30/08/2012

Sommaire "Célébrités Bretonnes"

En rouge, les personnages qui seront bientôt traités


Anne de Bretagne


Barbe-Bleue ou Gilles de Rais (1404-1440) gilles-de-rais-dit-barbe-bleue-1404-1440.html

André Breton (1896-1966) Ecrivain, Surréaliste  andre-breton-1896-tinchebray-1966-paris-ecrivain-surrealiste.html

Aristide Briand (1832-1932) Homme d'Etat  aristide-briand-1832-nantes-1932-paris-homme-d-etat.html


Pierre Cambronne (1770-1842) Militaire  pierre-cambronne-1770-saint-sebastien-sur-loire-1842-nantes.html

Jacques Cassard (1676-1740) Corsaire  jacques-cassard-1676-nantes-1740-fort-ham-corsaire.html

 Guillaume Chauvin (1442-1484)  guillaume-chauvin-1422-nantes-1484-prisonde-vannes.html

 Marguerite de Clisson (1360-1441)  marguerite-de-clisson-1360-1441-dit-margot-la-boiteuse.html

Olivier de Clisson (1343) 

Jean Crémet (1892-1973)


Paul-Antoine-Marie Fleuriot de Langle (1711-1787)  paul-antoine-marie-fleuriot-de-langle-1744.html


Raoul de Gaël (av.1040-1097/1099)

Régis de l'Estourbeillon de la Garnache (1858-1946)regis-de-l-estourbeillon-de-la-garnache-1858-nantes-1946-ave.html

Anne de Goulaine (1676-?)  anne-de-goulaine-1676-nantes.html

Bertrand du Guesclin (1323-1380)


Guillaume Lejean (1824-1871)


Jean IV (1338-1399) Duc de Bretagne  jean-iv-51338-1399-nantes-duc-de-bretagne.html


Jean de Malestroit (1375-1443) Evêque  jean-de-malestroit-1375-nantes-1443-nantes.html

Elisa Mercoeur (1809-1835) Poète  elisa-mercoeur-1809-nantes-1835-paris-poete.html

Jean Meschinot (1420-1491) Poète  jean-meschinot-1420-1491-poete.html

Jean de Montfort (1295-1345)  jean-de-montfort-1295-nantes-1345-hennebont.html

Morvan-Lebesque (1911-1970)  morvan-lebesque-1911-nantes-1970-rio-de-janeiro-journaliste.html

 

 Louise de Penancouët de Kerouale (1649-1734)

Benjamin Péret (1899-1959) Poète  benjamin-peret-1899-nantes-1959-poete-surrealiste.html

 Marcel Planiol (1853-1931) Juriste  marcel-planiol-1853-nantes-1931-paris-juriste.html


Arthur de Richemont (1393-1458)

Jean de Rieux (1342-1417)  jean-de-rieux-1342-1417.html 

Rogatien & Donatien (280-304) Saints martyrs  rogatien-donatien-280-nantes-304-nantes.html

Marquis de la Rouërie (1751-1793)  le-marquis-de-la-rouerie-1751.html

Alain Le Roux (env.1040-1093)

 

Eric Tabarly (1931-1998) Navigateur  eric-tabarly-1931-nantes-1998-en-mer-navigateur.html

Sophie Trébuchet (1772-1821) Ecrivain, mère de Victor Hugo  sophie-trebuchet-1772-nantes-1821-ecrivain-mere-de-victor-hu.html


Jules Verne (1828-1905) Ecrivain  jules-verne-1828-nantes-1905-ecrivain.html

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Paul-Antoine-Marie Fleuriot de Langle (1744-1787)

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse

Paul Fleuriot de Langle naquit au château de Kerlouët, paroisse de Quimper-Guézennec, évêché de Tréguier, le 1er août 1744. Il appartenait à une famille de cette nouvelle noblesse qui accéda aux sommets de la hiérarchie sociale aux XVIIIe et XIXe siècles, remplaçant une autre noblesse sans doute plus riche mais...

...qui avait été détruite par les ravages de la guerre, par les problèmes démographiques (disparitions de lignages ne laissant qu’une riche héritière permettant la concentration des patrimoines) et enfin par le surendettement (l’obligeant à se séparer morceau après morceau de son patrimoine). Il est important d’évoquer les Fleuriot de Langle afin de comprendre le destin de ce marin breton parmi les plus illustres marins de la Royale. Le premier membre de son lignage attesté est Jean Fleuriot (1425-1494) qui fut maire de Guingamp.

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse



Les Fleuriot accrurent leur position essentiellement par une succession de mariages particulièrement lucratifs (voir ci-dessous la généalogie des Fleuriot de Langle).



- René Fleuriot, seigneur de Coëtquennou en 1595, épousa Marguerite de Penhoët, dame de Kerlouët, issue d’un des plus puissants lignages bretons.

- Leur fils, Claude, fut suffisamment riche pour faire deux superbes mariages : la première fois en 1623 avec Fiacrette Le Bahezre, dame de Rosviliou, du Cosquer, de Kerfilant et de Quenquistille dans les paroisses de Duault et de Locarn en Poher ; et la seconde fois avec une Coëtlogon, fille du vicomte de Messujeaume et tante du lieutenant général de Haute-Bretagne, gouverneur de Rennes.

- Le fils unique de Claude et de Fiacrette, Sébastien (attesté encore en 1675), augmenta ses terres autour de Duault-Locarn en épousant Mauricette Le Bigot, dame de Langle. Cette dernière n’eut que deux enfants : Jeanne Marie qui épousa le marquis de La Rivière dont elle eut un fils qui fut le cousin germain de la mère de La Fayette et un fils, Charles-Sébastien (1656-1720), qui en raison de son importante fortune put porter le titre de comte de Langle.

- Charles-Sébastien convola deux fois selon le degré de sa fortune : il épousa en premières noces un des plus grands noms de Bretagne Anne de Kerhoant, sœur des marquis de Kergournadech et de Coatanfao et de l’évêque d’Avranches, puis en secondes noces, en 1711, Marie-Anne-Angélique de Varennes ou de Varènes, qui hérita de la seigneurie de Loguével non loin de Langle et de Rosviliou.

- Le fils aîné de Charles-Sébastien et d’Anne-Angélique de Varennes, qui fit le père de notre héros, Jean-Sébastien (1712-1781), se trouva être un des hommes les plus riches de Bretagne. Il disposa de deux importants ensembles fonciers, l’un dans le Trégor et l’autre dans le Poher. Autour de son château de Rosviliou en Duault, dans le Poher, Jean-Sébastien possédait les manoirs de Lesmabon dans la même paroisse (venant des Le Bigot), de Kerfichant en Trébrivan, de Langle et de Loquevel (venantde sa mère, née Varennes), mais surtout de la grande seigneurie de Carnoët, relevant directement du roi, achetée par son père au duc de Richelieu en 1703.

Dans le Trégor, autour du château de Kerlouët en Quimper-Guezennec, les Fleuriot de Langle avaient acquis progressivement de nombreuses terres entre la Leff et le Trieux, dont deux des plus anciens fiefs de Bretagne, relevant directement du roi de France, la seigneurie de Kermarquer en Lézardrieux (un des principaux fiefs des illustres Tournemine du Moyen Age) et la vicomté de Frynandour (ayant appartenu aux Kergorlay, puis aux Montfort et aux comtes de Laval, barons de Vitré toujours au Moyen Age). Ce fut Jean-Sébastien qui acquit ses deux importantes terres. Il pouvait le faire sans doute grâce à la dot de son épouse, Marie-Jeanne de La Monneraye, elle aussi issue d’une famille de cette riche et assez récente noblesse bretonne.

- Son père, Jean de La Monneraye (1667-1737), seigneur de Bourgneuf, appartenait au Parlement de Bretagne. Il y occupait les fonctions de Grand Prévôt de Bretagne (fonction achetée en 1703 – Il pouvait se le permettre puisque sa fortune fut estimée à un million de livres) et de Secrétaire du roi à la Chancellerie de Bretagne. Son épouse, Marguerite Le Mézec, dame de Cantizac, fut la sœur d’un autre secrétaire à cette Chancellerie et de l’épouse du président des Requêtes. Par ce mariage et par d’autres plus tard, les La Monneraye furent étroitement liés aux Fleuriot de Langle. Pour finir, tous les frères et sœurs de Paul-Antoine, y compris lui-même, firent de brillants mariages dans la noblesse bretonne : ses sœurs épousèrent les comtes de Rosmorduc, de Derval et de Trogoff.

- La grand-mère de Paul-Antoine,  Angélique de Varennes. Mariée en 1711 à Charles-Sébastien Fleuriot de Langle, elle n’en eut que deux enfants survivants. Veuve en 1720, elle se remaria avec Jean-Baptiste Budes, dit le comte de Guébriant dont elle eut plusieurs enfants. Les Budes disposaient d’une forte position au sein de la Marine puisque Joseph-Marie Budes de Guébriant, le frère aîné de Jean-Baptiste, avait été chef d’escadre des armées navales et commandant de la Marine à Rochefort. Jean-Baptiste Budes quant à lui, était un proche du comte de Toulouse (1678-1737), non seulement fils légitimé du roi Louis XIV, mais encore très grand seigneur en Bretagne (avec son duché de Penthièvre, acheté en 1696) et Amiral de Bretagne et de France. Ce titre d’amiral n’était pas un vain mot.

Le comte de Toulouse commandait et commanda la flotte. Comme le révèlent les lettres conservées aux Archives de la Marine (série G), lui, comme son fils et héritier, le duc de Penthièvre (1725-1793), car la fonction d’Amiral de France était héréditaire, avaient pour rôle d’administrer l’Amirauté, institution qui eut une très grande place dans les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Le comte de Toulouse et le duc de Penthièvre jouèrent aussi un rôle d’intermédiaires, en Bretagne, entre les autorités royales et les nobles bretons. Il est vrai qu’ils étaient encore à titre héréditaire lieutenants généraux et gouverneurs de Bretagne. Si la fortune du comte de Toulouse était considérable (la 6e du royaume, 13 millions de livres en 1737), celle de son fils fut une des premières du royaume (la 3e après le roi et le prince de Condé- avec 104 millions en 1789), ce qui lui permit de prendre à ferme une grande partie du Domaine royal en Bretagne.

 

 

Ces princes se comportaient comme tous les grands féodaux de Bretagne. On retrouve des noms bretons dans leur entourage, tels les Ravenel, les Rosmadec et aussi et surtout les Budes de Guébriant. Le comte de Guébriant appartenait à la Maison du comte de Toulouse. La comtesse de Guébriant, sa grand-mère, devint non seulement la dame d’honneur de la comtesse de Toulouse mais encore la gouvernante du duc de Penthièvre. Il n’est donc pas étonnant de voir son fils, Jean-Sébastien Fleuriot de Langle, devenir un des quinze gentilshommes du duc de Penthièvre – il est vrai qu’il était son vassal direct pour sa vicomté de Frynandour – tout comme son fils, Paul-Antoine qui devint ensuite gentilhomme du duc de Chartres, gendre du duc de Penthièvre.

 

Il est clair qu’avec un tel lignage, une telle fortune et surtout la protection de l’Amiral de France, Paul-Antoine Fleuriot de Langle intégra la Royale sous les meilleurs auspices. Fils cadet, il passa son enfance entre les résidences familiales, les châteaux de Kerlouët et de Rosviliou, et les hôtels particuliers de Lannion et de Guingamp. Très jeune, il devint Garde marine (en juin 1758) c’est-à-dire qu’il entra à l’Ecole de la Marine. Il ne faisait ainsi que suivre une tradition familiale. Ses oncles paternels, Charlemagne Fleuriot de Langle et Joseph Budes de Guébriant (demi-frère de son père) l’y avaient précédé. Il semble qu’il y montra très tôt un grand intérêt pour l’astronomie, l’hydrographie et les mathématiques. Le 16 novembre 1758 –il n’avait alors que 14 ans -, il reçut sa première affectation sur le Diadème (alors commandé par le comte de Rosily) où il fit deux campagnes, l’une dans les Antilles, l’autre le long des côtes espagnoles.

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse Sur le même vaisseau (sous le commandement de comte de Breugnon), le 16 mai 1760, il participa à un combat naval contre les Anglais dans les parages d’Ouessant. La guerre de Sept ans faisait alors rage. Du 8 juin au 31 avril 1761, il servit sur le Palmier (commandé par le chevalier prince de Rohan), puis du 14 octobre 1761 au 21 novembre 1762 de nouveau sur le Diadème (commandé par M. de Fouquet) pour une nouvelle campagne à Saint-Domingue. Le 22 octobre 1763, il embarqua sur la frégate La Malicorne (commandée par La Motte-Picquet) qui avait pour mission de chasser les corsaires de Salé au large des côtes africaines. De mai à octobre 1764, il partit en Guyane sur l’Etoile. Le 22 avril 1765, il se trouvait officier de bord sur la Porteuse, sous le commandement du comte de Trobriand, autre gloire de la Royale, dont la mission était de surveiller les approvisionnements des ports militaires.

A son retour à Brest, le 27 décembre, il fut promu garde-pavillon, puis le 4 février 1766, enseigne de vaisseau. Il embarqua sur La Biche pour Cadix et la Méditerranée où il resta jusqu’en octobre 1767. Le 11 avril 1771, il navigua sur La Belle-Poule et vit une nouvelle fois Saint-Domingue. Sur le rôle de l’équipage, on trouve le nom de La Pérouse. C’est sans doute à cette époque qu’il se lia à cet autre célèbre navigateur.

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse

La pénurie d’armement lui permit de jouir d’un court repos qu’il employa à travailler au sein de la nouvelle Académie de Marine. Le 24 juin 1771, il en devint un des membres adjoints. Il s’occupa d’améliorer les moyens de la navigation et de rédiger dans le Dictionnaire de Marine les mots Charpentage et Machines. En mai 1772, il fournit à l’Académie un rapport sur l’action réciproque des aiguilles aimantées des boussoles, suivi d’un autre sur les différences observées dans les longitudes sur la côte du Portugal. Sur ordre du ministre de la Marine, il devint membre honoraire de l’Académie en juillet 1774, et le 6 avril 1775, secrétaire temporaire de l’Académie. Cette progression spectaculaire, puisqu’il passa devant d’autres, provenait non seulement de son appartenance à la Maison du duc de Penthièvre qui était, il faut le rappeler, Amiral de France, mais encore à ses talents. En septembre 1775, il écrivit un mémoire pour l’Académie sur la méthode de déterminer la latitude en mer, méthode recommandée par l’Académie auprès du ministre de la Marine. Le même mois, il naviguait sur le Terpsichore (commandé par un autre marin breton fameux, le comte de Guichen). Le 15 juin 1777, il fut promu lieutenant de vaisseau.

 

La faveur que connaissait sa famille auprès du duc de Penthièvre lui permit d’obtenir une des meilleures places auprès du duc de Chartres (le futur duc d’Orléans, connu pendant la Révolution sous le nom de Philippe Egalité), gendre du duc de Penthièvre, qui voulait montrer au roi, son cousin, sa valeur sur les mers afin d’obtenir l’autorisation de succéder à son beau-père en tant qu’Amiral de France. Paul Fleuriot de Langle se trouva ainsi chef d’état major sur le Saint-Esprit (navire commandé par La Motte-Picquet) ; le chef d’escadre étant le duc de Chartres. Le 27 juillet 1778, ce dernier et ses navires connurent l’épreuve du feu contre les navires anglais au large d’Ouessant.

Les résultats de l’affrontement furent bien mitigés. Les Anglais profitèrent d’une erreur dans la chaîne de commandement pour s’enfuir. Le duc de Chartres revint à la Cour auréolé de gloire jusqu’au moment où les témoignages de marins français parvinrent aux oreilles des courtisans. Le navire du duc de Chartres se serait mis en panne et aurait débarqué un canot afin de mieux connaître de la part des autres commandants la situation. Ce contretemps aurait permis alors aux Anglais de prendre la poudre d’escampette. Le duc de Chartres fut raillé et fut contraint de renoncer à la charge, pourtant très lucrative, d’Amiral de France.

Ce fut une des principales déceptions du duc et une des causes de son ressentiment envers le roi. Le chevalier de Langle ne connut pas le même sort. Le duc de Chartres le nomma gentilhomme de sa Maison avec une pension annuelle de 2 000 livres et lui permit de recevoir le collier de chevalier du Saint-Louis. Il semblerait que Paul fut apprécié en effet assez tôt par le duc. Ce dernier, alors Grande maître du Grand Orient de France, avait assisté, à Brest, le 20 février 1778, à l’initiation de Paul Fleuriot de Langle, lieutenant de vaisseau, gentilhomme de son altesse sérénissime (c’était le prédicat du duc de Chartres), qui a été admis à la connaissance de nos mystères d’après le consentement de la loge par acclamation. Paul Fleuriot intégra la loge de la Marine, nommée aussi loge de « l’Accord parfait », loge composée à 90 % de lieutenants de vaisseaux, d’enseignes et d’aspirants dont beaucoup étaient nobles et titrés. Il devint donc franc-maçon, comme le fut trois jours plus tard, au sein de la même loge, Bougainville. La Pérouse avait été initié dans une autre loge brestoise, bien plus tôt, en 1765, L’Heureuse rencontre. Tout naturellement Fleuriot de Langle intégra la Franc-maçonnerie brestoise si importante non seulement au sein de la Marine du XVIIIe siècle.

 

Cette faveur d’un prince du Sang, en passe de devenir plus riche que le roi, dut propulser la carrière du chevalier de Langle. En septembre 1779, ce dernier commanda un navire, le Hussard, navire de 18 canons, chargé d’escorter des convois menacés par les Anglais. En janvier 1780, il quitta Brest pour Nantes afin d’escorter des gabarres chargés de bois, bois nécessaire à la construction navale. Jusqu’en juin 1780, il fit des allers et retours dans le golfe de Gascogne. En juin, il contraignit un navirecorsaire anglais à entrer en rade de Brest, mais quelques jours plus tard, le 5 juillet, au Nord-ouest d’Ouessant, il fut surpris par un navire anglais, le Nonsuch, commandé par sir William Wallace. Il tenta de se réfugier dans le Chenal du Four, mais il ne put avancer faute de vent. Dans une manœuvre désespérée, il fit raser les bastingages, jeter à la mer les canons et border les avirons de galère. Peine perdue, son navire fut pris. Il se retrouva à Plymouth pendant huit jours, puis à Falmouth où il fut bien traité. A la différence de ses marins, et très certainement à cause de ses relations, il ne resta pas longtemps prisonnier. Il fut échangé contre d’autres prisonniers anglais au large de l’île de Batz. Il rentra à Morlaix et alla se reposer au château familial de Kerlouët. En septembre 1780, on lui donna le commandement d’une frégate, l’Aigrette, armée de 12 canons, pour mener encore des opérations de convoyage entre Brest et Bordeaux. Lors d’un accrochage avec des navires anglais, il eut sa revanche car il s’empara d’un des trois navires corsaires.

 

Les opérations de Fleuriot de Langle, comme ceux d’autres marins de la Royale, avaient non seulement pour but de renforcer la Marine du Roi en permettant la construction d’une flotte qui, par la volonté de Louis XVI, devait surclasser celle des Anglais, mais encore mobilisaient de nombreux navires britanniques qui ne pouvaient ainsi intervenir contre les Insurgés américains. Le chevalier de Langle fut amené à passer de l’autre côté de l’Atlantique. Le 27 avril 1781, il commanda la Résolue, transportant un Américain, aide de camp de Washington, mais surtout quatre millions de livres en or afin de financer la rébellion américaine. Son navire convoyait aussi la Cybèle portant des armes dans ses cales. Il profita du voyage pour expérimenter, en bon académicien de la Marine, des tubes pour mesurer l’assiette de son navire en mer. Le 25 août, il mouillait dans la baie de Boston et rencontra De Grasse, chef d’escadre. Il participa à la flotte de 150 navires partie faire la conquête de la Jamaïque anglaise. De Langle avait sous ses ordres le Sagittaire et deux frégates. Après avoir opéré quelques passes d’armes avec des navires britanniques, il arriva au Cap Français le 14 mai. Son navire n’étant pas de bonne qualité, il obtint le commandement de l’Astrée (navire de 36 canons), que La Pérouse venait de quitter pour le Sceptre, sans capitaine depuis la mort de M. de Ternay. Tout naturellement, le chevalier de Langle prit comme second son cousin germain De La Monneraye, qui relata plus tard ses voyages. La défaite de De Grasse (bataille des Saintes le 12 avril 1782) entraîna l’échec de la conquête de La Jamaïque. En récompense de ces services en Amérique, De Langle fut aussi l’un de ceux qui obtint d’être intégré par les jeunes Etats-Unis d’Amérique dans la branche française de la Société de Cincinnatus.

 

Après cet échec à la Jamaïque, on décida alors de se tourner ver le Nord afin d’attaquer les intérêts britanniques, particulièrement lucratifs, du commerce de fourrures en baie d’Hudson. Trois navires français, le Sceptre de La Pérouse, l’Astrée de Langle et l’Engageante de La Jaille, simulèrent leur départ pour Saint-Domingue et au large de Terre-Neuve se dirigèrent vers cette baie. Langle en profita pour rectifier le tracé des côtes. Sans combattre, les forts de Wales et d’York furent pris et détruits. Alors que La Pérouse se dirigeait vers Saint-Domingue, Langle rejoignit son port d’attache, Brest, en octobre 1782 où son navire fut désarmé pour réparer sa coque. Quelques jours plus tard, il était promu capitaine de vaisseau, avec 1 200 livres de pensions. Il effectua un voyage à Paris afin de remettre au ministre de la Marine ses conclusions scientifiques. Il dut aussi s’occuper de la succession de son père mort le 31 mars 1781. Il avait hérité non seulement, avec autorisation royale, le droit de porter le titre de vicomte de Langle (son frère aîné restait comte de Langle), mais encore le château familial de Rosviliou. De retour à Brest, le nouveau châtelain épousa, le 23 décembre 1783, Georgette de Kerouartz, née en 1765. Elle constituait un des meilleurs partis de la région brestoise car elle était issue d’une famille en pleine ascension sociale. Ses parents étaient cousins éloignés. Son père, le 2nd marquis de Kerouartz, était président aux Enquêtes au Parlement de Bretagne. La fortune familiale avait permis à cette branche cadette des Kerouartz d’acheter le grand fief léonard de Penhoët. De cadet, il devint bientôt le chef de son lignage lorsque son beau-père, le 1er marquis de Kérouartz disparut laissant deux orphelines, dont son épouse, Marie-Anne-Charlotte de Kerouartz, qui hérita du château de Kerouartz en Lannilis. La sœur aînée de cette dernière devenait marquise de Kergroadez. Mieux encore, Georgette de Kerouartz était la pupille de son oncle par alliance, Jean-Charles Hector de La Cheffetière (1722-1808), dit le comte d’Hector, alors commandant du port de Brest. Avec une telle alliance, le vicomte de Langle ne pouvait qu’être élu, le 27 novembre 1783, pour une année réglementaire, directeur de l’Académie de Marine.

 

 

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse

Ses talents scientifiques et sa position sociale lui permirent de participer à une grande expédition d’exploration voulue personnellement par le roi Louis XVI qui même s’il s’enfermait dans Versailles aimait les récits de voyages et les découvertes scientifiques. Par ailleurs, le souverain désirait ne pas laisser aux Anglais le bénéfice de toutes les explorations surtout après les voyages de James Cook. Il fallait profiter aussi de l’affaiblissement de la Grande-Bretagne, tant politiquement qu’économiquement, afin de reconstituer l’empire maritime perdue, à l’issue de la guerre de Sept ans (1756-1763), par Louis XV. La guerre d’Indépendance américaine avait démontré que la flotte française était alors la meilleure du monde.

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse Deux navires jumeaux, l’Astrolabe et la Boussole, furent armés. Chacun portait 111 hommes d’équipage dont de très nombreux Bretons. Langle commanda le premier et La Pérouse le second.

Selon Prosper Levot, Langle aurait refusé de diriger l’expédition laissant cet honneur à son ami, La Pérouse. Les deux hommes se complétaient : Langle était davantage le scientifique, La Pérouse, l’explorateur. Les instructions royales, qui furent annotées et modifiées de la main même de De Langle, indiquent qu’il leur fallait récolter des informations dans tous les domaines : la géographie, l’astronomie, la navigation, la physique, la chimie, la politique, le commerce, l’histoire naturelle, la botanique, etc… En fait, tout ce qui pouvait servir à l’essor des connaissances scientifiques, mais aussi à l’accroissement de puissance du Royaume. Les voyages de Christophe Colomb et des explorateurs du XVIe siècle avaient considérablement enrichi ce continent entraînant une véritable révolution pour l’Europe. On comptait faire de même avec l’expédition de La Pérouse-Langle. De précédentes expéditions, et surtout celle de James Cook, permettaient de telles espérances.

 

1785, 1er août: laissant un fils âgé de neuf mois, le jour de ses 41 ans, De Langle et les deux équipages appareillèrent de Brest. Un jeune officier ambitieux, nommé Bonaparte, dont le parrain était un breton, le comte de Marbeuf, avait fait des pieds et des mains pour embarquer en tant qu’astronome sur l’Astrolabe. Monge fut pris à sa place. Ce fut une erreur car son mal de mer inguérissable obligea à le débarquer à Téneriffe.

1785, 29 août: les navires passèrent la Ligne et longèrent ensuite les côtes africaines avant d’arriver à la Trinité et de traverser l’Atlantique pour rejoindre le Brésil.

1786, janvier: l’expédition franchit sans encombre le Cap Horn et atteignit en février 1786 Conception du Chili où elle fut accueillie chaleureusement par la population surtout féminine. Deux matelots désertèrent dont Alain Crée de Brest, qui décida de s’installer au Chili. Langle, préoccupé par l’hygiène des marins, ordonna leur examen médical.

1786, 17 mars: on arriva à l’île de Juan Fernandez, puis à Pitcairn (île des Révoltés du Bounty) et enfin à l’île de Pâques où furent plantées des graines de Bretagne sur un petit lopin de terre.

1786, 10 avril: l’expédition quitta l’île aux grandes statues de pierre et Fleuriot de Langle parvint à convaincre La Pérouse de se diriger d’abord vers l’hémisphère Nord, et rejoindre ainsi l’Alaska et ensuite la Californie, sans doute pour améliorer ses données cartographiques.

1786, 23 juin: après avoir fait une escale aux îles Sandwich (Hawaï) où le Trégorois Jean Le Guyader captura deux tortues, les deux navires atteignirent Port-des-Français en Alaska et explorèrent la baie. Fleuriot y corrobora les données cartographiques fournies par Cook en 1778. Plusieurs hommes y perdirent la vie dans le naufrage de plusieurs canots, dont Jean Hamon Andrieux de Morlaix, Goulven Tarreau, un calfat originaire de Brest, Guillaume Duquesne, un autre brestois. Il faut savoir que 29 Brestois avaient été enrôlés sur l’Astrolabe et 18 autres sur la Boussole.

Sur le navire du vicomte de Langle, on devait parler souvent breton puisqu’on y trouvait de très nombreux trégorois et léonards. Il ne faut pas oublier que la famille Fleuriot avait d’importants fiefs en Trégor et que la belle-famille du capitaine du navire était une des principales familles de l’aristocratie léonarde.

1786, 14 septembre: après avoir longé et cartographié les côtes américaines, l’expédition arriva à Monterrey en Californie, territoire relevant de la Couronne espagnole. De la Californie, on traversa le Pacifique pour atteindre les îles Mariannes puis la côte asiatique à Macao (où Fleuriot acheta de la porcelaine chinoise qui fut expédiée par la suite à sa famille), avant de repartir vers la colonie espagnole et alliée des Philippines. A Manille, un navire français les rejoignit (mars 1787).

1786, octobre:  les explorateurs longèrent l’île de Formose (aujourd’hui Taïwan) alors en rébellion contre la Chine et arriva en Tartarie (aujourd’hui Province maritime russe). La Pérouse qui avait déjà eu son détroit nomma une baie du nom de Langle. On nomma une autre baie du nom de l’amiral d’Estaing (juillet 1787) et une autre baie, baie de Castries (août, en l’honneur du ministre de la Marine. Un pic haut de 2300 mètres obtint le nom de Pic de Langle.

1787, septembre: après avoir passé Saint-Pierre et Saint-Paul, l’expédition atteignit la pointe sud du Kamtchatcka et y fit escale pendant neuf semaines. L’accueil des explorateurs cosaques y fut particulièrement chaleureux.

On y débarqua M. de Lesseps (oncle du célèbre Ferdinand de Lesseps), parlant le russe, qui eut pour mission de rapporter au roi de France les faits et gestes de l’expédition. Il mit un an pour traverser l’Asie et l’Europe et rejoindre Versailles où son récit eut un très important retentissement. Ces neuf semaines ne furent pas aussi de trop car il fallait approvisionner les navires afin de les préparer à retraverser le Pacifique mais cette fois-ci du Nord au Sud.

1787, 6 novembre: L’Equateur fut pour la troisième fois franchi et on arriva, car il fallait prendre de l’eau, le scorbut menaçait, aux îles des Navigateurs (les Samoa actuelles). L’île de Tutuila (appartenant aujourd’hui aux Etats-Unis) fut fatale à notre héros.

Préoccupé par l’hygiène et la santé de ses marins, Fleuriot de Langle partit en exploration le 11 juillet autour de la baie de Tutuila. A son retour, l’attendaient des centaines d’habitants de l’île qui se montrèrent hostiles. Un Samoéen, trop pressant, fut violemment repoussé par un soldat français. Langle tenta de faire peur à cette foule en tirant en l’air avec son arme. Peine perdue, les Samoéens, de plus en plus nombreux, attaquèrent. De Langle fut pris à partie, bascula de son canot et fut roué de coups de massue et de pierres. Il y perdit la vie. La Pérouse réagit trop tardivement en ordonnant de tirer au canon provoquant la retraite des Samoéens. Douze hommes trouvèrent la mort dans cet incident sans compter une vingtaine de blessés. M. de Monty, le second de De Langle, prit le commandement de l’Astrolabe.

1789, 25 février: Arrivés à Botany Bay (Australie actuelle), des lettres furent remises aux Anglais à destination du roi de France. Comme l’on sait l’expédition La Pérouse finit par disparaître. On a trouvé récemment ses traces sur l’île de Vanikoro (Iles Salomon), entre l’Australie et la Nouvelle-Guinée.

Fleuriot de Langle, Kerlouët, expédition La Pérouse

 L’épouse de Fleuriot de Langle reçut le 4 juillet 1789 une lettre du comte de Luzerne, ministre de la Marine, l’informant de la mort de son époux et du versement d’une pension de 1 000 livres pour elle-même et de la même somme pour son fils. Peu après, toute la famille de Langle-La Monneraye (la vicomtesse se remaria en 1790 avec La Monneraye) émigra et ne récupéra à la Restauration que très progressivement ses biens, dont beaucoup avaient été vendus comme Biens Nationaux. De nombreux Fleuriot de Langle continuèrent à exercer un rôle majeur dans la Royale. Deux des petits-fils du héros de la famille furent amiraux.

 

 

Jean de Rieux (1342-1417)

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Jean de Rieux (1342-1417), maréchal de France, était le second fils de Jean de Rieux (mort en 1357) et d’Isabeau de Clisson (morte en 1343).

En 1364, il hérita de son frère aîné, mort à la bataille d’Auray, l’une des premières fortunes féodales de Bretagne, avec les seigneuries de Rieux, de Nozay et de Fougeray.

 

Il fit ses armes sous le connétable de France, Du Guesclin (1366) en Espagne. Son mariage, à son retour en Bretagne, avec Jeanne de Derval (1343-1423), dame de Rochefort, d’Ancenis, de Châteauneuf-La-Noë, d’Assérac, et vicomtesse de Donges, lui permit de devenir le plus important seigneur du Sud de la Bretagne. Très proche de son oncle, Olivier de Clisson, connétable de France en 1381, il choisit, après avoir ratifié au nom du duc de Bretagne le second traité de Guérande, de le suivre dans ses opérations militaires.

 

Il se distingua donc en Flandre à la bataille de Roosebeke (1382) remportée par Olivier de Clisson. Assez modéré et en bons termes avec le duc de Bretagne, Jean IV, il parvint à le convaincre de ne pas exécuter le connétable de France qu’il venait de faire prisonnier et de le libérer contre une énorme rançon (1387). Il réussit à conserver une certaine neutralité lors de la guerre entre le duc et Olivier de Clisson (1387-1396). En récompense de ses services, le roi de France, Charles VI, qui considérait Clisson comme son mentor, le nomma maréchal de France (fin 1397).

 

Il ne révéla réellement ses talents militaires qu’à partir de 1404 en repoussant à la tête de 700 hommes un débarquement anglais dans le Vannetais, et surtout par son expédition au Pays de Galles. En 1404, il partit, à la demande du roi de France, de Brest à la tête d’une flotte portant 2 800 hommes d’armes et un considérable matériel de siège afin d’aller soutenir Owain Glyndŵr qui s’était proclamé, en 1400, prince de Galles. Il débarqua à Milford Haven et marcha sur la ville d’Haverfordwest qui résista. Il ne réussit à prendre que le château. La ville de Carmarthen se rendit tout comme Tenby où l’avait rejoint le prince de Galles. Peu après, ils envahirent ensemble les comtés anglais d’Herefordshire et du Worcestershire et finirent par camper pendant huit jours à Greatwitley (Worcestershire) face à l’armée anglaise du roi Henri IV de Lancastre.

 

Cependant personne n’engagea le combat et le contingent breton rentra en Bretagne avec un considérable butin. Jean de Rieux avait permis au prince de Galles, allié du roi de France, de restaurer la principauté de Galles. Il avait mis en grande difficulté le roi d’Angleterre, l’empêchant ainsi de revendiquer le royaume de France. Peu après son retour, le duc de Bourgogne, régent du royaume pour le roi Charles VI, devenu fou, haïssant tout ce qui était en lien avec son ennemi, Olivier de Clisson, enleva à Jean de Rieux son bâton de maréchal de France (1411). Jean de Rieux en fut privé peu de temps car les Armagnacs, adversaires des Bourguignons, le lui rendirent (24 décembre). En 1417, il renonça à sa charge qu’il laissa à son fils cadet, Pierre de Rochefort. Il mourut en septembre de cette année.

 

 

19/06/2012

125 - HéLèNE JEGADO, TUEUSE EN SERIE (Plouhinec, Rennes)

 

 

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tueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennesBon je sais, cette histoire vraie n'est pas une légende, ni même un personnage ayant "fait" l'Histoire, mais elle sort du commun - Je voulais la partager avec vous, et je n'avais pas envie de créer une rubrique "Faits Divers".

En attendant...

tueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennes1801, le 17 juin: naissance d'Hélène Jegado (ou 1803) à Plouhinec. Orpheline, elle est recueillie par un curé. Elle fut placée très jeune comme domestique. Elle tombe amoureuse, mais son "élu" perd la vie très tôt dans un accident de voiture.

Réputée comme excellente cuisinière, elle est décrite comme caractérielle, ivrognesse, malpropre et chapardeuse. elle agrémentait ses soupes aux herbes très relevées, de mort aux rats contenant de l'arsenic.

Elle tua ainsi, des enfants, des curés, des bonnes soeurs, ses maîtresses de maison, et même sa propre soeur.

tueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennestueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennes1833: engagée par le vicaire de Guern. Quatre mois après son arrivée, 7 personnes trouveront la mort pendant son service. Elle est accusée de mauvais sort.

tueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennes1834-1841: Elle travaille dans 6 villes différentes: Auray, Bubry, Hennebont, Locminé, Lorient et Pontivy. 40 personnes trouveront la mort pendant ce parcours.

tueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennes1841: Engagée à Rennes, à l'hôtel du Bout du Monde, place St-Michel, une femme de chambre est retrouvée empoisonnée.

tueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennes1841-1849: apparemment les crimes cessent, tout du moins, difficile de lui attribuer des crimes.

tueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennestueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennes1850: elle entre au service de M Bidard de La Noe, à Rennes, avocat et professeur de droit. Sa femme de chambre, Rose Tessier, meurt peu de temps après l'arrivée de cette nouvelle servante. Sa rempaçante, Françoise Huriaux, reste peu de temps, tombant subitement malade. Remplacée par Rosalie Sarrazin, cette dernière décède très rapidement après son arrivée.

Ces trois dernières victimes éveillent trop de suspicions. Une autopsie est pratiquée, et de l'arsenic en forte quantité est trouvée.

tueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennes1851, le 6 décembre: ouverture de son procès. Elle fut accusée de 37 crimes connus, crimes qu'elle reconnût au cours de sa confession reçue par l'abbée Tiercelin. Mais combien d'autres crimes sont-ils à porter à son crédit ? Nul ne le sait ! Sa carrière criminelle s'étale sur plus de 18 ans. La plupart de ses crimes ont été accomplis plus de 10 ans avant son procès, ne pouvant donc être jugés donc, pour cause de prescription légale.

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tueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennes1851, le 14 décembre: elle est condamnée à mort. Son acte d'accusation comporte 3 meurtre et 3 tentatives de meurtre, ainsi que 11 comptes de vol domestique.

tueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennes1852, le 26 février: elle est guillotinée, en place des Lices à Rennes, devant une assistance de près d'un millier de personnes. Avant de monter à la guillotine, elle avoue que ses crimes sont bien plus nombreux que ceux découvert, et qu'elle fut initié par une femme de Guern, au secret de l'arsenic.

 

tueuse en série,hélène jegado,plouhinec,rennesComment a-t-elle pu opérer durant près de 18 ans sans que personne ne fasse le lien entre toutes ces morts suspectes ? La raison est simple: relativement intelligente, ou alors fortuitement, ses premiers crimes coïncident avec l'année où le choléra fit des ravages, empêchant les médecins de conclure de suite à un empoisonnement à l'arsenic, les symptômes étant les mêmes.

NB: Hélène Jegado, la Tueuse en série de Bretagne, ne manquait jamais d'aller fleurir la tombe de ses victimes.

 

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11/05/2012

Sommaire "Personnages mythologiques"

Vous trouverez dans ce chapitre des êtres légendaires qui peuvent être propre à un pays donné ou que l'on retrouve à travers toute la Celtie.

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 Le roi Ailill Mac Mata   123gifs004.gif   le-roi-ailill-mac-mata.html

Annwynn 123gifs004.gif   annwvyn-irlande.html

Les Arragoussets  123gifs0364.gif les-arragoussets-iles-anglo-normandes.html

La Banshee - Celtie   la-banshee.html

 Les Baobhan Sith - Ecosse   les-baobhan-sith-ecosse.html

Le Bean nighe - Ecosse 123gifs004.gif   le-bean-nighe-ecosse-irlande.html

Le Bisclaveret breizh.gif  le-bisclaveret.html

 Black Annis  123gifs004.gif   black-annis-irlande.html

Le Boobrie - Ecosse   le-boobrie-ecosse.html

Les Botrucs123gifs0364.gif    les-botrucs-cornouaille.html

 Brac Mac Febail 123gifs004.gif   bran-mac-febail-irlande.html

 Le Brownie - Ecosse,  123gifs004.gif, Pays de Galles   le-brownie-ecosse.html

Les Buganes (Île de Man)  les-bugganes-ile-de-man.html

Cailleac Bheur - Celtie   cailleac-bheur-celtie.html

 Cernunnos l'indomptable breizh.gif   cernunnos-l-indomptable.html

 Le Changeling   123gifs004.gif   le-changeling.html

Cliodhna 123gifs004.gif   cliodhna-irlande.html

 Les Cluricaunes    123gifs004.gif   les-cluricaunes-irlande.html

  Les Croquemitaines (Celtie)   les-croquemitaines.html

Dagda le Bon Elfe  123gifs004.gif   un-bon-elfe-dagda.html 

Les Dead Coaches  123gifs004.gif   les-dead-coaches-irlande.html

 Le Dullahan    le-dullahan.html

 L'Each Uisge - Ecosse   l-each-uisge.html

Erlkoeinig, l'Elfe Errant  erlkoeinig-l-elfe-errant.html 

Les Farfadets  breizh.gif, Ecosse   les-farfadets.html

La Fée des Bois  breizh.gif   la-fee-des-bois-bretagne.html

Les Fées du Bord de l'Eau   les-fees-du-bord-de-l-eau.html

Les Fées des Houles   breizh.gif    la-fee-des-houles.html

Les Fées Marines  les-fees-marines.html

Fer Caille  123gifs004.gif   fer-caille-irlande.html 

Les Feux-Follets  123gifs0364.gif, Pays de Galles    les-feux-follets-pays-de-galles.html

 Les Farfadets  breizh.gif, Ecosse   les-farfadets.html

Les Fions   breizh.gif   les-fions.html

Finn Mac, Cumaill  123gifs004.gif finn-mac-cumaill-irlande-ecosse.html

Les Fir Bolgs    123gifs004.gif   les-fir-bolgs-irlande.html

 Le Fir darrig   123gifs004.gif   le-fir-darrig-irlande.html

 L'Elfe Ganconer  123gifs004.gif   l-elfe-ganconer.html

Les Gobelins (Celtie) les-gobelins1.html

Gwendoline, Déesse de la Lune - Celtie   gwendoline-deesse-de-la-lune-celtie.html

 Herne le Chasseur   123gifs0364.gif   herne-le-chasseur.html

 Les Hommes Sauvages   123gifs004.gif   les-hommes-sauvages-irlande.html

 Jack O'Lantern  123gifs004.gif   jack-o-lantern.html

 Le Kelpie, Cheval de Cauchemar - Ecosse   le-kelpie-cheval-de-cauchemar.html

 Les Korrigans  breizh.gif   les-korrigans.html

 Kulhwch & Olwen - Pays de Galles   kulhwch-olwen-pays-de-galles.html

 

Le Leprechaun  123gifs004.gif   le-leprechaun-irlande.html

 Lludd & Llefelys - Pays de Galles   le-conte-de-lludd-de-llefelys-pays-de-galles.html

Les Loireags - Îles Hébrides, Ecosse   la-loireag-ecosse.html

Luidag, l'Elfe  l-elfe-luidag.html 


Les Mari Morgan breizh.gif   les-mari-morgan-bretagne.html

 La reine Medb  123gifs004.gif   la-reine-medb.html

Les Merriens 123gifs004.gif   les-merriens-irlande.html

 Molly Malone  123gifs004.gif

Nechtan 123gifs004.gif   nechtan-irlande.html

Nicole le Lutin  breizh.gif   le-lutin-nicole-bretagne.html

 Le Pooka  123gifs004.gif, pays de Galles   le-pooka.html

Puck, l'Unique Elfe 123gifs0364.gif   le-puck-angleterre.html

Les Selkies - Ecosse   les-selkies-iles-shetland-ecosse.html

Les Sluaghs - Ecosse   le-sluagh-ecosse.html

 Les Trolls    les-trolls.html

 Les Tuatha de Danann  123gifs004.gif   thuatha-de-danann.html

Le Viltanson  breizh.gif  le-viltanson-bretagne.html 

La Wyverne  123gifs0364.gif   la-wyverne-angleterre.html

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Les MARI MORGAN - Bretagne

 

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Ne confondez pas les Morganes et les Morganezed avec les Mari Morgan:

En Haute-Bretagne, on dit que les royaumes des Mari Morgan sont aussi étendus que des contrées. On y trouve des campagnes, des montagnes, des vergers et des jardins. Les châteaux sont ornés de tentures d'algues et de parements de coraux.

Les Mai Morgan sont des fées d'eau de Bretagne, en tous points semblables à des femmes. On ne les trouve jamais en pleine mer, mais dans le voisinnage des côtes, à l'entrée des cavernes ou à l'embouchures des rivières.

"Très effrontées et versées dans la science des maléfices, elles poursuivaient les jeunes pêcheurs de leurs sollicitations amoureuses: ceux qu'elles parvenaient à séduire étaient entraînés sous les eaux et on ne les revoyait jamais" ( P. Sébillot)

Les habitants et les visiteurs de ces abysses, ne manquent ni d'air ni de lumière, et on y voit presque aussi bien que sur terre.

Des poissons font en permanence navette entre le fond de la mer et la surface, emmagasinant l'air dans leurs bouches, qu'ils expulsent ensuite dans une gigantesque bulle qui alimente le royaume sous-marin, à la façon d'une cloche de plongée.

On dit que de nombreux marins de Basse-Bretagne ont cédé à la séduction des Mari Morgan, et les ont suivies dans leur palais de nacre et de cristal, où ils ne manquaient de rien et pouvaient jouir de plaisirs de toutes sortes...

Je vous invite à découvrir maintenant, les Morganed & les Morganezed en vous rendant sur l'ile d'Ouessant:

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ERLKOEINIG, L'ELFE ERRANT

Doté de trois filles aussi sinistres que lui, cet Elfe ressemble à un lambeau de brouillard flottant dans l'air comme un fantôme.

Il erre dans les campagnes allemandes à la recherche d'enfants qu'il enlève en espérant égayer sa triste vie.

L'ELFE LUIDAG

Luidag est une Elfe dangereuse, séductrice fréquente des îles. Revêtue de vêtements déchirés, elle attire les promeneurs pour les agresser sexuellement avant de les laisser sans vie.

FER CAILLE - Irlande

Fer Caille, c'est l'homme des bois, l'homme primitif, laid, et monstrueux, comme sa compagne.

Il est le prophète des catastrophes, cataclysmes et bouleversements de la société.

PUCK, L'UNIQUE ELFE - Angleterre

 

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 De la taille d'un enfant de 7 ans, tout dans sa pétulante physionomie exprime l'espièglerie et la malice, l'acralité du vif-argent ! L'oeil brilllant et coquin, la bouche fendue et moqueuse, le profil effronté, le nez retroussé, les oreilles décollées et gaillardement pointues, le menton en  estoc, les pommettes rieuses... et les petites cornes têtues, le puck a de la chèvre, des gènes bien marqués de Pan, des Robin Goodfellow, et des Bacchantes nocturnes et collinières.

Vêtu d'un justaucorps vert, couleur des Elfes dont il est l'esprit, chaussons pointus et bonnet vert, tel est en général comment il se présente. Mais on l'a déjà vu habillé en chèvre, en feuillage et même tout nu, l'effronté" !

Il habite la cour féerique d'Obéron, en Inde. Mais chaque jour, chaque nuit, à tout instant, il hante et sillonne chaque colline, bois, bosquet, lande, rivière, rue et campagne de cette Angleterre où l'on se plait à l'espérer toujours.

Le Puck se nourrit de ce qu'il chaparde et aussi des pommes de jeunesse d'Avallon, les elixirs de mai d'Elfirie, la soupe d'orties, la grappe de sureau, le vin de primevère et de pissenlit, la fleur de coucou.

Esprit des collines, prince et rôdeur de nuit, bouffon des Fées, compagnon d'Obéron, Puck, le plus connu mais le plus insaisissable es Elfes, s'est, par ses déguisements et manigances, taillé un éttourdissant costume d'Arlequin, en empruntant des losanges de vves couleurs aux caractères de ses voisins: au Pixies, aux Brownies, aux Boggarts, aux Pooka, aux turbulents Esprits des marais, des landes, des bois et des collines, Peghs, aux feux follets et même au diable lui-même. Mais il n'y a qu'un seul Puck !

Plus espiègle que méchant, il fraternise avec les poètes et les enfants, et ne s'attaque qu'à ceux qui le méritent. Par contre,magicien étourdi et brouillon, de nombreux contes et histoires rapportent les burlesues conséquences de ses bévues.

DAGDA , LE BON ELFE - Irlande

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Dagda ou  Eochaid Ollathair




Ce Dieu Celtique porte 4 noms ou surnoms dnas la mythologie:


- Dagda: "Dieu Bon"

- Eochaid: 'ivo-kattu-s", "Qui combat par l'if", allusion aux usages magiques de ce bois,

- Ollathir: "Père Puissant",

- Ruath Rofhessa: "rouge de la grande science". Il correspond au Jupiter Gaulois décrit par César.

 





Ce célèbre souverain de la tribu elfique des Tuatha dé Danaan, vivait dans le plus beau des palais souterrains enfouis sous les collines d'Irlande, le palais de Brug na Boine.

On raconte qu'il contenait trois arbres donnant des fruits en toute saison, un vase rempli d'un nectar délicieux, un chaudron magique et deux porcs, l'un vivant et l'autre grillé à point, prêt à être mangé à toute heure du jour ou de la nuit.

Dagda rassemblait en lui toutes les qualités des Elfes. Ce "surelfe" pouvait abattre neuf ennemis d'un seul coup de massue, et il tirait de sa harpe des sons, qui, successivement, provoquaient le rire, les larmes, la nostalgie et le sommeil.

Mais Dagda n'avait pas que des qualités. Coléreux et gloouton, il abusait de son pouvoir en pratiquantdes enchantements pour attirer à lui les plus belles femmes d'Irlande. Son plat de prédilection était "un porridge fait de farine, de lait, de graisse, de cochons et de chèvres, en quantité suffisante pour rassasier 50 hommes, le tout servi dans une louche si énorme qu'un homme et une femme puvaient se coucher dedans".

Formant un couple avec Ogme (Ogmios pour les Gaulois), signifiant "le Champion".

Ses enfants les plus connus sont:

Brigit, Angus, Midir, Ogma et Bodb le rouge.

Les scibes médiévaux ayant transcit tardivement leur mythologie, il fut décrit roi d'Irlande, le plus souvent sous le nom d'Eochaid. Les textes le décrivent comme un druide redoutable et guerrier très aguerri. Ses principaux attributs sont le chaudron d'abondance et de résurrection, la massue qui tue par un bout et ressucite par l'autre, et la roue, symbole de la foudre et de la roue cosmique.

Dagda a pris pour résidence l'hôtel de la Boyne ("Brug na Boinne") localisé dans le tumulus de Newgrange, mais une légende raconte comment son fils l'en déposséda.

Pour connaître ce récit, je vous invite à découvir le site de Newgrange:

tumulus-de-newgrange.html

 

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10/05/2012

Gilles de Rais, dit "Barbe Bleue" (1404-1440)

 

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hermines début de texte.gif1404: naissance supposée de Gilles de Rais (ou Gilles de Retz), dans le château de Champtocé, dans la tour noire.

hermines début de texte.gif1415: décès de sa mère, suivi par celui de son père, tué par un sanglier au cour d'une partie de chasse. Gilles a alors 11 ans, et l'orphelin sera élevé par son grand-père, Jean de Craon, un homme cruel et violent, ne s'interessant qu'à lui et ses biens.

Gilles est à cette époque, un enfant cultivé, sachant lire et écrire le latin. Il aime la musique. Mais curieusement, il devient de plus en plus violent, coléeux. Adolescent, il montrera une haine pour tout ce qui est du genre féminin.

hermines début de texte.gif1420: âgé de 16 ans, il part en guerre pour libérer Jean de Montfort.

hermines début de texte.gif1422: Gilles se marie à Catherine de Thouars, laquelle lui apportera de nombreuses terres. Son grand-père négociera à la même époque, avec le Duc de Bretagne, obtenant pour son petit-fils , le commandement de l'armée Royale.

hermines début de texte.gif1425: il constitue 5 compagnies, devient connu grâce à son courage. A 21 ans, il est déjà un grand guerrier, et sera même victorieux en duel contre le commandant de la garnison anglaise. Il va de victoire en victoire, grâce à son courage, sonendurance et ses qualités de guerrier.

hermines début de texte.gif1429: il devient Maréchal de France, ultime récompense pour un guerrier, et sera chargé d'escorter Jeanne d'Arc. Dès lors, il restera à ses côtés, depuis Orléans qu'elle libèrera, l'accompagnera à Reims pour le couronnement du Dauphin etc., en fait, il y restera jusqu'à la mort de la "pucelle". De tous ses compagnons , il sera le seul, une fois qu'elle fut prise, à tout faire pour la sauver,mais il ne pourra rien faire. Il lui vouera une sorte de culte, sombre dans le désespoir, puis retourne dans ses terres. 

 

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Une fois rentré au pays, il commence à dilapider sa fortune en fêtes et banquets...

 

 Château de Machecoul:

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hermines début de texte.gif1432: c'est le début des crimes...

Il fera enlever des enfants la nuit, contre d'importantes sommes d'argent,  engagera de jeunes enfants comme Pages. Mais tous, Pages comme kidnappés, finissent par disparaître à tout jamais. Il torturait les enfants, abusait d'eux pour finalement les tuer, les démembrait, puis els faisait brûler dans les grandes cheminées de son château. Il aimait les voir agoniser...

En plus de ses crimes, il commença à s'interesser à l'alchimie. Il avait perdu une bonne partie de sa fortune, et ses connaissances en alchimie l'amenaient à penser qu'il pourrait recréer de l'or.

Deux hommes, François Prelati et un moine florentin défroqué, Eustache Blanchet, l'aidèrent dans cette entreprise. Prelati était une sorte de magicien, ensorceleur, sataniste  qui s'intéressait à la géomancie et à l'alchimie. Tous deux profitent de la manne financière et de la crédulité du bourreau qui les prit sous son aile. L'argent est dilapidé encore plus rapidement, les crimes se multiplient, les invocations diaboliques fusent. Il y eut plusieurs invocation de Démon, mais à chaque fois que le Maréchal de France était présent, il ne se pasait rien. Par contre, en son absence, la magie obtenait de l'effet.

Afin de rétablir sa situation financière, Gilles de Rais sacrifie désormais les enfants au Démon, cherche le secret de la pierre philosophale, alors que dans le même temps il reste un chrétien dévôt, priant et communiant avec ferveur.

hermines début de texte.gif1434, septembre: Gilles de Rais est au sommet de sa gloire, sombrant dans la démesure. Il retourne à Orléans pendant tout une année (jusqu'en août 1435), accompagné de toute se mesnie: sa garde, ses musiciens, ses comédiens, ses hommes de confiance. Tous le suivent, et mènent un train de vie démesuré. Gilles de Rais offre une gigantesque reconstitution, un spectacle grandiose à sa propre gloire et celle de Jeanne d'Arc, brûlée quelques années auparavant pour sorcellerie. Sous les yeux ébahis de la foule, mais aussi du roi Charles VII, la représentation emploie des centaines de comédiens et de figurants, oeuvrant dans des décors somptueux, une débauche de tables croulant sous la nourriture et l'alcool. Des sommes invraissemblables sont ainsi dépensées.

hermines début de texte.gif1435, août: de retour dans ses terre du pays de Retz, les enlèvements repartent de plus belle; On parle alors d'une vieille femme, surnommée la Méffraie, qui enlèverait les enfants dans les campagnes. Cependant, les possessions familiales de Gilles de Rais fondent comme neige au soleil. Il commence à vendre des terres pour faire face à ses dépenses, sa famille commence à s'inquiéter. C'est à ce moment que l'on commence à parle d'une folie habitant le maître.

Les débiteurs de Gilles de Rais se voient ravis d'éviter de règler leurs dettes, en particulier le Duc de Bretagne Jean V, lequel s'empressa d'acheter toutes ces terres pour une bouchée de pain.

hermines début de texte.gif1438: Il fit une invocation à Tiffauges pour invoquer Belzébuth mais n'obtint rien. Plus tard, à Bourgneuf, il fit un pacte avec le Diable, en signant de son propre sang. Enfin, une dernière invocation lui fit prendre peur, dans la salle où se trouvait Prélati, serait apparu un serpent de la taille d'un chien, il pris un crucifix contenant une relique  de la vrai croix, faisant perdre tout l'or que son associé avait fait apparaître par cette invocation.

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Dans le même temps, les disparitions  s'accélèrent...

 

Château de Tiffauges

 

 

hermines début de texte.gif1440, le 15 mai: suite à une bénigne mésentente concernant la vente de ses terres se Saint-Etienne-de-mer-Morte, Gilles de Rais et 60 de ses hommes, pénètrent à cheval dans l'église de la commune pour injurier un certain Jean le Ferron, trésorier du Duc de Bretagne. Procéder ainsi, en plein office de la Pentecôte est un sacrilège qui le mènera à sa perte. L'évêque de Nantes, Jean de Malestroit lance une enquête car la rumeur semble l'accuser de bien d'autres crimes. Il réunit de nombreuses plaintes et témoignages sur les disparitions d'enfants des dix dernières années.

hermines début de texte.gif1440, le 24 août: le Duc de Bretagne sollicite ses amis et le château de Tiffauges est assiégé. .

hermines début de texte.gif1440, le 13 septembre: une troupe arrive au château de Machecoul où réside Gilles de Rais. Contre toute attente, il se rend sans résistance. Il sera arrêté sous les chefs d'accusation gravissimes de "sodomie, sorcellerie et assassinat", de même que sont arrêtés la terrifiante Méffraie, son acolyte et sorcier Prélati, ainsi que ses deux fidèles valets et complices, Henriet et Poitou.

Jeté aux oubliettes, puis juger devant un tribunal de l'église, pour meurtre d'enfants. Il sera enfermé, condamné à payer une amende de 50.000 écus, dette dont il ne peut s'acquitter, et subira son procès tout en priant.

Devant les juges, Gilles de Rais sait rester noble de haut rang. Les accusateurs décident alors d'user de supercherie pour le confondre. Seuls quelques péchés véniels sont ainsi reprochés par le tribunal, notamment son intervention dans l'église, à cheval. Il ne se méfie pas: il reconnaît la légitimité du tribunal à le juger. Entre temps, les langues se sont déliées, et les juges ont pris la mesure de l'horreur des crimes commis.

hermines début de texte.gif1440, le 13 octobre: pile un mois après son arrestation, la véritable accusation  est formulée: on lui reproche plus de 140 crimes. Gilles de Rais s'emporte, insulte les prélats del'inquisition, mais Jean de Malestroit lui répond sur le même ton et proclame son excommunication.

Ses compagnons seront torturés. Gilles de Rais demandera à ne pas être torturé, reconnaîtra ses crimes, et sera jugé coupable pour crime sexuel et pour invocation de Démons

hermines début de texte.gif1440, le 22 octobre: Gilels de Rais, si chrétien malgré l'horreur de ses actes, se sent voué aux flammes de l'enfer, et décide de passer aux aveux, à condition  que soit levé l'excommunication. Ainsi soit-il. Devant le peuple, il commence alors sa confession insoutenable: enlèvements, tortures, privations, viols, rites satanistes, sacrilèges... Il va même jusdqu'à déclarer:

" J'en ai assez fait pour faire condamner à la mort  dix mille hommes. "

Inutile de préciser que dans la salle règnait un silence de marbre. Le président du tribunal couvre le crucifix de son manteau d'hermine dans un mouvement de décence et de honte. En larmes, Gilles de Rais déclare à propos de ses crimes:

"La cause en est à la mauvaise direction que j'ai reçue dans ma jeunesse. J'allais, les rênes sur le cou au gré de tous mes désirs, et je m'adonnais sans retenue au mal. Ô, vous, pères et mères, je vous en prie, instruisez vos enfants dans les bonnes doctrines dès leur enfance et leur jeunesse, et menez-les avec soin dans le sentier de la vertu ! Jamais Dieu ne me pardonnera si vous-même n'intercédez pas pour moi ! "

A ces mots, la foule fut prise d'un élan de ferveur et de compassion: tous s'agenouillèrent et se mirent à,prier pour le salut de l'âme du meurtrier. Incroyable, surréaliste !

hermines début de texte.gif1440, le 25 octobre: le jugement est rendu: Gilles de Rais sera pendu et brûlé, avec ses complices Henriot et Poitou. Prélati s'en sort indemne. La Méffraie est morte entre-temps, en cellule. Prélati finira tout de même par être exécuté quelques années plus tard pour une autre affaire.

Il demandera à être brûler avant ses compagnons.

Accompagné par une procession populaire jusqu'à son lieu de supplice et d'exécution, en la prairie de Biesse à Nantes, Gilles de Rais fit une ultime déclaration que rapporta Michelet dans son Histoire de France:

 

"Ma jeunesse entière s'est passée dans les délicatesses de la table. Marchant au gré de mes caprices, rien ne me fut sacré et tout le mal que je pus faire, je l'accomplis. En lui, je mettais toutes mes pensées, tout ce qui était défendu et déshonnête m'attirait et, pour l'obtenir, il n'est moyens que je n'employais, si honteux qu'ils fussent. Pères et mères qui m'entendez, et vous tous, parents et amis de jeunes gens que vous aimez, quels qu'ils soient, je vous en prie, veillez sur eux. Formez-les par les bonnes moeurs et les bons exemples et surtout ne craignez pas de les corriger de leurs défauts, car, élevés hélas comme je l'ai été moi-même, ils pourraient peut-être glisser comme moi dans le même abîme.

 Gardez-vous donc, pères de famille, d'élever vos enfants dans les délicatesses de la vie et les douceurs funestes de l'oisiveté, car des excès de la table et de l'habitude de ne rien faire naissent les plus grands maux. L'oisiveté, les mets délicats, l'usage fréquent des vins capiteux sont les trois causes de mes fautes et de mes crimes. Et vous, parents et amis des enfants que j'ai si cruellement mis à mort, vous, qui que vous soyez, contre qui j'ai péché et à qui j'ai pu nuire, présents ou absents, en quelque lieu que vous soyez, je vous en prie à genoux et avec larmes, accordez-moi, donnez-moi votre pardon et le secours de vos prières."

 

 Après d'ultimes prières, Gilles de Rais est pendu puis brûlé. Son corps fut enseveli à l'église Notre-Dame-des-Carmes, ainsi qu'il l'avait souhaité. Une grande et digne célébration fut faite pour ses obsèques, lui, l'ancien chambellan de Charles VII, Maréchal de France et grand seigneur breton de la famille Montmorency-Laval.

Détail ultime aussi stupéfiant que cette histoire: afin que chacun garde le souvenir du châtiment et la repentance de ce héros-criminel, les pères et mères du pays de Retz durent jeûner trois jours de suite, et les enfants reçurent le fouet jusqu'au sang.

Aujourd'hui, on estime à environ 800, le nombre de victimes de ce tueur sanguinaire, héros étonnant et immoral, mysogine et dévôt à la fois.

C'est de Gilles de Retz que s'inspira Charles Perrault pour créer son personnage de Barbe-Bleue.

 

nb: certaines théorie évoquent la possiblilité d'un complot contre le Maréchal de France. Nombreux sont les témoignages de l'époque qui chargèrent Gilles de Rais.Mais était-il responsable de toutes les disparitions d'enfants ? Les brûlait-il vraiment dans les cheminées de son château ?

 

 

05/05/2012

Les Fions (Bretagne)

Les Fions, Bretagne, Fées des Houles, goules

 

Les Fions, Bretagne, Fées des Houles, goulesCes personnages vivaient avec les fées des Houles (ou des goules).

Ils étaient de si petites tailles que leurs épées n'étaient guère plus longues que els épingles à piécettes.

Ils remplissaient les fonctions de page sou même de domestiques.

Les Fions femelles n'existent pas, pas chez les fées des Houles en tout cas.

La Fée des Houles (Bretagne)

 

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Dotées d'un pouvoir surnaturel et d'une immortalité compromise par le sel, les fées des houles élisaient domicile dans des grottes peu accessibles d'où elles ne sortaient plus volontiers la nuit que le jour. Elles vivaient commes les hommes, se mariant, pêchant, faisant leur pain...

Ce n'est qu'à marée basse, que l'on peut accéder à leur habitation. 

Sur toute la côtes, depuis Cancale jusqu'à Téveneuc, de la baie de la Fesnaye jusqu'à l'embouchure de l'Arguenon, les cavernes à peine ébauchées étaient la demeure des fées aussi bien que les grottes incomparables qui s'ouvrent, parfois grandioses comme des cathédrales, dans les hautes falaises de grès rouge du cap Frééel notamment.

On pouvait s'étonner de la petitesse de certaines cavernes, les vieilles gens rapportaeint alors qu'elles n'avaient pas toujours été ainsi, qu'elles avaient été ruinées par un cataclysme, qu'elles s'étaient effondrées quand elles cessèrent de les habiter.

Quand on pénétrait dans ces houles, ou goules, on pouvait y découvrir des bancs, des tables, des berceaux, tout un ménage de pierre qui avait servi ou qui servait encoe à leurs  mystérieux habitants. Les plus considérables ne se composaient pas seulement de cette partie qu'on peut visiter à marée basse: elle n'étaot qu'une anti-chambre. Elles se prolongeaient bien avant dans les terres, jusque sous les bourgs, d'où l'on entendait chanter les coqs des fées.

L'une d'elles aboutissait àNotre-Dame de Lamballe, à plus de 40 km de son entrée sur le rivage. 

Autre exemple; celui de La Gotte au Chat:108-la-grotte-du-chat-piriac-sur-mer-44.html

Suivants quelques récits, quand on avait franchi une sorte de tunnel, on se trouvait dans un monde pareil au nôtre, qui avait son ciel, son soleil, sa terre et ses arbres, des châteaux, de longues avenues ...

Le plus souvent, leurs demeures ne comprenaient que la caverne elle-même. Quand on pasait l'entrée, que fermait parfois une porte de pierre gardée par une vieille portière couverte de varechs, et fort laide, on se trouvait en présence des fées: elles étaient de belles personnes, vêtues comme des dames ou des Bonnes Vierges. Leurs frères, ou leurs maris, vivaient à côté d'elles, mais paraissaient être moins nombreux et inférieurs en puissance. 

Quelques fois, on pouvait voir d'autres personnages, les Fions, qui étaient de si petites taille que leurs épes n'étaient guère plus longues que les épingles à piécettes; Ils remplissaient les fonctions de page sou même de domestiques. Les Fions femelles n'existaient pas, pas chea les fées des houles tout au moins.

La Pommade Magique (Cap Fréhel):  la-pommade-magique.html

Généralement, les fées des houles se montraient secourables: car il est vrai qu'on prit l'habitude de les nommer "les mauvaises fées" car certaines étaient loin de se comporter comme leurs congénères que l'on appelait 'les bonnes mères".

C'était la reconnaissance et non la crainte qui leur faisait donner ces noms affectueux. Les contes relatent longuement leurs bienfaits: enfants guéris du croup, blessures cicatrisées, don d'objets inépuisables ou inusables, mais bien évidemmant sous la condition de ne pas en parler, parfois même l'octroi d'une partie de leur puissance à ceux qu'elles avaient pris en affection, surtout ceux dont elles étaient marraines. 

Si les hommes qui labouraient les champs leur demandaient poliment de la galette ou du pain, elles leur en donnaient. Mais si on leur parlait sans égard, elles donnaient du pain ou de la galette, avec des poils de chien ou de chat. Si on disait du mal sur elle, on était illico puni. Quelquefois, elles les emmenaient, et ils demeuraient dans leurs grottes où vingt ans leur paraissaient un jour.

Autre légende: La Fée Exorcisée (Saint-Suliac):  la-fee-exorcisee-saint-suliac.html

Les fées des houles ne vieillissent pas. Elles ne sont exposées aux maladies habituelles que connaissent les humains. Par contre, quand elles étaient en mal d'enfant, elles avaient recours aux bons offices des sages*femmes du voisinnage.

Elles sont immortelles jusqu'au jour où on leur mettait du sel dans la bouche. Celles qui se faisaient baptiser revenaient sujettes à la maladie et à la mort, car dans la cérémonie du baptême, le sel avait touché leurs lèvres. Et si le sel était en grande quantité, elles périssaient aussitôt. 

Dans deux contes il est narré que les fées des houles meurent toutes à la fois, parce que quelqu'un, les voyant dormir la bouche ouverte, les avait empli de gros sel.

L'opinion général des vieilles gens était qu'elles vivaient encore, mais qu'elles avaient quitté le pays, pour y revenir au "siècle visible", le XIXème siècle, au commencement duquel elles avaient abandonné leurs demeures. 

Ces légendes s'attachent à des grottes qui n'existaeint pas avant que la mer eût profondément modifié voici mille ans, toute cette partie du littoral breton. Elles sont probablement treès anciennes et on les racontait peut-être avant cette époque en leur donnant pour théatre des houles que la mer a emportées, en même temps que les falaises où elles étaient creusées.

Leur conservation sur les divers point de nos côtes où naguère eles étaient bien connues, pourrait bien tenir à une cause peu poétique et assez rationnelle: les lieux où sont situées les houles étant des endroits très difficilement accessible pour l'homme, il est très probable que les fraudeurs aient, par des apparitions, entretenu la croyance aux fées de la mer, pour mettre leur contrebande à l'abri des regards indiscrets et empêcher les gens du pays, et surtout les douaniers, de venir visiter leurs dépôts. En effet, jusqu'au XIXème siècle, la côte fut exploitée par les fraudeurs, pour la poudre ou pour le sel: or, un des costumes prêtés le plus souvent aux fées et aux féetauds, est en toile grise, et il était inhabituel aux faux-sauniers.


Légendes locales de la Haute-Bretagne, 1899

Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne, 1882

04/05/2012

Les Bugganes (Ile de Man)

 

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Le Buggane est une créature fantastique du folklore de l'île de Man.

Il prend les traits d'un ogre à taille immense. Ils ont généralement les cheveux noris, des griffes, des défenses et une large bouche rouge.

Comme ils peuvent vivre sous la terre, on peut les assimiler à des taupes géantes. Ils en diffèrent toutefois par leur intelligence et par le fait qu'ils adressent parfois aux humains.

Un buggane vit toujours en un lieu précis: une vieille ruine, une forêt, une chute d'eau, où il demeure jusqu'à ce qu'il en soit dérangé.

Les Bugganes ont la capacité de se transformer en cheval ou en vache, mais aussi sous forme humaine. Mais dans tous les cas, les Bugganes sont facilement reconnaissables parce qu'ils gardent leurs cheveux longs, ainsi que leurs ongles et leurs dents d'une longueur exceptionnelle.

On dit d'eux qu'ils sont des êtres magiques, incapables de traverser de l'eau ou de fouler un sol sacré. Il arrive que des fées les invitent à punir des personnes qui les auraient offensées.

Une légende raconte qu'une femme fut à deux doigts d'être tuée par un buggane, chargé par des fées d'être punie pour avoir cuisiné après le coucher du soleil.

Je vous invite à découvrir deux autres contes:

- le Calf of Man:

- le toit de l'église de Saint Trinians

Le Bisclaveret (Bretagne)

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Le bisclaveret est l'équivalent breton du loup-garou.

 

Je suis à la pêche aux légendes où interviendrait un Bisclaveret.....

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Le Boobrie (Ecosse)

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Le Boobrie est un ooiseau mythique d'origine aquatique, des highlands écossais.

Il est décrit comme semblable à un cabard de type Gavia immer, mais son corps est tâché de blanc. Il est capable de rugir.

Il serait la forme métamorphosée du Each Uisge, cheval maléfique hantant les rivages des lochs.

On raconte que cette créature hante les lacs et les puits de sel.

Les Botrucs (Cornouaille)

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angleterre en 38.gifLe botruc (en anglais : Bowtruckle) est une petite créature de 20cm de hauteur maximum, les yeux marrons, munie de longs doigts pointus (deux à chaque main), et dont l'apparence semblable à un mélange d'écorces et de brindilles l'aide à se camoufler dans son environnement naturel.

Ce gardien des arbres se nourrit principalement de cloportes et d'oeufs de fée lorsqu'il peut s'en procurer.

Présent essentiellement dans l'ouest de l'Angleterre, le sud de l'Allemagne et dans les pays scandinaves, le botruc est le gardien de l'arbre dans lequel il vit et sa présence assure un bois de qualité pour la fabrication des baguettes magiques.

Les doigts aiguisés du botruc apparaissent d'abord comme un outil aussi utile que le bec du pic vert pour extirper la nourriture des creux du bois, mais il servent aussi d'arme très efficace contre les yeux d'un ennemi.

Habituellement paisible, le botruc peut attaquer un humain s'il est menacé (cela comprend aussi bien les agressions faites à son arbre qu'à lui-même).

Un sorcier ou une sorcière souhaitant prélever du bois sur un arbre habité par un botruc doit lui présenter des cloportes ou des œufs de fée pour l'occuper un moment.

Les Merriens (Irlande)

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3UK_Gales-wales4.gifEn Irlande les habitants des mers sont appelés Merriens et on les distingues aisément des autres esprits aquatiques parcequ'ils portent des bonnets de plumes rouges pour plonger dans les gouffres où ils demeurent. Si on dérobes leurs bonnets, ils sont incapables de retrouver leurs antres marins

03/05/2012

Le Marquis de La Rouerie 1751-1793

 

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hermines début de texte.gifArmand-Charles Tuffin, Marquis de la Rouërie, naquit le 13 avril 1751 en l’Hôtel de la Belinaie à Fougères. Aîné d’une famille de quatre enfants, il eut le malheur de voir son père rendre son âme à Dieu au début de l’année 1754, tout juste âgé de 3 ans. Rapidement, il se destina à une carrière militaire, et reçut à cet effet, des cours par un maître d’armes et d’équitation. A l’âge de quinze ans, il put rejoindre le corps prestigieux des Gardes Militaires, basé près de Versailles et de son château royal.

 

armand10.jpgLa vie versaillaise, mondaine et propice aux écarts de conduite, ennuya profondément le Marquis de la Rouërie. Querelleur, il n’hésita pas à risquer sa vie dans quelques duels inutiles, comme celui qu’il fit avec le comte de Bourbon Busset, pourtant ami d’enfance du Roi. Armand de la Rouërie blessa assez gravement le comte pendant ce duel, et suite à la colère du Roi qui s’en est suivi, dût repartir sur ses terres en Bretagne en démissionnant du corps des Gardes Militaires.

 

De retour à Saint Ouen la Rouërie en 1776, âgé de 25 ans, Armand de la Rouërie n’eut pas le temps de se réinstaller. Aux USA, la guerre d’indépendance se préparait. De nombreux évènements secouaient le pays et les loges maçonniques bretonnes, fidèles amies des loges maçonniques américaines, étaient tenues régulièrement au courant des évolutions. C’est ainsi qu’au début de l’année 1777, le marquis de la Rouërie s’embarqua sur un navire américain accompagné d’un unique serviteur.

 

Tout juste arrivé à Philadelphie après moult péripéties, le Marquis de la Rouërie obtint une audience au Congrès afin de proposer son épée au service de la cause, au sein de l’armée continentale. Il déclara qu’il ne voulait pas se battre sous le nom de la Rouërie, ni sous son titre, mais juste garder son nom de baptême : il combattit donc sous le nom de Charles Armand, qui deviendra par la suite le Colonel Armand. Georges Washington écrivit alors de lui :

« Il m'apparaît comme un jeune homme sensé, modeste. Je me flatte que sa conduite sera telle que nous n'aurons pas de raison de nous repentir des bonnes manières qui pourront lui être témoignées »

 

Il ne put prendre place au sein de l’armée continentale, faute de place de colonel, mais pût servir la cause américaine en soulevant une milice. Il se fit remarquer par de nombreux faits d’armes pendant les premières années de la guerre d’indépendance, et gagna petit à petit l’estime des généraux américains. Il put notamment former au printemps 1778 un régiment de « chasseurs libres et indépendants », forte de 452 hommes et 14 officiers, placé sous ses ordres. Il a à peine 27 ans.

 

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Pendant les années suivantes, il prit part aux campagnes américaines, de New York en 1778 à la Bataille de Calden de 1780. Mais l’un de ses plus grands faits d’armes reste la bataille de Yorktown, qui se solda par la reddition du général anglais Cornwallis. Il montra pendant cette bataille tant d’ardeur et de pugnacité que le général français La Fayette, qui commandait les troupes françaises, écrira de lui :

 

« M. de la Rouërie est arrivé ici quelque temps avant moi et y a obtenu le grade de colonel avec le commandement d'un corps indépendant. Il s'est trouvé partout et partout il s'est distingué par une bravoure vraiment française, un zèle infatigable et au dessus de toutes les difficultés, un amour violent de son métier. Il a eu des occasions heureuses. N'est-ce pas, mon cher cousin, des officiers tels qu'il vous les faut. Je suis d'autant plus sûr que vous aimerez M. le Marquis de la Rouerie que les qualités de son cœur et de son esprit ne le cèdent pas à ses qualités militaires. »

 

 

Arrivé dans les premiers aux Etats Unis, le Marquis de la Rouërie quitta la terre américaine dans les derniers. Il fut fait, par recommandation spéciale de Washington lui-même, brigadier Général en avril 1783, quelques mois avant la fin de la guerre d’indépendance des Etats unis. Au printemps 1784, il s’embarqua pour la France et quitta avec regret ces Etats Unis pour qui il avait lutté pendant près de 8 ans.

 

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Il rentra en France et épousa le 27 Décembre 1785 Louise Caroline Guérin de Saint Brice dans la chapelle du Château de la Motte, près de Saint Ouen. Après avoir essayé en vain de réintégrer l’armée française, il rentra à Saint Ouen où il assista, impuissant, à la mort de son épouse le 18 juillet 1786.

 

Quelques années plus tard, le marquis de la Rouërie aura l’occasion de sortir de sa retraite. Les émeutes commencèrent en Bretagne dès la fin de l’année 1788, et pendant le mois de décembre, les Etats Généraux de Bretagne furent convoqués. Essayant de calmer les ardeurs et les mécontentements populaires, le marquis de la Rouërie s’exprima devant les étudiants de l’école de Droit.

 

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Armand de la Rouërie était un monarchiste libérale, proche des idées d’Edmund Burke, dont l’ouvrage le plus célèbre reste sans nul doute Réflexions sur la Révolution Française. La Rouërie n’accepta pas que les droits et coutumes propres à la Bretagne soient abolis pendant la Nuit du 4 Août. Comme il le dira plus tard : « Bretons ! Vous devez recouvrer vos anciennes franchises et vos anciens droits, rempart de votre liberté ». 

 

Refusant les exactions révolutionnaires, s’opposant aux aberrations votées par l’Assemblée Nationale Constituante, Armand de la Rouërie chercha à mettre en place la conjuration bretonne, et obtint le soutien du Comte d’Artois, frère du Roi Louis XVI, qui était considéré comme prisonnier des révolutionnaires parisiens.

 

Cette conjuration bretonne pris réellement naissance en juin 1791, ayant pour objectif l’autonomie de la Bretagne et le maintien de la Monarchie Française. Contre révolutionnaire, elle put compter sur l’appui sans faille d’une population bretonne profondément déçue par la Révolution française et surtout par la Constitution Civile du Clergé. Précurseur de la future chouannerie, cette conjuration bretonne fut le creuset de tous les principaux futurs chefs chouans : Jean Chouan, Aimé du Boisguy ou Vincent de Tinténiac.

 

Malheureusement, le marquis de la Rouërie confia tous ses projets à un personnage qu’il considérait comme un ami fidèle et honnête : le docteur Chevetel. Celui-ci, qui s’était lié d’amitié avec Danton pendant la Révolution, trahit le marquis de la Rouërie en dévoilant à Danton au début du mois d’Octobre 1792. Celui-ci décida d’arrêter le marquis de la Rouërie et celui-ci devint alors un Hors la Loi.

 

Parcourant les contrées bretonnes, se cachant là où il le pouvait, il ne dormait jamais au même endroit. Infatigable conspirateur, seule la maladie put le faire s’arrêter. Le 19 Janvier 1793, pris par une pneumonie, il dut s’arrêter au château de la Guyomarais, qui appartenait à un membre de la conjuration. Gravement malade, il apprit le 24 janvier l’exécution de son Roi. Comme une épée de Damoclès tombant sur lui, il fut alors pris de folie, et pendant 6 jours, agonisa…

 

Le Marquis de la Rouërie rendit son âme à Dieu le 30 Janvier 1793, vers 5 heures du matin. Il fut enterré dans le bois du château, entouré de ses amis et de son serviteur Saint Pierre.

 

Malheureusement, la folie révolutionnaire était aux aguets. C’est ainsi que Chevetel, l’odieux traître, apprenant l’endroit de la sépulture de la Rouërie, envoya 15 hommes décapiter le cadavre du Marquis. Lalligand, le chef républicain qui se chargea de cette macabre demande, présenta la tête à Mr de la Guyomarais pour qu’il identifie le Marquis de la Rouërie. Celui-ci lui répondit :

 

« Soit, il n'y a plus à nier. Voilà bien la noble tête de l'homme qui si longtemps vous a fait trembler . »

 

Le corps du marquis fut remis en terre, et la tête, récupérée en 1877, fut rendue à la famille des Guyomarais. On peut aujourd’hui voir la tombe du Marquis de la Rouërie dans le bois du château, près de l’endroit où il fut enterré pour la première fois.

02/05/2012

Bran Mac Febail (Irlande)

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Bran est le fils de Febal, son nom signifie « corbeau ». Alors qu’il se repose à l’extérieur de son château, il entend un chant étrange, dont la voix lui vante les délices d'Emain Ablach, la Terre des Pommiers (symbole d’éternité), une île au milieu de l’océan. Bien qu’il soit entouré d’une nombreuse compagnie, il est le seul à entendre les vers de la messagère de l’Autre Monde. Ne pouvant résister à l’invitation magique, il se procure un bateau et s’en va avec « trois fois neuf » compagnons. Sur la mer, il est accueilli par un chant de Manannan Mac Lir, le dieu souverain du Sidh. La première île qu’ils abordent est occupée par des gens qui ne font que rire, et ne leur prêtent aucune attention ; un des marins débarque, il est aussitôt prit d’un rire frénétique, et refuse de remonter à bord. Enfin ils approchent de l’Île des Femmes (Tir na mBân), la reine lance un fil à Bran de façon à tirer le bateau, et tous débarquent. Toutes les femmes sont jeunes et magnifiques, chaque compagnon en choisit une, la reine se réserve Bran. Ils vivent là plusieurs « mois » dans une félicité totale.

Mais la nostalgie de l’Irlande commence à se répandre chez les hommes et Nechtan, fils du dieu Collbran, décide Bran à rentrer. La reine leur adresse une sévère mise en garde, mais ils passent outre. Arrivés sur les rivages d’Erin, personne ne les reconnaît, et eux-mêmes ne reconnaissent personne. Nechtan descend à terre, il se transforme en un tas de cendres. Bran qui a compris, reprend la mer pour une navigation sans fin.

 

L’histoire de Bran Mac Febail est contenue dans un texte irlandais du Moyen Âge : Immram Brain Maic Febail ocus a echtra andso sis, (La navigation de Bran, fils de Febal et ses aventures ci-après). Il n’est pas certain que les clercs qui ont retranscrit cette tradition, transmise oralement pendant des siècles, aient réellement compris de quoi il s’agissait, car le Sidhdes Celtes ne peut en aucun cas être comparé au paradis chrétien.

Le récit de la navigation est parfaitement typique d’un voyage dans le Sidh : au départ il y a l’invitation de la bansidh, puis le séjour merveilleux dans l’Île des Femmes, qui ne sont autres que des déités. Dans l’île, le temps n’existe pas, ou du moins, l’île est hors du temps pour ceux qui y séjournent. S’ils ne sont pas reconnus à leur retour et que Nechtan tombe en poussière en mettant le pied en Irlande (c’était la mise en garde de la reine), c’est que leur séjour a duré plusieurs siècles et qu’ils sont morts depuis longtemps. Le retour dans le monde des hommes s’accompagne de l’emprise du temps auquel ils avaient échappé.

Gwendoline, Déesse de la Lune - Celtie

 

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Composé du celtique gwenn:  blanc, pur, sacré, et dolen, le cercle, l'anneau. 


Gwendoline est un prénom gallois se référant à de très anciennes croyances païennes. C'était le nom de la déesse de la Lune dont les Anglais firent une reine légendaire.

Dans le Cycle d'Arthur, Gwendoline est une fée dont le roi des chevaliers de la Table ronde tombe amoureux. C'est aussi le nom d'une mystérieuse épouse de l'enchanteur Merlin.

Bref, Gwendoline est très présente dans l'histoire mythologique du pays de Galles et de l'Irlande, et l'on comprend que son prénom y soit resté très répandu depuis le Moyen Âge.

En revanche, il n'avait pas émigré ailleurs, pas même en Bretagne continentale. Il n'a débarqué en Angleterre que vers 1860 et un peu plus tard aux États-Unis. En France, il n'apparaît que vers 1960 mais connaît assez rapidement le succès. Aujourd'hui, il domine de très haut tous les prénoms féminins composés à partir du préfixe gwen.

Sainte Gwendoline fut, aux VIe et VIIe siècles, une abbesse très populaire du monastère de Llanwyddelan, dans le comté de Merioneth, au pays de Galles.

Fête : le 14 octobre.

GWENDOLINE vient de "gwenn" (blanc, pur, sacré) et "dolen/laouen" (l'anneau/joyeux) signifiant « Cercle blanc » en celte.

macoumba28129945120854_gros.jpgBretagne : Gwendal, Gwenn, Gwenna

Espagne : Guendalina, Gwendalina

France : Guendaline, Guendolen, Gwenda, Gwendaline, Gwendel, Gwendeline, Gwendolan, Gwendolen, Gwenola, Gwenoline

Gallois: Gwendolyn, Gwendolyne

Italie: Guendalina, Gwendalina

Autre langue: Guenna, Guyneth, Gwendolina, Gwennie, Gwyneth

 

Annwvyn (Irlande)

 

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Annwvyn (ou Annwfn, parfois Annwn), dans la mythologie celtique galloise, désigne l’Autre Monde des Celtes. C’est l’équivalent du sidh de la tradition irlandaise, un endroit merveilleux, où règne la félicité, un monde de plaisirs où la jeunesse est éternelle, où la maladie est absente et la nourriture est abondante. L’Annwn, dans les contes médiévaux, est présenté comme le royaume des âmes des trépassés. Selon certaine version de la légende, il se situe très à l’ouest, si loin queManawyddan Fab Llyr ne l’a pas trouvé et que l’on ne peut l’atteindre que par la mort. D’autres sources allèguent que l’entrée se situe sur l’île Lundy dans l’estuaire de la Severn ou, un peu plus au sud, vers Glastonbury, par ailleurs haut-lieu de lalégende arthurienne.

Il est notamment question de l’Annwn dans le premier des quatre contes des Mabinogion : Pwyll, prince de Dyved. Après une dispute de chasse, Arawn, roi de l’Autre Monde et Pwyll échangent leurs situations pour une durée de un an, c’est le mythe fondateur de la dynastie des princes de Dyved. Dans le Livre de Taliesin, le texte poètique Preiddeu Annwfn décrit le roi Arthuret ses chevaliers traversant l’Annwvyn, à la recherche d’un chaudron magique, possession de neuf magiciennes (thème celtique que l’on retrouve notamment dans les Gallisenae de l’île de Sein). Cet Autre Monde est aussi présent dans le conteKulhwch et Olwen.

Nechtan (Irlande)

 

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Nechtan, dans la mythologie celtique irlandaise, apparaît notamment dans un texte épique du Moyen Âge : Immram Brain Maic Febail ocus a echtra andso sis, soit « La navigation de Bran, fils de Febal et ses aventures ci-après ». Ce texte, rédigé dans un contexte chrétien, narre le séjour de guerriers dans le sidh, l’Autre Monde celtique.

Nechtan, fils de Collbran, est l’un des « trois fois neuf » voyageurs qui suivent Bran Mac Febail dans une navigation, à la recherche d'Emain Ablach, la « Terre des Pommiers » (symbole d’éternité). C’est une île au milieu de l’océan dont unebansidh a vanté les délices à son compagnon. Ils rencontrent Manannan Mac Lir, le dieu souverain du sidh qui les accueille par un chant. Quand ils arrivent à proximité de l’Île des Femmes (Tir na mBân), la reine lance un fil pour haler le bateau, et tous débarquent. L’île n’est peuplée que de femmes jeunes et magnifiques et ils demeurent là plusieurs « mois », vivant dans une félicité totale. Après quelque temps, Nechtan est en proie à la nostalgie et fait part à Bran de son désir de rentrer en Irlande. Le chef de l’expédition finit par se laisser convaincre en dépit de l’avertissement de la reine qui leur déconseille de débarquer où que ce soit.

Alors qu’ils approchent de leur île, ils ne reconnaissent personne et personne ne les reconnaît. Nechtan descend à terre, il se transforme instantanément en un tas de cendres. Bran qui a compris, reprend la mer pour une navigation sans fin. En fait, leur séjour dans le sidh a duré plusieurs siècles et ils sont morts depuis longtemps. Le retour dans le monde des humains s’accompagne de l’emprise du temps auquel ils avaient échappé.

Cliodhna (Irlande)

 

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yie_saint_patrick04.gifDans la mythologie celtique irlandaise, Cliodhna est une déité du Sidh (l’Autre Monde des Celtes), qui personnifie la beauté et l’amour.

Elle possède trois oiseaux magiques (des grues ou des corneilles, selon les versions de la légende), qui se nourrissent exclusivement de pommes merveilleuses et dont les chants ont le pouvoir de procurer le sommeil éternel, ou de guérir les malades.

Elle a quitté sa résidence de « Tir Tairngire » (Terre des Promesses – autre nom du Sidh), par amour pour Ciabhán, un humain, qui va périr noyé dans le port de Glandore dans une gigantesque vague, envoyée par le dieu souverain Manannan Mac Lir. Cliodhna, qui avait été plongée dans un sommeil magique, est ramenée par la vague dans la Terre des Promesses. La marée à cet endroit porte désormais le nom de « Tonn Chlíodhna », la vague de Cliodhna.

Cette histoire n’est pas sans rappeler celle de Conle, le fils du roi Conn Cetchathach, dont une bansidh est tombée amoureuse, et qui parviendra à l’entrainer dans l’Autre Monde, en dépit des efforts du druide Corann.

Le folklore en a fait la reine des fées de la province de Munster.

19/04/2012

Wigalois, le Chevalier à la Roue

Wigalois, fils de Gauvain et de la fée Florie. 

Le chevalier Wigalois eut de nombreuses aventures initiatiques issues du merveilleux de la Matière de Bretagne. Il est un héros connu dans la littérature arthurienne, en même temps qu'atypique: semi-féeriaue, il possède des qualités chevaleresques. 

Il est élu de dame Fortune, d'où son nom de Wigalois à la roue.


Wirnt Von Grafenberg, Wigalois, le chevalier à la roue, 1210

16/04/2012

Les ELFES, PEUPLE DE L'AIR - Ecosse, Pays de Galles

Les Elfes d'Ecosse sont les cousins des Siths d'Irlande ou des Elfes du Pays de Galles ayant pour nom: Tylwyth Teg. Les Elfes écossais ne sont pas que souterrains: vivant dans les autres éléments de la nature, on les distingue en différentes familles:

Les Dun-elfen, ou elfes des dunes ,

Les Berg-elfen,  ou elfes des collines creuses ,

Les Munt-elfen, ou elfes des montagnes,

Les Wudu-elfen, ou elfes des bois

Les Woeter-elfen, ou elfes des eaux.


Dans les légendes nordiques , les elfes se divisent en elfes clairs et elfes noirs .

Les elfes clairs , qui évoluent dans l'air s'apparentent aux sylphes et aux anges , tandis que les elfes noirs ayant fait le choix de demeurer dans les profondeurs de la terre , s'identifient aux nains , aux gnomes et aux démons .

 

Esprits élémentaires de l'air , mais aussi des forêts et des collines , ils sont aussi bien mâles que femelles ; dans ce dernier cas , on dit une elfe . Les elfes sont issus de la mythologie scandinave ( alf ) où ils incarnent les esprits des morts , mais le terme anglo-saxon elf les assimile aux fées et autres membres du petit peuple en général .

Le terme elfe recouvre ainsi des créatures relativement différentes , qu'il sagit d'inventorier de manière plus précise .....


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Les Wudu-elfen (elfes des bois)

Lorsque le commun des mortels pense à un Elfe, généralement il fait référence à un Elfe des bois: normal, les Wudu-elfen sont les plus connus, vu qu'ils formainet naguère l'immense majorité de cette espèce.

Ils sont légers, fluides, auréolés d'u  halo vert, et possèdent des ailes diaphanes. La lumière les excite et l'obscurité les calme. Ils aiment les sons doux, les parfums, la couleur, et jouent avec les reflets de la lumi-re. 

Ils vivent depuis l'origine des temps autour du feuillage des arbres, et ont une préférence marquée pour les tilleuls, les frênes, les aulnes et les chênes. Les Elfes des bois jouent un rôle fondamental dans la santé et la croissance des plantes.

Ils sont très attachés aux hommes, surtout aux enfants, et aux personnes possédant l'innocence et la sensibilité artistique.

Les Elfes des Bois Mutants

Ces Elfes présentent une disgrâce physique liée à une déviation de son mental vers la malveillance. Les arbres qu'il fréquente ne sont pas les mêmes que ceux apréciés par les Elfes des Bois Gracieux. Les animaux savent de manière instinctive qu'il vaut mieux ne pas trop s'approcher des buissons d'aubépines, des noisetiers et des pruniers épineux, si l'on veut éviter d'être agacé ou griffé par certains petits doigts crochus.

Hormis le fait que la présence des Elfes des Bois Mutants se décèle par cette odeur de moisi, ces entités elfiques présentent les caractéristiques suivantes:

les mains et les pieds sont disproportionnés par rapport au reste de leur corps, leurs jambes sont maigres, les oreilles grandes, et le nez pointu. Leurs grandes bouches sont édentées et dépourvues de langues. Leur peau est de la même couleur que l'écorce des arbres. Ils ont un aspect luisant.

Mais ils ont surtout des malformations physiques: pieds palmés ou retournés en arrière, queue de vache, sabots fourchus, strabisme occulaire et nez dépouvu de narine.



 

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Les Dun-elfen (elfes des collines creuses)

elfesIls sont issus du peuple elfique des Tuatha Dé Danaan, du nom de Dana, la déesse de la fertilité. Cette tribu est connue comme celle des dieux et pères légendaires de l'Irlande. Ces elfes purraient être des créatures divines exilées du paradis. Leur règne sur terre fut bref. Chassés par la tribu des Milésiens, venus du royaume des morts, lors de la bataille qui eut lieu dans la plaine de Mad Tured, ils se réfugièrent dans les collines creuses. 

Les Tuatha Dé Danaan furent alors nommés Sidhes, le peuple des collines. 

Ces sociétés d'Elfes se déploient dans des éminences qu'ils vident passagèrement de leur substance. Ces collines creuses, appelées Daoine Sith, sont de véritables villes souterraines. Les Elfes y pénètrent par n'importe quelle crevasse où l'air peut passer. Où qu'elles soient, ces demeures sont toujours des paradis, baignant dans des clartés éblouissantes, même si seuls leurs habitants, et quelques initiés,  peuvent lever le voile d'invisibilité qui les recouvre.

Toute société que nous connaissons, qu'elle soit humaine ou animale,s e constitue en raison des deux nécessités que sont le besoin de  nourriture et la défense contre les agressions, internes comme externes. Il en est tout autre pour la société elfique, laquelle s'est constituée sur aucune de ces deux nécessités:

Il n'y a aucun problème de rareté de nourriture pour ces Elfes, ils en ont toujours jusqu'à plus soif. Ils ne craignent personne, grâce à leur nature hautement magique. Enfin, ils ne se battent jamais entre eux, ils n'en ont aucune raison.

Les Elefes des collines se regroupent en communauté dans un simple but: celui de faire la fête ensemble. Leur monde s'apparent à un véritable "El dorado", d'ailleurs sur le plan matériel ils profitent des collines qui regorgent d'or, d'argent et de pierres précieuses, trésors que les Elfes accumulent depuis des millénaires.


Leur monde souterrain est des plus lumineux: une garenne d'Elfes des collines se situera toujours près de la surface de la terre, à contrario des communautés formées par leurs cousins Elémentaux de la terre, les Nains.

L'intérieur des galeries d'une garenne d'Elfes, est illuminé comme en plein jour, grâce au fluide astral que diffuse le corps des Elfes. Leur aménagement relève entièrement de l'art de la magie. 

Les humains qui se sont retrouvés au milieu des Elfes des collines ont tous décrits ces palais comme des lieux enchantés, de véritables paradis, difficile à imaginer pour un humain d'un monde souterrain.


Les Elfes éprouvent le besoin incessant de changement: aussi, des essaims d'Elfes des collines se font et se défont continuellement, au gré de leur humeur. C'est pourquoi, même s'ils sont organisés en communauté, les Elfes des collines déménagent tous les six mois, le 1er juin et le 1er novembre de chaque année.

Mais parfois, ils doivent déroger à cette règle: car si les Elfes cherchent à attirer les humains par tous les moyens, ils ne supportent pas  qu'un mortel installe sa demeure sur la colline où ils ont élu domicile. On a vu des maisons, des églises, des châteaux transportés ailleurs ou même détruits.


 

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Les Berg-elfen 


Les Munt-elfen (elfes des montagnes)

L'elfe des montagnes a choisi de s'établir au sommet des cimes montagneuses. 

D'aspect bleuté, légèrement luminescent, vêtu parfois d'un manteau  de neige et de voiles de givre, il tapisse de pierres et de métaux les fentes des montagnes où il habite.

L'Elfe des montagnes fuit toute présence humaine. Sa nourriture est exclusivement composée de champignons vénéneux et de beurre des fées" dont l'ingrédient de base est le suc exsudé par les racines des vieux arbres.



 

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Les Woeter-elfen  (elfes des eaux)

Aussi appelés Ondins ou Ondines. Ils sont de toute façon d'apparence féminine. Il se présente en général sous la forme d'une belle jeune fille aux longs cheveux verts couronnés de plantes aquatiques, au corps long et souple, aux yeux de galets colorés et aux lèvres bleutées.

Parfois, on le voit les nuits d'été rasant la surface de l'eau, sous forme d'une petite fille aux cheveux d'or coiffée d'un chapeau rouge, ou bien courant sur le rivage la chevelure détrempée, ou même sur un rocher.

Les Woeter-elfan habitent dans de merveilleux palais de cristal d'or et de corail édifiés sous les eaux. 

Aux humains qui s'étonneront qu'elles puissent vivre dans l'eau, dites-vous qu'elles-mêmes s'étonnent que les humains puissent vivre dans l'air.

Les ondines sont dangereuses quand elles tombent amoureuses d'un humain: elles font chavirer le bateau pour emporter leur proie sous l'eau. Quand celui-ci en ressort, s'il en ressort, il est devenu vieillard.

L'Elfe des Haies

Très peu connue, cette espèce d'Elfes est pourvue d'ailes dont la forme et la texture évoluent suivant leur degré de noblesse. Les Elfes des haies copiraient ainsi la mode et les coutumes de la cour élisabéthaine.



L'Elfe des Sable ou l'Hyper Sprites

Appelé aussi Hyper Sprites, l'Elfe des sables possède un corps saupoudré d'or mais reste plus léger que le vent. Il hante des bords de mer, occupé à voleter au-dessus des lagunes, des roseaux et des plages silencieuses.


Les Elfes Gris

Ils sont les plus rares des Elfes. Mais ils sont des êtres malfaisants.

Revêtu de vêtements uniformément gris, il se présente sous l'aspect d'un vieilard aux cheveux noirs, et vit en solitaire dans les creux des rochers de certaines îles. Si un être quelconque le dérange, humain ou Elfe, il le tue.


Les Elfes des Marais

ls sont peu nombreux et on en sait que très peu de chose. Il s'agirait  d'Elfes des Bois qui auraient subi des mutations. Les Elfes des Marais seraient asexués, avec des créatures masculines à l'aspect âgé et des femmes jeunes et belles, mais dont le corps serait vide derrière cette façade attirante.

Grandes musiciennes, elles s'attaqueraient principalement aux jeunes gens qu'elles attireraient par une musique qu'elles tireraient d'un instrument inconnu de la race humaien, ressemblant à une harpe d'or. 

Les Elfes des Marais se baignent dans les eaux dormantes, et si un humain s'approche d'eux, ils projettent sur lui un souffle étourdissant qui le conduit à la noyade. Certains prétendent  qu'il suffirait de présenter un agneau noir en leur promettant qu'ils seront sauvés, comme les humaines, le jour du Jugement dernier. Alors, au lieu de vous tuer, l'Elfe des Marais vous insufflerait son talent de musicien.

Les Elfes à Métamorphose

Certains Elfes se métamorphosent plusieurs fois au cours de leur vie.

A chaque modification, leur taille diminue jusqu'à ne pas dépasser celle d'une fourmi. Il est donc préférable de ne jamais écraser de fourmi, pour éviter de tuer un Elfe.


Les Elfes du Peuple de Huldre

Les femmes de ce peuple sont merveilleusement belles, mais seulement de face. Si on les voit de dos, soit on aperçoit une queue de vache, soit elles n'ont aucune aprtie arrière, parce qu'en réalité leur corp se réduit à une façade, comme un décor de théatre.


Les Elfes-branche

Ils se distinguent par leur pâleur cadavérique. Revêtus de feuilles sèches, leurs longs bras décharnés ressemblent à des branches mortes. 

On les aperçoit ici et là, dans les forêts des quatre coins du monde. Si leur main effleure un promeneur, celui-ci devient fou à jamais. Si elle touche sa poitrine, l'infortuné meurt sur le champ et la marque de cette main reste imprimée sur sa peau. Des humains ont cru avoir terrassé des Elfes-b branche en jetant sur eux une poignée de sel, mais rien n'est moins sûr.


Les Elfes-humains

Ils forment une catégorie totalement à part, parce qu'ils vivent dans des royaumes imaginaires. Ces Elfes sont de chair et d'os semblables à des êtres humains, à ceci près, qu'ils sont d'une beauté parfaite et... immortels.

Personne ne sait comment se rendre dans ces territoires "imaginaires" que les Elfes partagent avec les Fées. On les situe dans les îles féeriques, nommées îles Enchantées, îles Bienheureuses, îles Fortunées, qui demeurent invisibles aux humains. La plus connue, l'Île d'Avallon, se trouverait au milieu de l'Atlantique.

Le peuple de Tuatha Dé Danaan est venu de cette île, qui serait peut-^tre l'Atlantide. On y trouve des pommes d'immortalité et d'éternelle jeunesse, dont se nourrrissent les fées, les Elfes et leurs amants mortels. Le plus célèbre d'entre eux est le roi Arthur, que les Fées et les Elfes transportèrent là après le terrible combat de Cubelin.

D'autres humains privilégiés s'y sont rendus, amis, ils n'ont jamais pu se souvenir de la route. 

Il existe aussi des îles réelles qui sont les îels féeriques et elfiques, telle l'Île de Man, située en mer d'Irlande, où les Elfes répondent au nom de "Sangres. Le 11 novembre, jour de la saint-Jacques, les Sangres déplacent leur demeure vers une autre colline et il vaut mieux ne pas mettre le nez dehors à cette occasion.


Ces elfes des forêts sont petits personnages ailés , d'apparence et de taille enfantine , dont la peau est souvent de couleur verte . Ils volent dans les frondaisons des arbes et sont reconnaissables à leurs yeux malicieux étirés sur les tempes et à leurs oreilles pointues très caractéristiques . Ils s'apparentent alors aux fées sylvestres , dont ils sont les pendants masculins ....


Les peuples de l'air sont les plus évolués de tous les peuples invisibles . Aériens par leurs demeures - quoique certains vivent dans le feu - ils le sont surtout par leur grâce éthérée . Ces peuples tendent vers la divinité , c'est pourquoi ils ont souvent été adorés et craints par les anciens , tels les ases des mythologies scnadinaves et germaniques , mais aussi les anges ou les elfes .






Généralement bienveillants et serviables comme les sylphes ou les génies familiers , ils peuvent parfois être extremement cruels ; c'est le cas des harpies , des Erinyes ou des djinns .

 

On leur doit notamment la folie et l'épilepsie - qui se disent ylfig , elfique en vieil anglais - l'urticaire - elveblest en norvégien ; alfarbrunni en islandais ; la colique - alvskot en danois ; la couperose - elffeuer ou feu de l'elfe en allemand .

Le laeceboc et les lacnunga , deux receuils de pharmacopée anglaise du X°siècle , évoquent des affections telles que la succion de l'elfe , le mal de l'elfe des eaux , ou encore la maladie des elfes , que l'on combat avec un onguent composé d'eau bénite , d'absinthe , de fenouil , d'encens , de lichen et de la partie inférieure de l'ombre d'un enchanteur .
 Ces mêmes recueils mettent en garde contre les maladies du bétail dues aux elfes : Si un cheval ou une autre bête a reçu la flèche d'un elfe , prends de la graine d'oseille et de la cire écossaise , et q'un homme chante douze messes là dessus . Mets de l'eau bénite sur le cheval et , quelle que soit la blessure , aie toujours des plantes sur toi .

Pour se prémunir de l'haleine empoisonnée des elfes , voici ce que préconise un charme allemand du XV°siècle :

Elfe au nez crochu
Je te défends de me souffler au visage 
Je te défends , elfe , de fumer 
De ramper , d'aspirer .
Fils d'elfes , démons , 
Eloignez vos griffes de moi .....


 

 

 

 

 




 

L'ELF SHOT ET LES MALADIES DES ELFES

L'elf-shot ou coup de l'elfe , consiste en une pointe de flèche , ou de silex , que l'elfe projette avec une extraordinaire habileté en direction de sa proie . L'elf shot est habituellement utilisé pour décimer les troupeaux . Le révérend Kirk en a fait l'expérience en Ecosse : Leurs armes sont faites en partie de solides matières terrestres sans aucun fer , mais surtout en pierre semblable au tendre silex jaune de Spa , et façonnées en pointe de flèche bardée , qu'ils lancent avec force comme un dard . Ces armes fabriquées avec un art et des instruments plus qu'humains , ont quelque chose de la subtilité du tonnerre et blessent mortellement les parties vitales sans endommager la peau ; j'ai remarqué ces sortes de blessures chez les bêtes et je les ai touchées de mes mains .

En dehors du mortel elf-shot , les elfes sont rendus coupables de bien des maladies qui touchent aussi bien le bétail que l'homme ...

 

A cette exception près , avoua le saint , aucune musique ne me semble plus proche de l'harmonie céleste .

Les meilleurs musiciens d'Irlande , violoneux ou sonneurs de cornemuse , sont accoutumés à puiser leur inspiration en s'endormant sur quelque tertre enchanté , l'oeille collée au sol , afin de mieux surprendre les mélodies merveilleuses s'échappant de la cour souterraine des elfes . Mais les musiciens ainsi initiés finissent par succomber à l'irrésistible nostalgie qui se dégage de cette musique ; ils se laissent alors mourrir de langueur et quittent bientôt ce monde pour rejoindre le royaume des elfes .

De même , les huldras norvégiens , qui vivent comme les siths à l'intérieur des tumulus ou des collines , laissent filtrer de leurs cachettes une musique sublime , nommée huldraslaat , que les montagnards parviennent à surprendre en collant leurs oreilles au sol .Mais lorqu'ils se sentent épiés , les elfes se vengent en transformant leurs douces mélodies en concert de lamentations et de cris , plongeant les auditeurs trop curieux dans un profond état de mélancolie qui peut leur être fatal .

D'une manière générale , quelle que soit leur contrée d'origine , les elfes aiment à danser , à jouer et faire la fête de manière permente , aussi bien dans leurs palais enchantés que la nuit dans les forêts . Mais dés que retentit le chant du coq , il ne demeure de leur présence que quelques empreintes de pas dans l'herbe ....

 

LEUR MUSIQUE

Les elfes sont des musiciens admirables . Les tuatha dé Duanann d'Irlande sont connus pour leur grande maîtrise des arts , notamment la poésie et la musique . le roi Dagda était lui même un habile musicien qui tirait de sa harpe des mélodies qui provoquaient tantôt le rire , tantôt les larmes , la nostalgie ou le sommeil . L'un de ses fils , Bodhb Derg , qui tenait son palais souterrain dans le sud de l'Irlande , entretenaît à sa cour des bardes fort savants , notamment le fameux Cainchinn et son fils Cascorach .

Ces musiciens hors pair usaient d'une sorte de harpe celtique , nommée tympan , qu'ils portaient en bandoulière lorsqu'ils devaient se déplacer , et dont ils tiraient une musique aux accents si étranges et envoutants que saint Patrick lui même , l'évangélisateur de l'Irlande , déclara , parait-il , que la musique des elfes était réellement très belle , bien qu'empreinte de sortilèges ....


 

LEURS DEMEURES

Selon Giraldus Cambrensis , auteur gallois du XII°siècle , les elfes vivent dans une contrée obscure où il n'y a ni soleil , ni lune , ni étoiles : Ces êtres étaient de moindre stature , mais fort bien proportionnés d'allure , avec un teint clair et une chevelure luxuriante qui leur tombait sur les épaules comme celle des femmes . Ils avaient des chevaux et des chiens accordés à leur taille .

Les tuatha dé Danann demeurent dans de splendides palais souterrains enfouis sous les tertres mégalithiques et collines d'Irlande . Le plus beau de ces palais a pour nom Brug na Boyne ; il est rempli de trésors et de merveilles dont la plus modeste ferait pâlir les plus somptueuses richesses humaines ....

 

On dit que durant la nuit de Samhain , ou nuit d'Halloween , les tertres enchantés s'ouvrent , permettant aux peuples elfiques souterrains de se mêmer , le temps d'une nuit , aux humains .


 


LES DAOINE SIDHE , OU SITHS

Les tuatha dé Danann , en entrant dans la légende et le folklore d'Irlande , furent plus tard surnommés daoine sidhe , ou siths , c'est à dire le peuple des collines .
Le révérend Kirk les décrit ainsi : ces elfes , ou siths , sont d'une nature intermédiaire entre l'homme et l'ange , comme les anciens le pensèrent des daïmons ; esprit intelligent et curieux , de corps léger et fluide , quelque peu de la nature d'un nuage condensé , et plutôt visibles au crépuscule . Ces corps sont tellement souples , de par la subtilité des esprits qui les agitent , qu'ils peuvent faire apparaître ou disparaître à volonté .

Certains ont des corps ou véhicules si spongieux , si fins , si immatériels qu'ils ne les nourrissent qu'en suçant une subtile liqueur spiritueuse qui pénêtre comme de l'air pur et de l'huile ; les autres se nourrissent plus grossièrement de l'essence ou substance des grains et liqueurs , ou du blé lui-même qui croît à la surface de la terre et que les elfes dérobent , tantôt d'une manière invisible , tantôt en becquetant comme les corneilles et les souris .

 


LEUR POUVOIR POLITIQUE

La société des elfes nobles , tout comme celle des tuatha dé Danann , est fortement hierarchisée , sur le modèle monarcho-théocratique . Le souverrain suprême des tuatha avait pour nom Dagda , qui signifie dieu bon , mais il était également surnommé Ollathair , c'est à dire le père de tous . Il eut de nombreux fils , dont chacun régna sur l'un des comtés souterrains d'Irlande .

Le plus céléèbre d'entre eux fut Oengus , surnommé Mac Oc , jeune fils ....

 

LES TUATHA DE DANANN

Ces elfes nobles s'inspirent des Tuatha dé Danann - Dana étant une déesse mère du panthéon celtique - , peuple elfique originaire des mystérieuses îles au nord du monde , qui furent jadis les occupants de la verte Irlande , après en avoir chassé les fir bolg , hommes foudres , peuples de forgerons . Immortels et éternellement jeunes , ils furent à leur tour évincés par les Milésiens , qui allaient donner naissance au peuple Gaël .

A l'issue de la bataille de Tailtiu , aujourd'hui Teltown , dans le comté de Meath , une alliance fut conclue entre les Tuatha et les nouveaux maîtres de l'Irlande , chaque peuple se partageant une partie de l'île : les Milésiens occupérent la surface tandis que les elfes se réservaient le sous-sol , bâtissant de véritables villes et palais souterrains , cachés dans les collines et les tertres de la verte Erin . Les Tuatha étaient investis de pouvoirs magiques , et les hommes de la surface les consultaient fréquemment ....


Les elfes nobles , enfin , ressemblent en tout point à des êtres humains de haute taille , dotés d'une fière beauté et d'un comportement raffiné , vêtus à la façon des seigneurs du Moyen Age . Ils ne s'apparentent aux elfes des forêts que par leurs oreilles pointues , dites oreilles d'elfes . Les elfes de Tolkien font partie de cette catégorie ....

 

 


 

13/04/2012

La LOIREAG - Ecosse

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Elle est aussi appelé Lorreag. Elle est une nymphe ou lutin des eaux. Elles sont fameuses dans le monde des Elfes par le talent incomparable qu'elles montrent dans l'art de filer et de tisser, pour lequel elles veillent au strict respect des traditions et des rites. La  qualité de leur travail n'a pas d'égal, tant il possède la finesse du fil d'araignée et la résistance de l'acier. 

feesemaine76.gifSi par hasard vous trouvez une de ses pelotes de fils, il ne servirait à rien de tenter de la ramasser avec l'intention de se l'approprier car elle prendrait vie, et vous entraînerait dans une course folle en vous narguant sans cesse. Mettez-la plutôt à un endroit bien en vue afin que la Loireag la récupère.

Elle file, elle tisse, et supervise toute la fabrication des tissus et habits d'Elfirie, mais aussi du monde mortel des îles de l'ouest de l'Ecosse.

Les Loireag vivraient dans les îles Hébrides, d'Uist, de Benbecula et de Barra, et plus particulièrement dans de splendidesappartements au sommet du Ben More.

 

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 La Loireag d'Ecosse est aussi petite qu'un enfant au berceau. Menue, pâlichonne, de physionomie un peu rustique, ellea des doigts très habiles et un regard très intense. Couleur de lin, elle laisse derrière elle des parfums de tissus frais.

Ses vêtements sont tissés si finement qu'on y voit la brume au travers, dans les voilages de couleur, d'un blanc et d'un vert si pâles qu'on croit à des mirages. Son tablier de dentelle est toujours plein de pelotes de fils et de laine, d'auguilles, de navettes de toutes tailles. Elle est généralement habillée de blanc. 

Son physique serait semblable à Henetrot, à l'exception de sa lèvre déformée.

Ce qu'elles adorent par-dessus tout: le lait et la crème provenant de la vache. Auu oyez pas étonné si un jour vous la surprenez accrochée au pis d'une vache en train de têter.

Elles sont également très sensibles à la musique.

Cette dame des clairs-obscurs, des aubes et des crépuscules, est très riche et très courtisée par les Brownies et les Siths de toute l'Ecosse.

La Loireag n'a peur de personne: elle ne craint pas d'affronter ceux qui approchent de trop près sa demeure.

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Les SLUAGH - Ecosse

 

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Le Sluagh a la taille d'un humain, légèrement réduite, mais aussicelle d'un enfant, ou minuscule.

Il ressemble ainsi aux mortels, mais avec des traits plus accentués. Très pâle, il donne une impression de légèreté, comme s'il s'était débarrassé du "poids organique" des mortels, le regard vif. Sa chevelure est longue et blanchâtre.

images.jpgLes femmes Sluagh sont, dans l'ensemble plutôt jolies.

Richement ou modestement vêtu, il est souvent habillé de vert, avec des clochettes ou de petits grelots d'argent attachés aux chevilles et aux poignets.

Il habite en général les cieux d'Ecosse, les Îles Shetland, le Hébrides et l'Irlande.

Il profite de leur invisibilité pour grapiller le boire et le manger à la table des hommes.

Cet alf aérien du crépuscule, ni bon, ni méchant, très lié au monde des morts, est une sorte de passeur qui conduit joyeusement les gens qu'i rencontre, certains soirs par les chemins, jusqu'au royaume des Fées et des ombres. Il rôde en meute, surtout entre la tombée du jour et minuit.

Lors de ces cavalcades, au-dessus des champs et des villages, ila rrive que le Sluagh tue chats, chiens, bétails, en leur décochant des flèches venimeuses. es flèches ne sont pas mortelles aux humains, mais elles peuvent les "enchanter" ou les frapper de torpeur.

Occasionnellement, des armées s'affrontent dans les airs. Il est imprudent de mettre le nez dehors lorsque retentit le fracas de leurs batailles, ou, tout autant, celui de leurs amours.

HERNE LE CHASSEUR - Angleterre

 

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Herne le chasseur, est du même acabit quer Ganconer. Mais son terrain d'action se situe dans les bois. Chevauchant un grand cheval noir, Herne le Chasseur hante les forêts de Windsor.

images.jpgAppelé Cernunnos en Europe du  nord, il surgit des enfers, accompagné de sa meute de chiens fantômes. Sa tête est surmontée de gigantesques bois de cerf.

Parfois,il porte un sac et déverse des graines ou des pièces de monnaie.

Dieu de la virilité, des régions boisées, des animaux, de la regénération de la vie, "le Cornu" meurt tous les ans au solstice d'été. En hiver, il réapparaît pour une nouvelle chasse sauvage.

On ne revoit jamais les filles et les garçons qu'il séduit puis entraîne avec lui.