10/09/2012

2012, 15 septembre - Bretagne Réunifiée à l'UNESCO pour la Démocratie

Tract qui sera distribué samedi 15.09, devant le siège de l'UNESCO:

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En 2011, l'UNESCO publiait un atlas des langues en danger: le Breton y figure au rang de celles comme "étant sérieusement en danger". Sa survie est compromise !

BRETAGNE REUNIFIEE demande à ce que la Bretagne puisse disposer des droits culturels et démocratiques nécessaires à la survie de notre langue, et que la Ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires Autochtones soient enfin ratifiée !

Contrairement à ce que la majorité des français pense, le déclin du breton n'est pas du simple fait d'une désaffection de cette langue régionale, entraînant une baisse du nombre de locuteurs. L'Etat français en est clairement le responsable !
A titre de comparaison, en 30 ans, le nombre de locuteurs Gallois est passé de 400 à 700.000 locuteurs actifs, le gallois étant compris de nos jours par plus de la moitié des Gallois. Dans la même période, le nombre de locuteurs brittophones a chuté de 600 à 200.000 locuteurs actifs ! Notre langue se meure...!

Comment est-il possible qu'aujourd'hui, un pays tel que la France, "la Patrie des Droits de l'Homme", un pays dont les chefs d'Etat sont les premiers à dénoncer les traitements de certains régimes autoritaires, faits à leur peuple, dénonçant leur privation de liberté culturelle (Tibet, Syrie etc..) ? Les faits montrent que la parole de la France ne vaut qu'en dehors de ses frontières, i.e, "Faites ce que je dis, pas ce que je fais!" La parole de la France n'a plus de valeur !

Quelques exemples:

- La Poste demande à changer la typonymie d'origine bretonne,

- Des militants de 44+BREIZH sont empêchés de s'exprimer en breton (mars 2011) devant la Cour d'Appel de Rennes. Lorsqu'il s'agit de locuteurs étrangers, la Cour dépêche pourtant la présence d'interprète. Ce droit leur fut refuser, sous prétexte qu'ils sont français et qu'ils connaissent la langue du pays. Où est donc notyre liberté culturelle ?

- Des postes d'enseignants bilingues sont non-pourvus,

- Le refus de chèque libéllés en breton, notamment par la Banque de Bretagne, mais aussi dans les administrations, alors que la loi le permet,

- Des écoles Diwan, écoles laïques, bilingues et gratuites, peinent à vivre pendant les 5 premières années, le salaire des instituteurs étant à leur charge. Quand bien même l'équilibre financier est atteint, des mairies abusent de leurs droits pour réhausser les loyers des locaux qu'elles leur louent, sachant pertinament que plus de charges menacerait leur existence. Dernier exemple criant, l'école Diwan de Louaneg, la mairie refusant de la reloger dans d'autres bâtime,nts (pourtant nombreux) de la commune, aucun dialogue possible, pas même après la tentative de médiation organisée par le Chef de Cabinet de F.Hollande.

- Des inégalités de traitements selons les régions: une période probatoire de 5 ans est exigée dès la création d'une école Diwan. Après cette période seulement, l'école sera contractualisée par l'Education Nationale, laquelle prendra en charge le salaire des instituteurs.
Seulement voilà: les écoles Ikastolak du Pays Basque ont également une période probatoire, mais de 1 an seulement. A contrario, dans le même département (Pyrénées-Atlantiques), les écoles Occitanes ne bénéficient pas de cette année de probation ! Pourquoi ? 
Par ailleurs, toute école Diwan, déjà contractualisée, peut ouvrir une annexe. Mais dès lors que celle-ci se situe sur une autre commune, elle devra connaître elle-aussi, une période probatoire de 5 ans. Pour les Ikastolak, l'ouverture d'annexes dans n'importe quelle commune des alentours n'entrâine aucune période probatoire. Pourquoi ?
C'est dire la facilité que l'on donne à créer des écoles ici ou là, c'est dire le handicap qu'ont certaines langues régionales par rapport à d'autres ! Pourquoi une telle différence de traitement dans notre pays ? Diwan peine à se développer.
Moins d'écoles Diwan il y aura, moins de possibilité sera donné aux résidants d'accéder à ces écoles bilingues, plus on écarte les populations de leur culture originelle, mieux on centralise, mieux on contrôle. Telle est la politique de la France envers ses concitoyens !

La Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires Autochtones fut signée par le gouvernement Jospin en mai 1999, elle attend toujours d'être ratifiée. Problème de constitutionalité disent certains (Conseil Constitutionnel entre autres) en raison de quelques articles (Ordonnace n°58-1067, articles 18, alinéa 2, 19 et 20). Pourtant, le breton est soit-disant langue officielle de Bretagne et inscrit dans le patrimoine de la Constitution francaise. Le Conseil Constitutionnel considère que "les principes fondamentaux de notre Constitution s'opposent à ce que soient reconnus des droits collectifs à quelque groupe que ce soit, défini par une communauté d'origine, de culture, de langue ou de croyance". 

Que ce même Conseil nous explique alors pourquoi, nous, Bretons et Français, ne disposons pas tous des mêmes droits que les Alsaciens, les Basques, les Corses etc...

Les Bretons ne constituent pas une communauté, ils constituent tout comme les Alsaciens, Basques, Corses, Occitans, Berrichons etc... des citoyens qui ont donné leur sang pour que la France soit ce qu'elle est aujourd'hui ! Voyez comment nous sommes remerciés !

Enfin, pour rappel, la ratification de cette Charte fut l'une des promesses électorales faites à Lorient (2011) par F. Hollande !

Pour tous ceux qui  veulent dénoncer l'injustice et la discrimination dont sont victimes les Bretons, vous pouvez nous rejoindre via:


breizh.adunanet@gmail.com

SVP: MERCI DE NE PAS JETER CE TRACT SUR LA VOIE PUBLIQUE

11/10/2011

La Banque de Bretagne vient de perdre son âme !

 

La Banque de Bretagne devient BNP en Loire-Atlantique

La propagande des Pays -de-Loire se poursuit !

En effet, l'appellation "Banque de Bretagne" vient d'être supprimée des banques sur le sol de la Loire-Atlantique.

Les habitants de ce département sont encore des bretons.

bnp paribas,banque de bretagne,breizh=44,réunific ation

 

bnp paribas,banque de bretagne,breizh=44,réunific ation

D'autre part, doit-on imaginer que le fond de dotatons "BNP PARIBAS - BANQUE DE BRETAGNE" ne concernera que la région administrative Bretagne ?

 

A ceux qui rétorqueraient que c'est "entrer dans l'ordre des choses" puisque la Loire-Atlantique est intégrée dans la région Pays-de-Loire, je leur répondrai ceci:

- Dans ce cas, il ne doit y avoir aucune agence Banque de Bretagne autre part qu'en région Bretagne !

- Que dire de la BNP "Banque Nationale de Paris" ? Est'elle implantée uniquement sur Paris ?

 

Déjà incompréhensible puisse être cette organisation administrative de la région Bretagne amputée de la Loire-Atlantique, décision politique que seules les arcanes sont capables de m'en expliquer les raisons et son utilité, il faut rappeler qu'aujourd'hui:

La Justice couvre les 5 départements bretons, idem pour les Notaires, la Culture (Charte Culturelle de 1977 signée par Valéry Giscard d'Estaing),  !

L'Histoire, l'Economie couvrent les 5 départements !

 

Quoiqu'en décident les politiciens, la situation est ainsi, la réalité est telle que des liens étroits existent et perdurent entre les habitants de la Loire-Atlantique et les départements de la région Bretagne.

Quoique vous fassiez, quoique vous décidiez, quel que soient les études de vos experts en marketing, quels que soient les créations nouvelles ayant pour but de créer et tisser des liens entre les habitants de la région Pays-de-Loire, tout ne sera que perte de temps, une perte d'argent, lequel argent est notre argent, autrement dit cela nous regarde non?