14/10/2012

Bienvenue en Celtie (MODIFICATIONS EN COURS)

1-Accueil Celtijima


hermines début de texte Bienvenue dans le monde de BREIZH SPIRIT. Je vous propose de découvrir un monde qui oscille entre légendes & réalités. D'inspiration celtique, ce site vous fera, j'espère, découvrir les multiples facettes d'un peuple jugé injustement tourné vers le passé alors qu'il n'en est rien. hermines fin de texte
Les traditions bien ancrée font revivre nos ancêtres!

Se pencher sur ses origines (rubrique I "Culture Celte": sommaire-culture-celte.html ) ou sur son passé, est un enrichissement personnel qui peut aider à s'accomplir. Au temps où les traditions disparaissent encore et toujours, au profit d'une "modernité" de notre société, notre diversité d'origines, de langues ou de cultures constituent un patrimoine que nous devons transmettre à nos descendants.
Ce que nous sommes, nous le devons à nos ancêtres. Oublier nos coutumes c'est aussi les oublier définitivement. Pour résumer:

hermines début de texte

"Comment savoir où l'on va, si l'on ne sait pas d'où nous venons!"

hermines fin de texte

J'espère que vous y trouverez des découvertes intéressantes. Entre monts et vaux, entre Armor et Argoat, la Bretagne regorge de légendes  sommaire-contes-legendes-de-bretagne.html  vous expliquant la naissance de tel lieu ou de tel procédé...

Vous trouverez également d'autres légendes issues de nations Celtes:

ECOSSE ( rubrique C),  sommaire-contes-legendes-d-ecosse.html
Iles ORCADES (rubrique C),  sommaire-contes-legendes-des-orcades.html
IRLANDE (rubrique D),  sommaire-contes-legendes-irlandais.html
PAYS DE GALLES (rubrique E),  sommaire-contes-legendes-gallois.html
CORNOUAILLES (rubrique F),  sommaire-contes-legendes-de-cornouaille.html
Iles ANGLO-NORMANDES (rubrique F)  sommaire-contes-legendes-anglo-normands.html
Iles de Man (rubrique G),  sommaire-contes-legendes-de-l-ile-de-man.html
GALICE (rubrique H1)   sommaire-contes-legendes-de-galice.html
Asturies (rubrique H2)  sommaire-contes-legendes-des-asturies.html

Et puisque les Celtes ont  laissé des traces un peu partout en Europe, vous trouverez d'autres contes & légendes issus:

WALLONIE (rubrique J1),   sommaire-contes-legendes-de-wallonie.html

PAYS BASQUE (rubrique J4), sommaire-contes-legendes-du-pays-basque.html

Contes divers (rubrique J2),

Contes d'Enfants (rubrique J5)


Peut-être pas purement d'origine celtique, j'ai tenu à y joindre des contes écrits par des enfants issus de Bretagne (rubrique J5), des Contes Normands, aux bons souvenirs de mon père ( rubrique J3sommaire-contes-legendes-de-normandie.htm  de même que des Contes du Pays Basques, par solidaité régionaliste (rubrique J4).

A ces contes, bon nombre d'entre nous ont souvent entendu leurs aieux citer des dictons bretons aux côtés de Pensées Celtes (rubrique O1)


Sans doute quelque peu superstitieux et avide d'une certaine rationalité, toute aussi merveilleuse qu'elle puisse être, les bretons ont depuis toujours tenté d'expliquer le "pourquoi des choses" et le "pouquoi du comment". Entre féeries et malédictions, les légendes ont pris une place importante dans le quotidien du peuple breton, à un tel point que celles-ci ont depuis bien longtemps franchies les frontières du pays.

Pour rêver, comme pour penser, il faut manger sainement, donc vous n'échapperez pas à ma rubrique Gastronomie (rubrique N ).Je ne manquerai pas d'approvisionner ce site aussi souvent que possible. Je requiert votre indulgence concernant la quantité et la qualité des informations que j'éditerai. Il est fort probable que je fasse des omissions involontaires, ou que des erreurs soient comises quant aux contenus. Je compte pour cela sur vous et vos commentaires, afin que toute erreur soit corrigée.

Quant aux sources ( rubrique Z ), je n'hésiterai pas à vous les donner.

Vous n'échapperez pas non plus à mes Coups de Gueule (rubrique Q)

 

Enfin, je vous donne rendez-vous en rubrique Z1 qui essaiera de tenir à jour les différentes dates de concerts et festivals celtes.

hermines début de texte

"Bhí sin ann agus is fada ó bhí..."
"Il était une fois, et c'était il y a bien longtemps..."

hermines fin de texte (formule traditionnelle irlandaise)

ESPRIT CELTE



TERRES CELTES

 

celtbar

 

BREIZH
(Bretagne)

 Breizh1


Devise 

"Kentoc'h mervel eget bezañ saotret" en breton.
(En français, « plutôt la mort que la souillure » )

L'hymne national

watch?v=BEkwReJlNbc

 " Bro gozh ma zadoù" (Vieux pays de mes pères).
(Il est chanté sur la musique de l'hymne national gallois.)

LANGUE

 Breton / Gallo

celtbar

 

CORNWALLS
(Cornouailles)

 Angleterre



Devise

«Onan Hag Oll» (en français : « Un et Tous ».

LANGUE
La langue Cornique, langue régionale du Royaume-Uni. Elle a de nombreux mots en commun avec le Breton auquel elle était presque identique au Moyen Âge.

celtbar

 

SCOTLAND
(Ecosse)

 écosse

Devise nationale 

"Nemo me impune lacessit" (latin)
(en français: nul ne m'agressera impunément)


Hymne national

watch?v=TwlYLRbhJzc

"The Flower of Scotland"
Symbol : le chardon.




celtbar

 

EIRE
(Irlande)
irlandeirlande 1





Devise nationale 

"Éire go deo" (l'Irlande toujours)

 

Hymne national 

a0Zop1X-eXo

"Amhrán na bhFiann"

(Hymne du Soldat)

celtbar

 

ILE DE MAN

 

Ile de ManAngleterre









Hymne national

"Arrane Ashoonagh dy Vannin"

celtbar

 

ORCADIAS
(îles des Orcades)

 écosse





celtbar

 

Iles ANGLO-NORMANDES

 Angleterre





celtbar

 

CYMRU
(Pays de Galles)

 pays de galles





Devise nationale 

 "Cymru am byth"
(« Vive à jamais le Pays de Galles »)


Devise royale 

Y ddraig goch ddyry cychwyn
(« Le dragon rouge donne de l'élan »)



Hymne national 

watch?v=JP4qbQ2UXuY

Hen Wlad Fy Nhadau (« Vieux Pays de nos Pères »),
pratiquement la même chanson que l' Hymne Breton.

LANGUE

 Le Gallois

celtbar

ASTURIAS
(Les Asturies)
95px-Escudo_de_Asturias.svgEspania













Devise

" Hoc signo tuetur pius hoc signo vincitur inimicus"

celtbar

 

GALICIA
(Galice)
95px-Escudo_de_Galicia.svgEspania
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
celtbar
 
 

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18/09/2012

Sommaire "Contes & Légendes de Bretagne"

druide,sirène, excalibur

 

Hymne National Breton

Bro Gozh Ma Zadou

watch?v=BEkwReJlNbc

L'Arbre Tronjoly, Ar Ven Der (Bulat-Pestivien, 22)  le-chene-de-tronjoly-ar-ven-der-bulat-pestivien-22.html  

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La Femme aux Deux Chiens (Penvénan, 22)  la-femme-aux-deux-chiens.html

L'Apparition de la Peste (Plogoff, 29)  l-apparition-de-la-peste-plogoff.html

Celui Qui Porta la Peste sur ses Epaules (Plestin, 22)  celui-qui-porta-la-peste-sur-ses-epaules-plestin.html

N'Oun-Doaré (Morlaix)  n-oun-doare.html 

Les Lavandières Moqueuses  les-lavandieres-moqueuses.html

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Hélène Jegado, Tueuse en Série (Rennes, 35)  helene-jegado-tueuse-en-serie-plouhinec-rennes.html

Le Menhir de Bormouïs & le Meunier de Saint-Salomon 123-le-menhir-de-bormouis-le-meunier-de-saint-salomon.html 

La Pierre des Nains (Lamballe, 22) la-pierre-des-nains.html

Les Fées de la Butte aux Guénas (Bain-de-Bretagne, 35) les-ffes-de-la-butte-aux-guenas.html 

Le Bois de la Danse (Quévert, 22)   le-bois-de-la-danse.html

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Pierre de Saint-Roch (St-Pierre-Quiberon,56)  119-pierre-de-saint-roch-st-pierre-quiberon-56.html

Tristan & Yseult (Carhaix, 29)  tristan-yseut.html

Les Tombes de l'Espoir (Rennes, 35)

La Culotte de Baptêùe (Dinan, 22)

L'Entrée de l'Enfer (Dinan, 22)

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Les Tentations du Diable (Dinan, 22)

L'Etang de Gargantua (Jugon, 22)

La Pierre Merveilleuse

Le Tombeau d'Almanzor (Piriac-sur-Mer, 44)

Les Fées de Chêlins

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La Fée Exorcisée (Saint-Suliac, 35)

La Pommade Magique (Cap Fréhel)

La Grotte du Chat (Piriac-sur-Mer, 44)

La Barque des Sorcières (Île de Sein, 29)

Le Troc avec le Diable (Locmariaquer, 56)

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La Licorne de Brocéliande

Gargantua Déteste la Raie (St-Jacut-de-la-Mer, 22)

Les Pierres Sonnantes de Gargantua (Dinan, 22)

Gargantua Victime de l'Alliance Humanokorrigane (Fréhel, 22)

Le Doigt Planté de Gargantua (Fréhel, 22)

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Le Doigt Perdu (Fréhel, 22)

La Légende du Perce-Neige

Les Aboyeuses (Josselin, 35)

Les Lavandières & la Vierge (Josselin, 35)

Le Bag Noz

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Les Boeufs des Korandons (Vieux-Bourg, Quintin, 22)

La Résidence des Nains (Saint-Nolff, 56)

La Légende des Amoureux (Essé, 35)

Les Fées Constructrices (Essé, 35)

Louise de Bréciliane & les Oiseaux (Comper, 56)

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L'Amour de Merlin pour Viviane (Comper, 56)

Diane Chasseresse (Comper, 56)

Le Fantôme à la Jambe de Bois (Combourg, 35)

Le Chat Noir du château (Combourg, 35)

L'Armoricaine Voleuse de Menhirs (Plourin, 29)

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Saint Tanguy (Château de Trémazan)

La Mariée de Trécesson (Château de Trécesson)

Le Manoir du Pied d'Anon (Château de Trécesson)

La Chambre aux Revenants  (Château de Trécesson)

Le Chêne du Duc (Forêt du Gâvres, 44)

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Misti Courtin & Auts Lutins

Les Corrompus d'Ecoublac (Escoublac, 44)

Le Trésor du Mort (Plonéour-Lanvern, 29)

La Légende du Manoir de Coatbily (Coatbily, 29)

La Fée & Boutin (Saint-Juvat, 22)

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Morganed & Morganezed (Île d'Ouessant)

Al Lew-Dréz (Saint Efflam)

La Messe du Revenant (Plougasnou, 29)

Là où la Terre Devient de l'Or

La Grotte des Korrigans (Batz-sur-Mer, 44)


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Les Deux Bossus

La Chambre au Loup (Brocéliande)

Le Torrent Silencieux (Locquenvel)

Le Tourbillon de ala Fauconnière (Plévenon, Côtes d'Armor)

 Pied d'Airin & Main d'Argent (Lanmeur) 

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Jopig des Ronces (Plougonven)

La Légende de Tourc'h, le Sanglier Blanc

Seoc de Lancieux (Lancieux)

La Bague du Capitaine Etranger (Buguélès en Penvénan)

Brandwen, la Plus Belle Fille du Monde (Camaret-s/mer)

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Le Cheval de Margeot (Kercabin, Pontrieux)

Le Diable et le Couturier

Rodomont

Le Doreur & le Diable

Le Diable Changé en Fille

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Jean l'Or

Le Trésor de Roc Trévézel

Les Lutins de la Gueule

La Légende du Tumulus de Mané er Hroeg

Le Char de la Mort
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Les Recommandations d'un père

Querelle de Voisins

Légendes autour de Huelgoat

Le Chat de Jean Foucault

Le Yeun Elez, Porte de l'autre Monde
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Les Pierres de Plouhinec

La Fée des Houx

Le Trésor de Roc Trévézel
Azénor, la Captive de Brest

La Chapelle des 7 Saints
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La Broëlla

Accoucher sans Douleur

Le Conjuré de Tadic-Coz

’Courir le Guilledou’’

Les 7 Saints Guérisseurs
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Les Maisons Neuves de la Mort

Le Crâne du Prélat du Mont Tombe

Le Cheval Enchanté

Agartha, Dinn-dann-an-Douar
 
Le Char de la Mort
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La Roche-aux-Fées

La Pierre à Marier

Le Roi des Korrigans

La Légende du Sillon

Le Fossoyeur de Penvénan
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Ewen & les Menhirs de Galatjar

Saint Guirec & Garengeau

9 Tours à pieds nus pour les martyrs

La Légende d'Azénor

Les Pains de Saint-Hervé
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Le Chateau de Tonquedec

Les Trois Bénédictins

La Dame Blanche de Trécesson

Le Gouffre du Paon de Bréhat

Comore, le Barbe Bleu breton
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Le Trésor du Centurion de Carnac

L'Ofern Drantel

Les Korils de Plaudern

Les 7 777 Saints de Lanrivoaré

Dahud & Le Prince
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Les Amants de la Fée Morgane

La Brouette de la mort dans leYeun

Mona Kerbili, fille de la Terre

LeDragon de l'Elorn

Le mystérieux Domaine de Trécesson
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La Fée de l'île de Loc'h

La Stèle de Rudesse

Belle-île-en-Mer, création des Fées

La Croix Rouge du Cimetière de Rennes

La Fée Carabosse de Redon
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sommaire,contes,légendes,bretagne

15/07/2012

130 - LA FEMME AUX DEUX CHIENS (Penvénan, 22)

 

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hermines début de texte.gifCeci se passait au temps où les toiles de Basse-Bretagne étaient renommées entre toutes. Il n’y avait pas alors, à Penvénan ni aux alentours, de fileuse qui filât aussi fin que Fant Ar Merrer, de Crec’h-Avel. Tous les mercredis, elle allait à Tréguier vendre son fil. Un mardi soir elle se dit :

"Il faudra que demain je sois sur pied de bonne heure."

 

Elle se coucha avec cette préoccupation.

 

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Au milieu de la nuit, elle se réveilla et fut étonnée de voir qu’il faisait déjà presque clair. Elle se leva en grande hâte, s’habilla, jeta sur ses épaule son paquet d’écheveaux et se mit en route.

 Arrivée au pied de la montée qui mène vers Croaz-Ar-Braban, elle fit rencontre d’un jeune homme.

 Ils se bonjourèrent mutuellement et cheminèrent côte à côte jusqu’à la croix.

 Là, le jeune homme prit Fant Ar Merrer par le bras et lui dit : 

 "Arrêtons ici."

 Il la poussa dans la douve, contre le talus, et se plaça devant elle comme pour la protéger.

 

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A peine se furent-ils ainsi rangés de la route, que Fant entendit venir un bruit épouvantable. Jamais elle n’avait ouï fracas pareil. Il y aurait eu, à la file, cent lourdes charrettes lancées au galop, qu’elles n’auraient pas fait plus de train.

 

Le bruit approchait, approchait.  

Fant tremblait de tous ses membres. Néanmoins elle cherchait à voir ce que ceci pouvait être.

 

Une femme passa dans la route, courant à perdre haleine, elle allait si vite qu’on entendait palpiter les ailes de sa coiffe, comme si c’eussent été deux ailes d’oiseau. Ses pieds nus touchaient à peine le sol ; il en pleuvait des gouttes de sang. Ses cheveux dénoués flottaient derrière elle. Elle agitait les bras, en des gestes désespérés, et hurlait lugubrement.

 

C’était une plainte si angoissante, que Fant Ar Merrer en avait froid jusque sous les ongles.

 

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Cette femme était poursuivie par deux chiens qui semblaient se disputer entre eux à qui la dévorerait.

 De ces chiens, l’un était noir, l’autre blanc.  C’étaient eux qui faisaient tout le vacarme.

 A chacun de leurs bonds, les entrailles de la terre résonnaient.

 La femme fuyait dans la direction de la croix. 

 Fant Ar Merrer la vit s’élancer sur les marches du calvaire. A ce moment le chien noir était parvenu à la saisir par le bas de sa jupe. Mais elle, se précipitant, étreignit l’arbre de la croix et s’y tint cramponnée de toutes ses forces.

 Le chien noir disparut aussitôt, en lâchant un aboi terrible.

 Le chien blanc resta seul auprès de la malheureuse et se mit à lécher ses blessures.

 Le jeune homme dit alors à Fant Ar Merrer :

"Vous pouvez maintenant continuer votre route. Il n’est que minuit. Ne vous exposez plus à voir ce que vous avez vu. Je ne serai pas toujours là pour vous protéger. Il y a des heures où il ne faut pas être sur les. chemins. Quant vous arriverez à Kervénou, entrez dans la maison qui est là. Vous y trouverez un homme en train de mourir. Passez le reste de la nuit à réciter près de son chevet les prières des agonisants et ne sortez de cette maison qu’à l’aube. Quant à moi, je suis votre bon ange ."

20/06/2012

129 - L'APPARITION DE LA PESTE (Plogoff, 29)

 

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A Plogoff, dans le Cap-Sizin, on raconte comme voici l'apparition de la Peste.

 

hermines début de texte.gifUn navire passait au large, couvert de grandes voiles sombres. Quand il fut en face de la Vallée de Parkoubruk, on en vit l'élever une longue fumée blanche, semblable au fantôme d'une femme. Elle vint vers la côte en traversant l'air, sans toucher l'eau. C'était la Peste. En un seul jour elle eu dévasté le pays à trois lieux à la ronde.

 

Extrait de la "Légende de la Mort" Anatole le Braz, éditions Coop Breiz

128 - CELUI QUI PORTA LA PESTE SUR SES EPAULES (Plestin, 22)

 

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hermines début de texte.gifUn vieux, de Plestin, la rencontra un soir sur les bords du Douron. Elle était assise sur la berge, regardant l'eau couler. Elle venait de Lanmeur qu'elle avait dépeuplé et se rendait dans le pays de Lannion.

 " Hé, vieux !! cria-t'elle, auriez vous l'obligeance de me prendre sur vos épaules pour me faire passer l'eau ? Je vous en récompenserai bien."

 Le vieux qui ne la connaissait pas y consentit.

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L'ayant chargée sur ses épaules, il entra dans la rivière. Mais à mesure qu'il avançait peser sur lui d'un poids plus lourd.

 A la fin, épuisé et le courant étant trop fort, il lui dit :

 " Ma foi, bonne dame, je vais vous planter là. Je ne tiens pas à me noyer pour vous.

 - De grace, ne fais pas cela. Ramène moi plutôt à l'endroit ou tu m'as prise.

 - Soit"

 Et il rebroussa chemin sans trop de peine, son fardeau s'allégeant à mesure qu'il s'approchait du rivage.

 Le pays de Lannion fut ainsi préserver de la Peste.

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Mais si le vieux avait laissé tomber la vilaine groac'h (fée) au beau milieu de la rivière, comme il en avait eu d'abord l'intention, le monde eut été débarrassé d'elle à jamais.

 

 

Extrait de la "Légende de la Mort" Anatole le Braz, éditions Coop Breiz

 

19/06/2012

126 - LES LAVANDIERES MOQUEUSES

 

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D'après une légende populaire, des lavandières à l'ouvrage un jour de la fête de la Vierge, se moquèrent d'une mendiante qui s'avançait vers elles. Battoirs et Langues menaient grand bruit. Le chien des lavandières s'en prend à la mendiante, se précipitant sur elle tout en aboyat de colère.

Flèche début de texte.gifMais l'inconnue s'arrêta et ses loques tombèrent. D'un coup, elle resplendissait comme un soleil, et avec un regard sévère, d'une voix cingla, elle s'adressa aux moqueuses:

" Femmes, vous serez punies et vous aboierez à l'avenir, vous et vos filles, comme votre chien ta l'heure aboyant après moi".

Flèche début de texte.gifA ces mots, la mendiante disparut, et les laveuses trop tard reconnurent en elle la Vierge Marie.

 

31/05/2012

124 - LE MENHIR DE BORMOUÏS & LE MEUNIER DE SAINT-SALOMON

 

menhir de Crifol, Carnac, 56.jpgmenhir de Crifol, Carnac, 56


menhir de Bormouïs, Pierre du diable, meunier, Saint-Salomon, Guern, 56, Morbihan, Bretagne, mégalithes, contes, légendesAucun monument mégalithiques n'a été signalé jusqu'à ce jour à Guern. Seul le chanoine Mahé dit qu'"on montre en cette commune un peulvan d'environ 12 pieds, que le génie exterminateur n'a pas encore renversé; mais il le sera tôt ou tard".

Plus heureux que nos devanciers, nous avons exploré quatre menhirs, un petit cromlec'h ou cercle de pierres, sur lequel nous avons relevé des cupules et des écuelles, et une pierre à bassin.

Le menhir de 4 mètres de hauteur, mentionné par le chanoine Mahé, se trouve près du village de Keravail, à 2 kilomètres au nord du bourg. Il paraît qu'on a trouvé autrefois des fragments de poteries et des cendres au pied.

A quatre kilomètres au Nord-Ouest du bourg, à deux kilomètres dans la même direction du menhir précédent, sur le sommet de la montagne escartpée dite de Bormouïs, en la commune de Kerhiec, à 500mètres de la chapelle et du village de Saint-Salomon, un jour, en explorant la lande, nous avons eu la bonne fortune de découvrir un menhir qui, par sa situation sur un point élevé et tout à fait pittoresque, domine tout le pays d'alentour et semble regarder les menhirs de Saint-Etienne, en Malguénac.

Vue de loin, ou du bas de la montagne, cette pierre, énorme et de forme bizarre, prend la figure d'un géant accroupi, à la tête monstrueuse enfoncée dans les épaules. Au clair de lune, l'illusion est complète. Orientée exactement Est-Ouest, les rayons du soleil levant viennent s'y reposer. On raconte différentes légendes à son sujet; voici  celle relative à son origine:

 

menhir de Bormouïs, Pierre du diable, meunier, Saint-Salomon, Guern, 56, Morbihan, Bretagne, mégalithes, contes, légendes

menhir de Bormouïs, Pierre du diable, meunier, Saint-Salomon, Guern, 56, Morbihan, Bretagne, mégalithes, contes, légendes

Un jour, il y a de cela dans ans et des ans, le meunier de Saint-Salomon, homme avare, riche et orgueilleux, résolut d'entourer sa propriété d'un mur pour la mettre à l'abri des indiscrets et des voleurs. Mais ce n'était pas chose aisée que de transporter des pierres sur la colline de Saint-Salomon; aussi, les maçons du pays se montrèrent-ils très exigeants pour un tel travail. Courroucé, à bout d'expédients pour arriver à ce qu'il désirait, et ne voulant pas leur céder, le meunier se décida à traoiter le marché avec le diable. Le démon se montra bon enfant. Il consentit à bâtir le mur gratis, en échange de la fille du meunier. Le bonhomme se gratta l'oreille, mais, en rusé compère, il accepta, espérant bien jouer un bon tour à messire Lucifer.


menhir de Bormouïs, Pierre du diable, meunier, Saint-Salomon, Guern, 56, Morbihan, Bretagne, mégalithes, contes, légendes


" Affaire conclue, lui dit-il, à la condition que le mur soit terminé avant que le coq n'ait chanté.

- Rien ne m'est plus facile, répondit le démon, ravi de son marché."

Et aussitôt, il se mit à l'oeuvre, travaillant comme un bon diable qu'il était. Les pierres s'entassaient tant et si bien qu'il n'en manquait plus qu'une seule pour finir le mur.

Et, sur la lande de Bormouïs, le diable portait à pleine brassée un bloc énorme destiné à terminer la clôture, quand, tout à coup, le chant du coq retentit aigu et lugubre à son oreille.

menhir de bormouïs,pierre du diable,meunier,saint-salomon,guern,56,morbihan,bretagne,mégalithes,contes,légendesC'était la bonne du meunier qui, malicieuse, avait pris le coq et l'ayant plongé dans un seau d'eau l'avait fait chanter. Aussitôt de dépit et furieux, le démon planta la pierre à l'endroit où il était, y laissant profondément incrustée la forme de ses bras et de ses mains. De là le nom de Pierre du Diable.


Bulletin de la Société polymathique du Morbihan, 1902


28/05/2012

24 - L'ÂNE DU COMTE DE CAWDOR

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Un jour, le Comte de Cawdor fit un rêve:

il devait envoyer un âne chargé d'or et construire un château là où l'animal déciderait de s'arrêter. L'âne se coucha sur une aubépine, celle-là même qui se trouve dans la pièce secrète que l'on découvrit très tardivement, en 1979.

Une analyse au Carbone 14 indique une date précise: 1312. 

27/05/2012

23 - LES FANTÔMES DU SABBAT (Calda House)

 

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La légende raconte que les ruines de Calda House sont encore hantée. 

D'après cette légende, les MacKenzie aurait organisé une réunion de famille un samedi, et les célébration ont continué après minuit le jour du sabbat. A un certain moment, un feu démarra, peut-être à cause de la foudre qui serait tombée, et tous les résidents périrent dans la maison réduite en cendres.µ Les causes du feu étant incertaines, certains habitants de l'Assynt déclarent qu'il s'agirait d'une manifestation du courroux divin comme la famille aurait célébrée des festivités le jour du sabbat.

Les histoires racontent qu'il y aurait eu un survivant à l'incendie, un joueur de cornemuse qui échappa aux flammes car il refusait de jouer après minuit.

De nombreux fantômes auraient été vus autour des ruines de la Calda House; L'un d'eux serait une femme. Des lumières étranges auraient même été observées la nuit, et plusieurs personnes ont déclaré avoir vu des phares d'une voiture approchant sur la route pendant la nuit, mais après avoir attendu, aucune voiture n'est apparue.

22 - LES FANTÔMES D'ARDVRECK

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On raconte que le château d'Ardvreck est hantépar deux fantômes:

* Un homme de grande taille, habillé de gris  que l'on pense être lié à la trahison du Marquis de Montrose, voire le Marquis lui-même.

* Une petite fille: on dit que les MacLeod ont fait appel au diable pour construire le château et qu'une de leurs filles lui fut octroyé en paiement. Désespérée, la fillette se serait jetée du haut d'une des tours du château.

21 - JOUER AUX CARTES AVEC LE DIABLE

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Au XVème siècle, Earl Beardie, identifié comme étant Alexander Lyon, IIème Lord Glamis, soit Alexander Lindsay, IVème Comte de Crawford, fut invité au château.

Une nuit, il demanda à joeur aux cartes alors qu'il était ivre et ses hôtes refusèrent son offre car c'était le jour du sabbat. 

Furieux, il déclara qu'il jouerait avec le diable lui-même. Un inconnu se présenta alors au château et demanda si Beardie souhaitait un partenaire aux cartes. Ils commençèrent à jouer dans une des chambres et, plus tard, les serviteurs entendirent des hurlemenrs et des,malédictions proférées venant de la pièce. L'un d'eux jeta un coup d'oeil à travers le trou de la serrure, et l'histoire raconta qu'un jet de lumière l'aurait blessé. L'inconnu disparut, emportant l'âme de Beardie avec lui. 

De nombreuses personnes prétendent avoir entendu des cris et des bruits de dés: on prétend que le Comte continuerait de jouer aux cartes avec le Diable.

19 - LE MONSTRE DE GLAMIS

 

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1821: un enfant affreusement difforme naît. Il est le fils ainé du XIème Comte Georges Bowes-Lyon et de son épouse Charlotte Grimstead, arrière-arrière-grands-parents de Elizabeth Bowes-Lyon, la reine-mère.

L'enfant aurait été gardé reclus dans le château toute sa vie, et ses chambres murées après sa mort.

Une version alternative de la légende rapporte qu'un vampire naît à chaque génération de la famille, et est gardé à l'intérieur des murs de ces chambres. 

Une vieille histoire raconte que des invités auraient accrochés des serviettes aux fenêtres de chaque pièce pour tenter de trouver les chambres murées du monstre. Lorsqu'ils regardèrent le château de l'extérieur, de nombreuses fenêtres n'auraient pas montré les serviettes.

Cette légende peut être inspirée par l'histoire réele des Ogilvie. Quelque part dans les murs épais de presque 5 mètres, se trouve une chambre remplie de crânes, où la famille Ogilvie cherchant protection contre le Clan Lindsay serait morte de faim, emmurée. Enfin, un autre monstre aurait habité dans le Loch Calder, à proximité de Glamis.

24/05/2012

11 - LE BUISSON DES RONCES

angleterre en 38.gifUn tout petit garçon était assis aux pieds de sa mère, près d'une porte-fenêtre qui donnait sur le jardin. On était en automne, et le vent soufflait tristement et faisait courir les feuilles sèches couleur d'or sur le gravier du che­min et sur l'herbe de la pelouse.
La maman tricotait une petite chaussette; les aiguilles faisaient clic, clic, dans ses doigts, mais ses yeux regardaient le ciel rendu tout rouge par les rayons du soleil couchant. Le petit garçon appuya sa tête contre les genoux de sa maman, et se tint si tranquille qu'à la fin elle pencha la tête pour voir s'il dormait. II ne dormait pas; il regardait attentivement un buisson de ronces qui agitait ses longues branches couvertes de feuilles rouges de l'autre côté de la barrière.


" À quoi penses-tu, mon chéri ? demanda la mère.

- Regarde le buisson de ronces, maman. Qu'est-ce qu'il dit ? II me fait : bonjour, bonjour, par-dessus la barrière; qu'est-ce qu'il dit ?

- Ce qu'il dit ? répondit-elle. II dit :

- J'aperçois un heureux petit garçon, dans une jolie chambre, éclairée par un bon feu. Ici, dehors, il fait froid et sombre, mais, là où est le petit garçon, il fait chaud et clair. Je lui dis : bonjour, bonjour, et il me regarde. Je voudrais bien savoir s'il sait combien il est heureux!


neige.gifL'hiver.

« ... Voyez, mes feuilles sont toutes rouges. Tous les jours, elles se sèchent et elles tombent, et bientôt la bise les aura toutes jetées à terre. Alors la neige viendra me couvrir... et puis, elle s'en ira. aussi, et mes branches « dépouillées seront battues par la pluie et le vent.
- ... Je dis bonjour à tous ceux qui passent, et les jours s'en vont, tristes et froids, mais dans la jolie maison, si chaude et si gaie, le petit garçon joue toute la journée avec ses livres et ses joujoux. Son papa et sa maman le chérissent; il grimpe sur leurs genoux, le soir, devant le feu, pendant qu'ils lui racontent de jolies histoires ou lui chantent de belles chansons, heureux petit garçon ! Et moi, là, dehors, je regarde, et j'aperçois un rayon de lumière qui passe à travers le volet, et je voudrais bien être avec eux!

soleils%20(46).gifLe printemps.

" Mais j'attendrai très patiemment. Je supporterai la neige, et la pluie, et le froid, car mes racines sont bien au chaud dans la terre, et mes bourgeons dorment dans leurs petits berceaux bruns.
« Les jours et les nuits passent; la neige fond, le « ciel est bleu et la terre est molle ; les petits oiseaux voltigent en criant : cui ! cui ! Voici le printemps! et je sens la sève qui court dans mes branches.
« Le soleil devient toujours plus chaud. L'herbe pousse plus vite. Voilà mes bourgeons qui éclatent, et les petites feuilles qui sortent, et me voici, tout habillé de vert! Le petit garçon court pour venir me voir, et il crie : Oh! maman! le buisson de ronces est tout en vie, et si beau, et si vert! Oh ! viens voir! Et alors, j'incline ma tête au vent d'été et tous les jours je deviens plus beau, et, à la fin, je suis tout couvert de fleurs blanches et roses!

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L'été.

« Encore quelques semaines. Les petites fleurs blanches et roses sont toutes tombées, et voici les mûres qui paraissent toutes petites et vertes. Je les étale tout le jour au soleil et, la nuit, je recueille la rosée; lentement elles mûrissent, elles deviennent grosses; d'abord rouges et dures, puis toutes noires, brillantes et délicieuses! Je les garde pour le petit garçon qui vient en dansant les chercher. II les cueille et les met dans sa petite main, et puis, il court vers sa maman, en disant : Vois ce que le patient buisson de ronce a fait mûrir pour moi! Goûte comme elles sont bonnes, maman!

pluie%20(12).gifL'automne.

« Ah! alors je suis content et si je pouvais parler, je dirais : Oui, cher petit, prends-les. Je les ai fait mûrir au soleil et à la pluie; et je remue la tête avec satisfaction, car mon travail est fini. De la fenêtre, le petit enfant me regarde et pense

« Voilà le buisson de ronces qui a été si bon pour moi ! Je le vois et je l'aime. Je sais qu'il est tranquille là dehors, tout seul, et que l'année prochaine il me donnera encore de belles mûres noires et sucrées! "

Alors le petit garçon sourit, et dit qu'il aimait cette histoire. Sa maman le prit dans ses bras et l'emporta à la salle à manger pour dîner, et le vieux buisson de ronce, resta tout seul dehors, disant bonjour, bonjour, à tous les passants, et sans doute il y est encore.angleterre en 38.gif

Celia Thaxter, Stories and Poems for children.

121 - LE BOIS DE LA DANSE (Quévert, 22)

 

Eglise Saint-Laurent - Quévert.jpg


Quévert, 22, Dinan, le Bois de la Danse, Contes, Légendes, Bretagne, Côtes d'Armor, FéesCe bois de la commune de Quévert près de Dinan, se situe tout près d'un tumulus. 

Les paysans disent que son sommet très arrondi, est une table où les fées viennent prendre leur repas. Elles vont ensuite danser dans les bois qui, en raison de cette circonstance, a reçu son nom. 

 

Quévert, 22, Dinan, le Bois de la Danse, Contes, Légendes, Bretagne, Côtes d'Armor, Fées

Quévert, 22, Dinan, le Bois de la Danse, Contes, Légendes, Bretagne, Côtes d'Armor, Fées

Plus d'un les a vues, mais il est imprudent de s'approcher d'elles: un jeune gars qui s'était joint à elles fut parfaitement accueilli et revînt enchanté de ce qu'il avait vu et entendu. Mais le lendemain, il était trouvé mort dans son lit.

Pourtant ces fées ne sont pas méchantes: si ceux qui les approchent meurent, ce n'est pas parcequ'elles leur ont jeté un sort, mais parce qu'elles sont si belles et si aimables qu'on ne peut se consoler de ne plus les voir.


Lucie de V.H, Revu des traditions populaires, XVII, 1902

22/05/2012

120 - PIERRE DE SAINT-ROCH (St-Pierre-Quiberon, 56)

Un jour, Saint Roch passait à cheval à Roh en Aod; son cheval glissa sur une pierre, où il laissa les marques de son fer. Le Saint tomba en se blessant au genou. Il ne voulut pas rester dans cet endroit, et il alla plus loin pour construire sa chapelle.

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Depuis cette époque, lorsqu'on veut obtenir des vents favorables aux voyages des marins, on doit frapper avec un marteau dans les cupules de la pierre de Saint-Roch. Et ce la doit se faire la nuit, sans être vu ni connu.

Une veuve du village raconta en 1901 qu'elle avait elle-même pratiqué ce rite à plusieurs reprises, et que toujours, ses voeux avaient été exaucés.


Lors de sa première restauration en 1889, la pierre avait été placée dans une position qui ne permettait plus de voir les cupules. Les femmes frappaient alors sur une autre pierre de l'encorbellement de gauche, au fond du dolmen. Cette pierre, creusée de trous par des carriers, a servi depuis, à cette pratique. Les petits creux martelés se voient encore aujourd'hui.


Zacharie Le Rouzic, Légendes, traditions, coutumes et contes du pays, 1954

16/05/2012

LES TOMBES DE L'ESPOIR (Rennes, 35)

Cimetière, Rennes, 35, Bretagne, contes, Légendes

Dans le nord de Rennes, le cimetière de l'Espérance, où vous attendent les tombes de l'espoir.....

* LA TOMBE DE L'ABBé HUET

Près de l'entrée, sur la droite, cette tombe est dédiée aux étudiants. Celui qui a donné son nom à l'une des rues de la commune; dans le quartier de Villejean, était aumônier. Né en 1864, ordonné prêtre à 24 ans, Jean Huet enseignera à Versailles, avant d'être précepteur à Pleurtuit, puis surveillant à Saint-Vincent  de Paul. Amonier de l'Hôtel-Dieu, sa tombe rassemblait les étudiants qui venaient chercher du soutien pendant leurs examens.

* LA TOMBE DE JOSEPH THEBAULT ou LA TOMBE AUX BOUCHONS

Cimetière, Rennes, 35, Bretagne, contes, Légendes

Cimetière, Rennes, 35, Bretagne, contes, LégendesSituée à gauche en entrant, ce curé mort en 1860 était l'objet de curieuse pratique. On l'appelle aussi, la tombe aux bouchons.

Autrefois elle était couverte de bouchons de liège, bouchons déposée par ceux qui voulaient guérir de la bouteille. La tombe a beaucoup souffert, et les bouchons ont presque disparus.

 

* LA SAINTE AUX POCHONS

Cimetière, Rennes, 35, Bretagne, contes, Légendes

La sépulture de Madame Philippe Hélène de Coëtlogon, que l'on appelle la sainte aux petits pochons. Née en 1630, mariée à un gouverneur de Rennes, elle fut enterrée en 1677 dans la chapelle des Carmes. Lorsque le bâtiment fut démoli en 1798, soit 120 après l'inhumation de cette femme, et que sa dépouille fut transférée au cimetière du nord de la ville, on s'aperçut que son corps était intact.

Cimetière, Rennes, 35, Bretagne, contes, LégendesDepuis, cette dame, ubnique héritière du marquis de Coëtlogon, a pour réputation de guérir certains maux, la fièvre... Il suffit de porter sur soi un petit sachet, pochon pour les bretons, rempli de la terre prise sur la tombe pendant une neuvaine (9 jours) et de la rapporter ensuite.... La tombe de la sainte eux petits pochons est envahie par le lierre, et couverte de petits sacs.

11/05/2012

18 - ADAM BELL (Annandale, Dumfriesshire)

 

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Ce conte a, par plusieurs aspects, des airs de vérité. Il est singulier, autant par son approche du surnaturel que par les faits qui ont été découverts en le relatant et qui échappent à la raison. Car si parfois surviennent des évèenements qui à l'époque où ils se produisent , demeurent inexplicables pour la majorité des mortels, il existe pourtant toujours quelques personnes informées des causes initiales de ces évènements, qui rarement manquent de les éclairer devant leurs acteurs ou les personnes auxquelles ils ont été confiés, les vidant ainsi de toute rationnalité. Mais les causes qui produisirent les évènements que nous allons rapporter, n'ont jamais encore été expliquées. Et dans ce labyrinthe où l'on erre jusqu'à l'inéluctable catastrophe, on n'a jamais pu trouver le moindre fil d'Ariane.

gif-image-ecosse-3.gifM. Bell était un gentleman d'Annandale, dans le Dumfriesshire, au sud de l'Ecosse et le propriétaire d'un immense domaine de cette région qu'il occupait lui-même en partie. Il avait perdu son père quand il était enfant et sa mère était morte quand il avait vingt ans, le laissant unique propriétaire du domaine et d'une confortable somme d'argent. Cependant il était endetté, dans une grande mesure à cause de la parcimonie de sa mère pendant sa minorité. 

Il était grand, musclé et athlétique, et son unique plaisir était le combat et les exercices violents. C'était le meilleur cavalier  et le meilleur tireur du comté, et lui-même était particulièrement fier de son adresse au sabre. Il se vantait d'ailleurs de cela, fréquemment et sans modestie aucune, et déplorait de n'avoir pas dans le comté un adversaire à sa hauteur.


Durant l'automne 1745, après avoir passé quelques jours à préparer activement sans rien dire, son voyage, il donna quelques directives à ses domestiques, leur indiqua qu'il avait à s'absenter pour quelques temps, quitta son domaine et partit pour Edimbourg. Quelques jours après son départ, un matin que sa gouvernante faisait son ménage quotidien, son maître, c'est ce qu'elle pensa, entra par la porte de la cuisine, la porte principale étant fermée à clef, et passa devant elle au milieu de la pièce.

Il portait le pardessus boutonné qu'il avait en quittant la maison, avait le même chapeau sur la tête, et tenait la cravache qu'il avait emportée. En le voyant, elle poussa un cri, mais revenue de sa surprise, elle s'adressa à lui:

" Vous n'êtes pas resté longtemps loin de nous, Sir."

Il ne répondit rien,mais, l'air maussade, il se rendit dans ses appartements sans défaire son pardessus. Au bout de cinq minutes, elle pénétra à son tour dans le bureau. Il se tenait à son secrétaire et lui tournait le dos. Elle lui demanda aimablement q'il souhaitait qu'elle allume le feu et ensuite s'il allait bien, mais il ne répondit à aucune de ses questions. Elle en fut surprise et repartit dans la cuisine.

Cinq minutes passèrent, il sortit par la porte principale qui maintenant était ouverte, partit en direction de la berge boisée de la profonde Kinnel, puis sortit de son champ de vision.

Cette femme, extrêmement contrariée, courut alors informer les hommes employés dans la maison. Le premier qu'elle trouva était l'un des laboureurs. Elle lui annonça que leur maître était de retour, mais qu'il devait avoir perdu la raison car il téiat sorti pour se promener et ne parlait pas. L'homme détela ses chevaux de la charrue, et rentra avec la femme en l'écoutant lui relater ce à quoi elle avait assisté. Il lui fit répéter plusieurs fois avant de lui assurer qu'elle avait dû avoir des visions, car le cheval du maître n'était pas dans l'étable, et que, sans lui, il n'aurait jamais pu revenir.

Pourtant, comme elle insistait dans ses insertions avec les meilleurs gages de bonne foi, il se rendit dnas les environs de la rivière linn pour voir ce qui avait pu advenir de ce maître mystérieux. Personne dans tout le pays ne l'avait ni vu, ni entendu.


On conclut que la gouvernante avait vu une apparition et qu'il avait dû arriver quelque chose à leur maître. On se renseigna auprès de personnes âgées qualifiées dans ce domaine, ils dirent que quand le spectre (wraith) ou l'apparition d'une personne vivante se manifestait au grand jour, au lieu que ce soit l'annonce de sa mort, était le signe d'une très longue vie. De plus, il n'était pas possible qu'elle ait vu un fantôme car ils ne font que des visites nocturnes. Bref, bien que ce fut le sujet principal des conversations entre les domestiques ou les gens du voisinnage, aucune conclusion raisonnable ne put être donnée à ce sujet.

La supposition la plus probable était que M. Bell, bien connu pour son goût immodéré des armes, avait quitté sa maison le jour même où le prince Charles Stuart et ses Highlanders remportaient sur le général Hawley, la victoire de Falkirk Muir, et l'avait rejoint pour combattre à ses côtés ou aux côtés du duc de Cumberland plus au nord. Il fut pourtant établi après coup qu'il ne rejoignit jamais aucune des deux armées.

Les semaines passèrent, puis les mois, mais M. Bell ne donnaé aucun signe de vie. L'une de ses cousines étant sa plus proche parente, le mari de celle-ci prit la direction des affaires. Etant établi qu'il n'avait pas rejoint l'armée et ne s'était pas noyé dans la Kinnel, quand on l'avait vu s'en approcher, toute enquête le concernant fut suspendue.

A quelques temps de là, un respectable fermier du nom de McMillan, dont la ferme était à proximité de Musselburgh, se rendit pour affaires à Edimburgh. Au cours de son séjour, il fut invité à aller passer une soirée chez un de ses amis qui résidait près d'Holyrood House. Comme il fut surpris d'une indisposition, le couple qui l'avait invité lui proposa de passer la nuit chez eux. Au milieu de la nuit, il se sentit extrêmement mal, et dans l'impossibilité de se rendormir ou seulement de se reposer dans son lit, il eut l'idée que rien ne lui conviendrait mieux qu'une petite promenade nocturne;

Il enfila ses vêtements, et comme il ne voulait pas déranger ses hôtes, se glissa subrepticement dehors en passant par la porte de derrière, et s'en alla se promener dans le parc St Anthony, derrière la maison. 

La lune éclairait le parc presque comme en plein jour, et il en avait à peine fait le tour, qu'il vit un homme de haute taille y pénétrer par l'autre porte. Ce dernier portait un pardessus assez terne. L'autre fit son intrusion au moment même où McMillan se trouvait dans l'ombre du mur. Il se rendit bien compte que l'étranger ne l'avait pas vu. Bien que l'idée lui vînt laors qu'il n'était pas convenable de demeurer cacher, il put  observer ce que l'homme était venu faire. Celui-ci faisait des aléles et venues apparemment excédé, regardant sa montre à chaque instant, jusqu'à ce qu'enfin, un autre homme entrant par la même porte vînt le rejoindre. Celui-là portait également un pardessus, et vait un capuchon sur la tête. Il était d'une constitution très robuste, mais beaucoup plus petit que le premier. Ils n'échangèrent qu'un mot, puis se tournant tous deux, ils se défirent de leurs manteaux, tirèrent leurs épées et engagèrent un véritable combat.

 

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Le grand gentleman semblait avoir l'avantage. Il gagnait constamment du terrain sur l'autre, et le repoussa sur plus de la moitié circulaire de la partie du parc dans laquelle ils combattaient. Chacun d'eux s'efforçait de combattre en tournant le dos à la lune, de façon à ce que la lumière éclaire le visage de son adversaire. Ils échangèrent de nombreuses passes rapides afin de gagner cette position. L'engagement fut long et obstiné, et les assauts désespérés qui étaient fréquemment tentés de part et d'autre, n'avaient d'autre objectif que la destruction totale de l'adversaire. Ils s'approchèrent à seulement quelques yards de l'endroit où McMillan était caché.

Ils étaient tous deux à bout de souffle. A cet instant, un petit nuage passa devant la lune. L'un des deux hommes dit alors:

" Allons, personne ne peut nous voir."

Ils se découvrirent la tête et s'essuyèrent le visage. Dès que la lune émergea du nuage, les deux hommes se remirent en garde. Ce fut sûrement une pause horro=ible! Et courte en considérant le temps qui s'écoula entre celle-ci et l'éternité ! 

Le grand gentleman se fendit, mais son coup fut paré par l'autre qui le repoussa. Comme l'assaillant faisait un pas sur le côté pour éviter la contre-offensive, son pied glissa. Il trébucha vers l'avant sur son adversaire,q ui adroitement lui transperça la poitrine de la pointe de son épée, et la lui enfonça dnas le corps. Il n'eut que quelques spasmes convulsifs, comme s'il avait voulu se relever, puis mourut presque sur le coup.

L'horreur pétrifiait McMillan. Sachant cependant qu'il s'était lui-même mis dans une situation périlleuse en étant sorti de la maison à cette heure creuse de la nuit, il eut la présence d'esprit de conserver son calme et de demeurer à l'écart. Le duelliste survivant essuya son épée avec un grand sang froid, remit sa capuche, recouvrit le corps avec l'un des pardessus, prit l'autre et s'éloigna. McMillan regagna tranquillement sa chambre sans réveilelr personne. Il ne ressentait plus rien de son malaise, mais son esprit était choqué et excessivement perturbé. Il réfléchit jusqu'au matin sur la conduite qu'il devait adopter et décida finalement de ne dire rien à personne de ce qu'il avait vu, craignant qu'on en vienne à le soupçonner. Il resta donc sur son lit le matin, jusqu'à ce que son ami vienne lui apprendre qu'un homme avait été assassiné derrière la maison durant la nuit. Il se vela et alla examiner le corps.

C'était celui d'un jeune homme, apparemment du pays, ayant les cheveux bruns et les traits fins et virils. Il n'avait sur lui ni la lettre, ni lvre, ni signature qui auraient pu permettre son identification. On découvrit seulement dans l'une de ses poches, une montre en argent sans particularité, et dans sa main, une épée sanglante et élégante portant les initiales A et B gravées sur la garde. L'épée avait pénétré sa poitrine et était ressortie dans son dos, un peu en dessous de l'épaule gauche. Il avait également une légère blessure sur le bras. Le corps fut transporté à la morgue, où il demeura huit jours. Bien que de nombreuses personnes défilèrent pour le voir, aucune ne le reconnut. On l'enterra au cimetière de Greyfrairs, au milieu des étrangers.

16 années s'écoulèrent durant lesquelles McMillan conserva le silence sur le duel auquel il avait assisté. Mais un jour qu'il était à Annandale pour prendre livraison de quelques moutons qu'il avait achetés, il entendit parler des circonstances étranges dans lesquelles Bell avait disparu. Alors, il raconta toute l'histoire. La période, la description de la victime, les vêtements, et surtout l'épée avec les initiales gravées, tout concordait pour ne laisser planer aucun doute sur le fait que c'était bien M. Bell qu'il avait vu se faire tuer dans ce duel derrière l'abbaye. 

Mais l'identité de la personne qui l'avait tué, l'origine de la querelle et son apparition devant la gouvernante demeurent à ce jour sans explications, et risquent de rester ainsi, tant que toutes ces zones d'ombre ne seront pas élucidées.

Certains ont même tenté de discréditer McMillan, en raison de son trop long silence sur les faits, et en considération autant de sa force physique peu commune que de ses dispositions à toujours affronter le danger, McMillan étant l'un des hommes les plus téméraires et les plsu hardis de son époque. Mais tous ceux qui l'ont connu ont rejeté avec mépris de telles insinuations, en tous points contradictoires avec son caractère honorable et désintéressé. De plus, ce qu'il raconté avait tous les accets de la vérité.

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08/05/2012

113 - LA PIERRE MERVEILLEUSE

bebe047.gifIl y a de cela fort longtemps...une femme- korrigan qui se trouvait sur le point de donner le jour à un enfant, envoya chercher une vielle sage-femme de sa connaissance à la ville voisine. Après la naissance de l'enfant, et lorsque la sage-femme l'eut emmailloté à la manière ordinaire et se fut assise au coin du feu pour le chauffer, la mère lui dit, aussitot qu'elle put recouvrer la parole:

 

"Chercher là, ma commère, au coin de l'armoire,et  vous y trouverez une pierre ronde. Frottez-en les yeux de mon enfant.

- Qu'est ce que cela signifie? se demanda la sage-femme.

- Cette pierre aurait-elle donc queque propriété merveilleuse"

 

Et pour s'en assurer, après avoir appliqué la pierre sur les yeux de l'enfant, elle s'en frotta l'oeil droit.

femme026.gifLa pierre donnait la faculté aux personnes dont elle avait touché les yeux de voir les Korrigans, lorsqu'ils étaient invisibles. A quelques heures de là la sage-femme se rendit à une grande foire qui se tenait dans le bourg voisin. Elle fut bien surprise lorsqu'elle arriva, d'apercevoir sa commère, la femme Korrigan, qui furetait dans les boutiques les plus richements garnies, et qui prenait les marchandises, celles qui lui plaisaient le plus, sans que les marchands parussent en etre surpris.


Le soir, s'en retournant chez elle, la sage-femme rencontra en chemin la femme korrigan, qui portait un lourd panier rempli d'étoffe de la plus grande richesse.

 

 "Ah! Commère!", lui dit- elle en l'abordant, Vous avez fait aujourd'hui une rude brèche aux étalages et aux boutiques d'étoffes, et pourtant, elles ne vous ont pas couté bien cher!

- Oh, oh" lui répondit la femme korrigan. Vous m'avez vue les payer, et de quel oeil me voyez-vous maintenant?

-  De l'oeil droit",lui dit la sage-femme.

 

C'était celui qui avait été en contact avec la pierre mystérieuse.

Aussitot la femme korrigan enfonça un de ses doigts dans l'oeil que la malheureuse commère venait de lui désigner, l'arracha de son orbitre et  lui dit avec un ricanement digne du diable:

" Vous ne me verrez plus à présent"dyn006_original_104_150_gif_2571711_dc01a6f2cc58f91e2d60f43a44092fb5.gif

Et désormais, la sage-femme fut borgne et ne vit plus jamais les korrigans lorsque ceux-ci étaient invisibles?

05/05/2012

112 - LE TOMBEAU D'ALMANZOR (Piriac-sur-Mer, 44)

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hermines début de texte.gifSitué sur la côte au lieu dit « la mine », peu avant la Pointe du Castelli, un rocher bien particulier se distingue des autres. En effet, même à marée haute, ce bloc granitique émerge de l’eau. A marée basse, vous pouvez y accéder pour l’observer de plus près et pour y découvrir peut-être tous les secrets qu’il renferme 

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La légende raconte qu’Almanzor, Seigneur de Lauvergnac, partit avec Saint Louis en Orient pour la 8ème croisade.

En attendant le retour du chevalier, Dame Yseult, son épouse, venait chaque jour sur la côte, s’abritant parfois dans sa grotte, « la grotte à Madame ». Après une longue absence, Almanzor revint de la croisade, mais une violente tempête fit sombrer son vaisseau et les vagues rejetèrent le corps laminé du valeureux guerrier au pied du rocher qui devint dès lors, son tombeau pour toujours…

04/05/2012

Les Bugganes (Ile de Man)

 

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Le Buggane est une créature fantastique du folklore de l'île de Man.

Il prend les traits d'un ogre à taille immense. Ils ont généralement les cheveux noris, des griffes, des défenses et une large bouche rouge.

Comme ils peuvent vivre sous la terre, on peut les assimiler à des taupes géantes. Ils en diffèrent toutefois par leur intelligence et par le fait qu'ils adressent parfois aux humains.

Un buggane vit toujours en un lieu précis: une vieille ruine, une forêt, une chute d'eau, où il demeure jusqu'à ce qu'il en soit dérangé.

Les Bugganes ont la capacité de se transformer en cheval ou en vache, mais aussi sous forme humaine. Mais dans tous les cas, les Bugganes sont facilement reconnaissables parce qu'ils gardent leurs cheveux longs, ainsi que leurs ongles et leurs dents d'une longueur exceptionnelle.

On dit d'eux qu'ils sont des êtres magiques, incapables de traverser de l'eau ou de fouler un sol sacré. Il arrive que des fées les invitent à punir des personnes qui les auraient offensées.

Une légende raconte qu'une femme fut à deux doigts d'être tuée par un buggane, chargé par des fées d'être punie pour avoir cuisiné après le coucher du soleil.

Je vous invite à découvrir deux autres contes:

- le Calf of Man:

- le toit de l'église de Saint Trinians

02/05/2012

106 - LE TROC AVEC LE DIABLE (Locmariaquer, 56)

contes, légendes, temple de Lanleff, 56, morbihan


Une pauvre et affreuse femme fit un troc avec le diable : son enfant en échange de pièces d'or.

contes, légendes, temple de Lanleff, 56, morbihanLucifer conclut l'affaire et déposa une poignée de pièces sur la margelle de la fontaine, sise près du temple. Puis il saisit l'enfant et l'emporta. Quant la mère indigne voulut récupérer son butin, elle se brûla gravement : les pièces sortaient tout juste des flammes de l'enfer.

Dans un cri de douleur, elle lâcha l'or si convoité et les pièces s'incrustèrent à tout jamais dans le granit de la margelle.

Si vous passez par Lanleff, rendez-vous à la fontaine. Vous mouillerez la margelle et 14 pièces apparaîtront.

Mais réfléchissez bien avant de les saisir et de les empocher...

104 - GARGANTUA DETESTE LA RAIE (St-Jacut-de-la-Mer, 22)

Saint-Jacut-de-la-mer, 22, Contes d'Armor, Bretagne, Gargantua, contes, légendes


Gargantua, sentant une odeur de raie à Saint-Jacut-de-la-Mer, est pris de haut-le-coeur et vomit les rochers du Bé, la Pointe de la Garde, le Rocher de Bec Rond (également présenté comme un étron), tandis qu’il laise tomber deux cailloux qui traînaient dans sa poche :

la Petite et la Grande-Feuillâtre. Il vomit encore Canevet et chie la Basse à Chiambrée (qui pourrait aussi être, avec l’île Agot, et les Petit et Grand-Boudineau, des pierres avec lesquelles il cherche à abattre une bernache).

103 - LES PIERRES SONNANTES DE GARGANTUA (Dinan, 22)

Dinan (ph. J P Fleau).jpg(ph: JP Fléau)

 

Gargantua ramenait, après les avoir avalées, des pierres sonnantes provenant d’une carrière à Languédias, qu’il avait demandées aux Dinannais pour aller les faire sonner à Plévenon. Mais, arrivé à Plancoët et marchant dans le lit de l’Arguenon, il croise un bateau transportant de la raie. Pris d’un haut-le-coeur, il vomit d’abord la pierre La Héronnière à l’embouchure, puis les autres à Notre-Dame-du-Guildo

26/04/2012

6 - LA CEINTURE ENCHANTEE

 

Laminak, Grotte de Sare, Pays Basque, Contes, Légendes, Pays Basque


Laminak, Grotte de Sare, Pays Basque, Contes, Légendes, Pays BasqueEn ce temps là les lamiñak qui habitaient la grotte de Sare tinrent conseil pour aviser aux moyens de montrer la vanité du pouvoir des prêtres. Leur décision prise, une lamiña s'adressa à un homme, son voisin, et lui dit:

" Va vers le curé de Sare  et dis lui, de notre part, qu'il vienne sans faute à la grotte, parceque nous voulons nous entretenir avec lui".

 Le pauvre homme, intimidé, se rend au logis du curé de Sare et lui dit:

" Monsieur, je viens de la part des lamiñak de la vieille grotte, vous dire que vous alliez les trouver et qu'elles veulent absolument s'entretenir avec vous.

 - J'irai sans faute", répondit le curé, et aussitôt il se mit en route."

 Mais la vertu du curé fit une telle peur aux lamiñak qu'elles s'enfoncèrent toutes dans leur trou et qu'aucune n'osa l'attendre. Il s'en retourna donc tranquillement chez lui sans avoir vu une seule lamiña.

 Les lamiñak imaginent alors un autre stratagème. Elles reviennent à leur messager:

"Qu'était-ce que cet homme vêtu de noir, disent-elles, qui était ici tout à l'heure ? Voici: tu lui porteras cette ceinture de soie de notre part, et tu lui diras qu'il s'en ceigne jusqu'à ce qu'elle soit usée".

 L'homme, obéissant, va trouver de nouveau le curé et lui dit:

 " Monsieur, je viens encore à vous de la part des lamiñak; et voici une ceinture de soie qu'elles vous envoient pour la porter jusqu'à ce qu'elle soit usée.

 - Avez-vous mesuré la longueur de cette ceinture de soie, demanda le curé.

 - Non monsieur.

 - Eh bien ! vous connaissez le châtaignier qui est près de la grotte. Allez et mesurez combien de fois la ceinture en fera le tour".

 

L'homme s'en va, toujours obéissant, et déroule la ceinture autour de l'arbre. Mais, comme il arrivait au bout, voilà que tout d'un coup l'arbre et la ceinture disparaissent et l'homme demeure là, ne pouvant rien comprendre et stupéfié.

 

J.Fr. Cerquand, Légendes & récits populaires du pays basque

Laminak, Grotte de Sare, Pays Basque, Contes, Légendes, Pays Basque

 

 

 

 

5 - DIEU VOIT TOUT

 

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Un jour Jésus cheminait et saint Pierre le suivait, portant un pain sous son bras. Comme ils passaient auprès d'une mare, les grenouilles se mirent à chanter à leur façon, Saint Pierre dit:

" Il paraît que ces grenouilles ont faim.

- Oui, donne leur du pain que tu portes, répondit Jésus. "

Mais Pierre, au lieu du pain, jeta un caillou dans la mare, et les grenouilles se turent.

Un peu plus loin, Jésus dit à Saint Pierre:

" Arrêtons-nous ici, afin que tu peignes mes cheveux."

Pierre obéit, puis tout à coup, saisi de terreur, il s'écria:

" Seigneur ! qu'est-ce que ceci ? Vous avez un oeil sur l'occiput.

- Sans doute. Avec cet oeil, j'ai vu que, tout à l'heure, au lieu du pain, tu as jeté un caillou dans la mare aux grenouilles. "

 

J. Fr. Cerquand, Légendes & récits populaires du pays basque.

 

Pays Basque, Jésus, Saint Pierre, Contes, Légeendes, Pays Basque


4 - LES BONS & LES MECHANTS

contes, légendes, Pays BasqueLa foudre, un jour, tomba sur un village, et, le bon saint Pierre demanda au seigneur Jésus:

 

    "Seigneur, pourquoi la foudre est-elle ainsi tombée sur les bons et sur les méchants ? Pourquoi pas seulement sur les méchants ?".

Sur le moment, Jésus ne répondit rien. Mais, plus loin, le seigneur Jésus dit à saint Pierre:

 

"Pierre, prends cet essaim d'abeilles.

 - Nous n'avons pas de ruche, seigneur.

 - C'est égal; met le contre ta poitrine."

contes, légendes, Pays BasqueSaint Pierre met donc l'essaim contre sa poitrine, et, tout de suite, il se met à crier:

 

"Aie! elles sont toutes en train de me piquer! Aie!...."

 

Un peu plus loin, ensuite, le seigneur Jésus:

 

"Donne moi l'essaim d'abeille, que je le fasse entrer dans la ruche que voilà

- Seigneur, mais c'est bien sur que je les ai toutes écrasées !

- Pourquoi ?

- Parcequ'elles me piquaient.

- Elles piquaient? Toutes ? Pourquoi donc les écraser toutes, les bonnes et les méchantes?".

 

Contes populaires et légendes du pays basque

 

 

2 - LES TÊTES DE LA FEMME ET DU DIABLE

Flèche début de texte.gifUn jour, tandis qu'ils cheminent, le seigneur Jésus et saint Pierre voient une femme et un diable qui se disputaient de toutes leurs forces.

L'impétueux saint Pierre courut à eux et il leur coupa la tête à tous les deux. Jésus l'en reprit, et vertement. Puis, il lui ordonna de s'en aller du même pas remettre les têtes à leurs places.

Mais, tout au regret de sa faute, le pauvre saint Pierre s'embrouilla: à la femme il mi la tête du démon, tandis qu'il remettait la tête de la femme !!!

Flèche début de texte.gifEt c'est depuis ce jour-là que l'on dit:

"tête de femme.... tête de diable."

 

Contes populaires et légendes du Pays Basque

13/04/2012

17 - La LEGENDE DE LA LOIREAG

 

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 La mère Crook était si avare qu'elle n'aurait pas donné son eau à cuire les eaus. La quenouille en main, elle poussait ses trois vaches, de bon matin, sur le versant bien herbu de Snowhill, quand son oeil de chouette alla se poser sur un gros peloton de fil "couleur de brume", oublié au pied de la haie.

loireag,ecosse,contes,légendes,elfesElle le ramasse furtivement et l'examine. Ce n'est pas du fil ordinaire. La soie est aussi fine qu'un de ces filandres que les araignées laissent traîner dans la rosée des prés, et aussi résistante qu'un brin d'acier. La pelote a dû tomber de son tablier. Tant pis pour elle si elle l'a perdue !

Bien sûr, il serait plus honnête qu'elle le pose en évidence sur une pierre pour que la fileuse puisse la retrouver. Mais la mère Cook est si avare ! Elle voit déjà les beaux bas fins, les mouchoirs, les bonnets, les dentelles qu'elle va pouvoir en tirer, et vendre très cher sur le marché. Elle entend déjà les sous tinter au fond de sa poche.

Cependant qu'elle est toute affairée à la manipule, le peloton lui échappe des mains, et roul à terre devant elle. La mère Cook, pour le saisir, dépose en hâte sa quenouille au bord du chemin. Les deux mains se tendent avidement vers lui pour l'attraper. Mais non, il roule encore, il roule toujours !

Pareil à un feu follet, un Will O'the Wisp, tantôt il la poursuit, tantôt il la précède, mais lui échappe encore, lui échappe toujours !

Elle franchit, haletante, les prairies du hameau, elle grimpe sans s'en apercevoir la côte si raide des monts de Lochboisale, et poursuit sans fin sa course. Enfin, elle réussit à saisir, non pas l'objet de sa convoitise, mais le brin de fil qu'il entraîne.

La mère Cook, malgré les rochers qu'elle escalade, malgré les ornières dans lesquelles se tordent ses pieds, les ronces qui la déchirent, ne se contient plus de joie et, tout en ahanant, assure sa prise en enroulant sans cesse le fil autour de ses mains, de ses poignets, de ses bras.

Bientôt, la voilà aussi emmitouflée qu'une mouche dans une toile d'araignée, encore deux ou trois tours et ses jambes se retrouveront entravées. C'est un crève-coeur, mais il faut bien se résogner à rompre le fil d'u coup de dent ! Et voilà le peloton qu'elle a poursuivi si longtemps qui disparait dans un bond vertigineux, et en même temps, tout l'écheveau de fil qu'elle a obtenu avec tant de peine, malgré ses efforts pour le retenir, se déroule de sa taille, de ses bras, de ses mains, de ses doigts. Il n'en reste plus rien. Pas un brin !

Et la vieille mère Cook de courir de nouveau après le peloton qui la nargue en rebondissant à la façon d'une balle.

Son homme trouva, au soir, les trois vaches broutant toutes seules l'herbe des collines, la quenouille abandonnée au bord du chemin, mais de mère Cook point.

Depuis des années, elle poursuit ainsi sa course à travers landes et brumes d'un pays inconnu, à la poursuite d'un peloton de fil de "couleur de brume".

Quand, dans l'herbe du matin, vous trouverez des pelotons de fils, ramassez-les, mais avec l'intention de les rendre aux Loiteag qui les ont perdus.

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11/04/2012

26 - LE CHANT DU LUTIN

 

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On raconte qu'il y avait quelque part en Irlande, un territoire interdit aux hommes, qui devait rester vierge et sauvage, parce qu'il appartenait à un lutin.

AGRICULTEURS, JARDINIERS 2.gifUn jour, un homme décida de cultiver ce champ interdit, et voulut alors retourner la terre. A peine eut-il prit sa pelle et commencé, qu'il entendit une petite voix malicieuse qui lui dit:

leprechaun marchant.gif" Mais qu'est-ce que tu fais là ? "

C'était un petit lutin qui venait de sortir d'un trou dans la terre.

" Eh bien, je viens labourer le champ, répondit l'homme.

- Et qui t'a donné la permission ? reprit le lutin.

- Personne, dit l'homme un peu stupéfait.

- Alors attend, dit le lutin, on va t'aider."

Et cent lutins apparurent, et l'aidèrent à retourner la terre.

AGRICULTEURS, JARDINIERS 2 (6).gifLe lendemain, l'homme voulut semer. A peine il eut voulu semer que la même petite voix lui dit:

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" Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Eh bien je plante, répondit l'homme.

- Et qui t'a donné la permission ?

- Personne !

- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin."

Deux cent lutins apparurent alors, et l'aidèrent à semer son champ.

AGRICULTEURS, JARDINIERS 2 (8).gifLorsque le blé eut poussé, il faut le récolter, mais l'homme était malade, alors il demanda à son jeune fils. Quand celui-ci arriva devant le champs, il ne put résister: il cassa un épi pour gouter le blé.

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" Mais qu'est-ce que tu fais là, demanda alors le même petit lutin qui venait de surgir.

- Eh bien je goûte le blé, répondit le fils.

- Et qui t'a donné la permission ?

- Personne: c'est le champs de mon père, se défenditr l'enfant.

- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin."

Et quatre cent lutins surgirent et mâchèrent tout le blé en quelques instants.

Quand le père vit cela, il rentra dans une violente colère, et se mit à frapper son fils qu'il aimait pourtant beaucoup.

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" Mais qu'est-ce que tu fais là, demanda le lutin qui une fois de plus venait d'arriver.

- Je frappe mon fils, qui a mangé tout mon champ, répondit l'homme furieux.

- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin d'un ton dur."

Et huit cent lutins surgirent, et frappèrent l'enfant, jusqu'à la mort.


Alors, la mère arriva, et voyant cela, prit son enfant dans ses bras, et se mit à pleurer.

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" Mais qu'est-ce que tu fais là, lui demanda le lutin d'un air triste.

- Je pleure mon fils qui est mort, dit la mère en sanglotant.

- Alors attend, on va t'aider..."

Mille six cent lutins surgirent alors de terre, et se mirent à verser toutes les larmes de leur corp, pleurant l'enfant avec sa mère. Les larmes, si nombreuses, devinrent fleuves, et elles emportèrent la mère et son enfant.

Alors le père resta seul, hébété devant son champ dévasté et sa famille emportée. Un insecte le piqua, et il se gratta pour chaser la démangeaison. Le lutin lui demanda alors:

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" Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Je me gratte, parce qu'un insecte m'a piqué.

- Alors attend, on va t'aider, reprit le lutin."

Et trois mille deux cent lutins surgirent, et lui grattèrent la peau, puis la chair.

Finalement, les lutins le grattèrent jusqu'à l'os...


09/04/2012

LE BROWNIE DES McCULLOCH

 

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Ecosse, Brownie, MacCulloch, contes, légendesNombreux sont les petits êtres et esprits de la terre attachés à une famille noble, surtout dans les pays anglo-saxons. 

Ecosse, Brownie, MacCulloch, contes, légendesGodfrey McCulloch, jeune et brave seigneur écossais, chevauchait à travers des landes. Tous ces beaux paysages recouverts de bruyère qu'il traversait tranquillement étaient ses propres terres. En Ecosse, on n'a que faire des domaines rabougris: les possessions des McCulloch étaient immenses et Godfrey aimait les parcourir, fièrement monté sur son cheval.

Il vérifiait les frontières avec ses voisins, contrôlait le bon était des villages, localisait les troupeuax de moutons, jetait un coup d'oeil aux troubières et aux murets de pierres sèches, puis rentrait au château. Bien au sec, il notait aussitôt ce qu'il était nécessaire d'améliorer.

Ce jour-là, sir Godfrey avait presque fini sa tournée. Comme le temps était humide et frois, il était fort pressé de rentrer chez lui et de s'installer au coin du feu avec un bon verre. Mais il était dit qu'il n'arriverait pas de sitôt...Ecosse, Brownie, MacCulloch, contes, légendes

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A peine quelques miles le séparaient de son manoir quand un cheval et son cavalier se dressèrent soudain devant lui. Comment étaient-ils arrivés là ? Sir Godfrey se gratta le front. Pour une fois, la brume n'était pas de sortie. Le paysage était bien dégagé à des lieues à la ronde et il ne les avait pas vus avancer. Néanmoins, il salua le cavalier:

" Eh bien moi, je ne vous salue pas ! répondit celui-ci du tac au tac.

- Allons bon", se dit sir Godfrey."

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Il détailla d'un peu plus près son interlocuteur, qui était perché sur un petit cheval blanc hirsute. L'homme semblait vieux, le visage ridé et quelque peu maussade, des cheveux blancs, des membres noueux... Il portait un petit habit vert guère soigné et un drôle de bonnet de la même couleur.


" J'habite au-dessous de chez vous.... commença l'étranger.µ

- Impossible, l'interrompit McCulloch, il n'y a personne au-dessous de chez moi ! Rien que mes caves, qui sont bien surveillées...

- N'insistez pas, continua l'autre d'un ton sévère. J'habite au-dessous de chez vous et les canalisations de votre égout pleuvent chez moi. C'est fort désagréable !

- Comment... ! s'écria le seigneur du lieu.

- Ah ! vous feriez bien de remettre tout votre système d'évacuation en état... grogna le petit être. J'en ai plus qu'assez de cette eau qui me coule sur le crâne et abîme mon intérieur. "

Sir Godfrey, après un petit moment de stupeur bien compréhensible, avait fini par reconnaître un brownie. C'est ainsi qu'on appelle les petits êtres à la figure humaine, un peu nains, un peu lutins, un peu gnomes, qui croisent parfois la route des hommes. 

"Ainsi, il y a donc un brownie sous le château..."  réalisa Godfrey. Voilà une surprise, jamais  il n'aurait imaginé cela.

" Faites réparer ces maudites canalisations, insista le brownie sans amabilité,  ou vous pourriez le regretter. " 


Là-dessus, il s'éloigna sur son poney et disparut. Evaporé ? Masqué par une écharpe de brume ? Nul ne le sait. McMulloch se garda bien de désobéir au brownie. Il fit vérifier ses tuyaux, son système d'évacuation et répara sans tarder les canalisations qui fuyaient. Il supposa le brownie satisfait des travaux, puisqu'il n'entendit plus parler de lui.

 

Ecosse, Brownie, MacCulloch, contes, légendes

Ecosse, Brownie, MacCulloch, contes, légendes

Quelques années plus tard, McCulloch eut maille à partir avec l'un de ses voisins. La querelle ne s'apaisant pas, il eut la mauvaise idée de le provoquer en duel. Idée funeste même, parce que, ayant blessé son adversaire, il fut emprisonné à Edimbourg, jugé et condamné à mort.

Le jour de l'éxécution arriva. Mains liées derrière le dos, le prisonnier devait être conduit en charette jusqu'à l'échafaud où l'attendait la hache du bourreau. La foule était dense et se pressait contre le convoi. Sir Godfrey ne pouvait rien faire d'autre que murmurer quelques prières, bien certain que sa dernière heure était venue.

Tout à coup, un bruit de galopade se fit entendre et un petit poney blanc fendit la foule, monté par le brownie. En un tournemain, celui-ci fit sauter sir Godfrey en croupe derrière lui, s'élança au grand galop et disparut à une vitesse telle que les hommes d'armes ne purent esquisser un geste.

Ecosse, Brownie, MacCulloch, contes, légendes

Pour une canalisation réparée, le brownie avait sauvé la vie de son seigneur, l'habitant des étages supérieurs. On dit que le condamné miraculé ne fut pas poursuivi par ses juges et put continuer à diriger ses terres. 

On dit aussi que, depuis cette date, le clan prestigieux des McCullogh ne manque jamais une occasion d'honorer son brownie domestique, qui fait pour ainsi dire, partie de la famille.

Encyclopédie du fantastique et de l'étrange