23/08/2012

753 - Création de la Marche de Bretagne par Pépin le Bref

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06/07/2012

La Résistance de la Langue Bretonne

hermines début de texte.gif1539, 10 et 15 août - Ordonnance de François Ier, Villers-Cotterêts

L'ordonnance comprend 192 articles. Cette ordonnance interdit au breton d'être utilisé dans les documents juridiques et commerciaux, ni même dans la publicité. Jusque là, les actes légaux et noatriés étaient rédigés en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l'époque.

Art. 111: «Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement».

Autrement dit, les affiches de festoù-noz (pour fêtes de nuit) qui sont rédigées en breton, sont des documents illégaux.

Formellement, la langue bretonne, et les personnes parlant le breton, sont "hors-la-loi". La République Française est conue pour sa reconnaissance des droits des minorités ethniques et linguistiques dans le monde entier, mais c'est loin d'être le cas pour ce qui concerne son propre territoire.

Les représentants de la France, ont toujours refusé de signer l'article 27 de la Déclaration des Droits Civils et Politiques, car cela obligerait l'Etat français à respecter les droits linguistiques des bretonnants. Il en sera de même pour la ratification de la Charte Européenne des Langues Minoritaires Autochtones.

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1822

"Aujourd'hui, le bas-breton, le basque, le gaélique, meurent de cabane en cabane, à mesure que meurent les chevriers et les laboureurs"

CHATEAUBRIANT, Mémoires d'Outre-Tombe, 1848


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1831

"La Basse-Bretagne, je ne cesse de le dire, est une contrée à part qui n'est plus la France. Ecxeptez en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial. Je n'avance rien d'exagéré. Créons pour l'amélioration de la race bretonne, quelques unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en l'accordant la première communion qu'aux seuls enfants parlant le français."

Auguste ROMIEU, sous-préfet de Kemperlé

"Il faut, par tous les moyens possibles, favoriser l'appauvrissement du breton, jusqu'au point où, d'une commune à l'autre, on ne puisse pas s'entendre (...), car alors la nécessité de communication obligera le paysan d'apprendre le français. Il faut absolument détruire le langage breton. "

Lettre des Préfets des Côtes du Nord et du Finistère                                                         à MONTALIVET, ministre de l'Instruction Publique. 

"Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au-dessus de l'homme sauvage. Le paysan y est d'une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d'Hottentots (...) En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois."

Malte BRUN, Les jeunes voyageurs en France

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1835

"Croyez-moi, Monsieur, le catalan qui me faisait tant enrager n'est qu'un jeu d'enfant auprès du bas-breton. C'est une langue que celle-là. On peut la parler fort bien, je crois, avec un bâillon dans la bouche, car il n'y a que les entrailles qui paraissent se contracter quand on cause en bas breton. Il y a surtout l'h et le c'h qui laissent loin derrière la jota espagnole. Les gens qui parlent cette belle langue sont bons diables, mais horriblement sales (...) On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier, et la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou."

Prosper MERIMEE, Lettre à Jaubert de Passa

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1836

"Vous saurez d'abord que c'est vers la Bretagne, la douce et la bretonnante, que sont dirigées les courses cette année (...) Quant aux naturels du pays hélas! C'est la province sans soleil. Croiriez vous que j'ai fait quatre cent lieues en Bretagne sans déboutonner ma braguette. Impossible de toucher sans pincette les personnes du sexe de Brest, Morlaix, Saint Brieux, Rennes, Vannes, Quimper. Ce n'est qu'à Nantes que la Providnce m'a envoyé soulagement (...) Au lieu de votre joli patois dont on comprend toujours quelque chose, c'est une langue que le diable a inventée que l'on parle là-bas et qui n'a pas moins de quatre dialectes très différents. Lavarèt d'in pélec'h azô ünenbennak ago zéfé gâllec ? Voilà tout ce que j'ai pu apprendre à dire m'écorchant le gosier: Dites moi où il y a quelqu'un qui parle le français. Jamais, à moins qu'on ne lui fasse une opération chirurgicale, un Provençal ne prononcera Pélèc'h. Mngez une olive crue, et en crachant, vous ferez un bruit approchant ce c'h. Par dessus le marché, ces sauvages ne m'ont-ils pas persécuté dans leurs journaux, m'accusant d'avoir enlevé d'autorité à leur province un manuscrit d'un certain barde du Vème siècle, Guiclan ou Guinclan, manuscrit que j'ai cherché partout inutilement et dont j'ai appris  l'existence à la plupart de leurs doctes."

Prosper MERIMEE, Lettre à Requien

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1842

Le Recteur approuve le règlement pour les écoles primaires élémentaires de l'arrondissement de Lorient, disposant entre autres:

"Art.21. Il est défendu aux élèves de parler breton, même pendant la récréation et de proférer aucune parole grossière. Aucun livre breton ne devra être admis ni toléré."

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1845

"Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne."

Un sous-préfet du Finistère, Discours aux instituteurs

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1866

"Le Tribut de Nomenoe (du Barzaz Breiz) est un poème de 140 vers, plsu grand que l'Illiade, plus beau, plus parfait qu'aucun chef d'oeuvre sorti de l'esprit humain. (...) En vérité, aucun de ceux qui tiennent une plume ne devrait rencontrer un Breton sans lui ôter son chapeau."

George SAND, Promenades autour d'un Village

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1874

" Si l'on veut comprendre la Vendée, qu'on se figure cet antagonisme: d'un côté, al Révolution française, de l'autre le paysan breton. En face de ces évènements incomparables, menace immense de tous les bienfaits à la fois, accès de colère de la civilisation, excès du progrès, amélioration démesurée et initelligente, qu'on place ce sauvage grave et singulier, cet homme à l'oeil clairet aux longs cheveux, vivant de lait et de châtaignes, borné à son toît de chaume, à sa haie et à son fossé, distinguant chaque hameau du voisinnage au son de sa cloche, ne se servant de l'eau que pour boire, ayant sur le dos une veste de cuir avec des arabesques de soie, inculte et brodé, tatouant ses habits comme ses ancêtres les Celtes avaient tatoué leurs visages, respectant son maître dans son bourreau, parlant une langue morte, ce qui est faire 'habiter une tombe à sa pensée, piquant ses boeufs, aiguisant sa faux, sarclant son blé noir, pétrissant sa galette de sarrasin, vénérant sa charrue d'abord, sa grand-mère ensuite, croyant à la Sainte Vierge et à la Dame Blanche, dévot à l'autel et aussi à la heute pierre pystérieuse debout au milieu de la lande, laboureur dans la plaine, pêcheur sur la côte, braconnier dans le hallier, aimant ses rois, ses seigneurs, ses prêtres, ses poux; pensif, immobile, souvent des heures entières nsur la grande grève déserte, sombre écouteur de la mer.

Et qu'on se demande si cet aveugle pouvait accepter cette clarté (...)"

Victor HUGO, Quatre-Vingt Treize

"La Bretagne est une vieille rebelle. Toutes les fois qu'elle s'était révoltée pendant deux mille ans, elle avait eu raison; la dernière fois, elle a eu tort. Et pourtant au fond, contre la Révolution comme contre la Monarchie, contre les représentants en mission comme contre les gouverneurs ducs et pairs, contre la planche aux assignats comme contre la ferme des gabelles, quels que fussent les personnages combattant, Nicolas Rapin, François de La Noue, le capitaine Pluviaut et la dame de La Garnache, ou Stofflet, Coquereau et Lechandelier de Pierreville, sous M. de Rohan contre le roi et sous M. de La Rochejaquelein pour le roi, c'était toujours la même guerre que la Bretagne faisait, la guerre de l'esprit local contre l'esprit central."

Victor HUGO, Quatre-Vingt Treize

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1880

Naissance de l'enseignement gratuit, laïque, francophone et obligatoire, crée par Jules FERRY

L'article 14 du règlement modèle ndes écoles primaires reprend l'article 29 du règlement de 1850, et exclut la langue bretonne de l'école. C'est le premier coup porté contre la langue bretonne. L'école, catholique ou républicaine, ignore le breton dans l'enseignement, dénigre ses utilisateurs et persécute les enfants bretonnants par l'utilisation du "symbole" ou de la "vache", traumatisant des générations de bretonnants et préparant l'éradication de la langue.

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1888

"Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu'il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il parauge toute la journée par les chemins, mange à l'écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas (...) S'il a huit ans d'âge physiquement, il en a trois àpeine pour le développement intellectuel. Y a-t-il lieu, dans ces conditions, de tenir compte des quelques mots bretons qui lui ont suffi pour traîner jusque là une vie rudimentaire ? Je ne le crois pas. Mieux vaut admettre qu'il ne sait rien et commencer par le commencement, comme on fait à l'école maternelle."

Poitrineau, Inspecteur d'Académie à Vannes

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1897

François JAFFRENNOU, dit Taldir, compose le Bro Goz Ma Zadou, sur l'air de l'hymne national gallois (composé en 1846 par William James). Il devient l'hymne national breton.

"Un principe qui ne saurait jamais fléchir: pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation."

DAUSIMONT, inspecteur d'académie, Discours aux instituteurs

 

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1902

"L'école ni le régiment n'ont encore sensiblement atténué l'emploi du "bresoneck" qui reste langue courante usuelle de toute la Basse-Bretagne."

SERIS, L'enseignement du Français dans les écoles bretonnantes du Finistère,

La Revue Pédagogique, 15 mars 1902

"A la campagne, parler français c'est se faire remarquer et passer pour un étranger. De fait, c'est en breton que le recteur (curé) prêche, confesse, donne ses instructions, en breton que se traitent les affaires au marché, en breton que délibèrent la plupart des conseils municipaux (...) le breton reste la langue du foyer."

SERIS

"Que l'Eglise n'accorde la première communion qu'aux seuls enfants parlant français."

DANTZER, inspecteur d'académie, Discour devant le Conseil Général du Morbihan


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1902, 23 septembre

Emile COMBES, président du Conseil, adresse aux préfets des départements du Finistère, Morbihan et Côtes du Nord (Côtes d'Armor actuelles), une instruction interdisant aux curés d'enseigner le catéchisme et de prononcer leurs sermons en breton dans les églises. Le breton fait les frais de la guerre idéologique que mène l'Etat républicain contre le clergé catholique. C'est le deuxième grand coup porté à la langue bretonne.

"Les prêtres bretons veulent tenir leurs ouailles dans l'ignorance en s'opposant à la diffusion de l'enseigenement et en utilisant que la langue bretonne dans les instructions religieuses et le catéchisme. Les Bretons ne seront républicains que lorsqau'ils parleront le français."

Emile COMBES, président du Conseil

 

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1914

Le gouvernement français fait imprimer des affiches demandant aux Bretons de lui confier leur or pour soutenir l'effort de guerre.

Le soldat François LAURENT, de Melioneg, refuse un ordre qu'il n'avait pas compris car bretonnant: il est fusillé. Certains y voient l'abusrdité de cette guerre, d'autres la nécessité de franciser les bretons pour l'efficacité de l'armée française.

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1914-1918

La population masculine bretonnante rescapée des massacres, ayant subi 4 années de traumatismes physiques et psychiques et de francisation aux armées, reviendra au pays, dans leurs familles, contribuant à la francisation au coeur même des familles bretronnantes. Troisième coup porté à la langue bretonne.

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1925, 19 juillet

Exposition Universelle de Paris, inauguration du pavillon de la Bretagne:

"Pour l'unité linguistique de la France, la langue bretonne doit disparaître."

Anatole de MONZIE, ministre de l'Instruction Publique."

S'il était parmi nous aujourd'hui, nul doute qu'il prônerait une unité linguistique pour l'Europe. En dirait-il autant pour la disparition de la langue française pour le bénéfice d'une unité linguistique européeenne ?

 

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1932

Le groupe clandestin Gwenn-ha-Du fait sauter le monument commémorant l'union de la Bretagne à la France, à ma mairie de Rennes. Cet acte provoque la répression policière contre le mouvement culture, qui amènera le PCF à soutenir les revendications culturelles retonnes.

"La seule réponse à faire aux revendications linguistiques bretonnes, c'est d'emprisonner tous ceux qui les formulent."

Albert DALIMIER, ministre du Travail & ministre de la Justice,

Discours à Tréboul, 11 sept.1932


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1941, 30 juin - Décret PETAIN n°2727/2736

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La Loire-Inférieure (Loire-Atlantique actuelle) est retirée de sa région d'origine, la Bretagne. Unanimement attestée depuis près de onze siècle, ce décret appuyé par aucun référendum, renie toute une page d'histoire.


L'arrêté CARCOPINO autorisde l'enseignement du breton, à raison d'une heure et demie facultative, mais il faudra attendrev 1942 pour que l'on pense à rémunérer les enseignants.

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1948

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme: elle reconnaît la liberté d'expression sans discrimination de langue.

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1951

La loi DEIXONNE autorise l'enseignement du breton, basé sur le volontariat des enseignants et des élèves. Le manque de formation des enseignants assure l'inefficacité de la loi.

Malgré plusieurs tentaives de gauche ou du centre, il n'y aura pas d'autres lois votées pour assurer la promotion ou la reconnaissance de l'existence de la langue bretonne.

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1955, 30 juin - Décret PFIMLIN

Création de la région "Pays-de-Loire", entérinant la partition de la Bretagne, excluant la Vendée de sa région historique "Vendée-Poitou-Charente". Nantes devient capitale de cette région artificielle.

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1958, 3 juillet - Constitution de la Vème République

"la langue de la République est le français (...) les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France."


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1972

"Il n'y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France destinée à marquer l'Europe de son sceau."

George POMPIDOU, Président de la République Française

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1978

A Ploërmel, Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République (1974-1981) annonce l'octroi de la "Charte Culturelle Bretonne".

"La présente Charte constitue de la part de l'Etat (...) un acte de reconnaissance de la personnalité culturelle de la Bretagne et l'engagement d'en garantir le plein épanouissement."

Charte Culturelle

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1981

Proposition de loi LE PENSEC, concernant le statut officiel pour le breton et les autres langues dites "régionales".

" Au delà des bonnes paroles il faut des actes (...) Le temps est venu d'un statut des langues et cultures de France. Le temps est venu de leur ouvrir grandes les portes de l'école, de créer des sociétés régionales de radio et télévision permettant leur diffusion, de leur accorder toute a place qu'elles méritent dans la vie publique."

François MITTERAND, Discours de campagne présidentielle, à Lorient,

Président de la République Française (1981-1995)

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1985

"Ce n'est pas rendre service à des enfants que de les enseigner dans une langue qui n'a pas d'avenir".

Jean-Pierre CHEVENEMENT, ministre de l'Education Nationale

Création du CAPES de breton, permettant de recruter des enseignants pour les établissements secondaires.

" Monsieur LANG ayant créer un Capes de patois breton, pourquoi ne pas créer un Capes de mendicité ? Il y a une culture à préserver, comme on dit de nos jours."

Jean DUTOURD, France-Soir Magazine, Novembre 1985

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1989

Création du DEUG de breton

"Le breton, plus on en parle, moins on ne le parle."

Didier EUGENE, directeur de la page Bretagne, Ouest-France, 1er août 1989

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1990

La France signe la Convention Internationale relative aux droits de l'Enfant. Cependant, elle émet une réserve à propos de l'article 30, concernant les droits des enfants des minorités ethniques et linguistiques, sous le prétexte que la Constitution ne reconnaît pas l'existence de minorités sur son sol.

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1992

Modification de l'article 2 de la Constitution de la Vème République. La langue bretonne devient anticonstitutionnelle.

"Le français est la langue de la République"

Article 2, Constitution de la Vème République Française

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1999

Pierre MOSCOVICI, ministre des Affaires Européennes du gouvernemenbt socialiste de Lionel JOSPIN, signe la Charte des Langues Européennes.

Jacques CHIRAC, Président de la République (1995-2007) saisit le Conseil Constitutionnel, lequel déclare cette signature non conforme à l'article 2 de la Constitution.

Refusant de modifier cet article, la Charte ne peut être ratifiée.

Création de Ofis ar Brezhoneg

"Si des langues régionales étaient menacées, je serai le premier à les défendre."

Georges SARRE, députe MDC de Paris

"Non aux identités factices."

Jean-Pierre CHEVENEMENT, ministre de l'Intérieur

"Personne en Bretagne ne croit à la possibilité de sauver le breton."

Jean DU & Yves LE BERRE, enseignants de breton, Université de Bretagne Occidentale            Colloque à la Sorbonne.








 

 




 

22/06/2012

2012.06, le 30 - Sus aux Préfectures & sous-préfectures !!!

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Le comité local de Lorient de Bretagne Réunie a initié un appel à se rassembler devant les préfectures et sous-préfectures de Bretagne le samedi 30 juin à 14h. En effet, le 30 juin 1941, le gouvernement de Vichy signait un décret qui pour la première fois séparait administrativement le pays nantais des 4 autres départements bretons. En 1972, cette première partition était entérinée par la création du conseil régional des "Pays de la Loire".

Nous nous joignons à cet appel. Dans leur projet de gouvernement, François Hollande et le Parti Socialiste français disent vouloir "répondre aux demandes citoyennes, rééquilibrer nos institutions, simplifier nos administrations, encourager la démocratie territoriale, une meilleure prise en compte de la démocratie participative.". Ils proposent "une loi sur le renforcement de la démocratie et des libertés locales". 

Nous les prenons au mot et leur demandons de répondre aux demandes des citoyens de Loire-Atlantique et de l'ensemble de la Bretagne, ainsi que des milliers d'élus et des centaines de collectivités locales, qui tant en pays nantais que dans la région administrative Bretagne réclament depuis des années un processus démocratique autour de la réunification de la Bretagne. 

Marilyse Lebranchu, aujourd'hui ministre de la décentralisation, votait au mois de décembre dernier une loi qui aurait permis à la population de Loire-Atlantique et de l'ensemble de la Bretagne de se déterminer sur la question de la réunification. Nous attendons à ce que le nouveau gouvernement tienne ses promesses démocratiques et enclenche dans le cadre de la décentralisation la réunification administrative de la Bretagne.

Lieux des rassemblements listés à l'heure actuelle :
(n'hésitez pas à nous contacter pour nous indiquer l'éventualité d'un rassemblement dans une autre sous-préfecture. Ex : Morlaix, Saint-Brieuc, ...)

56 VANNES                            22 LANNION                          29 QUIMPER                        
     LORIENT                               GUINGAMP                             BREST
     PONTIVY                               DINAN


           44 NANTES                                    35 RENNES

                       SAINT NAZAIRE                              FOUGERES
                       CHATEAUBRIANT


19/05/2012

753: Les Marches de Bretagne (VIIIè siècle)

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040905034356_57.gifCréée au VIIIème siècle par la réunion de plusieurs Comtés Francs, la Marche de Bretagne se composait du Rennas, du Nantais, du Vannetais, et d 'une partio e de l'Anjou. Cette zone tampon était placée sous administration militaire, commandée par un Préfet ou "Britannici limitis Praefectus". Le plus célèbre d'entre eux: Roland, neveu de Charlemagne.

Pourquoi en est-on arriver là ?

Historique des Marches de Bretagne

hermines début de texte.gifDepuis la chute de l'Empire Romain d'occident, la région située entre Vannes et Blois est devenie une zone de conflits perpétuels?

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VIème siècle: entre 501 et 600, Waroc'h Ier prend le Vannetais, devenant Broërec, mais échoue devant la ville de Vannes.

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578: Waroch II, son petit-fils, libère la ville de Vannes, vainc l'armée de Chilpéric Ier au bord de la Vilaine. Il mène ensuite de nmbreuses incursions sur les régions franques de Rennes et Nantes, provoquant l'envoi d'une armée par le roi Gontran en 591. La rivalité entre les deux chefs de cette expédition, Beppoelen et Bréchaire, provoque leur défaite.

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Château de Fougères (35)


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753: Pépin le Bref prend Vannes, et décide créer la marche de Bretagne, afin de protéger le royaume Francs des incursions bretonnes.



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Empire Carolingien de 768 à 811


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778: Roland, neveu de Charlemagne, succède à Griffon, comme Préfet de la marche, mais décède à Roncevaux.

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786: le Sénéchal Audulf mène un raid contre les Bretons.

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799: le Comte Guy, Préfet de la Marche, conquiert la Bretagne.

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814 à 818: Lambert Ier, succède à son père comme Préfet de la Marche.

 

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819: suite aux révoltes de 811 et 818, Louis le Pieux, roi de France, nomme Nominoë, Comte de Vannes, puis "Ducatus ipsius gentis" des Bretons.

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824: Wiomarc'h mène une révolte d'une telle ampleur, que Louis le Pieu intervient en personne, accompagné de ses fils Pépin et Louis.

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840: Louis le Pieux meurt. 

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Château de Nantes (44)



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841: Charles le Chauve confie le Comté de Nantes à Renaud d'Herbauges.

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843: Renaud d'Herbauges tente d'attaquer Nominoë: c'est la bataille de Messac, au cours de laquelle il est tué, et l'armée franque battue.

Suite à son décès, Nantes est mise à sac par les Vickings, mais Lambert II de Nantes, allié de Nominoë, reprend la ville.

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845: nouvelle victoire de Nominoë sur Charles le Chauve, c'est la bataille de Ballon. Cette date marque l'indépendance de la Bretagne, laquelle sera concrétisée par un traité en 846.

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846: Charles le Chauve nomme Amaury, Comte de Nantes et Préfet de la Marche de Bretagne.

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849: les hostilités reprennent. Des raids bretons, plus en profondeur en Francie occidentale, conduisent à la prise de Rennes, de Nantes et du Pays de Retz. La Marche de Bretagne devient partie intégrante du royaume de Bretagne.

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856: Traité de Louviers.

 

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861: suite à la perte totale de la Marche de Bretagne, Charles le Chauve crée une nouvelle Marche contre les Bretons, comprenant les Comtés de Touraine, d'Anjou et du Maine. Robert le Fort en reçoit le commandement et prend le titre de Marquis de Neustrie.

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Château de Vitré (35)






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863: Traité d'Entrammes: une partie de la 2nde Marche (Touraine, Anjou et Maine) est cédée à la Bretagne

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866: bataille de Brissarthe où est tué Robert le Fort. Une grande partie de la Marche est perdue, les invasions Normandes se feront de plus en plus pressantes.

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868: Traité de Compiègne. Ce 3ème traité, après ceux de 856 et 863 pour Erispoë, concède au roi Salomon le territoire d'Entre deux rivières, le Cotentin et l'Avranchin.

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937: Alain Barbetorte défait les Normand. Les limites de la Bretagne ont reculé pour être celles de la Bretagne historique que l'on connaît aujourd'hui, correspondant aux 5 départements: Côtes d'Armor (22), Finistère (22), Ile-et-Vilaine (35), Loire-Atlantique (44) et Morbihan (56).

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Quelques siècles plus tard, les Marches de Bretagne-Poitou furent un regroupement de paroisses, bénéficiant d'un statut à part.










02/05/2012

Château de Châteaubriant (XIè s.) 44

Châteaux, Châteaubriant, Loire-Atlantique, Bretagne


Le château de Châteaubriant, construit sur la commune du même nom, est une forteresse médiévale fortement remaniée à la renaissance.

Châteaux, Châteaubriant, Loire-Atlantique, Bretagne


La forteresse faisait partie des Marches de Bretagne avec Vitré, Fougères, Ancenis, Clisson, frontière chargée de défendre la Bretagne face au royaume de France. Il est le pendant breton du château médiéval de Pouancé.


L'ensemble fut ensuite réaménagé par la construction de bâtiments renaissance, avant d'être transformé en cité administrative.



Ce château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 11 juillet 1921.

 

L'histoire de Châteaubriant commence au début du XIe siècle quand Brient, fils de Dame Innogwen, (envoyé du comte de Rennes) édifia une forteresse sur une motte au bord de la Chère destinée à poursuivre la fortification de la frontière des Marches de Bretagne. Une cité s'est développée autour du château et fut appelée Châteaubriant. Il fonda plus tard le prieuré Saint-Sauveur de Béré, l'Église St Jean de Béré, et le premier château en 1015.Châteaux, Châteaubriant, Loire-Atlantique, Bretagne

Il aurait construit un barrage sur la Chère, permettant d'y prélever un droit de passage.

Les seigneurs de Châteaubriant firent évoluer au XIIIie siècle et au XIVe siècle la motte castrale initiale vers un château fort complet, apte à assurer sa fonction défensive.

Châteaux, Châteaubriant, Loire-Atlantique, Bretagne










À la fin du XVe siècle siècle Françoise de Dinan fait signer par les barons bretons qui s'opposent à François II de Bretagne le traité de Châteaubriant par lequel ils en appellent au roi de France pour régler leurs différends avec le Duc dont l'administration est de plus en plus contestée.

Châteaux, Châteaubriant, Loire-Atlantique, BretagneLors de la Guerre folle, le château est assiégé par Louis II de La Trémoille, qui le met à sac (1488).

Françoise de Dinan, ancienne gouvernante d'Anne de Bretagne obtient de celle-ci des dédommagements permettant la modification du château médiéval, et la construction d'un bâtiment renaissance, le bâtiment de gardes. Elle meurt en 1499 sans avoir vu l'achèvement des travaux (env. 1513) Ce bâtiment était relié au donjon par une galerie aujourd'hui disparue.

C'est Jean de Laval-Châteaubriant qui, devenu gouverneur de bretagne (1531), achèvera la construction d'un second bâtiment renaissance ainsi que d'une galerie, donnant au château son aspect actuel. Mort sans descendance en 1543 il désigne Anne de Montmorency pour héritier. Ce dernier poursuit les travaux et embellit le parc.

Lorsque Henri II de Montmorency fut décapité, la baronnie de Châteaubriant passa à la famille des Bourbon-Condé jusqu'à la Révolution.

 

Châteaux, Châteaubriant, Loire-Atlantique, Bretagne


Les bâtiments sont acquis par le Conseil général de Loire-Atlantique en 1853. Le château deviendra cité administrative, abritant notamment la sous-préfecture, le Trésor public et le Tribunal d'Instance.