20/08/2012

202.08, le 13 - Emmanuel Valls dans Libération

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Dans Libération, édition du 13 août, Emmanuel VALLS, Ministre de l'Intérieur, précise à l'occasion de la politique à l'égard des Tziganes:

"Je l’affirme avec force : aucune politique publique ne sera focalisée sur tel ou tel groupe culturel. Je ne désignerai pas de coupables uniques des maux de notre société, les uns ne seront pas montés contre les autres."


Devons-nous rappeler que depuis des lustres: la Bretagne est amputée de la Loire-Atlantique depuis 1955, la capitale historique (Nantes) se retrouve dans une région factice et incohérente (Pays-de-Loire), les habitants du 44 subissent une politique de communication onéreuse et outrageusement propagandesque, notre histoire est niée, notre culture est cantonnée au folklore, etc.


Derniers actes: lors de la fête nationale du 14 juillet, le texte écrit par un anti-breton (Gambetta, affaire du camp de Conlie) fut une insulte envers nous tous + Que dire de l'interdiction du Gwen-ha-Du aux J.O de Londres + Que dire de l'interdiction imposée au Belem, de pavoiser aux couleurs de la ville de Nantes et de la Bretagne.

- Comment des ministres bretons (J.Y Le Drian, M.Lebranchu...) ont-ils accueilli ce discours du 14 juillet qui les insultait ?
- Comment notre 1er Ministre J.M Ayrault, ancien député-maire de Nantes, anti-réunificateur mais grand défenseur de l'image de sa ville, a t-il accepté que l'on interdise au Belem de porter les couleurs de la ville qui l'a vu naître ? Quoique, à ce sujet, il ne peut que se soumettre et se taire puisque c'est exactement ce qui se fait tous les jours en Loire-Atlantique et à Nantes, tout est fait pour "débretonniser" à outrance !


M. Valls, vos paroles ne sont pas tombées dans les oreilles de sourds, faites attention à ce que le ciel ne vous tombe pas sur la tête ! 

10/08/2012

Des affronts qui prouvent que nous devons bouger !

BRETAGNE REUNIFIEE

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BREIZH ADUNANET


Sans doute l'avez-vous remarqué: depuis quelques mois, il vogue dans l'air comme un cumul d'affronts envers le Gwen-ha-Du, envers la nation bretonne ! Ces affronts sont-ils une réponse au texte de Le Fur et De Rugy qui fut adopté par l'Assemblée nationale en janvier dernier, à la présence de bretons dans le gouvernement Ayrault ?

 

J'ai un fils et je voudrais qu'adulte, au soir de ma vie, il se souvienne de l'importance de prendre du recul devant toute information venant à lui, des médias classiques, d'internet. Je voudrais qu'il puisse être fier d'avoir eu un père qui s'est battu contre l'ignorance des uns, ignorance née d'un pouvoir étatique jacobin qui s'est évertué à cacher des vérités historiques, à dissoudre un peuple, son identité et sa culture. 

Pour ce qui le concerne, j'aurais échoué dans la perspective qu'il se sente un jour breton; né en région parisienne, il se sent parisien, et la bretonnitude de son père ne suffira pas. Je souhaite seulement qu'il comprenne un jour, ma démarche, celle d'un homme qui revendiquait son identité bretonne, qu'il comprenne la mélancolie qui m'anime lorsque je ne suis pas au pays, qu'il comprenne ma colère lorsque l'actualité s'en prend à la Bretagne ou à l'un de ses symboles. 

Un jour viendra où il prendra concience que l'identité de chacun est importante, et qu'il est vital de savoir d'où l'on vient pour tracer son chemin sans se perdre en cour de route. Un jour viendra où il comprendra les origines du déclin de la France dans le monde, qu'elles sont loin les Trente Glorieuses, qu'il est loin le siècle des lumières, la France qui tirait ses richesses de ses régions, de ses colonies. 

 

Pour l'heure, il esquisse des sourires lorsqu'il me voit partir rejoindre mes frères bretons, le Gwen-ha-Du sur les épaules, pour une manifestation en Bretagne ou sur Paris. Il ne comprend pas vraiment tout ce qu'il représente. Il peine à comprendre que je m'emporte lorsque des médias nous mentent, qu'il s'agisse de la Bretagne ou pas, il sait cependant que les médias rapportent des informations que l'Etat accepte de partager aux citoyens, qu'ils possèdent le pouvoir de contrôler un peuple, de transmettre une histoire, pas toujours la vraie histoire.

 

- Il ne comprit pas ma stupéfaction le 14 juillet dernier, lors du discours prononcé par une bretonne, lisant un texte de Gambetta devant la tribune présidentielle. Aussi m'a t-il fallu lui expliquer que ce même Gambetta avait constitué une Armée de Bretagne en 1870 pour détruire ce qui pouvait rester de forces chouannes. Près de 60.000 bretons volontaires pour aider la France périrent ainsi dans le camp de concentration de Conlie, et ceux qui survécurent furent envoyés sans arme pour servir de chaire à canons prussiens. Aussi comprend-il mieux maintenant l'affront ressenti par tout breton qui se respecte... Quel a été le ressentie des membres bretons du gouvernement ?

 

- Que dire du MSC Flaminia en juillet 2012 et avant lui, le TK Bremen en 2011: en échouant sur les côtes bretonnes, ces catastrophes auraient pu être évitées ou minimisées. Il en  aurait été tout autrement si les décisions avaient été placées sous la compétence d'autorités maritimes locales ! Ne tombe t-il pas sous le bon sens qu'une décentralisation des compétences serait opportun pour faire face à ce genre de déconvenues ? 

 

- Que notre Gwen-ha-Du soit viré "manu-militari" des tribunes olympiques de Londres lui paraît anecdotique. Mais en lui expliquant qu'il en fut de même pour le drapeau basque, et que les ces interdictions allaient à l'encontre du règlement olympique, lequel stipule que seuls sont autorisés sur le site olympique les drapeaux des nations représentées et des régions "sous-ombrelle" de ces mêmes nations, l'anecdote initiale devînt alors pour lui, une interrogation suspecte. 

 

- En décembre dernier, mon fils put découvrir à Saint-Nazaire, l'un des plus beaux voiliers du monde, le Belem. Né à Nantes en 1896, depuis toujours le Belem pavoise breton en Bretagne administrative, mais jamais à Nantes.Inutile de vous rappeler pourquoi. Présent à Londres depuis le jubilée de la Reine, le Gwen-ha-Du a dû quitter le mat du Belem pendant les Olympiades, sur ordre de l'Etat Français. Et le fiston de se demander pourquoi le gouvernement intervient pour ça, comme s'il n'y avait pas de décisions ou d'interventions plus importantes vers lesquelles une urgence prévaut !

 

 

Il est pour l'instant étrange de constater le mutisme général de la communauté bretonne résidant à Paris et ïle-de-France à l'égard de ces derniers évènements, et il en est de même pour les injustices précédentes, pour la réunification de la Bretagne, pour la ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires, cette dernière étant, je le rappelle, une des promesses électorales de F. Hollande. Comme si le pouvoir étatique avait eu raison de notre identité, les années passant, l'âme bretonne des exilés sur la capitale s'est dissipée, laissant les Bagad ou Cercles de danse vivre dans leur cocon folklorique, ne gênant plus guère les exactions gouvernementales. Le caractère associatif de ces groupes empêcherait-il toute volonté de s'impliquer dans des revendications sortant de leur raison sociale habituelle, les crédits ou aides de l'Etat seraient-ils cette épée de Damoclès qui les autorise à s'exprimer dès lors que leurs actions ne sortent pas du folklore breton ?

 

La vocation du collectif "Bretagne Réunifiée/Breizh Adunanet" est de réunir tous les bretons de sang, de coeur ou d'âme, résidant sur la capitale ou ses environs, ceux qui ont des facilités pour se rendre à Paris. Il est apolitique, et nos revendications reposent sur trois points:

- Réunification de la Bretagne: une réparation historique mais aussi un enjeu économique s'inscrivant dans une logique cohérente,

- Ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales Minoritaires Autochtones,

- Réforme territoriale.

 

Nos actions/manifestations se feront à des dates symboliques pour la nation bretonne, pour exemple, le 30 juin dernier, triste anniversaires que ceux du 30 juin 1941 et 1955, nous avons remis au Palais de l'Elysée, à Matignon et aux ministères de la Défense et de l'Intérieur, nos revendications.

Notre prochain grand rendez-vous est fixé au samedi 26 janvier 2013, histoire de célébrer l'anniversaire de notre Duchesse Anne de Bretagne, un passage s'imposera à Matignon puisque notre 1er Ministre J.M Ayrault est né lui aussi ce même jour, en 1940.

Notre journée d'action se couplera avec nos partenaires de Bretagne Réunie section Idf, l'union étant de mise.

 

Pour beaucoup d'entre nous, il n'y a aucune incohérence à se sentir Français tout en gardant le sentiment d'appartenance à notre communauté bretonne (il en est sans doute de même pour les Alsaciens, Basques, Corses, etc.). Tous pouvons vivre en harmonie avec la République, pour peu que ses préceptes ne trouvent pas de contradictions dans les faits.

Nos identités régionales, nos cultures, nos langues constituent nos racines, la France est constituée de la convergence des richesses de ses régions, nos différences ne constituent aucunement une division et n'entre pas en contradiction avec le caractère "une et indivisible" de notre République que beaucoup d'élus aiment à rappeler pour s'opposer à l'octroie de droits spécifiques. Et pourtant ! La Corse dispose de droits spécifiques (Assemblée), idem pour l'Alsace (statut particulier à l'égard de son appartenance passée à l'Allemagne, 2 jours fériés supplémentaires, droits sociaux et juridiqueS aménagés etc.) et dans le même temps l'Etat français s'oppose toujours à une réunification de la Bretagne, certains allant jusqu'à dire qu'un tel changement de région ne pourrait se faire que sous une VIème République alors que le départ de la Corse de la région PACA se fit avec souplesse, sur Décret.

 

La richesse de la France repose sur sa diversité, elle est multiple, elle est riche de ces différences, et cela doit profiter à chaque culture, la finalité étant d'accroître son rayonnement dans le monde. Aussi, conduire une politique d'uniformisation à outrance est une erreur, car c'est éloigner les concitoyens de leurs racines, et modeler une identité sans corps qui risque de se noyer dans cette Europe, au même titre que cède le pas, peu à peu, le français au profit de l'anglais. 

 

Par respect envers mes ancêtres mais aussi pour donner à mes enfants la chance de vivre dans une réelle démocratie respectant tous ses concitoyens, toutes cultures confondues, nous refusons de nous laisser endormir, et espérons que vous prendrez concience que notre destin est entre nos mains, pour peu que l'on agisse unis. Se déplacer aux urnes est un devoir pour chacun mais insuffisant car il est utile de rappeler à nos représentants qu'ils sont élus pour nous représenter et la tendance à faire passer les destins personnels ou ceux de l'Etat bien avant celui des intérêts régionaux a déjà fait ses preuves.


Pour nos enfants, pour nous, pour notre nation...

 

 "BRETAGNE RéUNIFIéE / BREIZH ADUNANET":

breizh.adunanet@gmail.com

breizhadunanet.bertaeynagereaey@groups.facebook.com

jimafuron44@gmail.com

 

13/07/2012

14 juillet: les morts pour la France

« Le 14 juillet est la fête de la Nation. Il est un jour d’unité. Il perpétue le souvenir de la fête de la Fédération, lorsque les Français de toutes origines, de toutes convictions, de toutes conditions, se sont retrouvés, au-delà de leurs différences, pour faire la France.

Le 14 juillet est aussi la fête de la Liberté. Il inscrit dans la trame de notre concience collective la prise de la Bastille comme le symbole de la fin des privilèges, de la chute de l’arbitraire et de l’irruption du peuple sur la scène de l’Histoire.

(…)

Le défilé militaire des Champs-Elysées est un moment dédié à la fierté, à la gratitude de la France à l’égard des soldats.

Il est un temps de mémoire, en hommage à tous ceux qui, sur les champs de bataille d’hier et d’aujourd’hui, sont morts pour la France.

Il est un rendez-vous de la fidélité à la République et à ses valeurs.

Valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité.

Valeurs universelles de solidarité internationale et de paix (…). »

 

Message de François Hollande, Président de la République, dans la plaquette de présentation du programme du défilé du 14 juillet 2012.

 

 

menhir de Bormouïs, Pierre du diable, meunier, Saint-Salomon, Guern, 56, Morbihan, Bretagne, mégalithes, contes, légendes

Et puisqu’en ce jour de fête nationale, vont défilés sur les Champs-Elysées, entre autres, l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (basée à Coëquidan, Morbihan), l’Ecole militaire Inter-armés (Coëtquidan, Morbihan), l’Ecole des Officiers de la Marine Nationale (Lanvéoc-Poulnic, Finistère) et l’Ecole de Maistrance (Brest, Finistère), je souhaiterai que nos élus de la République aient une pensée envers tous ces hommes/femmes qui ont quitté leurs familles et leurs régions pour donner leur vie au service de la France, au service de causes qu’ils estimaient juste, mais aussi une pensée particulière pour toutes ces âmes perdues inutilement, « dommages collatéraux » diraient certains. 

Je souhaiterai que tous ceux qui participent aux nombreux défilés de ce jour de fête, ces militaires qui défilent mais aussi ceux qui vont applaudir ces prestations, depuis la rue ou devant leur poste de télévision aient une pensée pour toutes les victimes indirectes des nombreux conflits qui ont construit l’histoire de la France.

 

menhir de Bormouïs, Pierre du diable, meunier, Saint-Salomon, Guern, 56, Morbihan, Bretagne, mégalithes, contes, légendes

Beaucoup ont été oubliées, très rarement citées car souvent honteuse pour l’Histoire de la France. Alors de même qu’il n’existe pas de guerre « propre », renier ne serait-ce qu’un tout petit instant de l’histoire, revient à trahir ceux qui sont morts pour notre liberté, à mentir au peuple et à soi-même. 

 

En ce jour, j’ai une pensée particulière pour l’armée de Bretagne constituée en 1870 pour lutter contre la Prusse, laquelle fut, à peine constituée, abandonnée dans un camp devenu rapidement un camp de concentration, le camp de Conlie : 60.000 hommes y furent abandonnés, peu nourris, peu abrités, très peu armés car le célèbre GAMBETTA craignait d’armer de nouveaux Chouans. Seuls 4.000 sortiront du camp, armés de fusils réformés aux munitions inadéquates, et serviront de chair à canon. Les autres succombèrent du froid, d’épidémies (Choléras, Variole…).

Cette page de l'histoire de France, comme d'autres tout aussi sombres, ne mérite aucunement d'être oubliée, cachée, se doit même d'être enseignée à nos enfants. 

Pour en savoir plus sur cette tragédie:              1870-conlie.html


menhir de Bormouïs, Pierre du diable, meunier, Saint-Salomon, Guern, 56, Morbihan, Bretagne, mégalithes, contes, légendes

ps: J'en profite par ailleurs pour emettre un voeu adressé à l'Education Nationale: une internationalisation omniprésente se traduit dans les manuels scolaires, de géographie notamment, par un apprentissage des plus succints de notre pays, de ses régions. Pour exemple, lorsqu'est abordé le chapitre de la vie urbaine, une seule ville française est pris en exemple, et comparée avec la vie urbaine d'une ville américaine, d'une ville asiatique et d'une ville africaine. Ainsi, tout l'apprentissage du collégien est comparé à l'international, une vue d'ensemble grossière de la planète qui a pour conséquence d'éloigner les jeunes français de leur France réelle, de ses diversités, un passage obligé qui induit des impasses, des vérités, un formatage de nos enfants qui peu à peu, ne connaîtront même pas le pays dans lequel ils grandissent, ne comprendront pas les complexités de notre société.

Qu'en sera t-il de leurs enfants? Et des générations suivantes?

Comment peut-on espérer que ces nouvelles générations puissent innover et tirer profit des richesses de notre pays s'ils ne le connaissent pas, s'ils n'ont eu qu'un accès approximatif aux données sur lesquelles ils pourraient s'appuyer pour grandir, s'accomplir, créer ?

02/04/2012

Dilemne électoral

          De tous les candidats aux Présidentielles de cette année, une évidence s'impose pour quiconque se revendique de gauche: s'il y en a un qui semble apporter quelque chose de neuf, c'est bien J.L Mélenchon porté par le Front de Gauche. Et en cette période de crise grave, il est clair que quelque chose doit changer. Car entre N. Sarkozy (UMP) et F. Hollande (PS), il y aurait une sorte de continuité dans le fonctionnement politique de notre pays, une urgence de sortie de crise s'imposera dans leurs programmes, amors: devons-nous continuer avec cette politique liébrale qui a prouvé ses limites, ou devons-nous nous succomber à la 6ème République défendue par le Front de Gauche ? Cornélien dilemne non ?

* Le vote de l'âme ?

 Devons-nous faire passer au 1er plan nos aspirations démocratiques régionalistes, pur ne pas dire fédéralistes ? Dans cette perspective, quels sont les candidats qui défendraient le mieux nos intérêts: E. Joly (EELV), F. Bayrou (MoDem) ?

Ce que nous sommes, nous le resterons quel que soit le futur Président, alors devons-nous faire passer nos intérêts avant ceux de la nation ? Résoudre la crise est incontournable, elle touche la majorité de nos concitoyens, sans oublier nos frères européens (Grecs, espagnols, italiens...).

Notre démocratie est en danger, nos concitoyens découvrent seulement il y a peu, que notre pays n'est pas dirigé par nos élus, qu'ils sont au contraire sous la houpe du monde de la finance et des assurances, sous la dépendance de grands groupes bancaires, industriels, pharmaceutiques, qu'ils doivent "allégeance" aux directives européennes. Nos particularités et nos intérêts régionaux sont débattus à Strasbourg quand ce n'est pas à Paris, sans consultation citoyenne autre que par leurs représentants déposant tel ou tel projet de loi. Alors oui, nous aimerions que nos intérêts soient un peu plus pris en compte !

* Le vote utile ?

Eviter le spectre de 2002 et le séisme politique qui suivit la défaite de L. Jospinb au 1er tour des Présidentielles doit-il influencer notre décision ?

Afin d'éviter de devoir choisir au second tour pour deux candidats qui sont aux antipodes de nos idées (N. Sarkozy/UMP - M. LePen/FN) devons-nous "voter utile" ? Cela reviendrait à voter F. Hollande (PS)  afin qu'il soit confronté au second tour au favori de l'UMP. Je ne dis pas aus sa qualification au second tour soit garantie à 100 % pour N. Sarkozy, mais le bon sens et sa représentation électorale tendent à le garantir malgré tout.

Une fois encore, "voter utile" reviendrait au bipartisme présidentiel et au sempiternel duel droite-gauche au second tour. Comme si un président pour notre pays ne pouvait pas être issu d'un courant ni-gauche ni droite ! Nu doute que les idées neuves d'autres candidats seront repris en compte, mais les deux favoris des sondages imposeront-ils un réel changement dans notre société ?


* Le vote de coeur ?

S'il y a un candidat qui attire et intéresse par ses belles paroles, c'est bien J.L Mélenchon. Mais parle t-il juste ? A chacune de ses interventions, il semble être celui qui sait être le plus proche de ses concitoyens. Il parle simple, sans langue de bois, pas de paroles alambiquées, sa détermination paraît sans faille, ses épaules larges et une indépendance à ses propos tranche avec les idées habituelles avancées par les autres candidats, au point que certaines soient déjà reprises. Bref, il est peut-être le Président qu'il nous faut demain. Il n'empêche:

Je n'oublies pas ! A lors qu'il était Ministre Délégué à l'enseignement professionnel sous la tutelle de J. Lang (Ministre de l'Education), c'est lui qui bloqual'intégration de Diwan dans le service rénové de l'enseignement public. Dans le quotidien Libération, il s'en est pris à J.Y LeDrian, président du Conseil Général de Bretagne, pour avoir fait alliance avec des militants bretons en 2004. Plus récemment, il a critiqué F. Hollande lorsque ce dernier proposa de transférer aux régions un pouvoir règlementaire afin de pouvoir adapter les lois votées au Parlement aux réalités de chaque région. Il tombe sous le bon sens que els lois votées à Paris aient des applications diverses selon les réalités propres à nos régions, et qu'elles ne soient pas appliquées "stricto-senso" en respect d'un texte techno-bureaucratique qui n'aura pas tenu compte des particularités de chacune de nos régions. La France est plurielle ! Difficile do'oublier donc, que le candidat du Front de Gauche est un candidat anti-Diwan, républicain centraliste et jacobin.



          Une idée "neuve" est apparue dans les discours politiques de ces dernières semaines: le "produit en France" ou comment sortir de la crise en consommant ce qui est produit en Fran,ce. Cette orientation de la consommation ayant pour but de sauvegarder des emplois, et "induiment le pouvoir d'acaht, est confrontée à la concurrence déloyale de produits étrangers.

Cette prise de concience doit être nationale, tous les acteurs économiques doivent en prendre concience, collectivités territoriales inclues, même si à cette heure, les budgets sont serrés. Il n'empêche: que penser lorsqu'une mairie  (Tours) octroie le marché du granit pour le tramway de la ville à une entreprise chinoise proposant un coût inférieur de 30 %  à celui proposé par des producteurs bretons, transport et délais non-inclus ? Que penser lorsque Renault délocalise depuis dix ans alors qu'au même moment Volswagen produit de plus en plus en Allemagne ? Toutes les entreprises ne délocalisent pas, leurs marges en France sont moindres mais beaucoup résistent non ?

" Une et indivisible " est notre République !

La quasi-totalité des dix candidats nous le scande à chaque occasion, rappelant les principes d'égalité de notre constitution. Il n'empêche:

Les inégalités se retrouvent à tous les niveaux: les salaires des femmes restent inférieurs à celui des hommes, la représentation des femmes au Parlement n'est pas proportionnelle à l'électorat féminin, les arrêts de justice ne sont pas les mêmes à Saint-Denis qu'à Bordeaux (pour des faits identiques), les plus riches bénéficient d'exonérations fiscales alors que les moins aisés des imposables doivent rogner sur leurs budgets pour payer leurs contributions, la Corse bénéficie de pouvoirs que d'autres régions n'ont pas, les alsaciens bénéficient de deux jours fériés de plus que les autres français.......

Les forces vives de la France c'est nous tous ! La force de la France repose sur ses régions, sur les particularités de ses territoires, sur les identités de tout un chacun. La combinaison de toutes ces singularités en fait sa force, et il est aussi erroné qu'injuste, d'empêcher une région de se développer sous couvert d'un intérêt national qui pourrait être mis à mal si une de ses régions gagnait en indépendance. 


* Pour ceux qui comme moi sont bretons, corses, basques, alsaciens etc.:

Comme beaucoup j'en ai assez de me justifier sur mes origines ! Je me suis faits aux railleries de certains qui voient en moi un traditionnaliste d'un temps révolu, un indépendantiste d'un autre temps, voire parfois de fasciste.... 

 

Ne vous êtes-vous pas demandé pourquoi, à l'étranger, que vous soyez face à un anglais,  à un irlandais, ou quiconque connaisse un peu la France, tous vous placeront Nantes en Bretagne, alors qu'en France même, on vous parle de "Pays-de-Loire" ? Curieux non ?

 

Je suis fier de ma bretonnitude et je serais fier d'être français si notre pays reconnaissait nos identités régionales, tout comme les peuples que la France défend à l'étranger. La nation bretonne existait bien avant que la France était encore divisée, en guerre perpétuelle.  Elle n'est pas seulement une région parmi d'autres, touristiques et au folklore encore vivant. Le Gwen Ha Du n'est pas seulement un joli drapeau, il représente tout un peuple qui a payé un lourd tribu  pour que la France puisse défendre ses frontières ou/et ses idées. La France en fait telle autant pour notre région ? 

 

Je ne citerai qu'un exemple, celui de la taxe professionnelle commuée en 2010  en CET (Contribution Economique Territoriale), changement argumenté par un allègement fiscal pour les entreprises. La CET est fixée par l'Etat et non plus par les régions, une contribution régionale qui ne garantit aucunement un retour proportionnel aux efforts consentis. 

 

Vous êtes-vous demandé pourquoi il y avait si peu de locuteurs breton ou gallo (10.000) en comparaison à l'alsacien (36.000) ou  l'occitan (25.000) par exemple ? N'est-ce pas le résultat de politiques successives qui ont dépensé temps et argent pour réduire ou contenir une identité qui dérange ? Or, toutes les langues font partie du patrimoine français, elles constituent une richesse et non pas un handicap. Elles sont ce que nous sommes, porteuses d'une histoire qui constitue notre patrimoine, définissent nos racines, nous aident à nous connaître et nous avantagent pour l'ouverture aux autres.

 

 

          Après réflexion, et quasi à contre-coeur, mettre au second plan ma bretonnitude semble être l'option anti-surprise, celle qui consiste à penser avant tout au bien pour la nation, à brève échéance: mettre en parenthèse ses intérêts personnels,  suspendre ses souhaits de réunification de la Bretagne et ses désirs de reconnaissance de  l'identité bretonne et voter pour le candidat le plus à même d'empêcher toute mauvaise surprise au second tour - eviter de devoir choisir entre UMP et FN. 

 

Les présidentielles ne sont qu'une étape, suivront les législatives et d'autres consultations, et dans les soutiens de F. Hollande certains soutiennent les causes régionales, d'autres au contraire, ont d'autres prérogatives, notamment J.M. Ayrault (Député-Maire de Nantes). Il nous appartient de les remettre à l'ordre du jour une fois les élections passées.

 

 

 

Beaucoup se sont détournés de la politique, lassés des mensonges de tous bords, lassés de se rendre compte que mandat après mandat, le pouvoir d'achat des français ne se détériore et dépend de plus en plus de décisions prises en dehors de nos frontières. L'internationalisation a mis à mal notre indépendance, il ne faut pas le nier mais simplement en avoir concience afin que le peuple français puisse reprendre son destin en main. Cela commence par le choix des urnes. Sauf erreur de ma part, l'actuel Président n'a pas été élu par la majorité de l'électorat français, 45,6 % des inscrits au 2nd tour (25,75% au 1er tour), sa représentativité est minorée, son programme n'était pas celui de la majorité du peuple, bon nombre de ses actions quinquénales n'étaient pas souhaitées par le peuple français. 

 

          Mon coeur est noir et blanc et mon âme est celte. Il n'y a là aucune incompatibilité à être breton et français ! Refaire l'histoire n'est pas mon combat, je souhaite simplement qu'elle soit respectée, que cessent les dénis, que cessent des dépenses inutiles en communication pour créer une identité factice etc. Beaucoup de mes frères de sang regrettent que nos valeurs ne soient pas prises plus en compte, reprochent à nos élus de ne pas ouvrir les yeux et d'admettre ne serait-ce que cette fois, que le salut du pays passe par une autre vision de la France. Nous souhaitons qu'elle respecte ses concitoyens, leurs identités, au même titre que tous ceux qui viennent à devenir français en y apportant leur culture. La France n'en serait que plus grande si elle était fédérale, si elle prenait concience que sa force réside dans l'association naturelle des forces de ses peuples plutôt que dans une assimilation forcée. Je souhaite qu'elle s'aligne sur la volonté des peuples européens pour que tous ayons les mêmes droits,  ce que d'autres pays ont compris. Il est temps que la France retrouve sa réactivité, qu'elle soit plus visionnaire à défaut d'être "avant-gardiste"

Ces mots ne sont que le reflets de mon âme...

 

 

 




13/02/2012

Faire son Choix, S'impliquer et Bouger !!!

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"Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles"

William Shakespeare

       

          A l'aube des Présidentielles, et des législatives qu'il ne faut pas négliger, arrive le moment où, chacun doit être clair dans ses positions, quitte à se tromper et faire son méa culpa dans l'avenir, et en aucun cas faire des promesses que l'on sait irréalisables ou pire, que l'on ne pense pas du tout. Exit la langue de bois, soyons franc, et respectons ceux qui vous soutiennent, ceux qui vous ont élus, ceux qui seront amenés à voter pour vous.

Comment vous regarderiez-vous dans une glace le jour où vos réalisations contrediraient vos promesses ou vos actions ? 

Flèche début de texte.gifDécembre 2006, N.SARKOZY: "Je veux que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir dans la rue et d'y mourir de froid". Mais voilà, pas de chance, les crises de 2008 et 2011 sont venues avorter ses actions qui devaient résoudre cette misère humaine.

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26 avril 2007, sur France 2, Nicolas Sarkosy: "Si on s'engage sur 5% de chômeurs au début de son mandat at qu'à la fin il y en a 10, c'est un problème. Et c'est aux français d'en tirer les conséquences." Trop facile ! Ainsi le responsable plaide non-coupable ?

Vous en conviendrez, l'erreur est humaine, mais à ce niveau, le cumul de  mensonges, de contre-vérités, de tricheries et de bourdes frise l'indécence, l'irresponsabilité ! Car de ce gouvernement sortant, N.Sarkozy n'est pas le seul fautif. La mise en examen d'un bon nombre des hommes du président, les bourdes récurrentes de Nadine MORANO ou encore les déclarations fracassantes de Claude GUEANT (la dernière: "toutes civilisations ne se valent pas"), pour ne citer qu'eux, font froid dans le dos et démontrent qu'une fois atteinte la plus haute sphère du pouvoir, certains semblent se comporter comme s'ils n'étaient pas justiciables.

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De tels exemples se retrouvent à tous les niveaux. Pour exemple: le 21 décembre 2011 fut adopté à l'Assemblée Nationale l'amendement Le Fur-De Rugy. Bien qu'ayant voté pour cet amendement, M.HUNAULT, déposa le 26 janvier 2012 en Conseil Régional des Pays-de-Loire, un voeu anti-réunification !Si cela ne s'appelle pas retourner sa veste ? Quel crédit peuvent lui allouer ses électeurs ? Ses confrères ou alliés peuvent-ils se fier à un tel homme indécis ?

 

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          Je n'entrerai pas ici sur les contradictions profondes que tous pouvons constater pour ce qui concerne les économies que tous devons faire, Etat inclu, et sur les exhorbitantes dépenses du gouvernement ça-et-là, sur les interventions d'un chef de l'Etat présidentiable mais candidat non-déclaré, histoire de faire des économies de frais de campagne (payés du coup par le contribuable) et sur un temps de parole non-comptabilisé. Pas plus que je ne débattrai pas des impôts payés par les entreprises du CAC 40, ni de la fiscalité sur les transactions financières, ni même du soutien bancaire apporté par l'Etat à des banques qui sont à l'origine de nos maux mais que le peuple doit payer. Les 400 milliards d'Euros octroyés par la BCE aux banques à un taux de 1%, que ces dernières rentabiliseront en prêtant à l'Etat ou aux collectivités à un taux bien supérieur, est encore un exemple qui prouve que ces dirigeants ne se soucient guère de leurs concitoyens, de ceux qui les ont élus, de ceux pour qui ils sont supposés oeuvrer.

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Est-il pensable qu'une banque puisse faire des bénéfices sur de l'argent qui ne lui appartient pas et qui n'existe pas, est-il pensable que c'set l'emprunt qui crée de l'argent ?  

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Est-il pensable que dans notre pays, on mette en prison ceux qui volent les banques alors que lorsqu'un banquier vole, il part avec un bonus.

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Est-il juste qu'une banque perdant de l'argent, ce soit l'Etat la sauve en taxant encore plus les citoyens ?

 

Il est plus que temps que chacun assume ses actes comme ses paroles

 

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Attendu que tout citoyen se doit de connaître la loi et qu'il ne peut s'en soustraire,

     

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Attendu que des dirigeants d'entreprises ou de sociétés détournent fréquement la loi au mépris de leurs salariés, au bénéfice d'actionnaires ou dans l'attente d'être "remercié" avec des "stock-options",                                                                                                                          

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Attendu que nos responsables d'Etat, nos gouvernants, profitent sciemment de lacunes législatives ou des lenteurs de la justice, jouant de largesses avec les finances publiques, au mépris de leur électorat, au mépris du peuple qu'ils sont censés représenter,                                                                                                       

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Attendu que leurs fonctions ne laissent nullement présager qu'ils soient déclarés "irresponsables" au regard de la loi,

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Les principes d'unicité et d'égalité de notre République exigent par conséquent que ces "fautifs" soient justiciables comme tout un chacun. Tant que persistera cette impunité, tant qu'il n'y aura pas une épée de Damoclès sur la tête de nos gouvernants, de telles mésactions perdureront. 

"Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu"

Berthold BRECHT

 

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          Avec autant de liberté d'action laissée à nos gouvernants, il en va aussi de notre responsabilité à tous. 

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L'absence relative de protestation populaire, le mouvement des indignés en France n'a pas pris autant d'ampleur qu'à l'étranger, le peu d'intérêt pour le syndicalisme, les taux d'abstention en hausse, les difficultés à mobiliser des masses pour des manifestations contestataires,  il semble que le peuple français soit blasé par nos politiques. 

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Désormais plus personne n'est étonné d'apprendre qu'un élu a été mis en examen, c'est devenu chose courante, tout comme on s'est habitué à ce qu'il n'y ait pas de condamnation, ou si peu. Il va sans dire que les problèmes de ces élus deviennent le cadet des soucis du peuple, lequel connaît en ce temps de crise, des problèmes de logement, de travail etc.

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Alors pour qui voter ?                                                                                                                              Pour une personne qui vous dira bleu et qui fera le contraire une fois élue ?                          Pour la personne qui paraît la mieux armée dans les sondages pour faire sortir celui que l'on ne veut plus voir ?                                                                                            Pour celle qui représente le mieux nos attentes, celle en qui nous sommes certains qu'elle donnera un bon coup de pied dans cette fourmilière qui ruine l'Etat en appauvrissant le peuple, au risque de voir passer au second tour les deux listes que nous ne voulions surtout pas voir (souvenez-vous en 2002 !)? Les candidats sont tellement nombreux cette année !

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Qu'importe votre choix pourvu que tout électeur se déplace et s'exprime, quitte à voter blanc ou nul, l'essentiel pour notre démocratie, c'est que tous nous nous exprimions. Je ne comprends pas pourquoi d'ailleurs, ce droit n'est pas non plus un devoir comme en Suisse, où l'abstention est pénalisée. Etant donné le peu de considération que semblent prêter les élus auprès de leurs électeurs, il ne faut pas s'étonner que certains finissent pas les oublier et à oeuvrer que pour eux-même ou leurs cercles. Le résultat pour la France est édifiant: 

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire

Albert Einstein

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          Ce n'est un secret pour personne. Mes convictions pour le France comme pour l'Europe sont fédéralistes. La conjoncture économique actuelle montre, et pas seulement en France, qu'il est temps de repenser l'organisation territoriale de notre pays.

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Aux propos récurrents de notre Président qui ne cesse de citer l'exemple de l'Allemagne, à la mise en place d'un prochain référendum en Ecosse en vue de son indépendance d'ici 2014, aux recommandations d'agences de notation condamnant l'organisation territoriale coûteuse de la France (demande de supprimer les départements), aux résultats du rapport Balladur etc... nombreux sont les exemples qui montrent le chemin à prendre, et la France semble camper sur ses positions. 

 

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La force de la France repose sur celle de ses régions, et les décentralisations accordées restent minimes, contrôlées par Paris. Une bonne partie de nos élus sont pourtant issues de nos provinces, mais voilà, une fois arrivés aux plus hautes sphères du pouvoir, il semble qu'ils oublient d'où ils viennent, et leurs électeurs avec, qu'ils oublient qui ils sont. A qui la faute ? Leur appartenance à un parti national les contraindrait-elle à créer des accords afin que le parti ne parle d'une seule voix. Or, même si "notre République est une et indivisible", elle repose sur la pluralité de nos régions, de leurs spécificités.

Ne pas en tenir compte, c'est réduire leurs forces, leurs identités, et affaiblir la France.

 

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Ainsi, lorsque François HOLLANDE déclare lors d'un déplacement en Guadeloupe (le 15 janvier 2012) qu'il est "favorable à ratifier la Charte sur les langues régionales", Charte pourtant signée en 1992, l'impression nous est donné qu'on avance, et j'aurais tendance à le croire sincère. Cependant, lors d'un meeting à Brest le 30 janvier dernier, il évoqua "les territoires" comme étant un atout pour la France, une "nouvelle étape dans la décentralisation" qui accorderait de nouveaux pouvoirs aux collectivités territoriales et aux régions, il exclua cependant de faire "une décentralisation spécifique à la Bretagne", faisant référence au courant montant d 'une réunification de la Bretagne. 

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L'unicité de la République guidée par notre Constitution a pourtant ses contradictions:

Des collectivités territoriales ont des spécificités propres, c'est le cas de Mayotte, de  la Corse et de l'Alsace. Cette dernière est même en passe actuellement de fusionner les Conseils Généraux de ses deux départements pour plus de cohérence politique, sociale et économique.                                                                                                            Des régions aritificielles reposent sur un découpage aléatoire, fruit de  calculs politiques, certaines ont perdu de leur cohérence dès lors que le découpage ne prenait pas en compte l'identité de leurs habitants (la Bretagne amputée de la Loire-Atlantique) etc.....

 

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Puisque parmi les proches de François HOLLANDE, nous pouvons compter, entre autres, Jean-Marc AYRAULT, Député-Maire PS de Nantes, ultra-anti-réunificateur  de la Bretagne et partisan d'une région Grand-Ouest (Bretagne + Pays-de-Loire + Normandie) et Jean-Yves  LE DRIAN, président du Conseil Régional Bretagne, partisan de la réunification, il est évident que cette dualité empêchera une prise de position claire quant à la destinée de la Bretagne historique. 

En juin 2011, J.Y. LE DRIAN déclarait que "le Pays de Galles fait rêver par sa capacité d'actions régionales". Depuis 2006, l'Assemblée Nationale Galloise peut voter ses propres lois dans ses domaines de compétence, sans passer par le Parlement Britannique de Westminster. Elle peut exoger le transfert de compétence de nouveuax secteurs et organiser à terme un référendum pour mettre en place un pouvoir législatif global. Nous en sommes très loin.

Outre J.M AYRAULT et J.Y LEDRIAN, Bernard POIGNANT, Maire de Quimper, est également un proche de François HOLLANDE.  Lors des voeux à la mairie le 29 janvier 2012, il prôna une collectivité bretonne unique, par une fusion de la région Bretagne et des quatre départements de la région administrative B4 (22,29,35,56). Exit la Loire-Atlantique et le respect de son identité bretonne !

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Pour un pays comme le nôtre et l'image galvaudée qu'il véhicule en dehors de nos frontières, l'absence de considération de l'Etat envers nos identités, est un manque de respect envers lui-même, un parfait exemple du "faîtes ce que je dis pas ce que je fais".

 

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          L'amendement Le FUR - De RUGY attend que le Sénat s'exprime. Il donnerait enfin la possibilité au peuple de s'exprimer sur son intégrité territoriale.

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Que dire d'un pays qui empêcherait son peuple de construire ensemble et en toute liberté son destin et son avenir ? A quoi cela sert-il de louer les révolutions de printemps rapportées par les médias, lesquels félicitent les peuples Egyptiens, Tunisiens, Lybiens ou encore Syriens, alors que pour nous, tout semble figé ?

 Mes propos ne sont que le reflet de mon âme, j'espère que bon nombre de mes concitoyens comprendra qu'il est urgent de s'impliquer dans les évènements actuels, si nous ne bougeons pas pour nous-même, qui le fera ?

 

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23/02/2011

Les 10 stratégies de la Manipulation de masse à travers les médias

Depuis la stratégie de la distraction, en passant par cette de la dégradation,  jusqu'au maintien du public dans l'ignorance et la médiocrité.....

I - La Stratégie de la Distraction

Ce contrôle social est une diversion. Cette stratégie consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions & d'informations insignifiantes:

Affaires M.A.M et le régime tunisien, D.S.K se présentera/ne se présentera pas, programmes  TV nuls, incultes etc.

Cette stratégie est indispensable pour empêcher le public de s'interesser aux connaissances essentielles dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie et de la cybernétique.

Loin des véritables problèmes sociaux de notre société, le public reste distrait, occupé, et sans aucun répis pour penser, de lui-même.

 

II - Créer des problèmes pour "offrir" ses solutions

Un problème est crée, prévu pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci devienne lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter, exemples:

- On laisse se développer la violence urbaine ou s'organiser des attentats sanglants, afin que le public réclame des lois sécuritaires au détriment de sa liberté: plus de forces de l'ordre, police de proximité, surveillance vidéodans les rues etc.

- Créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire, le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics...

III - La Stratégie de la dégradation

 Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, sur une longue durée. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980-1990:

Chômage de masse, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s'ils avaient été appliqués brutalement.

IV - La Stratégie du différé

C'est une autre façon pour faire accepter une décision impopulaire. Il suffit de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", en obtenant l'accord du public dans le présent, pour une application future.

Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat. D'abord, parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité ou réduit.

Enfin cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

V - S'adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public, utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du "débilitant", comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental.

Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ?

"Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d'une personne de 12 ans"

(extrait de "Armes silencieuses pour guerres tranquilles", Noam Chowsky)

VI - La Stratégie de l'émotionnel

Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l'utilisation de ce registre, permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconcient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, des comportrements...

VII - Maintenir le public dans l'ignorance

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. "La qualité de l'éducation donée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole ces classes des classes supérieures, soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.

VIII - Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver "cool" le fait d'être bête, vulgaire, inculte, le fait de ne pas aller voter car son utilité est nulle ou "tous des pourris" etc...

IX - Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités ou de ses efforts.

Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de manifestation, pas de révolution!....

X - Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes.

Depuis plus de 20 ans, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes.

Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.

Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

 

Sources:

"Armes silencieuses pour guerres tranquilles", Noam Chowsky