23/08/2012

1514.01, le 9 - Décès d'Anne de Bretagne

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Tombeau d'Anne de Bretagne et Louis XII

 

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Transi d'Anne de Bretagne et Louis XII

 

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Reliquaire du Coeur d'Anne de Bretagne, déposé au couvent des Carmes, Nantes (44)

1499.01, le 8 - Anne épouse Louis XII à Saint-Denis (93)

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Armes de Louis  XII et d'Anne de Bretagne

1498.04, le 9 - Chancellerie de Bretagne rétablie par Anne

Deux jours après  le décès du roi Charles VIII l'Affable (le 7 avril), Anne, Reine de France mais avant tout Duchesse de Bretagne, rétablie la Chancellerie  de Bretagne qu'avait supprimée son défunt mari en


1498.04, le 9 - Chancellerie rétablie par Anne dès le décès du roi - armoiries de la chancellerie de bretagne.jpg

armoiries de la chancellerie de bretagne

1492.02, le 8 - Duchesse Anne, couronnée Reine de France

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La Duchesse Anne de Bretagne couronnée Reine de France à Saint-Denis



1492,8 févirer,couronnement,anne de bretagne,reine de france,saint-denis,93

Nouveau Blason de la couronne de France

1491.12, le 6 - Anne de Bretagne épouse Charles VIII

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Lesueur

 

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1477.01, le 25/26 - Naissance d'Anna Vreizh, fille de François II

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19/08/2012

1488, 19 août - Traité de Sablé (Traité du Verger)

280px-Chateau_du_Verger.JPGChâteau du Verger


Le Traité de Sablé fut signé le 19 août 1488 à Sablé-sur-Sarthe, près d'Angers (49). 

Il est aussi nommé "Traité du Verger", car il fut préparé au château du Verger, propriété de la famille de Rohan, à Seiche-sur-le-Loir (49)

Ce traité fait suite à la défaite de François II, Duc de Bretagne, face  aux troupes de Charles VIII, roi de France, le 28 jullet 1488.

Contexte


200px-Louis_XI_of_France.jpgA la mort de Louis XI, Anne de Beaujeu tient la régence.200px-Anne_Beaujeu.jpg Louis d'Orléans, futur Louis XII n'est alors âgé que de 13 ans et demi.

Les grands féodaux, y voyant une faiblesse de la royauté, veulent profiter de cette période pour récupérer ses prérogatives, et déclenchent la guerre folle à partir de 1485.


 

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Deux campagnes aboutissent en 1487 et 1488 à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, près de Rennes (35).

Le 28 juillet 1488, 6.000 soldats du parti princier trouvent la mort, contre 1.500 morts pour leurs ennemis menés par La Trémoille.

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Louis d'Orléans, futur Louis XII, avait pris parti pour les révoltés - il est fait prisonnier.

 


Les principales clauses du traité de paix 

- Le Duc de Bretagne fera sortir de ses états tous les étrangers en guerre avec le roi,

- Il ne mariera pas ses filles sans l’agrément du roi,

- Le Roi demeure en possession de Saint-Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin-du-Cormier, mais il retire toutes ses troupes de Bretagne en dehors de ces quatre places. Le traité précise que ces 4 places fortes seraient réunies définitivement au domaine royal, si "le duc mariaIt les dites dames sans son consentement", ce qui normalement, les libérait dès la mort du duc.

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Fougères  80px-Blason_Fougères_fr.svg.png

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Saint-Malo

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St-Aubin-du-Cormier




- Le roi n’exige rien pour ses frais de guerre sauf la prise en charge de ceux des garnisons de ces places,

- Le roi devra rendre toutes les autres places bretonnes qui auront été prises par ses troupes par la suite

- Le Duc fera hommage au Roi aussi rapidement que possible

- Les ecclésiastiques, les nobles et autres seront remis en possession de leurs biens en France et en Bretagne,

- Le Duc de Bretagne donnera des otages pour la sûreté de ce traité.

 

tombeau de Francois II.jpgFrançois II meurt des suites d'une chute de cheval, le 9 septembre, trois semaines plus tard.  

200px-Anne_de_Bretagne-Jean_Bourdichon.jpgSa fille, Anne lui succède; Elle est sacrée Duchesse le 10 février 1489, et est promise en mariage à Maximilien 1er du Saint Empire.


Tombeau de François II à Nantes

                                                                                                 Anne de Bretagne


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À peine quinze jours après cette mort Charles VIII somme sa fille Anne d'accepter la tutelle royale et de renoncer au titre de duc jusqu'à ce qu'il ait éclairci les droits des Penthièvre (achetés par Louis XI). Le  conseil du duc répond que la Bretagne s'en tient au  Traité du Verger.                                                        


Charles VIII

                                                                                                                                            

                                                                                                                          Maximilien 1er d'Autriche

mAXIMILIEN 1ER.jpgLa cérémonie a lieu par procuration en décembre 1490. Face à cette violation du traité, l'armée royale intervient et une demande en annulation du mariage est demandé au Pape, lequel acceptera. 


Anne de Bretagne refuse alors tout mariage avec un prince français, elle impose son union au Roi de France Charle VIII. L'union sera proclamée le 6 décembre 1491.

13/08/2012

1532, 13 aoùt - Edit d'Union de Nantes

La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué et signé à Nantes, le 13 août 1532. Il sera enregistré au Parlement de Bretagne le 21 septembre de la même année.

L'Edit d'union de Nantes, ou TRaité du Plessis-Macé, rappelle, entre autres,  la demande orale des Etats de permettre au Dauphin d'être couronné Duc à Rennes, en révoquant les textes antérieurs qui s'y opposent (i.e le contrat de mariage D'anne de Bretagne & Louis)

« François, par la grâce de Dieu Roi de France, usufruitier des pays et Duché de Bretagne, père et légitime administrateur des biens de notre très cher et très aimé fils le Dauphin, Duc et Seigneur propriétaire des dits pays et Duché, savoir faisons à tous présents et à venir que, tenant les États de ce pays et Duché de Bretagne assemblés en notre ville de Vannes, en gros nombre, par la bouche de l'un des prélats étant en cette assemblée (pour et au nom d'eux, et en leur présence) il nous a été très humblement supplié et requis de vouloir permettre à notre très cher et très aimé fils aîné le Dauphin, ici présent, d'être reçu par eux à faire son entrée à Rennes, ville capitale de ce Duché, comme leur Duc et Seigneur propriétaire, requérant que toutes autres choses contraires qui pourraient auparavant avoir été faites au préjudice de ce qui est déclaré ci-dessus, fussent révoquées, cassées et annulées, comme faites sans ce que lesdits gens des États les eussent entendues et consenties ; et que nous eussions à nous réserver l'usufruit et l'administration totale de ce pays et Duché. En outre, ils nous supplièrent que notre plaisir fût d'unir perpétuellement ce pays et Duché de Bretagne à notre Royaume et Couronne de France, afin que jamais ne s'élèvent de guerres, dissensions ou inimitiés entre lesdits pays, et qu'en ce faisant nous eussions à garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et Duché, ainsi que nos prédécesseurs avaient fait jadis, tant par chartres anciennes qu'autrement ; de les y maintenir et garder, et que notre dit très cher fils le Dauphin jurât de le faire également. Et ils nous requirent encore de défendre à tous ceux qui ont pris le nom et les armes de Bretagne à cause de leurs mères, de ne plus les porter et d'ordonner qu'ils aient à mettre une particularité auxdites armes, et que ceux qui sont issus de ladite maison bâtards, hors de loyal mariage, n'aient à porter lesdites armes de Bretagne sans une barre. Après cette réquisition, la requête, signée du procureur et greffier desdits États, nous fut présentée et lue publiquement (les gens des États étant présents) par notre aimé et fidèle conseiller Maître des Requêtes ordinaire Maître Mathieu de Longue-Joue, seigneur d'Yvemy, et dont la teneur s'ensuit :

Au Roi notre Souverain Seigneur usufruitier de ce pays et Duché de Bretagne, père et légitime administrateur de Monseigneur le Dauphin, Duc et Seigneur propriétaire dudit Duché, les gens des trois États dudit pays de Bretagne supplient et requièrent très humblement qu'il vous plaise leur accorder et permettre que Monseigneur le Dauphin, qui est leur Duc et Prince naturel, étant à présent en cedit pays, soit reçu et fasse son entrée à Rennes, qui est le chef de son Duché, comme Duc et Prince propriétaire de ce pays ; requérant, de plus, que toutes les autres choses faites auparavant, contraires à ce qui est énoncé ci-dessus, soient révoquées, cassées et annulées, comme faites sans que lesdits États les aient consenties et entendues, en réservant, toutefois, à vous, sire, l'usufruit et l'administration totale de ce pays. outre, Sire, lesdits gens des trois États vous supplient très humblement qu'il vous plaise unir et joindre perpétuellement lesdits pays et Duché de Bretagne avec le Royaume de France, afin que jamais ne s'élèvent guerre, dissension ou inimitié entre lesdits pays, gardant toutefois et entretenant les droits, libertés et privilèges dudit pays, ainsi qu'il a plu, Sire, à vos Prédécesseurs Rois et Ducs de ce pays, tant par les chartes anciennes qu'autrement, de les y maintenir et garder ; et que mondit seigneur le Dauphin jure de le faire également. De quoi, sire, il vous plaira de leur faire dépêcher vos lettres, patentes. Aussi, sire, ils vous supplient très humblement de défendre à tous ceux qui ont pris le nom de Bretagne à cause de leurs mères, de ne plus les porter, et de mettre une particularité aux armes. De plus, sire, ils vous supplient très humblement d'ordonner que ceux qui sont venus de bâtardise porteront dorénavant une barre en leurs armes, leur enjoignant et défendant, sur grosses peines, de n'en user autrement. La Requête ci-dessus a été lue par moi greffier desdits États, soussigné, à haute et intelligible voix, en l'assemblée et congrégation desdits États, et après avoir été entendue, ouïe et consentie sans aucune contradiction, il a été dit qu'elle sera présentée au Roi pour y ordonner selon son bon plaisir.

Fait en la congrégation et assemblée desdits États en la grande salle du manoir épiscopal de Vannes le quatrième jour d'Août l'an mil cinq cent trente-deux.

signé : R. de la Chasse, procureur, et J. de Saint-Malon, greffier desdits États.

Après laquelle lecture, nous, considérant que le contenu de ladite requête est juste, raisonnable, utile, commode et profitable audit pays, et considérant le soulagement, repos et tranquillité de celui-ci, et que plus grand bien ne lui pourrait advenir, attendu que ledit pays demeurerait en grande et grosse sûreté, ayant le Royaume de France d'un côté, et la mer de l'autre avec des ports dont les entrées sont dangereuses et difficiles, et qu'ainsi il éviterait les inconvénients et les ruines qui se sont produits jadis ; et considérant aussi que le contenu de leur requête était fondé en droit et en raison ; pour ces causes et autres bonnes considérations qui nous y incitent, de notre certaine science, pleine puissance et autorité, nous avons accepté et eu pour agréable le contenu de la requête, et nous avons déclaré et déclarons que notre dit fils aîné est vrai Duc propriétaire dudit pays et Duché de Bretagne, selon la Coutume par laquelle les aînés succèdent audit Duché, et ce, malgré toutes choses contraires qui pourraient auparavant avoir été faites, connue faites contre la Coutume dudit pays, et sans la connaisance et le consentement des gens de sesdits trois États.

Ces choses ainsi faites, nous les avons déclarées et déclarons nulles, et comme telles cassées et révoquées, cassons et révoquons ; et nous voulons, consentons, et il nous plaît, que notredit très cher et très aimé fils aîné, Duc propriétaire de Bretagne, fasse son entrée à Rennes, ville capitale dudit pays, et qu'il y soit reçu et couronné en vrai Duc et Seigneur propriétaire de Bretagne, avec toutes les solennités et autres choses requises qu'il est accoutumé de faire, gardant les louables et anciennes Coutumes dudit pays, et nous réservant, toutefois, l'usufruit et l'administration dudit pays et Duché de Bretagne, à nous laissé par testament par feu de bonne mémoire notre très chère et très aimée compagne Claude de France, Duchesse de Bretagne, unissons et joignons les pays et Duché de Bretagne avec le Royaume et Couronne de France perpétuellement, de sorte qu'ils ne puissent être séparés, ni tomber en divorce, pour quelque chose que ce puisse être. De plus, nous voulons et il nous plaît que les droits et privilèges que ceux audit pays et Duché ont eus jadis, et ont à présent, leur soient gardés et observés sans y rien changer ni innover, dont nous avons ordonné et ordonnons que des Lettres patentes en forme de chartre soient expédiées et délivrées. Et, en outre, nous avons défendu et défendons à toutes personnes, de quelque état, qualité ou condition qu'elles soient, de porter le nom de Bretagne à cause de leurs mères, et aux bâtards de cette maison de porter les armes de Bretagne si ce n'est avec une barre, pour éviter confusion et inconvénient qui pourraient advenir par la suite, et ce, sur peine de confiscation de leurs fiefs. Aussi nous ordonnons par ces présentes à nos aimés et fidèles conseillers, les gens tenant nos cours de Parlement de Paris, de Bretagne, conseil et chancellerie dudit pays, et chambre des comptes de Paris et de Bretagne, et à tous nos sénéchaux, alloués, baillis, prévôts, justiciers et officiers dudit pays, ou leurs lieutenants, de faire lire, publier et enregistrer en leurs cours notre présent édit, afin que nul ne puisse prétendre l'ignorer, et qu'ils le fassent inviolablement observer, et qu'ils punissent sévèrement ceux qui, directement ou indirectement, y porteront atteinte ; car ainsi il nous plaît que ce soit fait, sauf en autres choses notre droit et l'autrui en toutes. Et afin que ce soit toujours chose ferme et stable nous avons fait mettre notre scel à ces présentes.

Donné à Nantes au mois d'Août l'an de grâce mil cinq cent trente-deux, et de notre règne le dix-huitième.

Par le Roi, usufruitier des pays et Duché de Bretagne, Breton. 

Publié en la cour de Parlement le 21 septembre 1532, et au conseil de Bretagne lors séant le 8 décembre audit an. »

 

En résumé:

- Il accorde l'usufruit et l'administration au Roi ;

- Il unie perpétuellement la Bretagne à la couronne de France, pour éviter les guerres entre les deux pays,

- Il rspecte « les droits, libertés et privilèges dudit pays et Duché », en ajoutant que les droits, libertés et privilèges devront être confirmés par une charte.

- Il interdit l'usage du nom et des armes de Bretagne aux autres prétendants.

- Il reprend le texte de la requête écrite qui est dans les mêmes termes que la réquisition orale, déclarant sa volonté dans les mêmes termes, en précisant que l'usufruit et l'administration du duché lui ont été donnés par le testament de Claude.


Le dauphin François, fut couronné à Rennes sous le nom de François III, dès le lendemain, 13 août 1532. Il ne régna pas, François Ier conservant l'usufruit et l'administration du duché. Il mourut 4 ans plus tard, son frère Henri fut alors considéré comme duc et nommé ainsi en Bretagne, mais ne se fit jamais couronner, pas plus que ses successeurs.

 

28/05/2012

2014: 500ème anniversaire de la mort d'Anne de Bretagne

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A l'attention de Mme Christèle Fontaine, Directrice de Phil@poste (Service Philalélique de la Poste)
A l'attention de Mme Christèle Fontaine, Directrice de Phil@poste (Service Philatélique de la Poste)

Chère Madame,

A l'occasion du 500 ème anniversaire de la mort en 2014 d'Anne de Bretagne (1477 - 1514) nous souhaiterions voir honorée par l'émission d'un timbre, la duchesse Anne de Bretagne qui fut deux fois Reine de France (1er mariage avec Charles VIII, le second avec Louis XII) et qui n'a à notre connaissance fait l'objet que d'une seule émission philatélique en 1972 par le petit émirat d'AJMAN (un des sept émirats faisant partie aujourd'hui des Emirats Arabes Unis).

Par l'émission de ce timbre tous les bretons attachés à la figure de leur dernière duchesse Anne de Bretagne verraient d'autre part réparée une injustice dans la mes
 
ure où le dernier timbre de France consacré à un personnage célèbre breton avait été en 2005 le personnage très controversé de Bécassine !

En espérant voir retenu par vos services ce projet d'émission en 2014 d'un timbre sur Anne de Bretagne veuillez agréer madame la Directrice l'assurance de nos sentiments les plus cordiaux.