10/08/2012

Des affronts qui prouvent que nous devons bouger !

BRETAGNE REUNIFIEE

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BREIZH ADUNANET


Sans doute l'avez-vous remarqué: depuis quelques mois, il vogue dans l'air comme un cumul d'affronts envers le Gwen-ha-Du, envers la nation bretonne ! Ces affronts sont-ils une réponse au texte de Le Fur et De Rugy qui fut adopté par l'Assemblée nationale en janvier dernier, à la présence de bretons dans le gouvernement Ayrault ?

 

J'ai un fils et je voudrais qu'adulte, au soir de ma vie, il se souvienne de l'importance de prendre du recul devant toute information venant à lui, des médias classiques, d'internet. Je voudrais qu'il puisse être fier d'avoir eu un père qui s'est battu contre l'ignorance des uns, ignorance née d'un pouvoir étatique jacobin qui s'est évertué à cacher des vérités historiques, à dissoudre un peuple, son identité et sa culture. 

Pour ce qui le concerne, j'aurais échoué dans la perspective qu'il se sente un jour breton; né en région parisienne, il se sent parisien, et la bretonnitude de son père ne suffira pas. Je souhaite seulement qu'il comprenne un jour, ma démarche, celle d'un homme qui revendiquait son identité bretonne, qu'il comprenne la mélancolie qui m'anime lorsque je ne suis pas au pays, qu'il comprenne ma colère lorsque l'actualité s'en prend à la Bretagne ou à l'un de ses symboles. 

Un jour viendra où il prendra concience que l'identité de chacun est importante, et qu'il est vital de savoir d'où l'on vient pour tracer son chemin sans se perdre en cour de route. Un jour viendra où il comprendra les origines du déclin de la France dans le monde, qu'elles sont loin les Trente Glorieuses, qu'il est loin le siècle des lumières, la France qui tirait ses richesses de ses régions, de ses colonies. 

 

Pour l'heure, il esquisse des sourires lorsqu'il me voit partir rejoindre mes frères bretons, le Gwen-ha-Du sur les épaules, pour une manifestation en Bretagne ou sur Paris. Il ne comprend pas vraiment tout ce qu'il représente. Il peine à comprendre que je m'emporte lorsque des médias nous mentent, qu'il s'agisse de la Bretagne ou pas, il sait cependant que les médias rapportent des informations que l'Etat accepte de partager aux citoyens, qu'ils possèdent le pouvoir de contrôler un peuple, de transmettre une histoire, pas toujours la vraie histoire.

 

- Il ne comprit pas ma stupéfaction le 14 juillet dernier, lors du discours prononcé par une bretonne, lisant un texte de Gambetta devant la tribune présidentielle. Aussi m'a t-il fallu lui expliquer que ce même Gambetta avait constitué une Armée de Bretagne en 1870 pour détruire ce qui pouvait rester de forces chouannes. Près de 60.000 bretons volontaires pour aider la France périrent ainsi dans le camp de concentration de Conlie, et ceux qui survécurent furent envoyés sans arme pour servir de chaire à canons prussiens. Aussi comprend-il mieux maintenant l'affront ressenti par tout breton qui se respecte... Quel a été le ressentie des membres bretons du gouvernement ?

 

- Que dire du MSC Flaminia en juillet 2012 et avant lui, le TK Bremen en 2011: en échouant sur les côtes bretonnes, ces catastrophes auraient pu être évitées ou minimisées. Il en  aurait été tout autrement si les décisions avaient été placées sous la compétence d'autorités maritimes locales ! Ne tombe t-il pas sous le bon sens qu'une décentralisation des compétences serait opportun pour faire face à ce genre de déconvenues ? 

 

- Que notre Gwen-ha-Du soit viré "manu-militari" des tribunes olympiques de Londres lui paraît anecdotique. Mais en lui expliquant qu'il en fut de même pour le drapeau basque, et que les ces interdictions allaient à l'encontre du règlement olympique, lequel stipule que seuls sont autorisés sur le site olympique les drapeaux des nations représentées et des régions "sous-ombrelle" de ces mêmes nations, l'anecdote initiale devînt alors pour lui, une interrogation suspecte. 

 

- En décembre dernier, mon fils put découvrir à Saint-Nazaire, l'un des plus beaux voiliers du monde, le Belem. Né à Nantes en 1896, depuis toujours le Belem pavoise breton en Bretagne administrative, mais jamais à Nantes.Inutile de vous rappeler pourquoi. Présent à Londres depuis le jubilée de la Reine, le Gwen-ha-Du a dû quitter le mat du Belem pendant les Olympiades, sur ordre de l'Etat Français. Et le fiston de se demander pourquoi le gouvernement intervient pour ça, comme s'il n'y avait pas de décisions ou d'interventions plus importantes vers lesquelles une urgence prévaut !

 

 

Il est pour l'instant étrange de constater le mutisme général de la communauté bretonne résidant à Paris et ïle-de-France à l'égard de ces derniers évènements, et il en est de même pour les injustices précédentes, pour la réunification de la Bretagne, pour la ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires, cette dernière étant, je le rappelle, une des promesses électorales de F. Hollande. Comme si le pouvoir étatique avait eu raison de notre identité, les années passant, l'âme bretonne des exilés sur la capitale s'est dissipée, laissant les Bagad ou Cercles de danse vivre dans leur cocon folklorique, ne gênant plus guère les exactions gouvernementales. Le caractère associatif de ces groupes empêcherait-il toute volonté de s'impliquer dans des revendications sortant de leur raison sociale habituelle, les crédits ou aides de l'Etat seraient-ils cette épée de Damoclès qui les autorise à s'exprimer dès lors que leurs actions ne sortent pas du folklore breton ?

 

La vocation du collectif "Bretagne Réunifiée/Breizh Adunanet" est de réunir tous les bretons de sang, de coeur ou d'âme, résidant sur la capitale ou ses environs, ceux qui ont des facilités pour se rendre à Paris. Il est apolitique, et nos revendications reposent sur trois points:

- Réunification de la Bretagne: une réparation historique mais aussi un enjeu économique s'inscrivant dans une logique cohérente,

- Ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales Minoritaires Autochtones,

- Réforme territoriale.

 

Nos actions/manifestations se feront à des dates symboliques pour la nation bretonne, pour exemple, le 30 juin dernier, triste anniversaires que ceux du 30 juin 1941 et 1955, nous avons remis au Palais de l'Elysée, à Matignon et aux ministères de la Défense et de l'Intérieur, nos revendications.

Notre prochain grand rendez-vous est fixé au samedi 26 janvier 2013, histoire de célébrer l'anniversaire de notre Duchesse Anne de Bretagne, un passage s'imposera à Matignon puisque notre 1er Ministre J.M Ayrault est né lui aussi ce même jour, en 1940.

Notre journée d'action se couplera avec nos partenaires de Bretagne Réunie section Idf, l'union étant de mise.

 

Pour beaucoup d'entre nous, il n'y a aucune incohérence à se sentir Français tout en gardant le sentiment d'appartenance à notre communauté bretonne (il en est sans doute de même pour les Alsaciens, Basques, Corses, etc.). Tous pouvons vivre en harmonie avec la République, pour peu que ses préceptes ne trouvent pas de contradictions dans les faits.

Nos identités régionales, nos cultures, nos langues constituent nos racines, la France est constituée de la convergence des richesses de ses régions, nos différences ne constituent aucunement une division et n'entre pas en contradiction avec le caractère "une et indivisible" de notre République que beaucoup d'élus aiment à rappeler pour s'opposer à l'octroie de droits spécifiques. Et pourtant ! La Corse dispose de droits spécifiques (Assemblée), idem pour l'Alsace (statut particulier à l'égard de son appartenance passée à l'Allemagne, 2 jours fériés supplémentaires, droits sociaux et juridiqueS aménagés etc.) et dans le même temps l'Etat français s'oppose toujours à une réunification de la Bretagne, certains allant jusqu'à dire qu'un tel changement de région ne pourrait se faire que sous une VIème République alors que le départ de la Corse de la région PACA se fit avec souplesse, sur Décret.

 

La richesse de la France repose sur sa diversité, elle est multiple, elle est riche de ces différences, et cela doit profiter à chaque culture, la finalité étant d'accroître son rayonnement dans le monde. Aussi, conduire une politique d'uniformisation à outrance est une erreur, car c'est éloigner les concitoyens de leurs racines, et modeler une identité sans corps qui risque de se noyer dans cette Europe, au même titre que cède le pas, peu à peu, le français au profit de l'anglais. 

 

Par respect envers mes ancêtres mais aussi pour donner à mes enfants la chance de vivre dans une réelle démocratie respectant tous ses concitoyens, toutes cultures confondues, nous refusons de nous laisser endormir, et espérons que vous prendrez concience que notre destin est entre nos mains, pour peu que l'on agisse unis. Se déplacer aux urnes est un devoir pour chacun mais insuffisant car il est utile de rappeler à nos représentants qu'ils sont élus pour nous représenter et la tendance à faire passer les destins personnels ou ceux de l'Etat bien avant celui des intérêts régionaux a déjà fait ses preuves.


Pour nos enfants, pour nous, pour notre nation...

 

 "BRETAGNE RéUNIFIéE / BREIZH ADUNANET":

breizh.adunanet@gmail.com

breizhadunanet.bertaeynagereaey@groups.facebook.com

jimafuron44@gmail.com

 

20/07/2012

2012.07, le 18 - Petit Topo sur l'Apéro Breton

 

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Mercredi 18 juillet, Olier Gourmelon et Julien Artu, fondateurs d'AMBASSADE DE BRETAGNE, association née voici plus d'un an, ont fait un appel sur Facebook et sur son site, afin de rencontrer des bretons de Paris et ses environs. C'est dans un café de la rue Caumartin (Paris IXème) que la rencontre eut lieu: Le Moulin à Café.

Sortir du virtuel était une occasion à ne pas manquer, alors, rencontrer ces "rassembleurs" et d'autres Bretons d'horizons différents ne pouvait qu'être constructive, notamment pour notre collectif BREIZH ADUNANET.

apéro,ambassade de bretagne,radio pays,breizh adunanet,bretagne,bretons de parisAinsi, Kévin Viaud et votre hôte ont répondu à cet appel. Pour ma part j'avais adhéré dès sa création à cette initiative car elle paraissait présenter un concept pouvant rassembler tous les Bretons du monde, un concept apolitique qui se donnait pour but de promouvoir et développer notre nation Celte, de protéger et développer notre identité.  

 

19H30

Dès notre arrivée, le contact fut fraternel - Un regret cependant: nous n'étions qu'une poignée., tampis,  les échanges seront facilités. 

De suite, AMBASSADE DE BRETAGNE se présente, et cela tombe plutôt bien car parmi nous, certains s'interrogent sur son objectif, notamment Florent de TRI ZEOD (émission sur radio Bro).

 


apéro,ambassade de bretagne,radio pays,breizh adunanet,bretagne,bretons de parisQui est AMBASSADE DE BRETAGNE ? Son rôle ? Ses actions ?

Cette association est installée à Bruxelles. Etonnant non ? Pas tant que ça puisque l'idée de s'installer au "centre" de l'Europe traduit une volonté de s'inscrire sur la scène internationale.

Les objectifs cités supra vont au-delà de l'annuaire international, tel que peut l'être TAMM- KREIZ, une base de données pour tous les Bretons du monde. Bientôt une application androide/iphone (gratuite) permettra à chacun de localiser les bretons les plus proches et ce, de par le monde, une possibilité donc pour nouer d'autres liens, et voire, de s'entraider.

O.Gourmelon a confirmé vouloir agir sur le terrain sur des questions purement identitaires, certaines paraissant incontournables, qu'il s'agisse des écoles Diwan, de la réunifications de la Bretagne, ou même pour ce "camouflet" de discours prononcé le 14 juillet.

Prononcée par une bretonne, jeune il est vrai, sans doute ignorait-elle le passé de son auteur (Gambetta), devant la tribune présidentielle depuis laquelle des ministres bretons (J.Y. Le Drian, M. Le Branchu), qui eux ne peuvent ignorer l'affaire de Conlie (de même que François Hollande féru d'histoire), ont ainsi pu écouter un texte lu par une bretonne, écrit par un "exterminateur" de bretons, et  entendu par des bretons qui vont faire passer les intérêts de l'Etat avant celui de la Bretagne. Je ne sais pas pour vous, mais j'avoue en avoir été choqué. Qu'il s'agisse de maladresse des uns ou de l'ignorance des autres, si un discours est prononcé en un jour de fête nationale, c'est bien sur celui-ci qu'il faut bien choisir son texte ou son auteur, ce jour étant dévolu à un rassemblement populaire. Or chacun sait ce quelles furent les conséquences de la Révolution au peuple breton, aussi, lire un texte écrit par un "anti-breton" ne peut être ressenti que pour un affront. Pour chacun de nous, écrire au gouvernement pour montrer notre désapprobation est légitime en regard à nos aieux.

Sauf erreur de ma part, différentes questions seront ainsi  abordées, et traitées après diverses "interview" dans le monde associatif, politico-économique, juridique, etc...  Florent s'est dit intéressé par de tels débats. 

Julien ARTU nous a expliqué les freins économiques que rencontre AMBASSADE DE BRETAGNE puisqu'aucune adhésion n'est payante, ainsi que des difficultés rencontrées pour gérer un tel projet. Il y aurait donc un besoin en ressources humaines comme financières.

 

Plusieurs autres sujets ont été abordés, alors en  vrac, je vous dresse les principaux:

- Qui est Breton 

Etre né en Bretagne suffit-il pour dire que l'on est breton ? Cette idée typiquement française n'a pas de sens. Breton de sang, de coeur ou d'âme, la Bretagne est une nation qui s'est constitué par diverses populations. L'identité bretonne n'est pas seulement liée au sang ou au sol, elle se retrouve dans sa vie, dans son comportement, dans son ressenti. 

Pour ne prendre que des célébrités: Eric Tabarly (né à Nantes, Loire-Atlantique, 44), ), Alan Stivell (Riom, Puy-de-Dôme, 63), Patrick Le Lay (St-Brieuc , 22)etc..... nombreux peuvent être les exemples de personnes qui se disent bretons parce qu'ils le sont intérieurement alors que d'autres,  Jean-Marie LePen (La Trinité -sur-mer, Morbihan, 56) pour ne citer qsue lui, est  né en Bretagne mais n'a rien de breton en lui. 

- Ecole Diwan

Pourquoi ne pas axer leur communication en rappellant que Diwan est une école laïque, bilingue et gratuite. Le bilinguisme à l'école ne constitue en rien un frein dans la scolarité de nos enfants, bien au contraire. Des exemples pleuvent à l'étranger, les spécialistes le prônent, des polytechniciens, ingénieurs ou des médecins viennent d'écoles Diwan, ces élites doivent être rapprochées pour les promouvoir.

- Consommer Breton 

Consommer un produit breton ne suffit pas à vouloir défendre notre région ou notre identité. Consommer régional pour protéger l'emploi: choisir le "cola du Phare Ouest" (BREIZH COLA, Brasserie Lancelot) c'est bien, consommer le cola (né à Atlanta) fabriqué en Bretagne, protège aussi des emplois. La stratégie marketing de COCA-COLA  vient d'innover face aux parts que la marque a perdu en Bretagne: en première mondiale, les étiquettes se sont adaptées aux consommateurs en s'affublant de triskell, Gwen-he-Du et phare, histoire de "celtiser" le produit....Après, c'est une affaire de goût. 

Plusieurs marques se revendiquent bretonnes, il ne faut pas se leurrer. Plusieurs se contentent d'exploiter l'image de la Bretagne sans y investir économiquement ou culturellement. Mais le produit est-il 100% breton ? Pour le textile, bien évidemment c'est plutôt "coton"! EMSAVER (fabriquant au maximum au pays, sinon en Europe), PARIA (jean fabriqué en Bretagne mais d'autres produits venant de l'étranger), A L'AISE BREIZH (fabrication à l'étranger), STERED (fabrication sur l'île Maurice) etc...

- Réunification

Aucun des acteurs en présence ne la conteste, elle est évidente. Par contre, deux visions s'opposent: celle de ceux qui veulent une réintroduction de la Loire-Atlantique dans sa région historique, revendication qui s'inscrit dans une refonte des frontières territoriales des régions limitrophes (Vendée-Poitou-Charente, Une Normandie...). Une autre option s'y oppose, celle de ceux qui sont persuadés qu'il n'y aurait jamais de réunification, mais que le projet du Grand Ouest est d'une probabilité plus grande et qu'elle permet à la Bretagne de retrouver la Loire-Atlantique. Le problème pour nous: la Bretagne risque de se retrouver noyée dans une région plus grande, où il sera plus difficile de s'octroyer des aides uniquement pour la Bretagne, une identité plus difficile à défendre puisqu'elle ne concernera que le tiers de cette région, plus difficile de se faire entendre.

 

MINUIT: nos discussions nous ont fait oublié la faim, nos familles et les horaires de train/métro. L'heure tardive nous amène à nous séparer alors qu'il y a tant à débattre. AMBASSADE DE BRETAGNE renouvellera cette expérience en Bretagne. 

 

Pour notre collectif, il nous appartient d'amplifier notre communication, nous faire connaître, "grossir" nos rangs afin  que nos actions futures ne soient pas prises de haut par les autorités. Nos revendications sont simples et légitimes, et s'inscrivent dans une vision d'une France plus démocratique au sein d'une Europe fédéraliste.

Cela passe par une coordination avec les actions menées par BRETAGNE REUNIE (IDF), par un partenariat avec 44=BREIZH. Je compte donc sur chacun de vous pour promouvoir note collectif autour de vous, et sur votre prochaine présence lors de notre action future (janvier), un évènement sera crée début août. Dans la mesure où la presse y sera conviée, je vous demanderai de vous y inscrire que lorsque vous aurez l'assurance d'y participer.

Kenavo avechal !

 

BREIZH ADUNANET

06/07/2012

2012, 30 juin - Un Triste Anniversaire pour notre Nation Celte !

triskell8gh0.gif  «BREIZH ADUNANET/BERTAÈYN AGERÉAÈY»  triskell8gh0.gif


 
 
      Samedi 30 juin 2012, un triste anniversaire !
  
hermines début de texte.gif30 juin 1941 : Décret Pétain 2727/2736 séparant la « Loire-Inférieure » (actuelle Loire-Atlantique) du reste de la Bretagne dite « historique ». Pourtant, l’appartenance du pays nantais (Bro Naoned) à la Bretagne, est unanimement attestée depuis le 22 août 851. Près de ONZE siècles d’histoire gommés, sans concertation, par un simple décret.

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30 juin 1955 : le Décret Pfimlin 55/885 décide du lancement de « programmes d’action régionale », confirmant le décret de 1941, créant la région « Pays-de-Loire » et faisant de Nantes sa capitale.

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30 juin 2012:  “BREIZH ADUNANET / BERTAEYN AGEREAEV”, collectif des Bretons de l’Ile-de-France, se rendra aux Mairies de Paris XIVème et XVème pour revendiquer l’union de la Bretagne et la ratification de la Chartre sur les Langues Régionales et Minoritaires. 

 


   
L'identité bretonne est toujours là et les luttes sont nombreuses pour qu'elle soit reconnue, respectée et qu'elle recouvre son droit d'existence. Malgré les différentes interventions centralisatrices de l'Etat, la langue bretonne résiste mais souffre, les locuteurs se font moins nombreux, les écoles Diwan peinent à exister, nombreuses sont les mairies qui les ignorent, certains élus voient en notre culture un folklore qui n 'a plus son rôle à jouer dans notre société moderne. La région Pays-de-Loire profite de toute occasion pour corriger l’Histoire, débaptisant des rues, retirant des statuts d’illustres bretons (Alain Barbetorte – Nantes), essayant d’intégrer le château des Ducs de Bretagne dans celui des châteaux de la Loire (rappel à l’ordre de l’UNESCO), les exemples pleuvent !
« Pour liquider un peuple, on commence par lui enlever la mémoire. On détruit ses livres, sa culture, son histoire. Puis quelqu’un d’autre lui écrit d’autres livres, lui donne une autre culture, lui invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est, et ce qu’il était. Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite »                                        Milan Hübl, historien
 
  
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 Le 16 mai 2012, François HOLLANDE, nouvellement élu à la Présidence de la République, choisissait comme chef de gouvernement, Jean-Marc AYRAULT, Député-Maire de Nantes. Nous connaissons tous sa position quant à nos revendications régionalistes ou fédéralistes. Pourtant ce dernier a choisi pour son gouvernement des personnes qui peuvent défendre nos positions, à commencer par Jean-Yves LE DRIAN, Ministre de la Défense, ou encore Marylise LE BRANCHU, Ministre de la Réforme de l'Etat, Décentralisation et Fonction Publique.
 
Nous rappelons par ailleurs aux élus qui s’opposent à cette réunification, qu’ils ne doivent pas oublier qu’ils représentent une population, laquelle s’exprime majoritairement en faveur de celle-ci, et qu’en cette qualité, ils ne doivent pas décider pour convenances personnelles de l’avenir de notre nation. 

   
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L’amendement de Marc LE FUR & François DE RUGY fut voté à l’Assemblée nationale le 10 janvier 2012, adoptant une clause positive au Projet de Réforme Territoriale : tel département a la possibilité de rejoindre une région, peut fusionner avec un autre…. Cet amendement n’a toujours pas été débattu au Sénat. 

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Le rapport de la Commission Balladur concernant la réforme des collectivités locales (remis au président de la République le 5 mars 2009) faisait état de plusieurs recommandations, entre autres, de la nécessité d’un redécoupage territorial, du regroupement de régions (de 22 on passerait à 15 régions). Réintégration de la Loire-Atlantique à la Bretagne, une seule Normandie, une seule Alsace… Ainsi est recommandé un redécoupage plus intelligent, respectant des réalités économiques et humaines, mais cette « économie » de régions se traduirait par des suppressions de fauteuils…. Moins de fauteuils, moins d’élus, moins de possibilité de cumuler…. Le « statut-quo » de l’Etat prouve qu’il n’entre pas dans son projet de rendre des régions plus fortes et plus cohérentes, plus compétitives  en en diminuant leur nombre, alors qu’il en irait de l’intérêt de tous.
 
   
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Les Alsaciens ont pourtant montré la voie : l’Alsace a décidé en novembre 2011 de fusionner son Conseil Général et ses Conseils Généraux – autrement dit, une seule assemblée d’élus, un « Conseil Alsacien » pour l’ensemble de l’Alsace, réunissant les Conseils généraux des départements Haut-Rhin et Bas-Rhin, et le Conseil régional. 
   
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Que dire des dépenses en communication de la région « Pays-de-Loire » qui s’évertue à promouvoir une région afin de créer une identité dans laquelle  les habitants pourraient se reconnaître ? 
La sauce « Ligurienne » ne prend pas, il est difficile de revendiquer une identité basée sur une région factice. !  
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Combien de sondages réalisés faudra t-il cumuler ? Pourquoi demander une consultation des citoyens pour refaire ce qu’un simple décret a défait sans concertation ? Certains élus nous répondent qu’il est impossible de modifier les régions sans passer par une 6ème République : dans ce cas, qu’ils nous expliquent par quelle magie la Corse quitta la Région « Provence-Côtes d’Azur-Corse »  !!! le Décret n°70-18 du 9 janvier 1970.
Ce qu'un décret a défait, un autre peut le refaire !
   
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Quoiqu'il en soit, qu'ils soient de droite ou de gauche, gouvernement Parlement sont à Paris; c'est dans la capitale que sont prises les décisions, que sont votées les lois. C'est pourquoi vient de naître le collectif «BREIZH ADUNANET/BERTAÈYN AGERÉAÈY» qui a pour vocation de regrouper tous les bretons de sang, de coeur ou d'âme, résidant sur la capitale et la région parisienne.
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Que dire d'un Etat, se disant “patrie” des droits de l'homme, donnant des leçons à l'international comme ce fut le cas récemment avec les révolutions des printemps arabe, demandant à la Turquie de reconnaître le génocide arménien, alors qu’il refuse de trancher sur la réunification malgré les multiples sondages favorables à celle-ci. Un réel refus de tout élan démocratique pour que la question soit débattue. N’est-il pas paradoxal d’entendre de la bouche d’un étranger que Nantes est en Bretagne alors que dans les écoles les élèves apprennent que ce n’est pas le cas ! 

La partition de la Bretagne est ressentie par les Bretons comme une blessure, une atteinte à l’unité de la nation bretonne qui existait bien avant que n’existe la France. Mais si le retour de la Loire-Atlantique dans sa région historique n’est que rendre justice, elle représente aussi et surtout un facteur identitaire indéniable pouvant servir d’assise pour l’essor de toute une région.
« La Bretagne est une vieille rebelle. Toutes les fois qu’elle s’est révoltée pendant deux mille ans, elle avait raison. Contre les Romains ou les Francs, contre la Monarchie ou la Révolution, contre les gouverneurs du Roi ou les représentants de la République, c’est toujours la même guerre que la Bretagne a faite, la guerre contre l’étouffante centralisation. »   Victor Hugo                                                                                                                                                                                                

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Samedi 30 juin 2012 , «BREIZH ADUNANET/BERTAÈYN AGERÉAÈY» tenait donc à faire ses premiers pas en remettant à plusieurs intéressés ses revendications:

30 juin,1941,1955,anniversaire,pétain,vichy,pfimlin,bretagne,bretagne réunie,breizh adunanet,réunification de la bretagne,j.m. ayrault,j.y le drian,m. le branchu,e. valls,f. hollande10h00 : Mairie de Paris XIVème,
11h00 : Mairie de Paris Xvème,
14h30 :«BREIZH ADUNANET/BERTAÈYN AGERÉAÈY» est rejoints par BRETAGNE REUNIE délégation Ide-de-France) pour poursuivre nos "rendez-vous" ministériels:
15h00: Elysées: remise de nos revendications à F. HOLLANDE.
15H30: Matignon pour remettre nos lettres respectives à J.M. AYRAULT
16h00: Ministère de l'Intérieur: E. VALLS
16H30: Ministère de la Défense: J.Y LE DRIAN
17h00: Ministère de la Réforme Territoriale: M. LEBRANCHU. Le ministère étant fermé, cette lettre sera remise ultérieurement. 
 
 

30 juin,1941,1955,anniversaire,pétain,vichy,pfimlin,bretagne,bretagne réunie,breizh adunanet,réunification de la bretagne,j.m. ayrault,j.y le drian,m. le branchu,e. valls,f. hollande

14h15: arrivée de notre délégation Bretagne Réunifiée. Nous ne sommes que trois, trois anonymes à la sortie du métro Miromesnil. Nos Gwen ha du sont pliés, bombarde rangée... Et pourtant: quasiment en temps réel, arrive un véhicule de police où en descendent deux agents. De l'autre côté du carrefour, on aperçoit un fourgon. 

30 juin,1941,1955,anniversaire,pétain,vichy,pfimlin,bretagne,bretagne réunie,breizh adunanet,réunification de la bretagne,j.m. ayrault,j.y le drian,m. le branchu,e. valls,f. hollande

14H30: nous attendons la délégation des collectifs Bretagne Réunie et 44=Breizh. Qu'ils sont nombreux les véhicules de la Préfectures à passer par là ! Coïncidence ou pas, il est vrai que le palais présidentiel se trouve à l'autre bout de la rue.....

Histoire de tuer le temps, une conversation très sympa est entamée avec les agents de la Préfecture de Police, interrogatifs dans un premier temps car ignorant les raisons de notre présence et de nos démarches.

30 juin,1941,1955,anniversaire,pétain,vichy,pfimlin,bretagne,bretagne réunie,breizh adunanet,réunification de la bretagne,j.m. ayrault,j.y le drian,m. le branchu,e. valls,f. hollande14H45: nos collectifs sont présents, nous sommes 8, bien moins nombreux que les agents des forces de l'ordre. "Accompagnés" par des agents à pied, entenue ou en civil, et d'un véhicule banalisé, nous prenons le chemin de l'Elysée. Très rapidement, nous sommes arrêtés avant d'arriver au Palais présidentiel. Nous apprenons alors que seule une délégation de deux personnes sera autorisée à y entrer pour porter nos revendications à François Hollande, Président de la République.

Le Ministère de l'Intérieur étant voisin, la délégation s'y rend. Les services de police interdisent aux autres de les rejoindre.


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15H45: Matignon - remise de nos revendications à J.M AYRAULT; même topo, seules deux personnes sont autorisées à entrer.






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16H15: Ministère de la Défense - remise de nos lettres à J.Y LE DRIAN;



17H00: Ministère de la Réforme Territoriale (M. LE BRANCHU) fermé. Notre parcours du jour s'arrête là !



Contacts “BREIZH ADUNANET / BERTAEYN AGEREAEV”
Fabrice: 06.16.51.01.67 – Jean-Marc :06.24.65.65.56
breizh.adunanet@gmail.com
Groupe: breizhadunanet.bertaeynagereaey@groups.facebook.com

La Résistance de la Langue Bretonne

hermines début de texte.gif1539, 10 et 15 août - Ordonnance de François Ier, Villers-Cotterêts

L'ordonnance comprend 192 articles. Cette ordonnance interdit au breton d'être utilisé dans les documents juridiques et commerciaux, ni même dans la publicité. Jusque là, les actes légaux et noatriés étaient rédigés en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l'époque.

Art. 111: «Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement».

Autrement dit, les affiches de festoù-noz (pour fêtes de nuit) qui sont rédigées en breton, sont des documents illégaux.

Formellement, la langue bretonne, et les personnes parlant le breton, sont "hors-la-loi". La République Française est conue pour sa reconnaissance des droits des minorités ethniques et linguistiques dans le monde entier, mais c'est loin d'être le cas pour ce qui concerne son propre territoire.

Les représentants de la France, ont toujours refusé de signer l'article 27 de la Déclaration des Droits Civils et Politiques, car cela obligerait l'Etat français à respecter les droits linguistiques des bretonnants. Il en sera de même pour la ratification de la Charte Européenne des Langues Minoritaires Autochtones.

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1822

"Aujourd'hui, le bas-breton, le basque, le gaélique, meurent de cabane en cabane, à mesure que meurent les chevriers et les laboureurs"

CHATEAUBRIANT, Mémoires d'Outre-Tombe, 1848


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1831

"La Basse-Bretagne, je ne cesse de le dire, est une contrée à part qui n'est plus la France. Ecxeptez en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial. Je n'avance rien d'exagéré. Créons pour l'amélioration de la race bretonne, quelques unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en l'accordant la première communion qu'aux seuls enfants parlant le français."

Auguste ROMIEU, sous-préfet de Kemperlé

"Il faut, par tous les moyens possibles, favoriser l'appauvrissement du breton, jusqu'au point où, d'une commune à l'autre, on ne puisse pas s'entendre (...), car alors la nécessité de communication obligera le paysan d'apprendre le français. Il faut absolument détruire le langage breton. "

Lettre des Préfets des Côtes du Nord et du Finistère                                                         à MONTALIVET, ministre de l'Instruction Publique. 

"Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au-dessus de l'homme sauvage. Le paysan y est d'une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d'Hottentots (...) En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois."

Malte BRUN, Les jeunes voyageurs en France

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1835

"Croyez-moi, Monsieur, le catalan qui me faisait tant enrager n'est qu'un jeu d'enfant auprès du bas-breton. C'est une langue que celle-là. On peut la parler fort bien, je crois, avec un bâillon dans la bouche, car il n'y a que les entrailles qui paraissent se contracter quand on cause en bas breton. Il y a surtout l'h et le c'h qui laissent loin derrière la jota espagnole. Les gens qui parlent cette belle langue sont bons diables, mais horriblement sales (...) On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier, et la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou."

Prosper MERIMEE, Lettre à Jaubert de Passa

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1836

"Vous saurez d'abord que c'est vers la Bretagne, la douce et la bretonnante, que sont dirigées les courses cette année (...) Quant aux naturels du pays hélas! C'est la province sans soleil. Croiriez vous que j'ai fait quatre cent lieues en Bretagne sans déboutonner ma braguette. Impossible de toucher sans pincette les personnes du sexe de Brest, Morlaix, Saint Brieux, Rennes, Vannes, Quimper. Ce n'est qu'à Nantes que la Providnce m'a envoyé soulagement (...) Au lieu de votre joli patois dont on comprend toujours quelque chose, c'est une langue que le diable a inventée que l'on parle là-bas et qui n'a pas moins de quatre dialectes très différents. Lavarèt d'in pélec'h azô ünenbennak ago zéfé gâllec ? Voilà tout ce que j'ai pu apprendre à dire m'écorchant le gosier: Dites moi où il y a quelqu'un qui parle le français. Jamais, à moins qu'on ne lui fasse une opération chirurgicale, un Provençal ne prononcera Pélèc'h. Mngez une olive crue, et en crachant, vous ferez un bruit approchant ce c'h. Par dessus le marché, ces sauvages ne m'ont-ils pas persécuté dans leurs journaux, m'accusant d'avoir enlevé d'autorité à leur province un manuscrit d'un certain barde du Vème siècle, Guiclan ou Guinclan, manuscrit que j'ai cherché partout inutilement et dont j'ai appris  l'existence à la plupart de leurs doctes."

Prosper MERIMEE, Lettre à Requien

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1842

Le Recteur approuve le règlement pour les écoles primaires élémentaires de l'arrondissement de Lorient, disposant entre autres:

"Art.21. Il est défendu aux élèves de parler breton, même pendant la récréation et de proférer aucune parole grossière. Aucun livre breton ne devra être admis ni toléré."

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1845

"Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne."

Un sous-préfet du Finistère, Discours aux instituteurs

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1866

"Le Tribut de Nomenoe (du Barzaz Breiz) est un poème de 140 vers, plsu grand que l'Illiade, plus beau, plus parfait qu'aucun chef d'oeuvre sorti de l'esprit humain. (...) En vérité, aucun de ceux qui tiennent une plume ne devrait rencontrer un Breton sans lui ôter son chapeau."

George SAND, Promenades autour d'un Village

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1874

" Si l'on veut comprendre la Vendée, qu'on se figure cet antagonisme: d'un côté, al Révolution française, de l'autre le paysan breton. En face de ces évènements incomparables, menace immense de tous les bienfaits à la fois, accès de colère de la civilisation, excès du progrès, amélioration démesurée et initelligente, qu'on place ce sauvage grave et singulier, cet homme à l'oeil clairet aux longs cheveux, vivant de lait et de châtaignes, borné à son toît de chaume, à sa haie et à son fossé, distinguant chaque hameau du voisinnage au son de sa cloche, ne se servant de l'eau que pour boire, ayant sur le dos une veste de cuir avec des arabesques de soie, inculte et brodé, tatouant ses habits comme ses ancêtres les Celtes avaient tatoué leurs visages, respectant son maître dans son bourreau, parlant une langue morte, ce qui est faire 'habiter une tombe à sa pensée, piquant ses boeufs, aiguisant sa faux, sarclant son blé noir, pétrissant sa galette de sarrasin, vénérant sa charrue d'abord, sa grand-mère ensuite, croyant à la Sainte Vierge et à la Dame Blanche, dévot à l'autel et aussi à la heute pierre pystérieuse debout au milieu de la lande, laboureur dans la plaine, pêcheur sur la côte, braconnier dans le hallier, aimant ses rois, ses seigneurs, ses prêtres, ses poux; pensif, immobile, souvent des heures entières nsur la grande grève déserte, sombre écouteur de la mer.

Et qu'on se demande si cet aveugle pouvait accepter cette clarté (...)"

Victor HUGO, Quatre-Vingt Treize

"La Bretagne est une vieille rebelle. Toutes les fois qu'elle s'était révoltée pendant deux mille ans, elle avait eu raison; la dernière fois, elle a eu tort. Et pourtant au fond, contre la Révolution comme contre la Monarchie, contre les représentants en mission comme contre les gouverneurs ducs et pairs, contre la planche aux assignats comme contre la ferme des gabelles, quels que fussent les personnages combattant, Nicolas Rapin, François de La Noue, le capitaine Pluviaut et la dame de La Garnache, ou Stofflet, Coquereau et Lechandelier de Pierreville, sous M. de Rohan contre le roi et sous M. de La Rochejaquelein pour le roi, c'était toujours la même guerre que la Bretagne faisait, la guerre de l'esprit local contre l'esprit central."

Victor HUGO, Quatre-Vingt Treize

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1880

Naissance de l'enseignement gratuit, laïque, francophone et obligatoire, crée par Jules FERRY

L'article 14 du règlement modèle ndes écoles primaires reprend l'article 29 du règlement de 1850, et exclut la langue bretonne de l'école. C'est le premier coup porté contre la langue bretonne. L'école, catholique ou républicaine, ignore le breton dans l'enseignement, dénigre ses utilisateurs et persécute les enfants bretonnants par l'utilisation du "symbole" ou de la "vache", traumatisant des générations de bretonnants et préparant l'éradication de la langue.

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1888

"Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu'il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il parauge toute la journée par les chemins, mange à l'écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas (...) S'il a huit ans d'âge physiquement, il en a trois àpeine pour le développement intellectuel. Y a-t-il lieu, dans ces conditions, de tenir compte des quelques mots bretons qui lui ont suffi pour traîner jusque là une vie rudimentaire ? Je ne le crois pas. Mieux vaut admettre qu'il ne sait rien et commencer par le commencement, comme on fait à l'école maternelle."

Poitrineau, Inspecteur d'Académie à Vannes

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1897

François JAFFRENNOU, dit Taldir, compose le Bro Goz Ma Zadou, sur l'air de l'hymne national gallois (composé en 1846 par William James). Il devient l'hymne national breton.

"Un principe qui ne saurait jamais fléchir: pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation."

DAUSIMONT, inspecteur d'académie, Discours aux instituteurs

 

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1902

"L'école ni le régiment n'ont encore sensiblement atténué l'emploi du "bresoneck" qui reste langue courante usuelle de toute la Basse-Bretagne."

SERIS, L'enseignement du Français dans les écoles bretonnantes du Finistère,

La Revue Pédagogique, 15 mars 1902

"A la campagne, parler français c'est se faire remarquer et passer pour un étranger. De fait, c'est en breton que le recteur (curé) prêche, confesse, donne ses instructions, en breton que se traitent les affaires au marché, en breton que délibèrent la plupart des conseils municipaux (...) le breton reste la langue du foyer."

SERIS

"Que l'Eglise n'accorde la première communion qu'aux seuls enfants parlant français."

DANTZER, inspecteur d'académie, Discour devant le Conseil Général du Morbihan


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1902, 23 septembre

Emile COMBES, président du Conseil, adresse aux préfets des départements du Finistère, Morbihan et Côtes du Nord (Côtes d'Armor actuelles), une instruction interdisant aux curés d'enseigner le catéchisme et de prononcer leurs sermons en breton dans les églises. Le breton fait les frais de la guerre idéologique que mène l'Etat républicain contre le clergé catholique. C'est le deuxième grand coup porté à la langue bretonne.

"Les prêtres bretons veulent tenir leurs ouailles dans l'ignorance en s'opposant à la diffusion de l'enseigenement et en utilisant que la langue bretonne dans les instructions religieuses et le catéchisme. Les Bretons ne seront républicains que lorsqau'ils parleront le français."

Emile COMBES, président du Conseil

 

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1914

Le gouvernement français fait imprimer des affiches demandant aux Bretons de lui confier leur or pour soutenir l'effort de guerre.

Le soldat François LAURENT, de Melioneg, refuse un ordre qu'il n'avait pas compris car bretonnant: il est fusillé. Certains y voient l'abusrdité de cette guerre, d'autres la nécessité de franciser les bretons pour l'efficacité de l'armée française.

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1914-1918

La population masculine bretonnante rescapée des massacres, ayant subi 4 années de traumatismes physiques et psychiques et de francisation aux armées, reviendra au pays, dans leurs familles, contribuant à la francisation au coeur même des familles bretronnantes. Troisième coup porté à la langue bretonne.

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1925, 19 juillet

Exposition Universelle de Paris, inauguration du pavillon de la Bretagne:

"Pour l'unité linguistique de la France, la langue bretonne doit disparaître."

Anatole de MONZIE, ministre de l'Instruction Publique."

S'il était parmi nous aujourd'hui, nul doute qu'il prônerait une unité linguistique pour l'Europe. En dirait-il autant pour la disparition de la langue française pour le bénéfice d'une unité linguistique européeenne ?

 

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1932

Le groupe clandestin Gwenn-ha-Du fait sauter le monument commémorant l'union de la Bretagne à la France, à ma mairie de Rennes. Cet acte provoque la répression policière contre le mouvement culture, qui amènera le PCF à soutenir les revendications culturelles retonnes.

"La seule réponse à faire aux revendications linguistiques bretonnes, c'est d'emprisonner tous ceux qui les formulent."

Albert DALIMIER, ministre du Travail & ministre de la Justice,

Discours à Tréboul, 11 sept.1932


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1941, 30 juin - Décret PETAIN n°2727/2736

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La Loire-Inférieure (Loire-Atlantique actuelle) est retirée de sa région d'origine, la Bretagne. Unanimement attestée depuis près de onze siècle, ce décret appuyé par aucun référendum, renie toute une page d'histoire.


L'arrêté CARCOPINO autorisde l'enseignement du breton, à raison d'une heure et demie facultative, mais il faudra attendrev 1942 pour que l'on pense à rémunérer les enseignants.

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1948

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme: elle reconnaît la liberté d'expression sans discrimination de langue.

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1951

La loi DEIXONNE autorise l'enseignement du breton, basé sur le volontariat des enseignants et des élèves. Le manque de formation des enseignants assure l'inefficacité de la loi.

Malgré plusieurs tentaives de gauche ou du centre, il n'y aura pas d'autres lois votées pour assurer la promotion ou la reconnaissance de l'existence de la langue bretonne.

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1955, 30 juin - Décret PFIMLIN

Création de la région "Pays-de-Loire", entérinant la partition de la Bretagne, excluant la Vendée de sa région historique "Vendée-Poitou-Charente". Nantes devient capitale de cette région artificielle.

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1958, 3 juillet - Constitution de la Vème République

"la langue de la République est le français (...) les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France."


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1972

"Il n'y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France destinée à marquer l'Europe de son sceau."

George POMPIDOU, Président de la République Française

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1978

A Ploërmel, Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République (1974-1981) annonce l'octroi de la "Charte Culturelle Bretonne".

"La présente Charte constitue de la part de l'Etat (...) un acte de reconnaissance de la personnalité culturelle de la Bretagne et l'engagement d'en garantir le plein épanouissement."

Charte Culturelle

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1981

Proposition de loi LE PENSEC, concernant le statut officiel pour le breton et les autres langues dites "régionales".

" Au delà des bonnes paroles il faut des actes (...) Le temps est venu d'un statut des langues et cultures de France. Le temps est venu de leur ouvrir grandes les portes de l'école, de créer des sociétés régionales de radio et télévision permettant leur diffusion, de leur accorder toute a place qu'elles méritent dans la vie publique."

François MITTERAND, Discours de campagne présidentielle, à Lorient,

Président de la République Française (1981-1995)

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1985

"Ce n'est pas rendre service à des enfants que de les enseigner dans une langue qui n'a pas d'avenir".

Jean-Pierre CHEVENEMENT, ministre de l'Education Nationale

Création du CAPES de breton, permettant de recruter des enseignants pour les établissements secondaires.

" Monsieur LANG ayant créer un Capes de patois breton, pourquoi ne pas créer un Capes de mendicité ? Il y a une culture à préserver, comme on dit de nos jours."

Jean DUTOURD, France-Soir Magazine, Novembre 1985

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1989

Création du DEUG de breton

"Le breton, plus on en parle, moins on ne le parle."

Didier EUGENE, directeur de la page Bretagne, Ouest-France, 1er août 1989

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1990

La France signe la Convention Internationale relative aux droits de l'Enfant. Cependant, elle émet une réserve à propos de l'article 30, concernant les droits des enfants des minorités ethniques et linguistiques, sous le prétexte que la Constitution ne reconnaît pas l'existence de minorités sur son sol.

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1992

Modification de l'article 2 de la Constitution de la Vème République. La langue bretonne devient anticonstitutionnelle.

"Le français est la langue de la République"

Article 2, Constitution de la Vème République Française

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1999

Pierre MOSCOVICI, ministre des Affaires Européennes du gouvernemenbt socialiste de Lionel JOSPIN, signe la Charte des Langues Européennes.

Jacques CHIRAC, Président de la République (1995-2007) saisit le Conseil Constitutionnel, lequel déclare cette signature non conforme à l'article 2 de la Constitution.

Refusant de modifier cet article, la Charte ne peut être ratifiée.

Création de Ofis ar Brezhoneg

"Si des langues régionales étaient menacées, je serai le premier à les défendre."

Georges SARRE, députe MDC de Paris

"Non aux identités factices."

Jean-Pierre CHEVENEMENT, ministre de l'Intérieur

"Personne en Bretagne ne croit à la possibilité de sauver le breton."

Jean DU & Yves LE BERRE, enseignants de breton, Université de Bretagne Occidentale            Colloque à la Sorbonne.








 

 




 

22/06/2012

2012.06, le 30 - BREIZH ADUNANET 1ère

Voilà c'est parti !

Notre collectif lance son 1er appel aux Bretons de Paris et ses alentours

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Les XIVème et XVème Arrondissements de Paris étant ceux qui accueillent le plus de Bretons, c'est naturellement vers ces mairies que nous allons nous rendre afin de remettre la lettre infra:


 Messieurs les Maires des XIVème et XVème Arrondissements de PARIS,

Notre collectif « BREIZH ADUNANET / BERTAÈYN AGERÉAÈY» vient vers vous en ce 30 juin 2012 qui est un double  « anniversaire »  (30 juin 1941 : le Régime de VICHY promulgue le Décret 2727/2736 qui sépare la « Loire Inférieure » du reste de la « Bretagne Historique » [l’appartenance du Pays Nantais à la Bretagne est unanimement attestée du 22 août 851 au 30 juin 1941 : près de ONZE siècles d’Histoire avérée !] / 30 juin 1955 : le Décret Pfimlin, décidant du lancement de « programmes d'action régionale » [en vue de promouvoir l'expansion économique et sociale des différentes Régions], confirme celui de 1941 faisant de NANTES la Capitale d’une « Région Pays-de-la-Loire » construite de toutes pièces !!!).

Nos « frères et sœurs » Breton(ne)s des 5 Départements Historiques manifestent aujourd’hui devant les Préfectures et Sous-Préfectures concernées : pour notre part, nous nous adressons à vous, qui administrez les Breton(ne)s de PARIS, en vous incitant à rejoindre la démarche de « Bretagne Réunie » et du Collectif  "44=BZH" de « Breizh Unvanet » : de même que bien des Conseils Municipaux des 5 Départements Historiques ont voté une résolution demandant la Réunification Administrative, nous incitons les Conseils Municipaux (XIVème et XVème) de PARIS à faire de même !

En effet, si en 1986, un sondage réalisé par le centre de recherche CRÉA pour FR3 Nantes Magazine indiquait que seulement 44 % des habitants de Loire-Atlantique y était favorables, cette proportion montait à 66 % dans une étude réalisée en 1998 par la Sofres pour Pèlerin Magazine. Depuis une série de sondages a conforté l'idée que l'opinion publique était largement favorable au rattachement, dans des proportions variables : 68 % des habitants de Loire-Atlantique en 1999 selon un sondage TMO pour Ouest-France-Dimanche, 71 % en 2000 selon une étude de l'Institut CSA (pour 63 % dans les quatre autres départements bretons), 75 % en Loire-Atlantique en 2001 selon l'Ifop (63% en Bretagne Administrative selon un autre sondage réalisé la même année par le C.R.E.S. du Royaume-Uni), puis 56 % en 2002 et 67 % en novembre 2006 selon le même institut. Cependant le premier sondage TMO-région réalisé 1999 sur un échantillon de 904 personnes a souvent été partiellement présenté dans la littérature. Une question symétrique avait été posée : Êtes-vous pour le maintien de la région "Pays-de-Loire" ? 1) tout à fait d'accord, 2) un peu d'accord, 3) un peu contre et 4) tout à fait contre. Le résultat de la question symétrique a montré qu'il y avait aussi une majorité favorable au maintien des Pays-de-Loire (25 % de oui et 38 % de un peu oui, soit 64 %). Un autre sondage réalisé en 2002 par TNS Sofres, formulé de façon différente, donnait un résultat opposé à ceux émis par les autres instituts. Interrogés sur la meilleure formule en matière d'organisation territoriale pour la Loire-Atlantique, 29 % des sondés étaient favorables au rattachement administratif de la Loire-Atlantique à la Bretagne, contre 32 % pour le « maintien des structures régionales actuelles » et 36 % pour « La mise en place d'une grande "Région Ouest" dont ferait partie la Loire-Atlantique ». En 2003, TMO-région a effectué un sondage symétrique sur des questions à choix multiples : D'ici vingt ans, quelle évolution souhaitez-vous pour la région Bretagne ? 1) je souhaite qu'elle reste à quatre départements, 2) je voudrais qu'elle passe à 5 départements, 3) je voudrais que les régions "Bretagne" et "Pays-de-Loire" fusionnent, 4) je voudrais qu'on passe à une région encore plus grande, "le Grand Ouest". Pour la question pro Bretagne, les partisans de la Bretagne réunifiée représenteraient 37%. Quant à la question symétrique (d'ici vingt ans, quelle évolution souhaitez-vous pour les Pays-de-Loire ?), les résultats n'ont jamais été présentés dans la littérature. En juin 2006, une étude détaillée et commentée de TMO Régions pour France 3 Ouest (télévision publique locale organisée sur la base du regroupement des deux rédactions régionales de France 3 Bretagne et France 3 Pays-de-la-Loire), a été menée afin de conduire à une « mesure plus exacte » de l'opinion sur la question du rattachement. À cette fin, la société de sondage a posé une question symétrique (« la Loire-Atlantique doit-elle rester attachée à la région des Pays-de-la-Loire ? ») à celle posée traditionnellement (« la Loire-Atlantique doit-elle être rattachée à la région Bretagne ? »), tout en proposant par ailleurs une réponse « ne sait pas » aux sondés. Le résultat de ce sondage confirme ceux obtenus dans la plupart des autres études, à savoir que 63 % des sondés des deux régions ayant exprimé une opinion sont favorables au rattachement de la Loire-Atlantique (soit 66 % en région Bretagne, 68 % en Loire-Atlantique et 61 % dans la région Pays de la Loire). Le résultat indique cependant une importante proportion d'indécis (respectivement 29 % en région Bretagne, 19 % en Loire-Atlantique et 31 % en région Pays de la Loire), dont la prise en compte amène à nuancer le bilan apparent. Personnes « sans opinion » comprises, la proportion de sondés favorables au rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne est de 47 % en région Bretagne, de 55 % en Loire-Atlantique et de 42 % en région Pays-de-la-Loire. Les réponses à la question symétrique donnent un résultat contradictoire pour la Loire-Atlantique. En effet, personnes « sans opinion » comprises, la part des sondés favorables au maintien de l'attachement de la Loire-Atlantique dans la région Pays-de-Loire est de 37 % en Bretagne, de 60 % en Loire-Atlantique et de 63 % dans l'ensemble des Pays-de-Loire. Selon les auteurs du sondage, les résultats paradoxaux pour la Loire-Atlantique, pour laquelle les sondés expriment à la fois le choix pour le rattachement et celui pour le maintien, révèlerait que « pour la majorité des personnes interrogées, y compris en Loire-Atlantique, la question du rattachement du département à l’une ou l’autre des régions est sans doute secondaire, loin des préoccupations quotidiennes». Ces résultats pourraient plus simplement indiquer, sur un plan plus général, l'absence de fiabilité des simples sondages d'opinion, lorsqu'ils portent sur des problématiques aussi complexes que celles de l'identité perçue ou réelle. Enfin, d'après les auteurs, sur l'ensemble des deux régions, l'étude tendrait à montrer que la part des personnes favorables au rattachement augmente nettement avec l'âge, ce qui conduirait à une baisse mécanique de cette population dans la prochaine décennie. Cette dernière analyse n'a cependant aucune valeur scientifique. Les sondages sont en effet limités par principe à la photographie et à l'étude de l'opinion à un moment précis. Ils ne peuvent en aucun cas porter sur l'état de l'opinion à venir. L'étude de TMO Régions a été contestée par Yves Lainé, membre de l'Institut culturel de Bretagne. Il montre qu'en dépit du fait que l'étude prétend s'appuyer sur « l'échantillon le plus conséquent sur ce thème », celui-ci n'a rien d'exceptionnel pour la région bretonne (478 sondés) et est l'un des plus faibles réalisés en Loire-Atlantique (184 sondés auxquels s'ajoutent les 338 personnes interrogées dans le reste des Pays de la Loire). Selon Yves Lainé, la suggestion de la réponse « ne sait pas » dans le sondage contribue à diluer encore plus les résultats et « aboutit à un "Ouest" qui ne sait pas ce qu’il veut ». Il remarque que l'hypothèse retenue pour justifier une baisse de l'opinion « pro » réunification est que les sondés ne changent pas d'avis dans l'avenir. Or, selon lui, « si l’on rapproche les résultats des sondages depuis 15 ans qui montrent que cette demande ne faiblit pas alors que – mécaniquement – la part des plus jeunes se renforce, on est obligé d’en conclure que des ANTI deviennent PRO plus souvent que l’inverse ». Le niveau d'éducation et d'accès à l'information des jeunes générations pourrait jouer un rôle prépondérant en la matière.

Lainé déplore aussi la non-validation de la connaissance de l'espace concerné par le sondé. Il précise qu'en 1999, 43 % des habitants de la Loire-Atlantique ne savaient pas qu'ils faisaient partie de la région Pays-de-la-Loire et que certains pensaient même être toujours en Bretagne. Cependant dans sa critique, Yves Lainé ne fait pas référence aux résultats de la question « symétrique » que ce sondage est le seul à avoir posé. Dans un autre sondage Ifop pour Ouest-France publié le 7 mars 2009, les résultats font apparaître qu'une majorité de Bretons fait le choix d'une évolution du découpage régional (52 %), et, dans cette hypothèse de changement qui est au demeurant la seule envisagée par le rapport "Il est temps de décider" du Comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Édouard Balladur, le choix du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne est majoritaire par rapport aux 2 autres choix proposés, que ce soit en Loire-Atlantique (27 % contre 14 % pour un regroupement des régions Pays-de-la-Loire et Bretagne, et 6 % pour un regroupement de ces 2 régions administratives avec celle de Basse-Normandie) ou bien en Bretagne administrative (32 % contre 14 % et 6 %). Toutefois, une part importante des sondés a opté pour un premier choix : « Qu'on en reste à la situation actuelle », choix non-décrit à la différence des autres options (le sondeur supposant que la situation actuelle est connue) : 48 % des sondés de la Bretagne administrative et 53 % de ceux de Loire-Atlantique ont effectué ce choix, alors qu’ils auraient pu opter pour « Ne se prononce pas ». Les résultats du sondage sont donc en apparence contradictoires avec ceux de sondages récents et ils doivent être examinés avec une très grande prudence. Le sondage a été réalisé dans un contexte de début de crise économique mondiale, immédiatement après la publication le 5 mars 2009 du rapport du comité Balladur. Ce rapport a notamment proposé un allègement des structures des collectivités locales, ce qui a suscité de fortes réactions de la part des élus locaux. Les réponses, si on leur accorde un crédit, traduiraient un intérêt secondaire porté à la réforme territoriale dans un contexte teinté de fortes incertitudes, plutôt qu'un véritable rejet de cette réforme. La crise économique a pu fortement influencer les réponses des sondés en les orientant vers un choix "sûr", celui du statu quo, "Qu'on en reste à la situation actuelle". Les sondés ont pu exprimer également une exaspération vis-à-vis de la classe politique en général, accusée de se préoccuper de questions annexes par rapport à leurs préoccupations quotidiennes (sondage à mettre en parallèle avec l'impopularité croissante de certains élus). Il y a donc très probablement interférence d'éléments extérieurs aux questions posées. Un autre sondage réalisé par le CSA à la demande du CNRS est publié le 26 mars 2009. Ce sondage limité à la Région Bretagne Administrative et réalisé auprès d'un échantillon de 900 personnes donne un résultat de 51 % de personnes favorables au rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne (dont 26 % tout à fait d'accord et 25 % plutôt d'accord), 28 % s'y déclarent opposés (9 % plutôt pas d'accord, et 19 % pas du tout d'accord). L'enquête tient aussi compte des sans-opinions représentant 20 % des personnes interrogées et d’1 % des sondés ayant refusé de répondre.

Nous souhaitons par ailleurs attirer votre attention sur la nécessité de la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires adoptée par la Convention de 1992 mais jamais appliquée par la France (sont concernées la langue "bretonne" de Basse-Bretagne ET la langue "gallèse" de Haute-Bretagne).

Nous souhaitons enfin évoquer la Réforme Territoriale imaginée par le Comité de réflexion "Balladur" : Si le « Grand Paris » ne nous concerne pas, nous qui sommes Breton(ne)s d’origine et/ou de cœur et d’âme, une simple fusion Région + Départements n’est pas suffisante : en Bretagne nous avons des "Pays" (Broioù Breizh-Izel/Paeïz dë Hautt-Bertaèyn) qui doivent être reconnus pour ce qu’ils sont (une RÉALITÉ historique/culturelle).

Voilà, Messieurs les Maires des XIVème et XVème Arrondissements de Paris, ce que nous avions à vous dire, à vous, à vos Adjoints et à l’ensemble de vos Conseils Municipaux d’Arrondissements respectifs : Merci d’avoir pris le temps de lire ces quelques lignes, espérant qu’elles susciteront de votre part les réactions attendues…

 


2012.06, le 30 - Sus aux Préfectures & sous-préfectures !!!

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Le comité local de Lorient de Bretagne Réunie a initié un appel à se rassembler devant les préfectures et sous-préfectures de Bretagne le samedi 30 juin à 14h. En effet, le 30 juin 1941, le gouvernement de Vichy signait un décret qui pour la première fois séparait administrativement le pays nantais des 4 autres départements bretons. En 1972, cette première partition était entérinée par la création du conseil régional des "Pays de la Loire".

Nous nous joignons à cet appel. Dans leur projet de gouvernement, François Hollande et le Parti Socialiste français disent vouloir "répondre aux demandes citoyennes, rééquilibrer nos institutions, simplifier nos administrations, encourager la démocratie territoriale, une meilleure prise en compte de la démocratie participative.". Ils proposent "une loi sur le renforcement de la démocratie et des libertés locales". 

Nous les prenons au mot et leur demandons de répondre aux demandes des citoyens de Loire-Atlantique et de l'ensemble de la Bretagne, ainsi que des milliers d'élus et des centaines de collectivités locales, qui tant en pays nantais que dans la région administrative Bretagne réclament depuis des années un processus démocratique autour de la réunification de la Bretagne. 

Marilyse Lebranchu, aujourd'hui ministre de la décentralisation, votait au mois de décembre dernier une loi qui aurait permis à la population de Loire-Atlantique et de l'ensemble de la Bretagne de se déterminer sur la question de la réunification. Nous attendons à ce que le nouveau gouvernement tienne ses promesses démocratiques et enclenche dans le cadre de la décentralisation la réunification administrative de la Bretagne.

Lieux des rassemblements listés à l'heure actuelle :
(n'hésitez pas à nous contacter pour nous indiquer l'éventualité d'un rassemblement dans une autre sous-préfecture. Ex : Morlaix, Saint-Brieuc, ...)

56 VANNES                            22 LANNION                          29 QUIMPER                        
     LORIENT                               GUINGAMP                             BREST
     PONTIVY                               DINAN


           44 NANTES                                    35 RENNES

                       SAINT NAZAIRE                              FOUGERES
                       CHATEAUBRIANT


Pourquoi revendiquer la réunification

Réunification, revendication, Bretagne, Loire-Atlantique, Décret Pétain, Décret Pfimlin


La Réunification de la Bretagne doit dépasser les clivages politiques, preuve en est, que ses partisans se trouvent dnas toutes les tendances. Pour les personnes avec les quelles je me suis entretenus récemment, je ^n'ai pas voulu m'attarder sur la légitimité de cette revendication, cela m'évitant de me justifier sur sa source historique et culturelle et éviter que l'on me dise d'aller de l'avant au lieu de regarder encore et toujours vers le passé.

Revendiquer la réunification, ce n'est pas seulement vouloir réclamer la justice dans l'Histoire. A côté de cette réparation, je suis comme bon nombre de mes compagnons, résolument tourné vers l'avenir, notre vision intéresse avant tout la Bretagne mais nous gardons une vision globale du territoire, une réorganisation des régions limitrophes à la Bretagne est plus que nécessaire, le développement économique de notre région passe bien évidemment par une cohésion territoriale, des réalités économiques, démographiques et sociologiques des régions, sont prises en compte leur histoire et leur culture afin de diriger les citoyens vers un avenir commun.

En ces temps de crise, notre lutte peut paraître bien futile pour certains. Et pourtant ! L'aspect économique est à prendre en compte, qu'importe si une diminution du nombre de régions entraîne une baisse de sièges à pourvoir pour nos élus. Le rapport Balladur montrait le chemin à suivre, il finit dans les tiroirs. Que pensez-vous de rendre nos régions plus fortes, plus dynamiques, des régions bien identifiées à l'internationale, à l'instar de la Bavière, de la Catalogne ? Bien identifiée, les régions se révèlent plus fédéralistes, plus mobilisatrices autour d'une identité commune. Mais voilà, Paris craint semble t-il que quelque chose ne lui échappe, que renaissent des appétits indépendantistes ?

Il est tout de même incroyable que les gouvernements successifs ignorent sciemment le potentiel de synergie entre les territoires qu'induirait une réunification de la Bretagne, le retour de la vendée dans une région "Vendée-*Poitou-Charente", une région "Val-de-Loire", une réunification de l'Alsace, de la Normandie etc. ! 

Pour les partisans de grandes régions, un Grand Ouest, un Grand-Paris, bref, le territoire découpée en 5 grandes régions (identiques à celle de nos indicateurs téléphonique?), il suffit de regarderla Belgique, l'Irlande, ou même la Norvège, pour comprendre qu'une Bretagne réunissant plus de 4,3 millions 'âmes esr loin d'être une idée ridicule.

15/06/2012

APPEL AUX BRETONS EXPATRIES

 

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Il est un pays qui depuis des lustres résiste encore et toujours à l'oppression jacobine centraliste du gouvernemant français.

L'identité bretonne est toujours là et les luttes sont nombreuses pour qu'elle soit reconnue, respectée et qu'elle recouvre son droit d'existence. Malgré les différentes interventions de l'Etat, la langue bretonne résiste mais souffre, les locuteurs se font moins nombreux, les écoles Diwan peinent à exister, nombreuses sont les mairies qui les ignorent, certains élus voient en notre culture un folklore qui n 'a plus son rôle à jouer dans notre société moderne.

Le 18 juin 2011, j'ai quitté Lutèce pour Nantes où une grande manifestation étaient organisée par plusieurs associations ou partis, réclamant une réunification de la Bretagne. Grande déception ! Notre parcours nous a fait déambuler dans le sud-loire de Nantes, passant bien sûr devant le Palais des régions mais ignrant totalement le centre ville. Autrement dit, nous sommes passés quasiment inaperçus, et je en vous parlerai pas de la couverture médiatique. Ma déception était d'autant plus grande que nous étions loin d'atteindre le nombre escompté (6 à 10.000) beaucoup ne sont pas venus, j'en ignore les raisons mais leur absence a marginalisé notre présence.

Le  2012, une autre manifestation avait lieu à Quimper, mais aussi dans d'autres villes régionales, afin de réclamer cette fois, la ratification de la Chartre sur les Langues Régionales et Minoritaires. Là aussi, 5 à 8.000 personnes.

Le 2 juin 2012, Bretagne Réunie organise à nouveau une manifestation pour la réunification de la Bretagne, cette date étant choisie avant le 1er tour des Législatives. 

Le 16 mai 2012, François Hollande, nouvellement élu à la Présidence de la République, choisissait comme chef de gouvernement, Jean-Marc Ayrault, Député-Maire de Nantes. Nous connaissons tous sa position quant à nos revendications régionalistes ou fédéralistes. Pourtant ce dernier a choisi pour son gouvernement des personnes qui peuvent défendre nos positions, à commencer par Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense, ou encore Marylise Le Branchu, Ministre de la Réforme de l'Etat, Décentralisation et Fonction Publique.

Toutes ces manifestations intéressent beaucoup de bretons qui, comme moi, sont en région parisienne, mais se déroulent trop loin pour que nous y soyons à chaque fois. 

Quoiqu'il en soit, qu'il soit de droite ou de gauche, le gouvernement et le Parlement sont à Paris, c'est dans la capitale que sont prises les décisions, que sont votées les lois, et je dirais même que la couverture médiatique pourrait être tout autre.

Aussi, grande, très grande est la tentation d'organiser une manifestation dans la capitale, et cette envie n'est pas si irréaliste que ça dans la mesure où la communauté bretonne expatriée sur Paris et sa région est importante: plus de 900.000. 

Alors, je vais faire court et direct: ceci est un appel aux bonnes volonté de la région parisienne et tous ceux qui pourraient se rendre sur Paris au moment fatidique. En attendant, je vous annonce d'ores et déjà la naissance du collectif:

"BREIZH ADUNANET / BERTAEYN AGEREAEY / BRETAGNE REUNIFIEE"

La date n'est pas arrêtée, plusieurs dates sont retenues, le calendrier de nos interventions sera calqué au possible sur des dates symboliques.


Mais j'ai besoin de vous pour rendre ce projet possible, toutes les bonnes volontés seront accueillies à bras ouvert le jour dit mais aussi pour organiser ce rendez-vous. Pour se faire, vous pouvez me contacter via:

e-mail: jimafuron44@gmail.com

sms: 06 24 65 65 56

Trugarez

 

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28/05/2012

2012, 2 juin: Tous à Nantes

 

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Goulard et Bretagne Réunie décentralisation [2/12/11] Pôles métropolitains, opportunité ou menace pour la réunification de la Bretagne ? [6/10/10] Financement des compétences transférées : la Loire-Atlantique a déposé deux recours contre l'État Appel Bretagne Réunie appelle les Bretons à se mobiliser pour la réunification samedi 2 juin à Nantes Source : Bretagne Réunie Porte parole:Yannick COCHER Publié le 24/05/12 18:47

NANTES/NAONED—A Nantes se tiendra le samedi 2 juin, un des 3 grands meetings organisés par le PS pour les élections législatives (avec Lille et Paris). L'acte 3 de la décentralisation est programmé par le président Hollande et le gouvernement Ayrault, pour le début de cette nouvelle législature 2012-2017 comme faisant partie des solutions pour réformer la France.

– Pour montrer aux plus hauts responsables de l’État, la détermination des Bretons à faire aboutir la réunification de la Bretagne,

– Pour montrer une fois de plus le décalage grandissant entre les légitimes revendications de la société civile bretonne et les blocages institutionnels organisés depuis 40 ans par les élus,

– Pour démontrer qu'une vraie décentralisation passe par des vraies régions et non par des découpages technocratiques rejetés par les populations, 

Source : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=26083
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2014: 500ème anniversaire de la mort d'Anne de Bretagne

pétition,anne de bretagne,timbre,philatélie

A l'attention de Mme Christèle Fontaine, Directrice de Phil@poste (Service Philalélique de la Poste)
A l'attention de Mme Christèle Fontaine, Directrice de Phil@poste (Service Philatélique de la Poste)

Chère Madame,

A l'occasion du 500 ème anniversaire de la mort en 2014 d'Anne de Bretagne (1477 - 1514) nous souhaiterions voir honorée par l'émission d'un timbre, la duchesse Anne de Bretagne qui fut deux fois Reine de France (1er mariage avec Charles VIII, le second avec Louis XII) et qui n'a à notre connaissance fait l'objet que d'une seule émission philatélique en 1972 par le petit émirat d'AJMAN (un des sept émirats faisant partie aujourd'hui des Emirats Arabes Unis).

Par l'émission de ce timbre tous les bretons attachés à la figure de leur dernière duchesse Anne de Bretagne verraient d'autre part réparée une injustice dans la mes
 
ure où le dernier timbre de France consacré à un personnage célèbre breton avait été en 2005 le personnage très controversé de Bécassine !

En espérant voir retenu par vos services ce projet d'émission en 2014 d'un timbre sur Anne de Bretagne veuillez agréer madame la Directrice l'assurance de nos sentiments les plus cordiaux.
 
 
 

02/02/2012

"Pas de décentralisation spécifique à la Bretagne"

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hermines début de texte.gifFrançois Hollande, candidat PS aux Présidentielles 2012 et en tête dans les sondages, était à Brest lundi 30 janvier.

Au sujet de la régionalisation, il a déclaré:

"il n'y aurait pas de décentralisation spécifique à la Bretagne car nous sommes une République Une et Indivisible".

" Il y aura une nouvelle étape de la décentralisation si les Français nous en donnent le mandat, c'est-à-dire à la fois avec une élection présidentielle victorieuse et des élections législatives qui nous donnerait une majorité. Dans cette étape de la décentralisation, des compétences et des pouvoirs nouveaux seront donnés aux collectivités locales. Et une réforme de la fiscalité locale sera engagée, dans le cadre de la grande réforme fiscale, dès l'été. Et vous savez que l'espérimentation existe déjà. Les conseils régionaux peuvent même avoir un pouvoir réglementaire concédé - certes, pas dans tous les domaines, mais que nous pourrons, d'ailleurs, élargir. Mais nous ne ferons pas, je vous le dis, une décentralisation spécifique à la Bretagne. Parce que nous sommes dans un Etat où la République est une et indivisible."

Au sujet de l'éventualité d'une Bretagne administrative sans département, constituant ainsi une seule collectivité territoriale comme en Alsace:

" Je ne me permettrai pas de parler au nom de la Bretagne. Pour l'instant, je suis candidat à la présidence de la République."

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Pas d'illusion ! D'aucun connait la position de F.Hollande sur la réunification. Bien qu'entouré de Jean-Yves Le Drian , il appartient à l'appareil PS, lequel est aussi celui de Jean-Marc Ayrault, fervent opposant de la réunification.

Alors nous savons à quoi nous tenir. Penser que la position du PS et donc celle de F.Hollande pourra évoluer dans le sens d'une réunification de la Bretagne relève de l'utopie.

Devons-nous nous satisfaire de cette promesse de décentralisation ?

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Par contre, si "notre République est une et indivisible" , je voudrais que l'on me précise pourquoi une "décentralisation spécifique à la Bretagne"  est impossible ?

D'ailleurs, qui en Bretagne demande une quelconque décentralisation pour la Bretagne à laquelle aucune autre région française pourrait prétendre ? Ne me dîtes pas que F.Hollande puisse penser que nos revendications concernant la réunification de la Bretagne, la pratique de la langue (breton ou gallo) etc. sont des droits que nous souhaitons pour nous, et non pas pour les autres.

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Certes, la Bretagne a cette particularité historique que n'ont pas d'autres régions françaises, à savoir d'avoir un de ses départements exclu de sa région historique,  la Loire-Atlantique intégrant la région Pays-de-Loire, crée de toute pièce. Cependant, l'amendement de Messieurs De Rugy et Le Fur voté en décembre 2011 puis le texte adopté en janvier, ne furent-ils pas adoptés à l'Assemblée nationale ? Ces textes n'ont-ils pas été appuyés par les députés Alsaciens pour ne citer qu'eux ?

J'en reviens à notre République une et indivisible, quelques exemples contradictoires:

- Les deux départements Alsaciens viennent de voter la fusion des Conseils généraux des deux régions   

- Les DOM-TOM, la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie, n'ont-ils pas une spécificité régionale ?

- La Corse bénéficie déjà d'une décentralisation spécifique. Pour que cessent les attentats des nationalistes Corses ? Elle est pouratnt, partie intégrante de notre République !

- Si notre la France est indivisible, les français ont-ils tous les mêmes droits ? Bien évidemment non ! Les exceptions sont nombreuses. Les Alsaciens ont 2 jours fériés de plus que tous les autres français. Certains français sont aux 32 heures (exemple des fonctionnaires du Sénat), d'autres (et parfois ce sont les mêmes) ont des régimes de retraites très avantageux etc.

Alors dans cette "une et indivisible", je souhaiterais qu'il n'y ait pas de confusion entre "unité" et "uniformité".

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 Sans doute me trouverez-vous naïf de croire, à l'aube de cette échéance présidentielle, laquelle coïncide avec une crise économique grave en Europe où beaucoup de facteurs démontrent qu'une réforme territoriale est indispensable, qu'un candidat éclairé ne se prononce pas clairement en faveur d'une refonte territoriale, en faveur de régions plus cohérentes auxquelles les concitoyens pourraient plus aisément s'identifier et y puiser ses forces. Sauf erreur de ma part, rares sont les candidats qui l'ont compris, Eva Joly semble être la seule..... et vu qu'elle n'apparaît pas dangereuse vu sa position dans les sondages...

Faut-il alors "négliger" les électeurs réunificateurs pour autant ? Le risque n'est-il pas grand devant la multitude de candidats qui se présentent cette année ?


Quoiqu'il en soit, vous l'avez bien compris, il n'y a rien à attendre du candidat qui remportera les présidentielles si dans le même temps, nous cessons toute mobilisation.

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NE LACHONS RIEN ! Sachons nous unir autour de notre projet de réunification en oubliant les clivages politiques traditionnels froite-gauche. Il ne devrait pas y avoir de côté en politique, juste un devant, car c'est devant que tous souhaitons aller, en nous appuyant sur nos ressourses, sur ce que l'on est !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

11/10/2011

La Banque de Bretagne vient de perdre son âme !

 

La Banque de Bretagne devient BNP en Loire-Atlantique

La propagande des Pays -de-Loire se poursuit !

En effet, l'appellation "Banque de Bretagne" vient d'être supprimée des banques sur le sol de la Loire-Atlantique.

Les habitants de ce département sont encore des bretons.

bnp paribas,banque de bretagne,breizh=44,réunific ation

 

bnp paribas,banque de bretagne,breizh=44,réunific ation

D'autre part, doit-on imaginer que le fond de dotatons "BNP PARIBAS - BANQUE DE BRETAGNE" ne concernera que la région administrative Bretagne ?

 

A ceux qui rétorqueraient que c'est "entrer dans l'ordre des choses" puisque la Loire-Atlantique est intégrée dans la région Pays-de-Loire, je leur répondrai ceci:

- Dans ce cas, il ne doit y avoir aucune agence Banque de Bretagne autre part qu'en région Bretagne !

- Que dire de la BNP "Banque Nationale de Paris" ? Est'elle implantée uniquement sur Paris ?

 

Déjà incompréhensible puisse être cette organisation administrative de la région Bretagne amputée de la Loire-Atlantique, décision politique que seules les arcanes sont capables de m'en expliquer les raisons et son utilité, il faut rappeler qu'aujourd'hui:

La Justice couvre les 5 départements bretons, idem pour les Notaires, la Culture (Charte Culturelle de 1977 signée par Valéry Giscard d'Estaing),  !

L'Histoire, l'Economie couvrent les 5 départements !

 

Quoiqu'en décident les politiciens, la situation est ainsi, la réalité est telle que des liens étroits existent et perdurent entre les habitants de la Loire-Atlantique et les départements de la région Bretagne.

Quoique vous fassiez, quoique vous décidiez, quel que soient les études de vos experts en marketing, quels que soient les créations nouvelles ayant pour but de créer et tisser des liens entre les habitants de la région Pays-de-Loire, tout ne sera que perte de temps, une perte d'argent, lequel argent est notre argent, autrement dit cela nous regarde non?

 


 



 

 

 

 

 




 

08/09/2011

Une Exposition revisitant honteusement l'histoire

 

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Le Château des Ducs de Bretagne accueille jusqu'au 6 novembre une exposition intitulée « Nantais venus d'ailleurs » et dont le sous titre est « histoire des étrangers à Nantes au XXe siècle ». L'exposition entend se consacrer à « un siècle d'immigration à Nantes ».

Cette exposition qui part certainement d'un bon sentiment contient au moins deux contre vérités historiques certaines. Pour commencer, la qualification d'un breton, Louis Kervarec, né en 1898 à Quimperlé, comme « étranger ». Il est dit de lui qu'il a « changé de région » en s'installant à Nantes en 1921. Autre incongruité, cet écriteau: « La région des Pays de la Loire accueillait au début du siècle » [XXème]. Doit on rappeler au lecteur que la région en question n'existait pas avant les lois de décentralisation des années 1980 ?

nantes,exposition,château des ducs de bretagne,44=breizh,histoire de bretagneRien que ces deux phrases vous valent un zéro pointé pour anachronisme historique dans n'importe quelle copie d'histoire ! A moins que ces « erreurs » ne soient volontaires ?

Réponse possible: cette propension à revisiter l'Histoire est de plus en plus courante. Il est triste de constater que la ville de Nantes se comporte de plus en plus comme une sorte de cité-Etat déconnectée de son territoire, la Bretagne

La seule réaction est de dénoncer ces amalgames douteux et de demander que l'on retire de cette exposition le panneau de Louis Kervarec qui n'a rien à faire là et qui aurait sans doute été surpris lui-même de se retrouver étranger dans sa propre région.

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Exclure Nantes de la Bretagne au XXème siècle, c'est manipuler l'histoire, Quand NANTES tente d'effacer son identité bretonne, le seul fait de rappeler la vérité est un acte de résistance. On déplorera la disparition des magnifiques collections bretonnes exposées au château de Nantes dans le but de faire disparaitre toute trace du légitime héritage breton de la Ville. La région des Pays de la Loire est de création récente et tente de faire oublier qu'elle se substitue à d'autres régions (Poitou Charentes pour la Vendée, Bretagne pour la Loire Atlantique). " Il y avait la vérité, il y avait le mensonge, et si l'on s'accrochait à la vérité, même contre le monde entier, on n'était pas fou."
Georges ORWELL.

Comment peut-on laisser dire qu'un breton est étranger à Nantes ? Nantes est en Bretagne non ? Comment peut-on laisser écrire sur les murs même du château des ducs de Bretagne que les Bretons sont à Nantes des étrangers ? Le sont ils à Rennes ?

07/07/2011

1499 - 1532 - 1789 - 1941 - 1972: 5 datent qui scèlent notre histoire

bretag11.gifPetit rappel historique: 

845, le 22 novembre: bataille de Ballon, NOMINOE libère la Bretagne des Francs.

 

Jusqu'au 25 juin 845, LOUIS LE DEBONNAIRE avait conquis la Bretagne et avait réussi à lui imposer le tribut, malgré des révoltes récurrentes.

Dès sa mort, NOMINOE soulève une armée et par sa victoire à la bataille de Ballon, le 22 novembre 845, il libère la Bretagne.

Notez que les historiens français taisent cet épisode, alors que des chroniqueurs germaniques la connaissent très bien: le moine REGINON, mais aussi SIGOBERT, PAULMIER, AVENTIN...

De cette victoire et des suivantes, il va s'en suivre trois traités:

851: Traité d'Angers

863: Traité d'Entrammes

866: Traité de Compiègne

Dans ces traités, CHARLES LE CHAUVE reconnaîtra l'indépendance de la Bretagne, dans ses frontières devenues ensuite "historiques", le Comté de Nantes en fait partie.

 

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ALAIN BARBETORTE (910 - 952)

938: libération de Nantes

 

Au milieu des invasions normandes, les rois de Bretagne étaient appelés Ducs, car ils avaient pris le titre latin de "Dux Britannorum". Or en latin, "dux" avait un sens précis, celui de "général en chef", et n'avait donc rien à voir avec une hiérarchie de noblesse qui n'existait pas à Rome.

Ce titre de "Dux" avait été choisi par les princes bretons parce qu'il correspondait à leur fonction essentielle à cette époque troublée, o^l'administration civile était encore purement locale et où le rôle du prince était d'être le défenseur contre tous les dangers extérieurs.

Ce titre fut conservé au cours du Moyen-âge parce qu'il correspondait au rôle principal que lui assignait la Constitution coutumière bretonne, qui s'était précisée au cours des siècles, dans laquelle l'administration comportait une Assemblée Souveraine.

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HUGUES CAPET (940env. - 22.10.996)

 

960-987: Ducs des Francs

 987-996: Roi des Francs

 

 Lorsqu'il est élu, les princes bretons ne participent pas à son élection.

 

Les prétentions des rois de France à considérer la Bretagne comme un fief de la couronne, n'ont eu aucune base juridique. 

Seul l'Empereur romain germanique aurait pu élever des prétentions, en tant que successeur de l'Empire romain, lequel avait effectivement régné en Armorique, encore que ce ne fut par la conquête militaire et par la force. Il y avait renoncé.

Les rois Francs, en révolte contre l'empereur, n'avaient aucun titre à prétendre dominer un pays qui leur était totalement étranger et qu'ils n'avaient par ailleurs, jamais conquis.

Jusqu'à la fin de la guerre de cent ans, il n'y avait même pas de frontière commune: les Ducs de Normandie et les Comtes d'Anjou, qui étaient nos voisins immédiats, montèrent successivement sur le trône d'Angleterre.

Quant à Pierre MAUCLERC, que les français essaient d'invoquer, il n'a jamais été que Prince Consort: la couronne de Bretagne appartenait à sa femme ALIX (les femmes ont toujours régné en Bretagne). Il ne pouvait en rien modifier le statut juridique de la Bretagne.

Aussi, lorsque sa femme décéda, les seigneurs bretons, excédés par ses exactions, lui signifièrent qu'il n'avait aucun titre à être là, il se résigna à retourner en France.

 

Jusqu'au XVIème siècle, les Ducs de Bretagne furent couronnés à la cathédrale de Rennes, avec le cérémonial des Rois. Le dernier ainsi couronné, fut le Duc FRANCOIS III, fils du roi de France FRANCOIS 1er et de CLAUDE DE FRANCE, elle-même fille d'ANNE DE BRETAGNE;

 

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ANNE DE BRETAGNE (25.01.1477, Nantes - 09.01.1514, Blois)

Fille de FRANCOIS II, Duc souverain de Bretagne, et de MARGUERITE DE FOIX, princesse de Navarre.

1488 - 1491: Duchesse de Bretagne

1490-1491: Archiduchesse d'Autriche et Reine des Romains

1491-1498: Reine de France et Reine de Sicile et de Jérusalem

1499-1514: Reine de France et Duchesse de Milan

1498-1514: Duchesse de Bretagne

 

1488: Défaite de FRANCOIS II, à Saint-Aubin-du-Cormier, face à CHARLES VIII, François II est contraint d'accepter le Traité du Verger, dont une clause stipule que les filles de François II ne pourront se marier sans l'assentiment du roi de France.

1490, 19 décembre: Anne de Bretagne épouse par procuration le futur MAXIMILIEN 1er (devenu par lasuite Empereur romain germanique), qui était alors titré roi des Romains.

Bien que devenant reine, conformément  à la politique de son père, ce mariage est une grave provocation à l'égard du camp français. Il viole le traité du Verger, en réintroduisant un ennemi du roi de France en Bretagne.

1491, printemps: Défaite des bretons à La Trémoille, malgré le renfort de troupes d'Anglais et Castillans. CHARLES VIII vient faire le siège de la ville de Rennes où se trouve ANNE DE BRETAGNE, afin qu'elle renonce à ce mariage avec l'ennemi du royaume de France. Elle se rend, mais refuse toutes les propositions de mariages avec des princes français.

Des fiançailles avec CHARLES VIII seront célébrées à la chapelle des Jacobins de Rennes. Escortée de son armée, et donc libre (ce qui était important pour la légitimité du mariage et du rattachement de la Bretagne). Les noces auront lieu à Langeais.

1491, 6 décembre: ANNE DE BRETAGNE épouse officiellement CHARLES VIII, mais conclu dans l'urgence, il sera validé après coup apr le pape INNOCENT VIII le 15 février 1492, adressant àla cour de France, l'acte d'annulation antidaté du mariage par procuration d'Anne de Bretagne avec Maximilien 1er.

 

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Les époux s'échangent par le contrat de mariage leurs droits sur la Bretagne, il est conclu pour assurer la paix entre le duché de Bretagne et le royaume de France. Il fait de CHARLES VIII, son procureur perpétuel.

Il comprend une clause de donation mutuelle au dernier vivant. En cas d'absence d'héritier mâle, il est convenu qu'elle ne pourra épouser que le sucesseur de Charles VIII.

1492, 8 février: ANNE DE BRETAGNE est sacrée Reine de France à Saint-Denis. Son époux lui interdit de porter le titre de duchesse de Bretagne.

Elle passe beaucoup de temps en grossesses, avec un enfant tous les quatorze mois en moyenne, tous décèderont en bas-âge:

- Charles-Orland de France (1492-1495), mort de la rougeole

- Charles de France (1496)

- Anne (1498)

 

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1498: mort de CHARLES VIII, ANNE DE BRETAGNE reprend la tête de l'administration du duché de Bretagne. Elle nomme lieutenant général de Bretagne son héritier, JEAN DE CHALON;

Trois jours après la mort de CHARLES VIII, le principe du mariage avec LOUIS XII est acquis, à la condition que Louis obtienne l'annulation de son mariage avec JEANNE DE FRANCE, lequel n'a qu'un an.

1499: le contrat de son 3ème mariage est conclu dans des conditions différentes du précédent: à l'enfant vaincue a cuccédé une jeune reine douairère et duchesse souveraine incontestée, en face de qui, l'époux est un ancien allié, ami et prétendant. LOUIS XII lui reconnaît l'intégralité des droits sur la Bretagne comme seule héritière du duché et le titre de duchesse de Bretagne; En revanche, le pouvoir régalien en Bretagne est exercé par LOUIS XII, lequel prend alors le titre de Duc Consort, quoique les décisions soient prises au nom de la duchesse.

Le traité de mariage fut fait en forme de Traité internationnal, il spécifiait que la couronne de Bretagne ne pourrait jamias revenir au roi de France, mais qu'elle reviendrait au second fils ou à une fille. Le même ordre de succession est valable pour la génération suivante au cas où il n'y aurait eu qu'un fils. A défaut de tiers directs, la couronne de Bretagne reviendrait aux héritiers d'Anne, qui étaient la famille princière de Rohan, branche cadette de la famille duccale.

 

De ce mariage, naitront huit enfants, dont:

- Claude de France (1499-1524): duchesse de Bretagne, puis reine de France (1515-1524) par son mariage avec son lointain cousin FRANCOIS 1er en 1514.

Ils eurent cinq enfants: l'ainé reçu le titre de Dauphin et la succession au trône de France. La couronne de Bretagne revenant au second fils ou, à défaut, à une fille.

- Renée de France (1510-1575): dame de Montargis, duchesse de Chartres, mariée en 1528 avec HERCULE II d'ESTE, duc de Ferrare, de Modène et de Reggio.

 

 

L'annexion de la Bretagne étant impossible juridiquement, le roi chercha à l'obtenir par tous les moyens.

1532, le 4 août:

La Bretagne n'était pas une monarchie absolue comme le royaume de France. Sa Constitution est coutumière, non écrite donc, mais fidèlement suivie, elle était celle d'une monarchie parlementaire, ressemblant beaucoup au système anglais issu de la Grande Charte de 1215.

Elle avait une Assemblée souveraine dans laquelle se trouvaient représenté les trois ordres de la société du Moyen-âge: Clergé, Noblesse et la Bourgeoisie des villes. Les paysans étaient considérés représentés par leur seigneur.

L'Assemblée souveraine se réunissait annuellement, et délibérait sur les principales questions que le Duc lui soumettait et avait pouvoir de décider de l'impôt.

En août 1532, le roi de France sollicita que les Etats veuillent bien demander l'union, sa "grande dignité" lui interdisait de paraître le solliciteur. Le roi avait acheté quelques conciences, et fait avancer des troupes jusqu'aux portes de Vannes pour bien signifier qu'en cas de refus, ce serait la conquête militaire.

Aucun secours extérieur n'était alors possible pour la Bretagne, l'Angleterre, alliée habituelle, venant de perdre la guerre de Cent ans, sortait d'une guerre de succession de trente ans, n'était plus en état d'intervenir sur le continent. Et l'armée bretonne était démantelée par 34 ans de "mariage" avec la France.

Les Etats de Bretagne cédèrent pour éviter une guerre et sauver ce qui pouvait l'être en posant des conditions précises:

- Que le roi de France respecte la Constitution bretonne, en particulier, qu'aucun impôt ne serait levé sans le consentement de l'Assemblée Bretonne. Ces conditions étaient "Sine qua non".

Sachant que la résistance bretonne rendrait la conquête difficile, coûteuse et incertaine, le roi accepta toutes les conditions, cet accord fut constaté sur tout un ensemble de documents:

- La Requête des Etats au Roi, posant les conditioons (4 août 1532),

- L'Edit de Nantes (août 1532) précisant la requête des Etats et l'acceptation du Roi. Il y promet un Edit détaillant les conditions. Ce manuscrit est encore au trésor des Chartes à Paris.

- L'Edit du Plessé-Macé (sept. 1532), près d'Angers, publient le détail de ces conditions. Il est prétendument perdu aux archives des Rois de France à Paris. L'exemplaire que possédaient les Etas de Bretagne brûla dans l'incendie de la chapelle des Ducs de Bretagne à Nantes où étaient déposées les archives.

 

Le Traité de 1499, fut signé entre la Duchesse Anne de Bretagne et Louis XII Roi de France, tous deux traitaient donc de chef d'état à chef d'état, d'égale à égal, et sans aucune menace, libres de toute contrainte. Il est bilatéral.

 

Celui de 1532, signé par François 1er était sensé le remplacer, mais fut imposé sous peine de guerre. Il est unilatéral.

 

En conséquence, "tout contrat, traité, acte qui n'a jamais été légalement remplacé, est toujours valable". Le Traité de 1499 est donc toujours viable et devrait être appliqué.

 

 

 

 

Le texte est cependant parfaitement connu puisqu'il a été reproduit par plusieurs historiens de l'Ancien régime et par les controverses entre les ministres du Roi de France et le Parlement de Bretagne, au cours de 257 années d'application.

 

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Mais les Rois de France firent bien des entorses à ce Traité:

- LOUIS XIV notamment pour les impôts, ce qui provoqua la révolte des Bonnets Rouges.

 

1790 : L'ASSEMBLEE CONSTITUANTE REVOLUTIONNAIRE ne se gêna pas de violer le Traité en prétendant confondre avec les privilèges de noblesse, les privilèges des provinces, qui étaient des engagements contractuels de Droit public internationnal (Provence et le Traité d'Annexion, Aquitaine et Normandie avec les Traités mettant fin à la guerre de Cent ans etc...).

Les députés bretons, qui étaient tenus par des instructions précises des "Cahiers de Doléances" de leurs paroisses, protestèrent qu'ils n'avaient pas la qualité d'accepter toute modification au Traité. La Constituante ne présenta jamais la demande de modification aux Etats de Bretagne, mais les empêcha par la force de se réunir, poursuivit les magistrats du Parlement de Bretagne qui refusaient d'enregistrer leurs oukases pris en violation complète du Traité.

L'Assemblée Constituante n'avait aucun droit de rejeter unilatéralement les conditions qui avaient été posées "sine qua non" à l'Union par l'Assemblée souveraine bretonne, et ce d'autant moins que la Bretagne n'avait jamais été incorporée dans l'Etat français. La Bretagne restait toujours classées "Province réputée étrangère", et n'avait avec les autres provinces françaises d'autres lien que la Communauté de Souverain. Ce dernier lien fut tranché en 1792 par la déposition de LOUIS XVI, ne laissant plus aucun lien juridique.

Les révolutionnaires décidèrent de dissoudre les Etats, n'ignorant pas qu'ils s'y opposeraient.

 

 

La RESTAURATION refusa de recommencer à observer le Traité, ainsi que tous les gouvernements français qui suivirent, la situation juridique est depuis inchangée.

 

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          Par le Traité de 1532, la Bretagne se trouve, par rapport à l'Etat français, être dans la situation d'un "Etat fédéré".

" Aucun contrat, qu'il soit de droit privé ou de droit ,public international, ne peut être modifié par la volonté d'une seule des parties." Autrement dit, la transformation d'un régime Fédéral en Etat centralisé ne peut être imposée unilatéralement par l'Etat centralisateur.

La partie ayant violé un contrat ne peut absolument plus s'en prévaloir, l'Union fut donc rompue du simple fait exclusif de l'Etat français. Le sentiment du peuple breton fut résumé par M. de BOTHOREL:

"D'alliés, nous devenons sujets"

Ce qui suivit:

- Occupation de la Bretagne par les forces armées révolutionnaires, baisse de la population bretonne de plus de 400.000 âmes,

- Chouannerie  et répressions sanguinaires,

- Plus de 240.000 morts pour la guerre 1914-1918, etc....

 

Le Traité de 1532 ne permet pas d'obliger les Bretons à servir hors de leurs frontières, ils n'étaient tenus qu'à la garde de leurs côtes. Or, depuis la fin du XVIIIème siècle, toutes les guerres françaises se sont déroulées à l'est, sur le continent, et en dehors pour les les contingent embarqués dans les guerres coloniales.

- 1790: création des départements, la Bretagne est grignotée de parties importantes de son territoire, parties couvertes pourtant par le Traité de 1532.

- 1941, le 30 juin & 1972 pour la loi sur la régionalisation: Amputation de la Bretagne du département de la Loire-Inférieure, lequel est rebaptisé Loire-Atlantique. Le Pays Nantais (Loire-Atlantique) rejoint l'artificielle et fantaisiste région, Les Pays-de-Loire, avec laquelle elle 'a aucun lien historique.

 

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          Depuis la Révolution, tout le système fiscal français a été refait, il n'a pas été voté par nos Etats, et se trouve juridiquement inapplicable pour la Bretagne. Le Ministère des Finances le sait. Le droit français nous est appliqué indûment, nos masses populaires ont perdu à la substitution d'un droit réactionnaire à notre droit traditionnel, qui était social.

De même pour le système douanier: la Bretagne était sous l'ancien régime, une zone franche, comme le sont les Îles Anglo-Normandes, où les salaires sont au même niveau, et la vie trois fois moins chère. La politique protectionniste française, établie en fonction d'intérêts continentaux a ruiné la Bretagne.

 

          De tout temps, les Bretons dénoncent l'illégalité française sur la Bretagne, et cela perdure......

 

         

 

 SOURCES: Marie KERHUEL, Docteur en Droit

ERRATUM: la date de la bataille de Ballon n'est pas le 25 juin mais le 22 novembre 845. Merci à Fabrice Beaudoin-Quéré de m'avoir signalé cette erreur. Preuve que, même dans un livre traitant d'histoire, il peut se glisser des erreurs.

 

 

 

 

 

 

 

29/06/2011

30 juin 2011, 70 ans de partition: HALTE AUX A-PRIORI !

 

 

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Le décret du régime de Vichy du 30 juin 1941 amputa la Bretagne du département de la Loire-Atlantique. Comme si à cette période, il n’y avait pas mieux à faire d’ailleurs. Ce décret se fit sans consultation aucune de ses habitants.

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Le nouveau découpage territoriale, allant de La Baule à l'Île-de-France, dressé en 1941 par le gouvernement de l'Amiral Darlan, dont le Chef de Cabinet se nommait Louis Guichard, le père d'Olivier Guichard qui deviendra Président de la région PDL, ne pouvait avoir d'autre but que celui de casser une identité bretonne dérangeante pour la République.

 

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 Lorsqu’ils sont consultés et qu’ils s’expriment, dans des sondages comme dans la rue, c’est tout un peuple meurtri par cette partition de la Bretagne qui montre que malgré toutes les tentatives politico-économiques de débretonisation, il perdure une conscience collective, l’âme celte d’une nation désireuse de vivre dans une région Bretagne dont se confondent les frontières historiques et administratives.

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PAYS DE DOL.jpgLe  22 juin 2001, le Conseil Régional de Loire-Atlantique a voté en faveur d’une réunification, scellant ainsi le début d’un processus qui s’inscrit dans une dynamique d’évolution évidente, tournée vers une ouverture sur le monde, contrairement aux détracteurs qui y voient là, un repli sur le passé.

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PAYS DE ST MALO.jpgL’illisibilité d’une région pour ses propres résidents et la non-identification pour l’étranger, sont des réalités que se refusent de voir et de comprendre certains acteurs, figés en raison d’intérêts politiques ou d’aisance de poste, se complaisant à ne vouloir rien changer puisque la « machine régionale» tourne, et se fichant de savoir si une autre organisation, telle que le souhaitait le rapport Balladur du 5 mars 2009 sur la réforme des collectivités territoriales, fonctionnerait mieux, serait plus économique, plus compétitive.

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De nombreuses études montrent qu’une refonte des régions, diminuant leur nombre tout en augmentant leur taille, augmenterait leur pouvoir économique. Bien évidemment, tout citoyen comprendra alors que le nombre de Conseils Généraux diminuerait, et donc que certains préfèrent opter pour un statut-quo par crainte de perdre leurs fauteuils.

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TREGOR.jpgAux détracteurs comme aux plus septiques, l’évidence d’une réunification n’est pas le fruit de quelques illuminés nationalistes. Elle ne repose pas seulement sur des faits historiques, ou sur une identité culturelle bien ancrée, elle s’appuie également sur des données chiffrées, qui toutes montrent que cette réunification serait bénéfique aussi bien à l’actuelle région Bretagne administrative mais aussi à la Loire-Atlantique.

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24036355.gifNantes était, est et restera la cité des Ducs de Bretagne, elle fut capitale de la Bretagne comme le furent Vannes ou Rennes. Nombreux sont les échanges économiques, les coopérations entre la ville de Nantes avec les autres villes de la Bretagne administrative, mais ils pourraient être facilités, confortés, si ce « mur régional » tombait.

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celte10.gifUne nouvelle Bretagne, celle d’avant  juin 1941, serait ainsi plus viable, plus forte et plus cohérente, elle aurait ainsi une dimension européenne, avec des atouts économiques importants, un réel potentiel.

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Refuser cette évidence, serait hypothéquer l’avenir d’une région, pour ne pas dire celui de toutes les autres régions si aucun redécoupage régional n’est opéré, ce serait du coup handicaper les chances de la France sur la scène européenne comme mondiale.

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nantes,loire-atlantique,bretagne,bretagne réunie,pétain,régime de vichy,1941C'est la raison pour laquelle, tous les bretons de sang comme de coeur, sont invités à se rendre devant toutes les Préfectures et sous-préfectures de la Bretagne, le 30 juin 2011 à 18h.

 

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nantes,loire-atlantique,bretagne,bretagne réunie,pétain,régime de vichy,1941Il en va de notre identité culturelle, de notre liberté!

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24/06/2011

18 JUIN 2011/ BRETAGNE EN RESISTANCE


http://www.youtube.com/watch?v=Rhv9tGfCmAM&feature=player_profilepage

14/06/2011

44=BREIZH, pour la Réunification de la Bretagne

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Le 18 juin, la « Bretagne en résistance » exprimera à Nantes sa détermination pour interpeller les pouvoirs publics et les médias et réclamer la possibilité de choisir librement leur cadre institutionnel après près de 40 ans de partition administrative de la Bretagne. Pour la première fois une grande manifestation se dirigera vers le palais de la région des Pays de la Loire, en passant devant le palais de Justice pour réclamer « Justice pour la Bretagne » et dénoncer le harcèlement judiciaire à l’encontre des militantes et militants de la Réunification; devant les locaux de Ouest-France et France Bleue pour exiger la « suppression des frontière administratives dans l’information en Bretagne »; et devant les locaux de France 3 PdL pour réclamer « du breton dans ma télé ».

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Ce sera aussi le jour pour nous, organisateurs, de proposer et défendre la plateforme « Bretagne en résistances », propositions pour construire l’unité administrative de la Bretagne. Cette plateforme élaborée dans la concertation et avec le soutien de nombreux acteurs de la Réunification, se veut être le support d’une action la plus collective possible vers l’unité de la Bretagne. Dirigée vers différents interlocuteurs elle propose des initiatives s’ajoutant à celles de plus d’une centaine de mairies (voeux pour l’unité, présence du Gwenn ha du, ..) ou voulant prolonger les actions déjà entamées au sein du Conseil Régional de Bretagne ou du Conseil Général de Loire-Atlantique.

 

Nous la proposerons comme un outil permanent et évolutif pour construire l’unité de la Bretagne.

 

 

 

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bigouden.gifLes organisateurs de la manifestation :

- 44=BREIZH, BRETAGNE RÉUNIE, AGENCE CULTURELLE BRETONNE DE LOIRE-ATLANTIQUE, KEVRE BREIZH

 

 

 

6-picture9.gifIls appellent à la manifestation :

- A gauche toute – Saint-Herblain

- AFB / EKB : Alliance Fédéraliste bretonne / Emglev Kevredel Breizh

- Alternatifs 44 : Solidarité, Ecologie, Féminisme, Autogestion

- Ar Falz : Breizh, Laïkelezh, Sevenadur

- Bertaeyn Galleizz : Le gallo, la langue romane de Bretagne

- Bodadeg ar Sonerion : Assemblée des sonneurs

- Breizhistance : Indépendance et Socialisme

- Bretagne plus : culture et débats

- Bretons de Saïgon

- Bretons du Monde

- Collectif breton pour la Démocratie et les Droits de l’Homme

- Comité breton de solidarité avec le peuple basque

- Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire

- Dihunerien : Production et Diffusion de Spectacles

- Diwan : Réseau d’écoles associatives, gratuites et laïques en langue bretonne

- Enorzh : Association Culturelle de Nort-sur-Erdre

- FALSAB : Confédération des Jeux et des Sports traditionnels de Bretagne

- Gouelioù Breizh : Fêtes traditionnelles de Bretagne

- Gwen Menez : Celtival, le Festival de Guéméné-Penfao (Loire-Atlantique)

- Hydromel : le fanzine des musiques breizzoues

- Identité bretonne : une identité à partager

- Institut Culturel de Bretagne

- L’Union Démocratique Bretonne

- Le Modem 44

- Le Nouveau Parti Anticapitaliste 35

- Le Parti Breton

- Les Jeunes Ecologistes 35

- SCALP Nantes

 

 

 

 

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"Chaud comme les "breizh" / Ouest-FRANCE du 11 juin 2011

Saint-Nazaire/Sant-Nazer (44)

          "Les politiques sont parfois bornés et on voudrait que les citoyens soient plus fins. Exemple, lors du pont de l'ascension:

on recevait en mairie l'équipe nationale de foot de Guinée et une sélection bretonne,  avant le match du lendemain.

La municipalité a bien entendu hissé le pavillon guinéen mais, fidèle à son habitude, pas celui de la Bretagne.

Le même week-end, un courageux commando de partisans du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, maculait les locaux du Conseil Régional à la gare d'inscription "BZH=44".

Moralité, zéro partout la balle au centre. Au ballond rond, on appelle ça un match nul"

 

Cet article vous est livré copié, sans aucun changement de ma part.

Bien que défendant la cause de réunification, je ne suis pas vraiment adepte de toute dégradation des biens publics, mais j'en comprends l'esprit des auteurs qui s'impatientent pour que nous soyons entendus, pour que justice nous soit rendue.

Fils de France, entrons en résistance,

 

 

 

 

06/05/2011

VIII - Hostilité à la réunification

1 - Le Rapport Balladur

hermines début de texte27 novembre 2008: le président de la République, Nicolas Sarkozy, avait pronocé un discours devant l'Assemblée des Maires de France, consacré à des réformes territoriales. Il reconnu qu'il y avait un anachronisme entre le département Loire-Atlantique et la région administrative Bretagne.

M.Sarkozy sollicita donc M. Balladur,pour que soit étudier et qu'une proposition soit faite pour une réforme, et engager une modernisation des collectivités territoriales.

 

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hermines début de texte5 mars 2009: remise du rapport de la Commission Balladur

 Ce rapport fut remis à la présidence le 5 mars 2009, mais fut révélé au public dès le 26 février.

En résumé ce rapport fait deux propositions de loi:

1 - Une modification de l'organisation territoriale de la France:

11 - Achèvement de la carte de l'intercommunalité par la création de 11 Métropoles: Bordeau, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Rouen, Strasbourg, Toulon, Toulouse et Rennes.

12 - Regroupement des régions, en réduisant le nombre de 22 (actuellement) à 15

ou alors un regroupement de départements.

Dans ces deux cas, le rapport préconise que ces regroupements doivent se faire sur la base du volontariat.

 

2 - La création de la collectivité territoriale du "Grand Paris", issue d'une fusion de la Ville de Paris et des départements de la petite couronne (Haut-de-seine, Seine St-Denis et Val de Marne).

 

Donc, le rapport Balladur préconise de modifier certaines frontières régionales. La Commission Balladur avait intégré dans son rapport une série de cartes géographiques incluant, entre autres, celle d'une Bretagne réunifiée.

 

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hermines début de texte27 février 2009: le quotidien "Le Monde", révèle que J.M. Ayrault, Maire de Nantes et un des "leader" du Parti Socialiste, était intervenu pour faire enlever la mention de réunification administrative de la Bretagne:

"Dès qu'il l'a su, Jean-Marc Ayrault a fait le siège téléphonique de Pierre Mauroy et d'André Vallini, les deux élus socialistes du comité Balladur, pour faire en sorte que cette proposition ne figure pas au rapport final".  

On pouvait lire plus loin:

"M.Balladur a préféré expurger du rapport final les exemples précis, qualifiant de bobards, les rumeurs qui circulent à leur sujet".

 

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hermines début de texte17 mars 2009: "Ouest-France" révèle que le Maire de Nantes met tout en oeuvre pour que cette réunification bretonne échoue:

"la réussite économique d'une région ne dépend pas de sa taille et que par conséquent la Bretagne réunifiée serait "étriquée".

Il sous-entend que les partisans de la réunification ont des arrières pensées d'autonomie, de séparatisme, de nationalisme.... Autant de mots qui font peur à la population bretonne, comme à la population française. Il précise même:

" si c'est une question d'identité, alors je dis attention, casse-cou !"

Casse-cou en quoi ? Pour qui ? Apparemment, il serait malsain de revendiquer sa propre identité, d'être soi-même et d'exister !

Le comble, c'est que J.M. Ayrault veut montrer qu'il est un homme moderne et qu'il n'est pas figé sur l'organisation actuelle. Il fait même les propositions suivantes:

1 - Création d'un "Grand Ouest" par la fusion des trois régions: Bretagne, Normandie et Pays de la Loire,

2 - Création d'une région constituée uniquement de la Loire-ATlantique, à l'image de la Sarre en Allemagne,

3 - Création d'une région constituée de la Ville de Nantes, à l'image de Hambourg (Allemagne).

Tous sont viables selon lui, sauf celui de la réunification de la Bretagne bien évidemment. Je vous laisse juge... mais créer une région se résumant au seiul département 44 ou à la seule ville de Nantes, n'entrent-il pas en contradiction avec ses propos précédents où il estime qu'une Bretagne à cinq départements serait "étriquée" ?

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M. Auxiette, Président de la région Pays de Loire, parle même, suite à la remise de ce rapport:

" d'annexion des temps modernes, voire d'une certaine forme de colonisation que je ne peux accepter"

hermines début de texteC'est vite oublier les sondages, et les voeux du Conseil Général de Loire-Atlantique (22 juin 2001) et ceux du Conseil Général de Bretagne (2 juillet 2001), qui votèrent tous en faveur de la réunification de la Bretagne !

 

 

 

04/05/2011

VII - CULTURE CONTROLEE, GUIDEE...

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hermines début de texteDes lycéens interdits d'accès à un festival à cause de leur "tee-shirt", un matraquage "PDL" dans les enceintes scolaires, une réécriture de l'histoire de France, un manuel scolaire partial, des discriminations pour les adultes ......

Impunément sont bafoués les Chartes, Conventions, décisions de Conseils Généraux etc..... IL EST OU L'ETAT DE DROIT ???  

 

    1 - Des Lycéens interdits d'accès à un Festival (1999)

 

 

hermines début de texteLe tout premier « Festival des Lycéens » organisé par la région des Pays de Loire fut le théatre de nouvelle vexation :

 

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Représentant le lycée Bougainville (Nantes), six élèves ont endossé pour l’occasion, des teeshirts imprimé du drapeau breton, juste pour exprimer le fait d’être en Bretagne. Pour la très grande majorité de ces jeunes lycées nantais, le fait que la Loire Atlantique est en Bretagne, est un fait et non une revendication.

 

 

hermines début de texteCes six jeunes se sont vu interdits d'accès sur le lieu du festival, et ont dû se résoudre à vêtir le seul t"tee-shirt" autorisé par les organisateurs, pour pouvoir participer aux divers concours et festivités.culture,manuel scolaire,bretagne,nantes,loire-atlantique

Eh oui, nous sommes en France, Terre des libertés !

 

 

 



 

 

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2 - Propagande dans les lycées

 

hermines début de texteComme vous le savez, la construction et la maintenance des lycées est de la compétence des régions, ce sont les lois sur la décentralisation.

 

La région Pays de Loire utilise tous les prétextes pour promouvoir sa région, en recherche d'identité et de légitimité. Ainsi les élèves sont en permanence soumis à un "matraquage" maladif digne de la mégalomanie, en témoignent les logos de la région Pays de Loire aui estampillent matériel informatique, plateaux et couverts des cantines, matériels divers, véhicules.

 

hermines début de texteCertains vont même jusqu'à coller des logos un peu partout dans leur classe, aux côtés des cartes et photos représentatives de cette région "officielle".

 

Tout est mis en oeuvre pour expliquer aux jeunes qu'ils ne sont ni angevins, ni bretons, ni vendéens.

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3 - Tentations de ré-écrire l'histoire de France

 

 

hermines début de texteLa publication de certains ouvrages, sous-entend que Nantes n'est pas ou n'est plus bretonne, mais qu'elle serait "mi-bretonne, mi-vendéenne".

 

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Exemple: "L'Esprit Muscadet", livre dans lequel est repris ce terme de "mi-breton, mi-vendéen". Publié par le Conseil Interprofessionnel des Vins de Nantes, ce livre porte aussi les signatures de l'Office de tourisme de Nantes Métropole, et des villes de Nantes et d'Ancenis.

 

L'argument avancé: le vignoble nantais doit trouver un lien avec les vins du Val de Loire, par le biais de la Loire.

hermines début de texteOr, Jusqu'à présent, l'école n'apprend pas encore à nos enfants que la Loire ne fréquente pas la Vendée.....

 

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4 - Un manuel sclolaire partial dans un lycée

hermines début de texteUn manuel scolaire de géographie, destinés aux lycéens des classes de 1ères (L, ES et S), abordant le sujet de la partition de la Bretagne, est apparu dans la commune de Loudéac:

C'est la partie chapitrée "Les régions en France et en Europe" qui nous intéresse, et plus particulièrement le chapitre 14 intitulé " Le fait régional en France et en Europe".

Ce chapitre propose différentes études de cas, dont celui de la Bretagne. Il analyse la situation économique de la Bretagne administrative (les 4 départements donc), et fait ressortir les points positifs comme ceux qui sont à améliorer.

De telles études de cas permettent à notre jeunesse d'acquérir un esprit critique, nécessaire à la compétitivité de nos régions dans le cadre européen.

hermines début de texteDans ce même chapitre 14, est fait état de l'identité culturelle particulière de la Bretagne, en incluant cette fois le département Loire-Atlantique, en cohérence avec les déclarations faisant le même constat de nos présidents de la République depuis Valéry Giscard d'Estaing jusqu'à Nicolas Sarkozy, en passant par François Mitterand et Jacques Chirac.

Nul ne peut reprocher à ce manuel de donner les éléments nécessaires à nos enfants d'éveiller leur esprit critique, et c'est donc plutôt positif que soit aborder la question de la partition de la Bretagne dans un manuel scolaire.

hermines début de texteCependant: ce projet de réunification n'y est traité que par l'interview de J.M Ayrault, Maire de Nantes, interview parue dans "Le Monde " du 3 juillet 2001.

Ainsi parait dans ce manuel scolaire, l'interview d'un homme qui déclare:

" ce serait une erreur historique d'harmoniser l'espace breton en fonction des hommes et des femmes qui l'ont façonné durant 11 siècles"

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hermines début de texteAutrement dit, même si "forcing" ou injustice il y eut par le passé, si des inégalités subsitent de régions à régions, il est inutile de vouloir les corriger car cela fait partie du passé! Vouloir récupérer l'Alsace et la Lorraine en 1914 était donc une erreur pusiqu'elles avaient été récupérées par l'Allemagne, et donc puisque passé, il fallait en rester là !

Bon nombre de personnes décédées aujourdh'ui doivent se retourner dans leur tombe, non? Je ne connais pas les aieux de J.M Ayrault, lequel se dit être un homme d'avenir, mais je doute que de tels propos ne leur plaisent !

hermines début de texteDe plus, il est inadmissible qu'un seul avis ne soit donné sur la quesiton de la partialité. On peut comprendre que J.M Ayrault ait été choisi pusiqu'il est l'actuel Maire de Nantes, Député qui plus est, mais son point de vue apparait politique et personnel.

Il n'est pas partagé par la majorité des habitants nantais, encore moins par ceux de la Loire-Atlantique. Notons que s'il avait été mandaté par la ville de Nantes, il ne représenterait que 25% des habitants de Loire-Atlantique, et moins de 15% de la population de la Bretagne.

Nul doute que ce manuel scolaire est donc partial ! Pourquoi n'y a t-il pas eu l'interview d'un avis contraire ? Pourquoi une seule vision est-elle exposé ? La neutralité n'est-elle pas une condition sinequanon que tout à chacun attend d'un manuel scolaire ?

Cette neutralité aurait donc voulu à ce qu'il soit fait état de la volonté populaire, validée par de nombreux sondages, tous favorables à une réunification, et si certains peuvent douter des sondages, alors il faut rappeler que:

 hermines début de textele 22 juin 2001, le Conseil Général de Loire-Atlantique avait voté un voeu de réunification, et ceci près de 11 jours avant que ne soit réalisée l'interview de M. Ayrault.

hermines début de textele 2 juillet 2001, le Conseil Régional de Bretagne vote également une voeu allant dans le même sens.

Tout "parti pris" n'a pas sa place dans un manuel scolaire, ni même toute tribune politique, toute propagande, sinon comment peut-on dire que notre jeunesse dispose de différents points de vue nécessaires à leur développement intéllectuel, à leur esprit critique.

Ajoutez à cela, les dispositions des articles:

hermines début de textearticles 10 et 11 de la Charte Européenne des Droits Fondamentaux,

hermines début de textearticle 10 de la Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales,

Ces articles dénoncent l'ingérence d'autorités politiques dans la liberté d'expression et d'information. Il n'est donc pas excessif de dire qu'il s'agit bien d'une violation de ces articles, puisque cet ouvrage fait du "parti-pris", n'expose qu'un avis personnel, et que la fonction, son usage et son interprétation, ont des répercussions sur les libertés fondamentales des habitants de Loire-Atlantique. L'opinion bretonne est remisée et les intétêts bretons ignorés.

hermines début de texte"Bretagne Réunie" a demandé dans un courrier du 3 mars 2011, adressé au Ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, que les mesures soient prises pour la rentrée scolaire suivante, afin que soit rétablie la partialité de ce manuel scolaire.

 

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5 - Discrimination culturelle pour les adultes

Cette discrimination culturelle est la résultante de mutualisations telles que:

hermines début de texteThéatre Graslin (Nantes) avec celui d'Anjou,

hermines début de texteServices publics et entreprises publiques de Loire-Atlantique (La Poste, France Télécom, ERDF, GDF...) avec ceux de Vendée ou d'Anjou....

Toutes ces mutualisations se font de manière systématique, et jamais avec un département breton: un freinde plus dans les échanges culturels et économques !

 

 

 SOURCES:

Collectif BREIZH 44 - BRETAGNE REUNIFIEE

Ambassade de Bretagne - Ambassade des Nations Celtes

Ouest-France, Presse-Océan, Le Parisien 

ESPRIT CELTE

     

 

 

 





















 



 

 

 

 

 

 

 

VI - CLOISONNEMENT DES MEDIAS NANTAIS

 

 

Presse Océan et Ouest France, entretiennent un cloisonnement entre la Bretagne administrative et la Loire Atlantique: ainsi, les habitants de Loire Atlantique sont privés des informations régionales de la région administrative Bretagne.

 

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En décembre 2007, une étude révèle que ces quotidiens n’écrivent dans l’édition de la Loire Atlantique, quasiment pas d’articles émanant des 4 autres départements bretons.

Pour exemple, l'article consacré à la letre envoyée par Bretagne Réunie "Coordination des Juristes de Bretagne et des Institutions culturelles de Bretagne", au Président N.Sarkozy, article paru dans Ouest France, 22/23 mars 2008, en page Loire-Atlantique:

                                       " Les Juristes plaident pour la réunification"

 

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Malgré son importance régionale, cet article n'apparu qu'en page "Loire-Atlantique", ce qui peut paraitre anodin, mais cela a pour effet de priver de cette information, non seulement des habitants des Pays de Loire, mais aussi ceux des autres départements bretons: rien de tel pour ne pas amorcer le débat sur la planification !

 

 Mais c’est bien connu : « Diviser c'est mieux règner »

 

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6 octobre 2006: pacte entre la région Pays de Loire et la presse

Une convention fut signée à cette date, entre la région PDL et les trois syndicats de la presse quotidienne Nationale, Régionale et Départementale. L'objet de cette convention était de favoriser la lecture de la presse à l'école, en mettant en place une opération "Kiosque des Pays de Loire".

Louable sur le fond, a pour objectif de mettre à disposition des lycéens (privés et publics) les titres de la presse quotidienne française comme étrangère. Cette opération permet à tous ces quotidiens de toucher des milliers de jeunes clients potentiels.

Il est beaucoup moins louable de voir que cette opération fait état de "rencontres régionales de la presse et des jeunes ligériens". L'emploi seul de ce mot "ligérien", rappelle implicitement aux médias, qu'un habitant de la région Pays de Loire doit être appelé "ligérien". Depuis, ce mot fait l'objet d'une vulgarisation dans les médias locaux, chez les journalistes sportifs, lesquels en profitent pour caser au cours de retransmission d'un match de football, ce terme nouveau, tout heureux d'apprendre des nouveaux mots aux auditeurs.

La presse écrite possède beaucoup de radios locales et quelques télévisions locales. Ces dernières ont relayé cette campagne de "débretonnisation" sur l'ensemble du département 44. 

Progressivement, il est escompté que le mot "ligérien" substitue celui de "breton" dans les esprit des habitants de la Loire-Atlantique. Cette propagande est dangereuse, car elle n'est ni plus ni moins, qu'une modification de leur identité inconciente. Elle est manipulée artificiellement, et c'est indigne de notre pays qui se dit être une démocratie! ! Déjà, plusieurs jeunes qui se sentaient plus nantais que bretons, par déficit d'éducation, assimilent peu à peu cette identité factice de ligérien. 

 

 

 

 SOURCES:

Collectif BREIZH 44 - BRETAGNE REUNIFIEE

Ambassade de Bretagne - Ambassade des Nations Celtes

Ouest-France, Presse-Océan, Le Parisien 

ESPRIT CELTE

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

03/05/2011

V - LE MONDE DU SPORT SOLLICITE

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1 - Coupe du monde Rugby 2007 : expulsion de militants & Pressions

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hermines début de textePour souhaiter la bienvenue à leurs cousins Gallois, lors du match de coupe du monde de rugby Pays de Galles – Canada, des militants de Bretagne Réunie s’étaient mobilisés devant l’entrée alors qu’aucun arrêté n’était en vigueur interdisant la distribution de tracts.

 

 

Ils furent expulsés du stade de la Beaujoire par la Garde Républicaine et la police nationale.  

Ouest France du 10 septembre 2007: "Pas de tracts à proxilité de la Beaujoire"

"Le collectif Bretagne Réunie" n'a pas distribuer ses tracts aux abords de la Beaujoire lors du match du Pays de Galles. Actions en justice en vue.

Le doculent n'avait "rien de subversif", note Jean-Yves Bournau, président du collectif Bretagne Réunie. Le collectif qui milite pour la réunification de la Bretagne historique, avait prévu de distribuer un feuillet recto-verso aux abords du stade de la Beaujoire, à l'occasion du match Pays de Galles - Canada.

Recto: une photo dfe l'équipe galloise remerciant la Bretagne pour son accueil.

Verso: un texte rappelant les liens historiques entre le Pays de Galles et la Bretagne.

Dimanche, les militants n'ont pu distribuer le document. Les forces de l'ordre les en ont empêchés. L'un des militants a été conduit au poste de police provisoire de la Beaujoire pour vérification d'identité, et invité à mettre un terme à sa distribution... (...) ... Pour la ligue bretonne des droits de l'homme, il y a "violation de la liberté d'expression, pourtant garantie par les lois françaises et par les pactes et traités internationaux signés et ratifiés par la France." La ligue fait état de sa volonté de porter l'affaire devant le Conseil de l'Europe et le comité des droits de l'home de l'ONU... (...)... Bretagne réunie, à qui il reste 10.000 tracts, a bien l'intention de les distribuer lors du prochain match des Gallois."

Marc LE DUC.

 

hermines début de texteJean-Yves Bourriau, Président du collectif "Bretagne Réunie" assure:

"Nous avons appliqué une consigne qui interdit, dans un périmètre de 500m, toute activité, autre que celles autorisées par les organisateurs de la coupe du monde de rugby".

hermines début de texteOr de son côté, la mairie précise:

-  "qu'il n'y a jamais eu d'arrêté interdisant de distribuer des tracts, mais il existe un texte sur la protection des droits commerciaux liés à la coupe du monde."

 

hermines début de texteDans l'intervalle, à l'intérieur même de l'enceinte de la Beaujoire, une grande enseigne d'articles de sport distribuait des publicités proposant 10% de réduction sur tout le rayon rugby pendant la coupe du monde.

 "Il est clair qu'il y a violation de la liberté d'expression, pourtant garantie par les lois françaises et par les pactes et traités internationaux signés etbratifiés par la France."

 

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2 - Quand un Maire s'intéresse aux maillots du Sporting

hermines début de texteLe Maire de Saint-Nazaire exerça au cours de cette même coupe du monde, des pressions sur la direction du Sporting de Saint-Nazaire, exigeant la suppression du drapeau breton imprimé sur les "tee-shirt" réalisés pour cet évènement par la club nazairien.

hermines début de texteDonc, puisqu'il fallait bannir tout logo breton pendant cette coupe du monde, pourquoi n'a t-il pas suivi cette logique en demandant à tous les clubs sportifs, toutes les associations, ou tous les collectifs, d'en faire de même ?

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3 - Quand un Maire s'intéresse aux tenues des caissières Leclerc

hermines début de texteToujours lors de cette même coupe du monde derugby 2007, la Ville de Saint-Nazaire fit pression sur les hypermarchés Leclerc, afin de retirer la mention "Brittany" présente sur les "tee-shirt" des caissières.  Leur fut demandé de remplacer cette mention par une autre, qui "parle mieux" aux étrangers: "Loire-Atlantique Pays de Loire"

hermines début de texteDemandez à un irlandais, à un anglais ou à un écossaisn si "Loire-Atlantique" ou "Pays de Loire" leur dit quelque chose ! Que nenni! Par contre, tous vous répondraient: "Yes, Nantes, in Brittany!"

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4 - Discrimination sportive régionale pour les jeunes

hermines début de texteLes compétitions sportives étant organisées au niveau des régions administratives, il est aisé de comprendre que la jeunesse sportive de Loire-Atlantique ne rencontrera jamais les compétiteurs des autres départements bretons.

hermines début de texteAinsi, aucun contact, aucune imprégnation n'est possible pour ces jeunes, complètant ainsi cette omerta pratiquée au niveau de l'éducation nationale, de la presse etc.

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5 - Des commentateurs sportifs surveillés

Je ne ferais pas la liste de tous les cas notables dans plusieurs disciplines.

Premier exemple: Tour de France cycliste 2008:

hermines début de texte1ère étape, le 3 juillet: Brest - Plumenec (Morbihan)

2ème étape, le 4 juillet: Auray - Saint-Breuc

3ème étape, le 5 juillet: Saint-Malo - Nantes

Lors de cet étape, en direct sur France 2, il était 13h50, et on entendit:

"Non, le 3ème jour c'est Nantes, et vous savez bien que si l'on dit que Nantes est ennantes,bretagne,sport,coupe du mopnde rugby Bretagne, on va se prendre un coup de fusil..."

De tels propos exprime clairement que les commentateurs doivent impérativement respecter des consignes "administratives", et cela, en faisant passer les bretons pour des irréductibles fous furieux armés et terroristes.

hermines début de texteAutre exemple, lors des matches de football, commentés à les ondes ou à la télévision, lors de matches de championats ou de coupes, il est "d'usage" que lorsqu'un match se déroule sous une pluie battante, d'entendre: "on se croirait en Bretagne".

Et curieusement, alors qu'aucune équipe française ou bretonne n'est impliquée, de tels commentaires sont audibles, histoire de faire dans le comique.

Ainsi, lors du match retour de la 1/2 finale de la Ligue des Champions FC Barcelone - Real de Madrid, le 3 mai 2011, une averse très vive obligea le commentateur de TF1 à faire remarquer qu'il se croyait en Bretagne.

Pour beaucoup, de telles images sont prises au 2ème degré. Cependant, de tels commentaires peuvent être préjudiciables et considérés comme tels.

hermines début de texteRappelez-vous la finale de la Coupe de la Ligue entre le PSG et rc Lens, match télévisé, où tout le monde pu voir des banderoles incitant à la haine. Trop c'est trop, la justice (parquet de Bobigny) ouvre une enquête pour "provocation à la haine et à la violence". Des recherches d'ADN sont faites sur les banderoles récupérées.....

On ne peut s'attendre à moins de la part de notre justice, quant à ce réveil de la justice pour répondre à l'indignation des "gens du nord". Mais que deviennent dans ce cas, les insultes faites aux bretons, aux basques, aux corses ou aux alsaciens ?

Vous me direz que critiquer le temps en Bretagne et insulter la population nordiste ne relève pas du même registre discriminatoire ! Soit ! Alors que dire de ces propos entendus sur RTL, dans l'emission "Les Grosses Têtes", le 2 février 2006.

 

hermines début de texteSous prétexte qu'une telle émission a pour but de divertir, est-il normal de dire tout et n'importe quoi ? Dans notre pays, rire de tout devrait être possible, certaines limites sont franchies par certains, il reste compréhensible qu'un texte puisse heurter certaines personnes. Cependant, voici un extrait de l'émission citée infra:

"A! Connaissez-vous la Bretagne, avec ces femmes en coiffe et ses hommes vêtus de pagnes, leurs enfants sont hydrocéphales, les garçons sont aussi méchants que les filles sont sales" ... (...) ... " En Bretagne, en Bretagne, on boit du jus d'andouille et du sirop d'artichaut et, nus sur la lande, ronds comme des chapeaux, on fait la nuit des rondes à la lueur des fars aux pruneaux ."... (...)... "Et de Quimper jusqu'à Concarneau, on voit passernantes,bretagne,sport,coupe du mopnde rugby des femmes promenant des porcs dans des landaus pendant que leurs marins de maris se soulagent dans les flots et refusent de signer le protocole de Kyoto."

 

Cet humour, est discutable, notamment lorsqu'il s'agit de présenter les bretons comme méchants, leurs enfants "hydrocéphales" représentés comme des porcs. Il n'en reste pas moins que ces propos représentent une atteinte à l'honneur et à la réputation des personnes originaires de Bretagne. !

hermines début de texteEt curieusement, lorsque la plainte déposée par le Collectif Breton auprès du doyen des juges d'instruction du T.G.I de Paris, voici la réponse du procureur général le 19 juillet 2006:

" (...) il n'apparait pas oportun d'engager une procédure qui n'aurait de chance d'aboutir qu'au prix d'un revirement de jurisprudence. (...) "

Or, jurisprudence européenne et française ne sont pas sur le même registres. Si de tels propos sont répréhensibles auprès de la Cour de justice du Conseil de l'Europe, ils ne le sont pas pour la justice française !

 

 

 SOURCES:

Collectif BREIZH 44 - BRETAGNE REUNIFIEE

Ambassade de Bretagne - Ambassade des Nations Celtes

Ouest-France, Presse-Océan, Le Parisien 

ESPRIT CELTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IV - LA CULTURE BRETONNE A NANTES ATTAQUEE

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 1 - Des Livres & Bandes Dessinées ignorées sciemment

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hermines début de texteLa Directrice de la bibliothèque du Château des Ducs de Bretagne n’avait pas sélectionné certains livres et bandes dessinées, les estimant "trop breton».

 

hermines début de texteCe fut le sort d’un guide touristique bilingue français-breton, permettant de découvrir Nantes. Il s’adressait notamment aux élèves des écoles enseignant le breton, afin qu’ils puissent mettre en application leur enseignement.

 

 

hermines début de texteUne fois encore, il a fallut une mobilisation de nantais pour que ce guide reprenne place dans la bibliothèque du château.

 

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 2 - Une émission Télévisée interdite

hermines début de texteL’unique émission régionale en langue bretonne (sous-titrée français), Red an amzer, diffusée sur France 3 sur les 5 départements bretons, a été supprimée depuis septembre 2002 en Loire Atlantique, après 30 années de diffusion.

hermines début de texteEn Février 2003, M. Jimmy JONQUART, Directeur Régional de France 3, justifie cette suppression par un problème de diffusion de l’émission depuis l’emetteur de Nantes-Haute-Goulaine très puissant, dépassant largement les limites de la Loire-Atlantique, atteignant donc des téléspectateurs non concernés par la langue bretonne. Il précisa « en priorité le rattachement de la Loire-Atlantique à la région administrative des Pays de Loire »

hermines début de texteOctobre 2003 : le Conseil Municipal de Nantes vote un vœu pour demander à France 3 Ouest de redifuser au plus vite « Red an Amzer » en Loire-Atlantique. Plusieurs Conseils Municipaux d’autres communes du département 44 vote ce même vœu.

hermines début de texteSeptembre 2004 : France 3 Ouest ne diffuse toujours pas l’émission, mais annonce que «moyennant 150€, les téléspectateurs intéressés pourront modifier leur installation et se brancher sur l’émetteur du Morbihan »

hermines début de texteMensonges  !!!

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 3 - Le Château amputé de son histoire 

hermines début de texteSuite à la restauration du château des Ducs de Bretagne, patrimoine breton nantais, l’Agence Culturelle Bretonne ( A.C.B) réalisa un rapport pour le Conseil consultatif du musée d’histoire de Nantes :

 

  

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4 - Des drapeaux Interdits

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hermines début de texteUne association qui vendait des produits du terroir breton sur un stand, lors de la foire commerciale nantaise de 2005, avait arboré son stand du Gwenn ha Du.

 

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hermines début de texteLes responsables de la foire ont exigé d’elle qu’elle le dépose. Elle s’y plia !

 

 

 SOURCES:

Collectif BREIZH 44 - BRETAGNE REUNIFIEE

Ambassade de Bretagne - Ambassade des Nations Celtes

Ouest-France, Presse-Océan, Le Parisien 

ESPRIT CELTE

 

29/04/2011

III - Suppression des panneaux bilingues d'entrée de Nantes

0 - N.jpg 

 

Des panneaux "Nantes / Naoned" étaient installés aux entrées de la Ville de Nantes. Ils y étaient depuis des années 1975.

 

 

 

0 - Bienvenue en Loire-Atlantique.jpg

 

Ces dernières années ils disparurent !

Leur furent préférés les panneaux "entrée d'agglomération"

Suite à une mobilisation de nantais(es), ils firent leur retour !

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 SOURCES:

Collectif BREIZH 44 - BRETAGNE REUNIFIEE

Ambassade de Bretagne - Ambassade des Nations Celtes

Ouest-France, Presse-Océan, Le Parisien 

ESPRIT CELTE

II - Suppression de symboles, d'attributs....

II - SUPPRESSION DE SYMBOLES, D'ATTRIBUTS...

 

 1 - Histoire de logos: L'HERMINE

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Symbole depuis le XIIIème siècle (1213), l'Hermine a été supprimée de logos tels que:

* C.M.N (Centre Maritime Nantais)

* Hôpitaux de Nantes

* L'hermine avait même disparu de l'Ecusson du F.C.N. (Football Club de Nantes), mais son Président Vladimir Kilta, est intervenu pour qu'elle y réapparaisse. Ce dernier est pourtant d'origine polonaise!

 

 

2 - Méthode simple, discrète mais sournoise:

Supprimer purement et simplement un élément, un symbole, peut engendrer des oppositions directes en temps réel. Rien de tel ne se produit lors de la création d'un nouveau logo.

Ainsi, lors de la création du nouveau logo de la Ville de Nantes, l'écusson herminé disparut "incognito".

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- Conseil Général de Loire-Atlantique: nouveau logo ne comportant pas d'hermine.

- Communauté Urbaine de Nantes (24 communes): nouveau logo, aucune hermine, ni    

  aucun autre symbole breton, alors que 12 des 24 communes la composant, possèdent sur

  leurs armoiries, des hermines.

 

 

 

- S.N.C.F et les T.E.R:

  Création d'un nouveau logo pour ses trains régionaux (TER), faisant disparaître les

  armoiries des territoires composant les Pays de Loire: plus d'hermine, plus de fleurs de

  lys!

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3 - Une statue emblématique retirée

          Le premier Préfet Régional a fait retirer de la Préfecture de Nantes, anciennement Chambre des Comptes du Duché de Bretagne, la statue d’Alain Barbe-Torte, premier Duc de Bretagne : il libéra Nantes des Normands.

 

4 - En Vendée....

          Enfin, La Vendée, département des Pays de Loire tout comme la Loire Atlantique, affiche son logo départemental sur les bornes kilométriques jalonnant les routes, sur les panneaux d’information routiers, sur ses cartes géographiques, sur ses panneaux autoroutiers….

Des entreprises publiques, Electricité De France par exemple, s’associent à la valorisation de la Vendée en apposant au côté du sien le logo vendéen….

 

5 - Suppressions de particules

En Loire-Atlantique, les particules "de Bretagne" disparaissent peu à peu du paysage. Des communes, des sites, des quartiers, des galeries marchandes ou même des immeubles, sont ainsi débaptisés.

Communes: Vigneux de Bretagne, Le Temple de Bretagne, Montoir de Bretagne,...

Site géologique du Sillon de Bretagne,*

L'immeuble "Sillon de Bretagne",

Galerie marchande "Sillon de Bretagne"

etc.

Dans le quotidien Ouest France, très régulièrement n'est pas mentionnée "de Bretagne"...

 

L'administration de la Communauté de Communes de "Loire Sillon" valide ce fait !

6 - Des îles débaptisées

Sept îles sont implantées au milieu de la Loire, face au Quai de la Fosse. Les travaux de comblements réalisés lors de ces derniers siècles, ont eu raison de la Loire, elles sont aujourd'hui agglomérées.

Sont nés de nouveaux quartiers industriels, et les nantais leur ont attribué, naturellement, le nom de l'ïle qui les vit naître. Ainsi deux de ces quartiers portent les noms suivants:

"L'Île Saint Anne", en référence à la mère protectrice des marins,

"La Prairie aux Ducs", référence aux Ducs de Bretagne.

Dans les années 1980, après la fermeture des chantiers navals, a vu le jour un projet de réhabilitation de la friche industrielle.

Dans les années 2000, la collectivité locale prit la décision de rebaptiser ce nouveau site: "L'Île de Nantes". Pas très original, aucun référence historique, pas de symbole religieux,.... le but est atteint ! 

Le passé, c'est le passé, alors oubliés les "Ducs" et autres "Saint-Anne" ou "de Bretagne", l'histoire de Nantes ne commence qu'avec l'avènement à la Mairie de J.M. Ayrault.

 

 

  

  SOURCES:

Collectif BREIZH 44 - BRETAGNE REUNIFIEE

Ambassade de Bretagne - Ambassade des Nations Celtes

Ouest-France, Presse-Océan, Le Parisien 

 ESPRIT CELTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28/04/2011

Rendons à la Bretagne ce qui appartient à la Bretagne ! (en cours)

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hermines début de texteA l’aube de l’appel du 18 juin 2011, rendez-vous fixé pour tous ceux qui souhaitent ardemment que la Loire Atlantique retourne dans sa région Bretagne, je souhaitais faire cette petite synthèse pour répondre aux détracteurs de la « Bretagne réunifiée » mais aussi pour alerter ceux, et je vise en particulier les jeunes de Loire-Atlantique, qui ne prennent pas la mesure de ce qu’ils perdent tout simplement parce qu’ils sont les victimes d’une « omerta » politique et économique.hermines fin de texte

 

 

hermines début de texteNé à Nantes, avouez qu’il devient lassant de devoir me justifier lorsque j’ai le malheur de dire que je suis breton, et cela est inquiétant pour nous tous de voir que les fondements de notre république « Liberté – Egalité – Fraternité » sont bafoués en niant des réalités historiques, en tentant de ré-écrire l’histoire, en usant de tout acteur économique clé car stratégique pour asseoir progressivement une identité factice (Pays de Loire, Ligérien…).hermines fin de texte

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  I  - PETIT RAPPEL HISTORIQUE

   

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hermines début de texteLa Bretagne appelée à l’origine Armorique, abritait des populations diverses dont les origines celtiques et la culture ont constitué un fort socle commun, une réalité humaine et historique.hermines fin de texte

 

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hermines début de texteLe territoire de la Bretagne se caractérise par une remarquable stabilité. Les frontières se stabilisent vers 850. D'abord royaume sous Erispoé, reconnu au traité d'Angers en 851, elle devient ensuite un duché indépendant.hermines fin de texte

hermines début de texteAprès le traité d'Union de 1532, la Bretagne devient, "la généralité de Nantes" ou le Gouvernement Général de Bretagne. Les limites territoriales restent inchangées et le Comté de Nantes en fera toujours partie sans aucune interruption. Les zones contestées entre la Bretagne, l'Anjou et le Poitou, désignées sous le terme de "marche", sont reconnues comme telles et ne changent pas non plus.hermines fin de texte

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Elle s’est retrouvée divisée depuis la seconde guerre mondiale, du fait de l’occupation allemande, le Maréchal Pétain promulgua le décret du 30 juin 1941, excluant de leur région originelle, le département de la Loire Atlantique et ses 1,4 millions d’habitants.

 

 

hermines début de texte1790, sous la révolution: départementalisation du duché de Bretagne.

Les députés bretons adoptent et signent, le 20 février 1790, la carte. Les députés respectent les limites de l'ancien duché et les circonscriptions judiciaires appelées "présidiaux". Les "marches" furent divisées équitablement, et dans certains cas, des communes concernées furent même consultées.

Breizh, Bretagne, 44, Pays de Loire, Réunification, J.M Ayrault, bretons, ligérien, département, région, omerta, manipulation, collectivités locales et territorialesSans consultation aucune, étaient jetés plus de 11 siècles de vie commune, le divorce étatique entre les quatre départements (Finistère, Morbihan, Côte d’Armor, Ile-et-Vilaine) et la Loire Atlantique était consommé.      

 

 

 

 

hermines début de texte1941: Décret Darlan-Pétain.

Ce décret crée une super-préfecture à Rennes pour une Région Bretagne sans la Loire-Atlantique. Celle-ci est rattachée à une région Loire, dont Angers est la capitale (super-préfecture).hermines fin de texte

hermines début de texte1959: décrets du 7 janvier 1959 et du 2 juin 1960

La Bretagne est définitivement amputée de la Loire-Atlantiquehermines fin de texte

hermines début de texte1972: La Loire-Atlantique forme une nouvelle région avec les départements Anjou, Mayenne, Sarthe et Vendée.hermines fin de texte

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   Origines du Gwen Ha Du:

   9 bandes:                 4 bandes blanches

                 la Cornouaille, le Léon, le Trégor et le Vannetais

et                                5 bandes noires:

    Les Pays Nantais, Rennais, de Saint-Brieuc, de Saint-Malo et de Dol

 

 

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  Malgré cette partition de la Bretagne, non-démocratique puisque ce décret fait suite à aucune consultation du peuple ni même sans l’aval des Assemblées Départementales, il existe deux textes de loi qui permettent aux électeurs d’être consultés :

 

 

 

Article L4122-1 du Code Général des Collectivités Territoriales:

 "Les limites territoriales des régions sont modifiées par la loi après consultation des conseils régionaux et des conseils généraux intéressés. La modification des limites territoriales des régions peut être demandée par les conseils régionaux et les conseils généraux intéressés."

 

Article 72-1, Révision de la constitution en 2003: 

« La modification des limites des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi. »

 

 

hermines début de texteEn février 2011, au cours de son déplacement en Bretagne, notre Président de la République Nicolas SARKOZY le rappela devant les médias, mais précisait que si Référendum il devait y avoir, devait être consulter la population de Loire Atlantique, celle de l’actuelle Bretagne administratives, mais aussi celle des autres départements de la région Pays de Loire (Anjou, Maine, Sarthe).hermines fin de texte

 

  

 

La Résolution du Parlement Européen du 16 octobre 1981,

invite les états à:

« favoriser la plus large corrélation possible entre régions culturelles et structures géographiques des pouvoirs locaux ».

Il tombe sous le sens que le découpage régional actuel n’opère pas une bonne « corrélation » entre l’espace culturel breton et la région administrative de Bretagne, pusique qu’y est exclu un des cinq départements.


 

Le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques

&

                          La Convention Culturelle Européenne

hermines début de texteCes deux Traités internationaux sont violés, tout comme la Constitution!

La partition de la Bretagne est bien contraire au Droit, car elle engendre des traitements différents :

- entre la Bretagne et d’autres régions comparables

- entre les habitants de la Bretagne réduite et ceux de Loire Atlantique.hermines fin de texte

hermines début de texteSi vous regardez vers l’Est de la France, l’Alsace, dont l’identité repose sur les mêmes éléments historiques et culturels, vous  conviendrez que Bretagne est défavorisée :

- son territoire est orphelin de la région nantaise alors que tous les alsaciens sont réunis au sein d’une même région

- la dénomination de la région « Pays de Loire » occulte le caractère breton du département de Loire Atlantique.hermines fin de texte

hermines début de texteAinsi, seuls les habitants de la région Bretagne actuelle sont reconnus officiellement comme bretons, alors que ceux de la Loire Atlantique le sont en tant que non-bretons.hermines fin de texte

hermines début de texteAinsi commence un processus de débretonnisation, lequel va être appuyé par la communication du Conseil Régional des Pays de Loire et de collectivités locales. Et alors que certains nantais se sont alors identifiés « sauf-bretons », très récemment, une nouvelle identité fit son apparition : l’identité « ligérienne ».hermines fin de texte

 

 

 

hermines début de texteRenier, ne serait-ce qu'un fait historique, revient à renier une partie de l'histoire de la Bretagne, reniant du coup une partie de notre histoire de France. Cela représente une réelle trahison envers ceux qui ont péri de leur vie pour garantir nos droits et notre liberté.hermines fin de texte

 

hermines début de texteCe vil processus de "débretonnisation" profite des dures réalités économiques des ménages français, de l'actualité internationale lourde et tout aussi importante, de l'ignorance de la jeunesse qui perd peu à peu ses racines....hermines fin de texte

hermines début de texteLes moyens utilisés sont divers, mais vous conviendrez que tout est fait par les instances dirigeantes pour que cette idée de Bretagne Réunifiée tombe dans les oubliettes. hermines fin de texte

 ESPRIT CELTE

12/04/2011

Le Val de Loire veut annexer la Bretagne Sud - Nantes, le 9.04.2011

 

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COMMUNIQUE de PRESSE
Nantes le 9 avril 2011

 

Le Val de Loire veut annexer le Sud de la Bretagne.

 

          En 2OOO, l'UNESCO a classé le Val de Loire au patrimoine mondial de l'humanité. Ce classement est fort logique et le site classé entre « Sully sur Loire et Chalonnes » méritait une reconnaissance internationale et une protection adaptée. La Loire-Atlantique, entièrement implantée dans le massif armoricain, ne fait pas partie du « val de Loire », ce qui est logique.

Parfois les sites classés sont victimes de contrebande. Il est en effet tentant de s'approprier l'appellation pour son petit commerce. C'est ainsi que Bretagne Réunie, l'Institut Culturel de Bretagne, et le Collectif breton pour la démocratie et les droits de l'homme ont découvert qu'en 2008, le château des ducs de Bretagne avait été intégré dans les sites remarquables du Val de Loire.

L'UNESCO alerté, répondait par l'intermédiaire de son directeur du patrimoine en juillet 2009, que le château des ducs de Bretagne à Nantes, et les vins du pays nantais ne font par partie du périmètre classé au Val de Loire.

On pouvait considérer l'« affaire classée », mais c'était sans compter sur la volonté de quelques élus, de vouloir effacer l'identité bretonne de la Loire-Atlantique et de ses habitants. Ce sont les mêmes qui s'opposent à la réunification administrative de la Bretagne, aux plaques minéralogiques avec le drapeau breton, bétonnent les sites historiques de la ville de Nantes, etc.

C'est ainsi que vient d'apparaître une nouvelle plaquette touristique intégrant le château des ducs de Bretagne, dans les châteaux de la Loire. Si cette annexion est risible, tant elle est ubuesque, elle démontre que certains sont prêts à tout et n'importe quoi, pour détruire l'identité du pays Nantais. 

         

          On va tenter de nous expliquer que c'est une aubaine de pouvoir bénéficier des fréquentations du « Val de Loire » pour faire connaître le château des ducs de Bretagne, et Nantes par la même occasion.
Nous sommes persuadés que derrière l'argument promotionnel se cache une volonté politique.

Car la Bretagne est internationalement connue et bénéficie d'un énorme capital de sympathie. Alors pourquoi ne pas communiquer avec notre image, notre histoire, plutôt que s'émigrer dans un Val de Loire, en risquant de brouiller son image.
Pour les experts du Conseil de l'Europe, l'intolérance et les discriminations investissent désormais le champ culturel.

On peut s'interroger sur le fait que nous sommes peut-être dans cette situation, car intégrer le château des ducs de Bretagne à Nantes, dans les châteaux de Loire, revient à mépriser l'histoire des habitants des cinq départements bretons. En réalité, Les châteaux des Marches de Bretagne font actuellement l'objet d'une demande de classement au patrimoine mondial de l'Humanité.

Pour tous ceux qui ont communiqué sur les Pays de la Loire, le Val de Loire en Loire-Atlantique, cette perspective est insoutenable. Car si le dossier est mené jusqu'à son terme, plus personne ne pourra contester que passer les châteaux de Fougères, Vitré, Châteaubriant, Ancenis, Clisson, Machecoul et Pornic, on entre en Bretagne.

Il y a donc urgence pour les celtophobes de trouver d'autres axes de communication pour faire obstacle au classement, même si on tombe dans le ridicule. L'UNESCO vient une nouvelle fois d'être alerté sur les menaces qui pèsent sur le Classement « Val de Loire «. Cette fois-ci, forts de la reconnaissance par la Commission européenne de l'existence d'une minorité Bretonne en France, les associations plaignantes peuvent espérer que l'UNESCO se verra dans l'obligation de mette un terme à ce cirque politique.

Car même si l'Etat français refuse toujours de reconnaître l'existence de minorité nationale sur son territoire, l'UNESCO ne peut aller contre les normes internationales dans ce domaine, et se doit de protéger le patrimoine de celles-ci notamment contre le vol politique.

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Le 18 juin 2011 à Nantes, toutes les Bretonnes et les Bretons, et tous ceux qui aiment la Bretagne sont invités à défendre la diversité pour en finir avec ces dérives. La « Bretagne en résistance » contre l'uniformisation, pour la réunification, pour la démocratie, pour la diversité culturelle et linguistique s'exprimera lors de la manifestation du 18 juin 2011 qui se déroulera à Nantes.

• voir le site Fondée en 1980, l'association Bretagne Réunie, Comité pour l'unité administrative de la Bretagne, régie par la loi de 1901, se donne comme but la reconnaissance comme collectivité territoriale d'une région Bretagne formée des actuels départements des Côtes-d'Armor, du Finistère, de l'Ille-et-Vilaine, de la Loire-Atlantique et du Morbihan. L'association se définit comme démocratique, unitaire et apolitique. Elle agit pour et dans le respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales. Elle rassemble des adhérents, individuels et associations, de toute la Bretagne (29, 22, 35, 44 et 56) et d'ailleurs. 

 

www.bretagne-reunie.org Bretagne Réunie - BP 49032, 44090 Nantes Cedex 1 FRANCE contact at bretagne-reunie.org Tél : 06 82 67 19 46 site Internet : www.bretagne-reunie.org

 

29/03/2011

Appel du 18 juin 2011: tous à NANTES (44) - EN COURS

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La Tour de Bretagne à Nantes, le drapeau breton en cie des autres drapeaux: Une pensée particulière pour J.M AYRAULT, Maire de Nantes, lequel pense que ce combat est d'un autre âge, dépassé devant les urgences de l'actualité. Et si Nantes et sa région devenait encore plus forte avec son entrée dans la région Bretagne !!!!! 

 

 

 

 

 

 

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En mars 2011, en déplacement dans le Morbihan, Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur la réunification de la Bretagne : « Dans la loi du 16 décembre 2010 sur la réforme territoriale, il y a un article qui permet à un département et deux régions contiguës de délibérer sur cette question. Ensuite, si les collectivités le souhaitent, une consultation populaire peut être organisée. Le projet peut donc être approuvé en référendum. Il y a une règle : qu’elle s’applique. Prenez donc votre destin en main. Vous avez les outils juridiques pour cela. »

Malheureusement le problème est bien plus compliqué que le président de la République semble vouloir le faire croire. L’article L4122-1-1 de cette loi précise en effet que le référendum qui détermine le regroupement d’un département et d’une région n’est valable que s’il obtient un vote majoritaire sur les deux régions et le département concernées.

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La réunification ne dépend donc pas de nous, mais de la volonté des Pays de la Loire de bien vouloir organiser un référendum qui risquerait de leur faire perdre la Loire Atlantique, moteur économique de la région. Or même si les Pays de la Loire lançaient cette consultation les habitants du Maine et Loire, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée seraient amenés à se prononcer sur la réunification de la Bretagne qui n’est ni une de leur préoccupation ni dans leur intérêt étant donné que les Pays de la Loire sans la Loire-Atlantique ne pourrait être viable. De plus, comme le précise la loi, la réunification ne pourrait avoir lieu que si l’abstention ne dépasse pas 75% des électeurs inscrits. Cette clause est très étonnante dans le sens ou en France, d’un point de vue légal, l’abstention n’a pas de reconnaissance sur le résultat d’un scrutin public…

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Cette loi présentée par Nicolas Sarkozy comme étant la solution à la partition de la Bretagne ne nous convient pas. Donner la possibilité aux autres départements des Pays de la Loire de décider si oui ou non nous pouvons nous réunifier conduit inexorablement à une impasse. La consultation dans les départements hors de la Bretagne dite « historique » doit se faire sur une réorganisation des régions qui les concernent véritablement par la création de deux nouvelles régions Val de Loire et Vendée-Poitou-Charente.

Alors que Jean Yves le Drian, président de la Région Bretagne et Patrick Mareschal président du conseil général de Loire-Atlantique ont affirmés qu’ils ne pouvaient lancer le processus de réunification, Nicolas Sarkozy nous dit aujourd’hui que ce sont les collectivités territoriales qui doivent s’y atteler.

Chacun se renvoie la balle et cela nous montre bien que seule une mobilisation massive des habitants de Bretagne nous permettra de prendre notre destin institutionnel en main et d’obtenir notre unité territoriale !

 

Alors Rendez-vous à toutes et tous le 18 juin 2001 à Nantes, pour faire entendre notre voix !

 

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"Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent"

aut. Pierre Kropotkine, 1885

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"Pour liquider un peuple, on commence par lui enlever la mémoire.

On détruit ses livres, sa culture, son histoire. Puis quelqu'un d'autre lui écrit d'autres livres, lui donne une autre culture, lui invente une autre histoire.

Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu'il est, et ce qu'il était. Et le monde autour de lui l'oublie encore plus vite."

aut. Milan Hübl, historien tchèque

 

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" La non'reconnaissance qui crée l'insignifiance et l'absence de dialogue culturel, ne peut amener qu'au suicide ou à la révolte"

Aut. Jean-Marie Djibaou (FLNKS), 1974

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26/02/2011

La Bretagne, c'est quoi ?