rappeler à nos représentants qu'ils sont élus pour nous représenter et la tendance à faire passer les destins personnels ou ceux de l'Etat bien avant celui des intérêts régionaux a déjà fait ses preuves.


Pour nos enfants, pour nous, pour notre nation...

 

 "BRETAGNE RéUNIFIéE / BREIZH ADUNANET":

breizh.adunanet@gmail.com

breizhadunanet.bertaeynagereaey@groups.facebook.com

jimafuron44@gmail.com

 

2012, 10 & 11 août - Fête du Bruit à Landerneau

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2012, du 3 au 12 août - 42ème Festival Interceltique de Lorient

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09/08/2012

2012, 12 août - Tournoi des rois en Brocéliande

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06/08/2012

2012, 25 juillet - Notre Gwen-Ha-Du interdit de Jeux Olympiques

 

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Cette année encore, une trentaine de Bretons participent aux J.O. Lors de l'inauguration, ils ont défilé derrière la bannière française, une seule délégation donc, sans surprise.

Mercredi 25 juillet, à Glasgow, l'équipe de France féminine de football affrontait les Américaines. Parmi les françaises, Eugénie, l'attaquante, était supportée par son père Thierry Le Sommer et son fils, venus encourager les bleues depuis les tribunes. 

Agitant à tour de bras le Gwen-ha-Du, la fête fut gâchée dès lors que les vigiles sont intervenus afin de l'obliger à ranger le drapeau sous peine d'être exclu des tribunes. Curieux n'est-il pas?

Le père de l'attaquante française est d'autant plus surpris qu'il parcourt le monde entier pour supporter les matches internationaux de sa fille, et jamais le Gwen-ha-Du ne fut interdit de s'exprimer.

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Mais voilà, c'est le règlement ! Aux J.O, seules les nations participantes ont l'autorisation d'exhiber un drapeau à leurs couleurs.

3UK_Escocia-scotlasnd2.gifMais il y a règlement et règlement. Dans les tribunes flottaient des drapeaux écossais, les drapeaux bleus à crois blanche... ah oui: le drapeau basque fut lui aussi exclu quelques jours plus tard, le 2 août:

Des proches de Maialen Chourraut, médaillée de bronze en kayak monoplace, ont également été sommés de ranger leur drapeau basque.


Je note tout de même que l'histoire olympique prouve que de temps à autre, des entorses au règlement des J.O, en témoigne cette année même le port du voile pour une judokate d'Arabie Saoudite, le règlement même de la fédération inbternationale de Judo stipulant que les combattantes ne doivent porter uniquement! pantalon + veste + ceinture.

Il n'est nullement question pour moi de reprocher cette dérogation, surtout que le voile esr déjà autorisé dans d'autres disciplines olympiques, au tir notamment. Serait par contre plus que critiquable, la qualification de cette judokate, qui n'a aucune "stature" internationale, et qui pourtant, put participer aux jeux. Mais l'esprit des J.O veut que toutes les nations soient représentées dans les disciplines, alors...

 

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Il existe donc un certain esprit d'ouverture aux jeux, mais pour ce qui concerne les questions de nations, la question semble figée. Mais souvenez-vous:

Voici 4 ans, aux J.O de Pékin, le drapeau Tibétain avait été exclu lui aussi des tribunes, manu-militari, sous des critiques virulentes de la presse anglaise. Qu'en pensent-ils aujourd'hui de l'exclusion de drapeaux de nations lors de leurs propres JO ???

Mais que dit le règlement olympique: sont interdits aux jeux les drapeaux des nations qui n'y participent pas. Les drapeaux des nations "sous l'ombrelle" des nations participantes peuvent être agités. Autrement dit, les vigiles anglais ne connaissent pas le règlement ! Donc, nous pouvons brandir aux jeux drapeaux bretons, basques, écossais, gallois, de même que celui du FCN, de la ville de Pontivy ou même celui de Breizh Adunanet !!!

 



1675, 4 septembre - Fin de la Révolte des Bonnets Rouges

Le soulèvement général prévu n'aura pas lieu.

Dans la nuit du 3 au 4, le chef de vile de la révolte, Sébastien Le Balp, est tué par surprise d'un coup d'épée, par son prisonnier, Charles-Maurice de Percin, marquis de Montgaillard. 

04/08/2012

1675, 4 août - Décret de l'Assemblée Nationale abolissant les Privilèges Féodaux

Décret du 4 août 1789 


Article Premier. - L’Assemblée nationale détruit entièrement le régime féodal, et décrète que, dans les droits et devoirs tant féodaux que censuels, ceux qui tiennent à la mainmorte réelle ou personnelle, et à la servitude personnelle et ceux qui les représentent, sont abolis sans indemnité, et tous les autres déclarés rachetables, et que le prix et le mode du rachat seront fixés par l’Assemblée nationale. Ceux desdits droits qui ne sont point supprimés par ce décret, continueront néanmoins à être perçus jusqu'au remboursement.  

2. - Le droit exclusif des fuies et colombiers est aboli ; les pigeons seront enfermés aux époques fixées par les communautés ; et durant ce temps, ils seront regardés comme gibier, et chacun aura le droit de les tuer sur son terrain.  

3. - Le droit exclusif de la chasse et des garennes ouvertes est pareillement aboli; et tout propriétaire a le droit de détruire et faire détruire, seulement sur ses possessions, toute espèce de gibier, sauf à se conformer aux lois de police qui pourront être faites relativement à la sûreté publique. Toutes capitaineries, même royales, et toutes réserves de chasse, sous quelque dénomination que ce soit, sont pareillement abolies, et il sera pourvu, par des moyens compatibles avec le respect dû aux propriétés et à la liberté, à la conservation des plaisirs personnels du Roi. M. le Président sera chargé de demander au Roi le rappel des galériens et des bannis pour simple fait de chasse, l'élargissement des prisonniers actuellement détenus, et l'abolition des procédures existant à cet égard.  

4. - Toutes les justices seigneuriales sont supprimées sans aucune indemnité ; et néanmoins, les officiers de ces justices continueront leurs fonctions jusqu'à ce qu'il ait été pourvu par l'Assemblée nationale à l'établissement d'un nouvel ordre judiciaire.  

7.- La vénalité des offices de judicature et de municipalité est supprimée dès cet instant.  La justice sera rendue gratuitement ; et néanmoins, les officiers pourvus de ces offices continueront d'exercer leur fonction et d'en percevoir les émolumens, jusqu'à ce qu'il ait été pourvu par l'Assemblée aux moyens de leur procurer leur remboursement.  

8. - Les droits casuels des curés de campagne sont supprimés, et cesseront d'être payés aussitôt qu'il aura été pourvu à l'augmentation des portions congrues et à la pension des vicaires ;  et il sera fait un règlement pour fixer le sort des curés des villes.  

9. - Les privilèges pécuniaires personnels ou réels, en matières de subsides, sont abolis à jamais.  La perception se fera sur tous les citoyens et sur tous les biens, de la même manière et dans la même forme […]  

11. - Tous les citoyens, sans distinction de naissance, pourront être admis à tous les emplois et dignités ecclésiastiques, civils et militaires, et nulle profession utile n'emportera dérogeance.  

12. - A l'avenir, il ne sera envoyé en cour de Rome, en la vice-légation d'Avignon, en la nonciature de Lucerne, aucuns deniers pour annates ou pour quelque autre cause que ce soit ; mais les diocésains s'adresseront à leurs évêques pour toutes les provisions de bénéfices et dispenses, lesquelles seront accordées gratuitement, nonobstant toutes réserves, expectatives et partages de mois, toutes les églises de France devant jouir de la même liberté.  

13. - Les déports, droits de côtemorte, dépouilles,  vacat,

1532, le 4 août - Lettre de Vannes

François, par la grâce de Dieu Roi de France, père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils le Dauohin, Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne, à tous présents et à venir, salut.

Comme en la présente assemblée des Etats desdits pays et Duché tenus et assemblés, nous er notre dit fils le Dauphin présents en nos personnes en cette ville de Vannes, lesdits gens desdits Etats nous ayant très humblement suppliés et requis que, unissant perpétuellement à toujours ce pays et Duché de Bretagne à nos Royaumes et Couronne de France, notre bon plaisir soit de les entretenir, garder et observer dans leurs privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordés par les Ducs de Bretagne nos prédécesseurs, et dont ils ont toujours joui, tant en, l'état de l'Eglise, noblesse et peuple dudit pays, qu'en la Justice, villes, lieux et communautés de celui-ci, et de ces privilèges, exemptions, franchises et libertés leur octroyer et concéder nos lettres de confirmation, et sur ce leur impartir nos grâces et libéralité; savoir faisons que nous, voulantdésirant de tout notre coeur gratifier et favorablement traiter des gens desdits trois Etats, en considération également de l'entière obéissance, singulier amour, loyauté et fidélité qu'ils nous ont toujours portés et portent, et semblablement notre fils le dauphin leur Duc propriétaire, afin qu'en ces loyauté et fidélité ils continuent et persévèrent comme nos bons, loyaux, fidèles sujets, au bien dudit pays et de toute la chose publique de celui-ci, à ces gens des trois Etats, pour ces causes et autres bonnes et grandes considérations qui nous y incitent, nous avons continué, confirmé, loué, ratifié et approuvé, et par la teneur de ces présentes, de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité Royale et Ducale, nous confirmons, louons, ratifions et approuvons tous et chacun les dits privilèges, exemptions, franchises et libertés à eux octroyés et concédés, comme il est dit, par nos dits prédécesseurs Ducs de Bretagne, et dont ils ont toujours joui en chacun desdits Etats, et pareillement au fait et administration de la Justice, villes, lieux et communautés de ces pays et Duché, voulant qu'ils en jouissent dorénavant at par la suite perpétuellement et toujours,ainsi et dans la forme et de la manière qu'ils ont antérieurement bien et dument fait, jouissent et usent encore à présent, réservé toutefois ce que les gens desdits Etats nous pourrons requérir être réformé ou changé pour le bien, profit et utilité dudit pays.

Aussi nous ordonnons par ces mêmes présentes, nos ainés et fidèles lieutenant Général et Gouverneur audit pays, présent et à venir, gens tenant notre Parlement et conseil de Bretagne, sénéchaux, alloués, et à tous nos autres justiciers, officiers et sijets desdits pays et duché, que nos présentes grâces, ratification, approbation et confirmation ils fassent, souffrent et laissent les gens desdits trois Etats jouit et user pleinement et paisiblement , sans leur faire, mettre ou donner, ni souffrir être fait, mis ou donné aucun trouble ou empêchement contraire; car tel est notre plaisir. Et afin que ce soit toujours chose ferme et stable, nous avons fait mettre notre scel à cesdites présentes, sauf en autres choses notre droit et l'aitrui en toutes.

Donné à Vannes au mois d'Août l'an de grâce 1532, et de notre règne le dix-huitième.

 

source: Histoire, Généalogie et Patrimoine à Ploeuc... et ses environs

 
lettre de vannes,4 aout,françois 1erL'union du duché de Bretagne et du royaume de France est un processus politique entamé à la fin des années 1480, à la suite de la guerre folle (dernière révoltes des seigneurs français et voisins de la France), culminant le 13 août 1532, et avec des prolongements jusqu'à la Révolution française.
 
lettre de vannes,4 aout,françois 1er
Au XVème siècle, le duché de Bretagne est une principauté dont les souverains ont une très large autonomie, ils ne sont pas de-facto dépendants du royaume de France. Pour assurer cette indépendance, ils recherchent desa lliances et établissent des relations diplomatiques.
Les Etats voisins de la Bretagne ont toujours tenté de la contrôler, pour elle-même car elle est un des états les plus riches d'Europe, ou pour obtenir des jalons dans le cadre d'un autre conflit. L'élargissement du domaine royal a fait du roi de France un voisin immédiat de la Bretagne à partir de 1203, et plus encore en 1328 et 1482. La mise sous tutelle ou le contrôle direct de la péninsule devient une constante obsessionelle de la politique du royaume de France à l'encontre de la Bretagne, surtout dès 1341, début de la guerre de Succession de Bretagne. La victoire d'un ennemi du roi n'est jamias acceptée de bon gré par le roi de France, les guerres se succèdent...

- L'Angleterre, alliée traditionnelle du Duché de Bretagne et des Montfort, ne peut plus agir sur le continent depuis qu'elle en fut chassée en 1450-1452, la dynastie des Tudor n'a pas encore les moyens intérieurs de se risquer à toute opération d'envergure outre-mer,
- 1477: mort du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, la Bretagne perd là un autre allié,
- 1482: fin de la dynastie d'Anjou: le roi prend ainsi le contrôle de la frontière britto-angevine,
- François II, prince du Val de Loire, irrite la noblesse bretonne: il a conservé de son enfance à la cour de France, de solides attaches avec les princes de Valois. Les nobles jalousent l'influence des Valois et celle du trésorier Pierre Landais. Le manque d'autorité sur sa haute aristocratie et sur son gouvernement prive François II, puis Anne, de soutiens. La noblesse préfère jouer le pouvoir royal contre le duc pour asseoir sa propre autonomie, comme lors de la révolte des grands féodaux lors de la guerre folle.
- La bourgeoisie bretonne de Nantes et Saint-Malo notamment, se détourne de François II, en cause: la fiscalité écrasante.
- 1485: guerre folle: cette dernière révoltes des seigneurs français et voisins de la France contre les empiètements de  Louis XI et de sa fille, la régente Anne de Beaujeu prend fin en 1485, la Bretagne signe une trêve. Mais janvier 1487, le duc d'Orléans se réfugie en Bretagne. En mai, les troupes françaises entrent en Bretagne.
 - 1488, 28 juillet: défaite de Saint-Aubin du Cormier: sera signé le 19 août,  le traité de Sablé dit aussi "traité du Verger" entre François II de Bretagne et Charles VIII de France. La négociation porte sur les droits de succession au duché. Le roi expose les siens: droits achetés par son père à Nicole de Châtillon qui tenait les siens d'une clause de 2nd traité de Guérande.
François II n'a pas de descendance masculine légitime. Ses filles, Anne et Isabeau, sont reconnues héritières des Etats de Bretagne, mais d'autres héritiers potentiels prétendent à la succession: le vicomte de Rohan, Albert d'Albret prince d'Orange, le roi de France en achetant les droits de la famille de Penthièvre.
 
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Principales clauses du traité du verger: voir
 
 
 
 
 

20/07/2012

2012.07, le 18 - Petit Topo sur l'Apéro Breton

 

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Mercredi 18 juillet, Olier Gourmelon et Julien Artu, fondateurs d'AMBASSADE DE BRETAGNE, association née voici plus d'un an, ont fait un appel sur Facebook et sur son site, afin de rencontrer des bretons de Paris et ses environs. C'est dans un café de la rue Caumartin (Paris IXème) que la rencontre eut lieu: Le Moulin à Café.

Sortir du virtuel était une occasion à ne pas manquer, alors, rencontrer ces "rassembleurs" et d'autres Bretons d'horizons différents ne pouvait qu'être constructive, notamment pour notre collectif BREIZH ADUNANET.

apéro,ambassade de bretagne,radio pays,breizh adunanet,bretagne,bretons de parisAinsi, Kévin Viaud et votre hôte ont répondu à cet appel. Pour ma part j'avais adhéré dès sa création à cette initiative car elle paraissait présenter un concept pouvant rassembler tous les Bretons du monde, un concept apolitique qui se donnait pour but de promouvoir et développer notre nation Celte, de protéger et développer notre identité.  

 

19H30

Dès notre arrivée, le contact fut fraternel - Un regret cependant: nous n'étions qu'une poignée., tampis,  les échanges seront facilités. 

De suite, AMBASSADE DE BRETAGNE se présente, et cela tombe plutôt bien car parmi nous, certains s'interrogent sur son objectif, notamment Florent de TRI ZEOD (émission sur radio Bro).

 


apéro,ambassade de bretagne,radio pays,breizh adunanet,bretagne,bretons de parisQui est AMBASSADE DE BRETAGNE ? Son rôle ? Ses actions ?

Cette association est installée à Bruxelles. Etonnant non ? Pas tant que ça puisque l'idée de s'installer au "centre" de l'Europe traduit une volonté de s'inscrire sur la scène internationale.

Les objectifs cités supra vont au-delà de l'annuaire international, tel que peut l'être TAMM- KREIZ, une base de données pour tous les Bretons du monde. Bientôt une application androide/iphone (gratuite) permettra à chacun de localiser les bretons les plus proches et ce, de par le monde, une possibilité donc pour nouer d'autres liens, et voire, de s'entraider.

O.Gourmelon a confirmé vouloir agir sur le terrain sur des questions purement identitaires, certaines paraissant incontournables, qu'il s'agisse des écoles Diwan, de la réunifications de la Bretagne, ou même pour ce "camouflet" de discours prononcé le 14 juillet.

Prononcée par une bretonne, jeune il est vrai, sans doute ignorait-elle le passé de son auteur (Gambetta), devant la tribune présidentielle depuis laquelle des ministres bretons (J.Y. Le Drian, M. Le Branchu), qui eux ne peuvent ignorer l'affaire de Conlie (de même que François Hollande féru d'histoire), ont ainsi pu écouter un texte lu par une bretonne, écrit par un "exterminateur" de bretons, et  entendu par des bretons qui vont faire passer les intérêts de l'Etat avant celui de la Bretagne. Je ne sais pas pour vous, mais j'avoue en avoir été choqué. Qu'il s'agisse de maladresse des uns ou de l'ignorance des autres, si un discours est prononcé en un jour de fête nationale, c'est bien sur celui-ci qu'il faut bien choisir son texte ou son auteur, ce jour étant dévolu à un rassemblement populaire. Or chacun sait ce quelles furent les conséquences de la Révolution au peuple breton, aussi, lire un texte écrit par un "anti-breton" ne peut être ressenti que pour un affront. Pour chacun de nous, écrire au gouvernement pour montrer notre désapprobation est légitime en regard à nos aieux.

Sauf erreur de ma part, différentes questions seront ainsi  abordées, et traitées après diverses "interview" dans le monde associatif, politico-économique, juridique, etc...  Florent s'est dit intéressé par de tels débats. 

Julien ARTU nous a expliqué les freins économiques que rencontre AMBASSADE DE BRETAGNE puisqu'aucune adhésion n'est payante, ainsi que des difficultés rencontrées pour gérer un tel projet. Il y aurait donc un besoin en ressources humaines comme financières.

 

Plusieurs autres sujets ont été abordés, alors en  vrac, je vous dresse les principaux:

- Qui est Breton 

Etre né en Bretagne suffit-il pour dire que l'on est breton ? Cette idée typiquement française n'a pas de sens. Breton de sang, de coeur ou d'âme, la Bretagne est une nation qui s'est constitué par diverses populations. L'identité bretonne n'est pas seulement liée au sang ou au sol, elle se retrouve dans sa vie, dans son comportement, dans son ressenti. 

Pour ne prendre que des célébrités: Eric Tabarly (né à Nantes, Loire-Atlantique, 44), ), Alan Stivell (Riom, Puy-de-Dôme, 63), Patrick Le Lay (St-Brieuc , 22)etc..... nombreux peuvent être les exemples de personnes qui se disent bretons parce qu'ils le sont intérieurement alors que d'autres,  Jean-Marie LePen (La Trinité -sur-mer, Morbihan, 56) pour ne citer qsue lui, est  né en Bretagne mais n'a rien de breton en lui. 

- Ecole Diwan

Pourquoi ne pas axer leur communication en rappellant que Diwan est une école laïque, bilingue et gratuite. Le bilinguisme à l'école ne constitue en rien un frein dans la scolarité de nos enfants, bien au contraire. Des exemples pleuvent à l'étranger, les spécialistes le prônent, des polytechniciens, ingénieurs ou des médecins viennent d'écoles Diwan, ces élites doivent être rapprochées pour les promouvoir.

- Consommer Breton 

Consommer un produit breton ne suffit pas à vouloir défendre notre région ou notre identité. Consommer régional pour protéger l'emploi: choisir le "cola du Phare Ouest" (BREIZH COLA, Brasserie Lancelot) c'est bien, consommer le cola (né à Atlanta) fabriqué en Bretagne, protège aussi des emplois. La stratégie marketing de COCA-COLA  vient d'innover face aux parts que la marque a perdu en Bretagne: en première mondiale, les étiquettes se sont adaptées aux consommateurs en s'affublant de triskell, Gwen-he-Du et phare, histoire de "celtiser" le produit....Après, c'est une affaire de goût. 

Plusieurs marques se revendiquent bretonnes, il ne faut pas se leurrer. Plusieurs se contentent d'exploiter l'image de la Bretagne sans y investir économiquement ou culturellement. Mais le produit est-il 100% breton ? Pour le textile, bien évidemment c'est plutôt "coton"! EMSAVER (fabriquant au maximum au pays, sinon en Europe), PARIA (jean fabriqué en Bretagne mais d'autres produits venant de l'étranger), A L'AISE BREIZH (fabrication à l'étranger), STERED (fabrication sur l'île Maurice) etc...

- Réunification

Aucun des acteurs en présence ne la conteste, elle est évidente. Par contre, deux visions s'opposent: celle de ceux qui veulent une réintroduction de la Loire-Atlantique dans sa région historique, revendication qui s'inscrit dans une refonte des frontières territoriales des régions limitrophes (Vendée-Poitou-Charente, Une Normandie...). Une autre option s'y oppose, celle de ceux qui sont persuadés qu'il n'y aurait jamais de réunification, mais que le projet du Grand Ouest est d'une probabilité plus grande et qu'elle permet à la Bretagne de retrouver la Loire-Atlantique. Le problème pour nous: la Bretagne risque de se retrouver noyée dans une région plus grande, où il sera plus difficile de s'octroyer des aides uniquement pour la Bretagne, une identité plus difficile à défendre puisqu'elle ne concernera que le tiers de cette région, plus difficile de se faire entendre.

 

MINUIT: nos discussions nous ont fait oublié la faim, nos familles et les horaires de train/métro. L'heure tardive nous amène à nous séparer alors qu'il y a tant à débattre. AMBASSADE DE BRETAGNE renouvellera cette expérience en Bretagne. 

 

Pour notre collectif, il nous appartient d'amplifier notre communication, nous faire connaître, "grossir" nos rangs afin  que nos actions futures ne soient pas prises de haut par les autorités. Nos revendications sont simples et légitimes, et s'inscrivent dans une vision d'une France plus démocratique au sein d'une Europe fédéraliste.

Cela passe par une coordination avec les actions menées par BRETAGNE REUNIE (IDF), par un partenariat avec 44=BREIZH. Je compte donc sur chacun de vous pour promouvoir note collectif autour de vous, et sur votre prochaine présence lors de notre action future (janvier), un évènement sera crée début août. Dans la mesure où la presse y sera conviée, je vous demanderai de vous y inscrire que lorsque vous aurez l'assurance d'y participer.

Kenavo avechal !

 

BREIZH ADUNANET

Coca-Cola se "bretonnise"

Pour faire face à la perte de part de marché, Coca-Cola révisite sa politique de marketing et lance une campagne de publicité aux couleurs de la Bretagne. Révolutionnaire ! Une première mondiale !

Aussi trouverez-vous des étiquettes affublées de Triskell, de Gwen-ha-Du, de phare breton... L'étiquette se veut bretonne, le contenu reste du Coca-Cola, quant à la fabrication...

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En dehors d'un certain esprit "anti-américain", il faut dire que le principale responsable est plus dû à notre potion magique, le cola du "Phare Ouest", BREIZH COLA. 

Les tarifs sont alignés, Breizh Cola est fabriqué au pays, dans les brasseries Lancelot.

J'aurais aimé vous donner la part de marché perdu par Coca, dès que j'en aurais le temps, promis...

Le reste est une affaire de goût - Pas énormément de différences comparée avec les autres marques sur le marché, un peu plus sucré cependant. Pour ma part,  il y a longtemps que j'ai opté pour le Breizh Cola, même si sur Paris, je suis obligé de me ravitailler sur Montparnasse.