14/10/2012

Bienvenue en Celtie (MODIFICATIONS EN COURS)

1-Accueil Celtijima


hermines début de texte Bienvenue dans le monde de BREIZH SPIRIT. Je vous propose de découvrir un monde qui oscille entre légendes & réalités. D'inspiration celtique, ce site vous fera, j'espère, découvrir les multiples facettes d'un peuple jugé injustement tourné vers le passé alors qu'il n'en est rien. hermines fin de texte
Les traditions bien ancrée font revivre nos ancêtres!

Se pencher sur ses origines (rubrique I "Culture Celte": sommaire-culture-celte.html ) ou sur son passé, est un enrichissement personnel qui peut aider à s'accomplir. Au temps où les traditions disparaissent encore et toujours, au profit d'une "modernité" de notre société, notre diversité d'origines, de langues ou de cultures constituent un patrimoine que nous devons transmettre à nos descendants.
Ce que nous sommes, nous le devons à nos ancêtres. Oublier nos coutumes c'est aussi les oublier définitivement. Pour résumer:

hermines début de texte

"Comment savoir où l'on va, si l'on ne sait pas d'où nous venons!"

hermines fin de texte

J'espère que vous y trouverez des découvertes intéressantes. Entre monts et vaux, entre Armor et Argoat, la Bretagne regorge de légendes  sommaire-contes-legendes-de-bretagne.html  vous expliquant la naissance de tel lieu ou de tel procédé...

Vous trouverez également d'autres légendes issues de nations Celtes:

ECOSSE ( rubrique C),  sommaire-contes-legendes-d-ecosse.html
Iles ORCADES (rubrique C),  sommaire-contes-legendes-des-orcades.html
IRLANDE (rubrique D),  sommaire-contes-legendes-irlandais.html
PAYS DE GALLES (rubrique E),  sommaire-contes-legendes-gallois.html
CORNOUAILLES (rubrique F),  sommaire-contes-legendes-de-cornouaille.html
Iles ANGLO-NORMANDES (rubrique F)  sommaire-contes-legendes-anglo-normands.html
Iles de Man (rubrique G),  sommaire-contes-legendes-de-l-ile-de-man.html
GALICE (rubrique H1)   sommaire-contes-legendes-de-galice.html
Asturies (rubrique H2)  sommaire-contes-legendes-des-asturies.html

Et puisque les Celtes ont  laissé des traces un peu partout en Europe, vous trouverez d'autres contes & légendes issus:

WALLONIE (rubrique J1),   sommaire-contes-legendes-de-wallonie.html

PAYS BASQUE (rubrique J4), sommaire-contes-legendes-du-pays-basque.html

Contes divers (rubrique J2),

Contes d'Enfants (rubrique J5)


Peut-être pas purement d'origine celtique, j'ai tenu à y joindre des contes écrits par des enfants issus de Bretagne (rubrique J5), des Contes Normands, aux bons souvenirs de mon père ( rubrique J3sommaire-contes-legendes-de-normandie.htm  de même que des Contes du Pays Basques, par solidaité régionaliste (rubrique J4).

A ces contes, bon nombre d'entre nous ont souvent entendu leurs aieux citer des dictons bretons aux côtés de Pensées Celtes (rubrique O1)


Sans doute quelque peu superstitieux et avide d'une certaine rationalité, toute aussi merveilleuse qu'elle puisse être, les bretons ont depuis toujours tenté d'expliquer le "pourquoi des choses" et le "pouquoi du comment". Entre féeries et malédictions, les légendes ont pris une place importante dans le quotidien du peuple breton, à un tel point que celles-ci ont depuis bien longtemps franchies les frontières du pays.

Pour rêver, comme pour penser, il faut manger sainement, donc vous n'échapperez pas à ma rubrique Gastronomie (rubrique N ).Je ne manquerai pas d'approvisionner ce site aussi souvent que possible. Je requiert votre indulgence concernant la quantité et la qualité des informations que j'éditerai. Il est fort probable que je fasse des omissions involontaires, ou que des erreurs soient comises quant aux contenus. Je compte pour cela sur vous et vos commentaires, afin que toute erreur soit corrigée.

Quant aux sources ( rubrique Z ), je n'hésiterai pas à vous les donner.

Vous n'échapperez pas non plus à mes Coups de Gueule (rubrique Q)

 

Enfin, je vous donne rendez-vous en rubrique Z1 qui essaiera de tenir à jour les différentes dates de concerts et festivals celtes.

hermines début de texte

"Bhí sin ann agus is fada ó bhí..."
"Il était une fois, et c'était il y a bien longtemps..."

hermines fin de texte (formule traditionnelle irlandaise)

ESPRIT CELTE



TERRES CELTES

 

celtbar

 

BREIZH
(Bretagne)

 Breizh1


Devise 

"Kentoc'h mervel eget bezañ saotret" en breton.
(En français, « plutôt la mort que la souillure » )

L'hymne national

watch?v=BEkwReJlNbc

 " Bro gozh ma zadoù" (Vieux pays de mes pères).
(Il est chanté sur la musique de l'hymne national gallois.)

LANGUE

 Breton / Gallo

celtbar

 

CORNWALLS
(Cornouailles)

 Angleterre



Devise

«Onan Hag Oll» (en français : « Un et Tous ».

LANGUE
La langue Cornique, langue régionale du Royaume-Uni. Elle a de nombreux mots en commun avec le Breton auquel elle était presque identique au Moyen Âge.

celtbar

 

SCOTLAND
(Ecosse)

 écosse

Devise nationale 

"Nemo me impune lacessit" (latin)
(en français: nul ne m'agressera impunément)


Hymne national

watch?v=TwlYLRbhJzc

"The Flower of Scotland"
Symbol : le chardon.




celtbar

 

EIRE
(Irlande)
irlandeirlande 1





Devise nationale 

"Éire go deo" (l'Irlande toujours)

 

Hymne national 

a0Zop1X-eXo

"Amhrán na bhFiann"

(Hymne du Soldat)

celtbar

 

ILE DE MAN

 

Ile de ManAngleterre









Hymne national

"Arrane Ashoonagh dy Vannin"

celtbar

 

ORCADIAS
(îles des Orcades)

 écosse





celtbar

 

Iles ANGLO-NORMANDES

 Angleterre





celtbar

 

CYMRU
(Pays de Galles)

 pays de galles





Devise nationale 

 "Cymru am byth"
(« Vive à jamais le Pays de Galles »)


Devise royale 

Y ddraig goch ddyry cychwyn
(« Le dragon rouge donne de l'élan »)



Hymne national 

watch?v=JP4qbQ2UXuY

Hen Wlad Fy Nhadau (« Vieux Pays de nos Pères »),
pratiquement la même chanson que l' Hymne Breton.

LANGUE

 Le Gallois

celtbar

ASTURIAS
(Les Asturies)
95px-Escudo_de_Asturias.svgEspania













Devise

" Hoc signo tuetur pius hoc signo vincitur inimicus"

celtbar

 

GALICIA
(Galice)
95px-Escudo_de_Galicia.svgEspania
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
celtbar
 
 

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27/05/2012

19 - LE MONSTRE DE GLAMIS

 

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1821: un enfant affreusement difforme naît. Il est le fils ainé du XIème Comte Georges Bowes-Lyon et de son épouse Charlotte Grimstead, arrière-arrière-grands-parents de Elizabeth Bowes-Lyon, la reine-mère.

L'enfant aurait été gardé reclus dans le château toute sa vie, et ses chambres murées après sa mort.

Une version alternative de la légende rapporte qu'un vampire naît à chaque génération de la famille, et est gardé à l'intérieur des murs de ces chambres. 

Une vieille histoire raconte que des invités auraient accrochés des serviettes aux fenêtres de chaque pièce pour tenter de trouver les chambres murées du monstre. Lorsqu'ils regardèrent le château de l'extérieur, de nombreuses fenêtres n'auraient pas montré les serviettes.

Cette légende peut être inspirée par l'histoire réele des Ogilvie. Quelque part dans les murs épais de presque 5 mètres, se trouve une chambre remplie de crânes, où la famille Ogilvie cherchant protection contre le Clan Lindsay serait morte de faim, emmurée. Enfin, un autre monstre aurait habité dans le Loch Calder, à proximité de Glamis.

11/05/2012

18 - ADAM BELL (Annandale, Dumfriesshire)

 

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Ce conte a, par plusieurs aspects, des airs de vérité. Il est singulier, autant par son approche du surnaturel que par les faits qui ont été découverts en le relatant et qui échappent à la raison. Car si parfois surviennent des évèenements qui à l'époque où ils se produisent , demeurent inexplicables pour la majorité des mortels, il existe pourtant toujours quelques personnes informées des causes initiales de ces évènements, qui rarement manquent de les éclairer devant leurs acteurs ou les personnes auxquelles ils ont été confiés, les vidant ainsi de toute rationnalité. Mais les causes qui produisirent les évènements que nous allons rapporter, n'ont jamais encore été expliquées. Et dans ce labyrinthe où l'on erre jusqu'à l'inéluctable catastrophe, on n'a jamais pu trouver le moindre fil d'Ariane.

gif-image-ecosse-3.gifM. Bell était un gentleman d'Annandale, dans le Dumfriesshire, au sud de l'Ecosse et le propriétaire d'un immense domaine de cette région qu'il occupait lui-même en partie. Il avait perdu son père quand il était enfant et sa mère était morte quand il avait vingt ans, le laissant unique propriétaire du domaine et d'une confortable somme d'argent. Cependant il était endetté, dans une grande mesure à cause de la parcimonie de sa mère pendant sa minorité. 

Il était grand, musclé et athlétique, et son unique plaisir était le combat et les exercices violents. C'était le meilleur cavalier  et le meilleur tireur du comté, et lui-même était particulièrement fier de son adresse au sabre. Il se vantait d'ailleurs de cela, fréquemment et sans modestie aucune, et déplorait de n'avoir pas dans le comté un adversaire à sa hauteur.


Durant l'automne 1745, après avoir passé quelques jours à préparer activement sans rien dire, son voyage, il donna quelques directives à ses domestiques, leur indiqua qu'il avait à s'absenter pour quelques temps, quitta son domaine et partit pour Edimbourg. Quelques jours après son départ, un matin que sa gouvernante faisait son ménage quotidien, son maître, c'est ce qu'elle pensa, entra par la porte de la cuisine, la porte principale étant fermée à clef, et passa devant elle au milieu de la pièce.

Il portait le pardessus boutonné qu'il avait en quittant la maison, avait le même chapeau sur la tête, et tenait la cravache qu'il avait emportée. En le voyant, elle poussa un cri, mais revenue de sa surprise, elle s'adressa à lui:

" Vous n'êtes pas resté longtemps loin de nous, Sir."

Il ne répondit rien,mais, l'air maussade, il se rendit dans ses appartements sans défaire son pardessus. Au bout de cinq minutes, elle pénétra à son tour dans le bureau. Il se tenait à son secrétaire et lui tournait le dos. Elle lui demanda aimablement q'il souhaitait qu'elle allume le feu et ensuite s'il allait bien, mais il ne répondit à aucune de ses questions. Elle en fut surprise et repartit dans la cuisine.

Cinq minutes passèrent, il sortit par la porte principale qui maintenant était ouverte, partit en direction de la berge boisée de la profonde Kinnel, puis sortit de son champ de vision.

Cette femme, extrêmement contrariée, courut alors informer les hommes employés dans la maison. Le premier qu'elle trouva était l'un des laboureurs. Elle lui annonça que leur maître était de retour, mais qu'il devait avoir perdu la raison car il téiat sorti pour se promener et ne parlait pas. L'homme détela ses chevaux de la charrue, et rentra avec la femme en l'écoutant lui relater ce à quoi elle avait assisté. Il lui fit répéter plusieurs fois avant de lui assurer qu'elle avait dû avoir des visions, car le cheval du maître n'était pas dans l'étable, et que, sans lui, il n'aurait jamais pu revenir.

Pourtant, comme elle insistait dans ses insertions avec les meilleurs gages de bonne foi, il se rendit dnas les environs de la rivière linn pour voir ce qui avait pu advenir de ce maître mystérieux. Personne dans tout le pays ne l'avait ni vu, ni entendu.


On conclut que la gouvernante avait vu une apparition et qu'il avait dû arriver quelque chose à leur maître. On se renseigna auprès de personnes âgées qualifiées dans ce domaine, ils dirent que quand le spectre (wraith) ou l'apparition d'une personne vivante se manifestait au grand jour, au lieu que ce soit l'annonce de sa mort, était le signe d'une très longue vie. De plus, il n'était pas possible qu'elle ait vu un fantôme car ils ne font que des visites nocturnes. Bref, bien que ce fut le sujet principal des conversations entre les domestiques ou les gens du voisinnage, aucune conclusion raisonnable ne put être donnée à ce sujet.

La supposition la plus probable était que M. Bell, bien connu pour son goût immodéré des armes, avait quitté sa maison le jour même où le prince Charles Stuart et ses Highlanders remportaient sur le général Hawley, la victoire de Falkirk Muir, et l'avait rejoint pour combattre à ses côtés ou aux côtés du duc de Cumberland plus au nord. Il fut pourtant établi après coup qu'il ne rejoignit jamais aucune des deux armées.

Les semaines passèrent, puis les mois, mais M. Bell ne donnaé aucun signe de vie. L'une de ses cousines étant sa plus proche parente, le mari de celle-ci prit la direction des affaires. Etant établi qu'il n'avait pas rejoint l'armée et ne s'était pas noyé dans la Kinnel, quand on l'avait vu s'en approcher, toute enquête le concernant fut suspendue.

A quelques temps de là, un respectable fermier du nom de McMillan, dont la ferme était à proximité de Musselburgh, se rendit pour affaires à Edimburgh. Au cours de son séjour, il fut invité à aller passer une soirée chez un de ses amis qui résidait près d'Holyrood House. Comme il fut surpris d'une indisposition, le couple qui l'avait invité lui proposa de passer la nuit chez eux. Au milieu de la nuit, il se sentit extrêmement mal, et dans l'impossibilité de se rendormir ou seulement de se reposer dans son lit, il eut l'idée que rien ne lui conviendrait mieux qu'une petite promenade nocturne;

Il enfila ses vêtements, et comme il ne voulait pas déranger ses hôtes, se glissa subrepticement dehors en passant par la porte de derrière, et s'en alla se promener dans le parc St Anthony, derrière la maison. 

La lune éclairait le parc presque comme en plein jour, et il en avait à peine fait le tour, qu'il vit un homme de haute taille y pénétrer par l'autre porte. Ce dernier portait un pardessus assez terne. L'autre fit son intrusion au moment même où McMillan se trouvait dans l'ombre du mur. Il se rendit bien compte que l'étranger ne l'avait pas vu. Bien que l'idée lui vînt laors qu'il n'était pas convenable de demeurer cacher, il put  observer ce que l'homme était venu faire. Celui-ci faisait des aléles et venues apparemment excédé, regardant sa montre à chaque instant, jusqu'à ce qu'enfin, un autre homme entrant par la même porte vînt le rejoindre. Celui-là portait également un pardessus, et vait un capuchon sur la tête. Il était d'une constitution très robuste, mais beaucoup plus petit que le premier. Ils n'échangèrent qu'un mot, puis se tournant tous deux, ils se défirent de leurs manteaux, tirèrent leurs épées et engagèrent un véritable combat.

 

duel.gif


Le grand gentleman semblait avoir l'avantage. Il gagnait constamment du terrain sur l'autre, et le repoussa sur plus de la moitié circulaire de la partie du parc dans laquelle ils combattaient. Chacun d'eux s'efforçait de combattre en tournant le dos à la lune, de façon à ce que la lumière éclaire le visage de son adversaire. Ils échangèrent de nombreuses passes rapides afin de gagner cette position. L'engagement fut long et obstiné, et les assauts désespérés qui étaient fréquemment tentés de part et d'autre, n'avaient d'autre objectif que la destruction totale de l'adversaire. Ils s'approchèrent à seulement quelques yards de l'endroit où McMillan était caché.

Ils étaient tous deux à bout de souffle. A cet instant, un petit nuage passa devant la lune. L'un des deux hommes dit alors:

" Allons, personne ne peut nous voir."

Ils se découvrirent la tête et s'essuyèrent le visage. Dès que la lune émergea du nuage, les deux hommes se remirent en garde. Ce fut sûrement une pause horro=ible! Et courte en considérant le temps qui s'écoula entre celle-ci et l'éternité ! 

Le grand gentleman se fendit, mais son coup fut paré par l'autre qui le repoussa. Comme l'assaillant faisait un pas sur le côté pour éviter la contre-offensive, son pied glissa. Il trébucha vers l'avant sur son adversaire,q ui adroitement lui transperça la poitrine de la pointe de son épée, et la lui enfonça dnas le corps. Il n'eut que quelques spasmes convulsifs, comme s'il avait voulu se relever, puis mourut presque sur le coup.

L'horreur pétrifiait McMillan. Sachant cependant qu'il s'était lui-même mis dans une situation périlleuse en étant sorti de la maison à cette heure creuse de la nuit, il eut la présence d'esprit de conserver son calme et de demeurer à l'écart. Le duelliste survivant essuya son épée avec un grand sang froid, remit sa capuche, recouvrit le corps avec l'un des pardessus, prit l'autre et s'éloigna. McMillan regagna tranquillement sa chambre sans réveilelr personne. Il ne ressentait plus rien de son malaise, mais son esprit était choqué et excessivement perturbé. Il réfléchit jusqu'au matin sur la conduite qu'il devait adopter et décida finalement de ne dire rien à personne de ce qu'il avait vu, craignant qu'on en vienne à le soupçonner. Il resta donc sur son lit le matin, jusqu'à ce que son ami vienne lui apprendre qu'un homme avait été assassiné derrière la maison durant la nuit. Il se vela et alla examiner le corps.

C'était celui d'un jeune homme, apparemment du pays, ayant les cheveux bruns et les traits fins et virils. Il n'avait sur lui ni la lettre, ni lvre, ni signature qui auraient pu permettre son identification. On découvrit seulement dans l'une de ses poches, une montre en argent sans particularité, et dans sa main, une épée sanglante et élégante portant les initiales A et B gravées sur la garde. L'épée avait pénétré sa poitrine et était ressortie dans son dos, un peu en dessous de l'épaule gauche. Il avait également une légère blessure sur le bras. Le corps fut transporté à la morgue, où il demeura huit jours. Bien que de nombreuses personnes défilèrent pour le voir, aucune ne le reconnut. On l'enterra au cimetière de Greyfrairs, au milieu des étrangers.

16 années s'écoulèrent durant lesquelles McMillan conserva le silence sur le duel auquel il avait assisté. Mais un jour qu'il était à Annandale pour prendre livraison de quelques moutons qu'il avait achetés, il entendit parler des circonstances étranges dans lesquelles Bell avait disparu. Alors, il raconta toute l'histoire. La période, la description de la victime, les vêtements, et surtout l'épée avec les initiales gravées, tout concordait pour ne laisser planer aucun doute sur le fait que c'était bien M. Bell qu'il avait vu se faire tuer dans ce duel derrière l'abbaye. 

Mais l'identité de la personne qui l'avait tué, l'origine de la querelle et son apparition devant la gouvernante demeurent à ce jour sans explications, et risquent de rester ainsi, tant que toutes ces zones d'ombre ne seront pas élucidées.

Certains ont même tenté de discréditer McMillan, en raison de son trop long silence sur les faits, et en considération autant de sa force physique peu commune que de ses dispositions à toujours affronter le danger, McMillan étant l'un des hommes les plus téméraires et les plsu hardis de son époque. Mais tous ceux qui l'ont connu ont rejeté avec mépris de telles insinuations, en tous points contradictoires avec son caractère honorable et désintéressé. De plus, ce qu'il raconté avait tous les accets de la vérité.

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