10/09/2012

2012, 15 septembre - Bretagne Réunifiée à l'UNESCO pour la Démocratie

Tract qui sera distribué samedi 15.09, devant le siège de l'UNESCO:

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En 2011, l'UNESCO publiait un atlas des langues en danger: le Breton y figure au rang de celles comme "étant sérieusement en danger". Sa survie est compromise !

BRETAGNE REUNIFIEE demande à ce que la Bretagne puisse disposer des droits culturels et démocratiques nécessaires à la survie de notre langue, et que la Ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires Autochtones soient enfin ratifiée !

Contrairement à ce que la majorité des français pense, le déclin du breton n'est pas du simple fait d'une désaffection de cette langue régionale, entraînant une baisse du nombre de locuteurs. L'Etat français en est clairement le responsable !
A titre de comparaison, en 30 ans, le nombre de locuteurs Gallois est passé de 400 à 700.000 locuteurs actifs, le gallois étant compris de nos jours par plus de la moitié des Gallois. Dans la même période, le nombre de locuteurs brittophones a chuté de 600 à 200.000 locuteurs actifs ! Notre langue se meure...!

Comment est-il possible qu'aujourd'hui, un pays tel que la France, "la Patrie des Droits de l'Homme", un pays dont les chefs d'Etat sont les premiers à dénoncer les traitements de certains régimes autoritaires, faits à leur peuple, dénonçant leur privation de liberté culturelle (Tibet, Syrie etc..) ? Les faits montrent que la parole de la France ne vaut qu'en dehors de ses frontières, i.e, "Faites ce que je dis, pas ce que je fais!" La parole de la France n'a plus de valeur !

Quelques exemples:

- La Poste demande à changer la typonymie d'origine bretonne,

- Des militants de 44+BREIZH sont empêchés de s'exprimer en breton (mars 2011) devant la Cour d'Appel de Rennes. Lorsqu'il s'agit de locuteurs étrangers, la Cour dépêche pourtant la présence d'interprète. Ce droit leur fut refuser, sous prétexte qu'ils sont français et qu'ils connaissent la langue du pays. Où est donc notyre liberté culturelle ?

- Des postes d'enseignants bilingues sont non-pourvus,

- Le refus de chèque libéllés en breton, notamment par la Banque de Bretagne, mais aussi dans les administrations, alors que la loi le permet,

- Des écoles Diwan, écoles laïques, bilingues et gratuites, peinent à vivre pendant les 5 premières années, le salaire des instituteurs étant à leur charge. Quand bien même l'équilibre financier est atteint, des mairies abusent de leurs droits pour réhausser les loyers des locaux qu'elles leur louent, sachant pertinament que plus de charges menacerait leur existence. Dernier exemple criant, l'école Diwan de Louaneg, la mairie refusant de la reloger dans d'autres bâtime,nts (pourtant nombreux) de la commune, aucun dialogue possible, pas même après la tentative de médiation organisée par le Chef de Cabinet de F.Hollande.

- Des inégalités de traitements selons les régions: une période probatoire de 5 ans est exigée dès la création d'une école Diwan. Après cette période seulement, l'école sera contractualisée par l'Education Nationale, laquelle prendra en charge le salaire des instituteurs.
Seulement voilà: les écoles Ikastolak du Pays Basque ont également une période probatoire, mais de 1 an seulement. A contrario, dans le même département (Pyrénées-Atlantiques), les écoles Occitanes ne bénéficient pas de cette année de probation ! Pourquoi ? 
Par ailleurs, toute école Diwan, déjà contractualisée, peut ouvrir une annexe. Mais dès lors que celle-ci se situe sur une autre commune, elle devra connaître elle-aussi, une période probatoire de 5 ans. Pour les Ikastolak, l'ouverture d'annexes dans n'importe quelle commune des alentours n'entrâine aucune période probatoire. Pourquoi ?
C'est dire la facilité que l'on donne à créer des écoles ici ou là, c'est dire le handicap qu'ont certaines langues régionales par rapport à d'autres ! Pourquoi une telle différence de traitement dans notre pays ? Diwan peine à se développer.
Moins d'écoles Diwan il y aura, moins de possibilité sera donné aux résidants d'accéder à ces écoles bilingues, plus on écarte les populations de leur culture originelle, mieux on centralise, mieux on contrôle. Telle est la politique de la France envers ses concitoyens !

La Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires Autochtones fut signée par le gouvernement Jospin en mai 1999, elle attend toujours d'être ratifiée. Problème de constitutionalité disent certains (Conseil Constitutionnel entre autres) en raison de quelques articles (Ordonnace n°58-1067, articles 18, alinéa 2, 19 et 20). Pourtant, le breton est soit-disant langue officielle de Bretagne et inscrit dans le patrimoine de la Constitution francaise. Le Conseil Constitutionnel considère que "les principes fondamentaux de notre Constitution s'opposent à ce que soient reconnus des droits collectifs à quelque groupe que ce soit, défini par une communauté d'origine, de culture, de langue ou de croyance". 

Que ce même Conseil nous explique alors pourquoi, nous, Bretons et Français, ne disposons pas tous des mêmes droits que les Alsaciens, les Basques, les Corses etc...

Les Bretons ne constituent pas une communauté, ils constituent tout comme les Alsaciens, Basques, Corses, Occitans, Berrichons etc... des citoyens qui ont donné leur sang pour que la France soit ce qu'elle est aujourd'hui ! Voyez comment nous sommes remerciés !

Enfin, pour rappel, la ratification de cette Charte fut l'une des promesses électorales faites à Lorient (2011) par F. Hollande !

Pour tous ceux qui  veulent dénoncer l'injustice et la discrimination dont sont victimes les Bretons, vous pouvez nous rejoindre via:


breizh.adunanet@gmail.com

SVP: MERCI DE NE PAS JETER CE TRACT SUR LA VOIE PUBLIQUE

28/08/2012

2000 - La France des Langues Régionales

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1911, 15 octobre - Jean Jaurès défend les langues régionales

 

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" Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion d’admirer en pays basque, comment un antique langage, qu’on ne sait à quelle famille rattacher, avait disparu. Dans les rues de Saint-Jean-de-Luz on n’entendait guère parler que le basque, par la bourgeoisie comme par le peuple ; et c’était comme la familiarité d’un passé profond et mystérieux continué dans la vie de chaque jour. Par quel prodige cette langue si différente de toutes autres s’est-elle maintenue en ce coin de terre ?

Mais quand j’ai voulu me rendre compte de son mécanisme, je n’ai trouvé aucune indication. Pas une grammaire basque, pas un lexique basque dans Saint-Jean-de-Luz où il y a pourtant de bonnes librairies. Quand j’interrogeais les enfants basques, jouant sur la plage, ils avaient le plus grand plaisir à me nommer dans leur langue le ciel, la mer, le sable, les parties du corps humain, les objets familiers ! Mais ils n’avaient pas la moindre idée de sa structure, et quoique plusieurs d’entre eux fussent de bons élèves de nos écoles laïques, ils n’avaient jamais songé à appliquer au langage antique et original qu’ils parlaient dès l’enfance, les procédés d’analyse qu’ils sont habitués à appliquer à la langue française.

C’est évidemment que les maîtres ne les y avaient point invités. Pourquoi cela, et d’où vient ce délaissement ? Puisque ces enfants parlent deux langues, pourquoi ne pas leur apprendre à les comparer et à se rendre compte de l’une et de l’autre ? Il n’y a pas de meilleur exercice pour l’esprit que ces comparaisons ; cette recherche des analogies et des différences en une matière que l’on connaît bien est une des meilleures préparation de l’intelligence. Et l’esprit devient plus sensible à la beauté d’une langue basque, par comparaison avec une autre langue il saisit mieux le caractère propre de chacun, l’originalité de sa syntaxe, la logique intérieure qui en commande toutes les parties et qui lui assure une sorte d’unité organique.

Ce qui est vrai du basque est vrai du breton. Ce serait une éducation de force et de souplesse pour les jeunes esprits ; ce serait aussi un chemin ouvert, un élargissement de l’horizon historique.

Mais comme cela est plus vrai encore et plus frappant pour nos langues méridionales, pour le limousin, le languedocien, le provençal ! Ce sont, comme le français, des langues d’origine latine, et il y aurait le plus grand intérêt à habituer l’esprit à saisir les ressemblances et les différences, à démêler par des exemples familiers les lois qui ont présidé à la formation de la langue française du Nord et de la langue française du Midi. Il y aurait pour les jeunes enfants, sous la direction de leurs maîtres, la joie de charmantes et perpétuelles découvertes. Ils auraient aussi un sentiment plus net, plus vif, de ce qu’a été le développement de la civilisation méridionale, et ils pourraient prendre goût à bien des œuvres charmantes du génie du Midi, si on prenait soin de les rajeunir un peu, de les rapprocher par de très légères modifications du provençal moderne et du languedocien moderne.

Même sans étudier le latin, les enfants verraient apparaître sous la langue française du Nord et sous celle du Midi, et dans la lumière même de la comparaison, le fonds commun de latinité, et les origines profondes de notre peuple de France s’éclaireraient ainsi, pour le peuple même, d’une pénétrante clarté. Amener les nations et les races à la pleine conscience d’elles-mêmes est une des plus hautes œuvres de civilisation qui puissent être tentées. De même que l’organisation collective de la production et de la propriété suppose une forte éducation des individus, tout un système de garanties des efforts individuels et des droits individuels, de même la réalisation de l’unité humaine ne sera féconde et grande que si les peuples et les races, tout en associant leurs efforts, tout en agrandissant et complétant leur culture propre par la culture des autres, maintiennent et avivent dans la vaste Internationale de l’humanité, l’autonomie de leur conscience historique et l’originalité de leur génie.

J’ai été frappé de voir, au cours de mon voyage à travers les pays latins, que, en combinant le français et le languedocien, et par une certaine habitude des analogies, je comprenais en très peu de jours le portugais et l’espagnol. J’ai pu lire, comprendre et admirer au bout d’une semaine les grands poètes portugais. Dans les rues de Lisbonne, en entendant causer les passants, en lisant les enseignes, il me semblait être à Albi ou à Toulouse.

Si, par la comparaison du français et du languedocien, ou du provençal, les enfants du peuple, dans tout le Midi de la France, apprenaient à retrouver le même mot sous deux formes un peu différentes, ils auraient bientôt en main la clef qui leur ouvrirait, sans grands efforts, l’italien, le catalan, l’espagnol, le portugais. Et ils se sentiraient en harmonie naturelle, en communication aisée avec ce vaste monde des races latines, qui aujourd’hui, dans l’Europe méridionale et dans l’Amérique du Sud, développe tant de forces et d’audacieuses espérances. Pour l’expansion économique comme pour l’agrandissement intellectuel de la France du Midi, il y a là un problème de la plus haute importance, et sur lequel je me permets d’appeler l’attention des instituteurs.


Jean Jaurès, "Revue de l’Enseignement Primaire" - 15 octobre 1911

08/02/2012

Langues Régionales: RENDEZ-VOUS le 31 mars à .....

 

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QUIMPER (Breton & Gallo)

AJACCIO (Corse)

STRASBOURG (Alsace)

TOULOUSE (Occitanie)

PERPIGNAN (Catalogne)

BAYONNE (Pays Basque)

MARTINIQUE - GUYANE - LA REUNION

AMIENS (Picardie)

POITIERS (Langue d'Oil)


Soyons des milliers !

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31 mars 2012,quimper,langues régionales,culture,breton,gallo,langue bretonnePour la modification de la Constitution afin de défendre nos langues et notre culture,

31 mars 2012,quimper,langues régionales,culture,breton,gallo,langue bretonnePour la ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires,

31 mars 2012,quimper,langues régionales,culture,breton,gallo,langue bretonnePour une Bretagen réunifiée et de vrais pouvoirs


Pour ce qui concerne Quimper/Kemper, toutes les grandes fédérations culturelles bretonnes ont appelé à manifester: KENDALC'H, WAR'LLEUR, BAS, GOUELIOU-BREIZH, KANOMP BREIZH, GORSEDD, etc.....

Le matin: débat organisé avec les représentants des partis politiques

14h: départ de la manifestation

Fin: concert gratuit avec les artistes engagés pour la diversité culturelle

 

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31 mars 2012,quimper,langues régionales,culture,breton,gallo,langue bretonneNos gouvernants ou politiques, ont toujours les bons prétextes pour éviter d'aborder ces sujets de reconnaissances régionales, alors en cette période pré-Présidentielles pensez-vous.... Ce sujet ne sera d'autant pas abordé que la majorité des français ont bien d'autres préoccupations économiques et sociales.


31 mars 2012,quimper,langues régionales,culture,breton,gallo,langue bretonneLa seule avancée notable mais qui n'engage que très peu l'Etat, est l'inscription en 2008 dans la Constitution de l'appartenance des langues régionales au patrimoine de la France. Avant ça, la France avait signé en 1992 la Convention Européenne sur les Langues Régionales ou Minoritaires, convention signée mais non ratifiée jusqu'à présent.


31 mars 2012,quimper,langues régionales,culture,breton,gallo,langue bretonneL'Etat feint d'avancer sur ce domaine, mais les actes signés restent stériles. Comment ne pas penser alors que la France refuse de reconnaître en fait, l'expression de la diversité culturelle et linguistique ? Un comble pour la patrie des droits de l'homme non ?

 

31 mars 2012,quimper,langues régionales,culture,breton,gallo,langue bretonneQue penser de ces politiciens, issus de nos régions, qui une fois qu'ils campent des fonctions plus nationales, en siègeant aux Parlements par exemple, oublient d'où ils viennent, oublient leurs électeurs de leur début ? Le "jacobinisme" serait-il contagieux à ce point ?

 

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En juillet 2011, Naig Le Gras, Conseillère Régionale UDB avait écrit à Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture, lui reprochant de ne pas avoir respecté sa promesse de défendre un texte en faveur des langues régionales. La réponse arriva le 23 janvier 2012.

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Notre Ministre de la Culture précise:

"l'Etat n'a pas à porter seul la charge de rechercher des perspectives de valorisation de notre patrimoine linguistique, les collectivités pouvant de leur côté formuler des propositions originales ."

" ... de larges possibilités d'expression des langues régionales dans l'espace public restent insuffiasmment inexploitées et que les collectivités de proximité sont souvent les mieux placées pour les concrétiser."

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Frédéric Mitterrand cite en exemple la publication des actes officiels, parallèlement au français qui a seule valeur juridique, la diffusion de programmes culturels, internet..... 

Autrement dit, puisque notre Ministre nous le suggère, suivons Naig Le Gars, et que les collectivités bretonnes publient des actes administratifs en breton comme en français !

 

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Dans un  précédent post, il était rappelé l'unicité de notre République, alors que chacun sait que toutes nos langues régionales ne sont pas logées à la même enseigne.

Pour exemple, France 3 Corse, issue d'une convention entre l'Etat, France Télévision et la région Corse, est ainsi accessible à tous les foyers corses (via la TNT) et accessible partout en France (via l'ADSL), assurant 20 heures de programmes quotidien, près de 28 heures hebdomadaires étant diffusées en langue Corse.

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Vous voulez comparer avec la Bretagne ? 1h30 hebdomadaire pour la Breton, absence totale du Gallo !!!

D'autres chiffres de comparaison ? 168 hrs hebdomadaires pour le Galicien, le Basque ou le Catalan, 10hrs par semaine pour le Gallois (sur BBC et S4, entièrement en langue cymrique)

Alors, oui nous avons de quoi nous plaindre de cette discrimination. Le Breton fait-il aussi peur à la France ? Une chose me paraît essentielle: l'Etat ne peut que profiter de nos mésententes internes, si tel n'avait pas été le cas, en serions-nous là ?

 

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Unissons-nous bordel !

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Depuis 2005 ne cessent de décroître les tranches d'informations et de programmes régionaux sur la seule chaîne de télévision publique.  Une désinformation réelle.

La France d'aujourd'hui, celle de nos gouvernants, est en parfait décalage avec ses citoyens d'en bas. Ces élus se comportent comme si nous étions en monarchie, Paris décide et les régions suivent, il fait beau sur Paris    - il fait beau en France, alors que la France ne s'est faite qu'en puisant ses forces dans ses régions.


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Il est temps que nos concitoyens prennent concience des forces qui sommeillent en chacun de nous, qu'ils se rappellent des valeurs de notre République, qu'ils n'oublient pas ce contre quoi se sont battus nos aieux,

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Il est temps que nos gouvernants se rappellent d'où ils viennent, qui ils sont en fait, qu'ils se souviennent pour qui ils ont choisit de "vouer" leur vie, qu'ils ont opté ce choix de gouverner pour le peuple et par leur peuple,

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Il est temps que chacun prenne concience que beaucoup de choses doivent changer au plus vite, les conjonctures économiques montrent que la France perd depuis plusieurs dizaines d'années de son "aura", et qu'il faut repenser notre pays, repenser nos régions.

 

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Alors, je compte sur vous pour défendre vos valeurs en commençant par ces rendez-vous qui permettent de montrer aux médias et à l'Etat, que le peuple peut se mobiliser pour une noble cause, une cause nationale.

 

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Le 31 mars 2012, CELTIJIMA sera à Quimper/Kemper: et vous ?


 

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30/01/2012

CHARTE SUR LES LANGUES REGIONALES - Rendez-vous à Quimper/Kemper

0 - Chap. BREIZH ACTU.JPG

 

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      La Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires fut adoptée avec la Convention Européenne de 1992, sous les auspices du Conseil de l'Europe, pour protéger et favoriser les langues historiques régionales et les langues des minorités en Europe.

 

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Charte, langues régionales, - Les langues régionales, sont des langues parlées localement au sein même du pays, dérivant d'une culture régionale distincte de la culture du pays lui-même: c'est le cas du Breton, du Basque, du Corse...

Charte, langues régionales, - Les langues minoritaires, sont des langues parlées par une minorité ethnique importante implantée dans le pays: exemple, l'Allemand parlé par une minorité allemande au Danemark.

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Sont exclus donc, les patois et dialectes locaux, les langues employées par les récents immigrants d'un Etat non-européen....

 

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Actions imposées & proposées aux Etats signataires

Charte, langues régionales, 1 - Reconnaître les langues régionales ou minoritaires en tant qu'expression de la richesse culturelle;

Charte, langues régionales, 2 - Respecter l'aire géographique de chaque langue régionale ou minoritaire;

Charte, langues régionales, 3 - Entreprendre une action résolue de promotion de ces langues;


Charte, langues régionales, 4 - Faciliter et encourager l'usage oral et écrit dans la vie publique et dans la vie privée;

Charte, langues régionales, 5 - Mettre à disposition de formes et de moyens adéquats d'enseignement à tous les stades appropriés;

Charte, langues régionales, 6 - Promouvoir des échanges transfrontaliers;


Charte, langues régionales, 7 - Interdire toute forme de distinction, discrimination, exclusion, restriction ou préférence injustifiées portant sur la pratique d'une langue régionale ou minoritaire et ayant pour but de décourager ou de mettre en danger le maintien ou le développement de celle-ci;

Charte, langues régionales, 8 - Promouvoir la compréhension mutuelle entre tous les groupes linguistiques du pays;

 

La Charte propose grand nombre d'actions différentes que les Etats signataires peuvent entreprendre pour protéger et favoriser les langues historiques régionales et de minorités, comme par exemple l'utilisation de la signalisation routière bilingue ou l'ouverture d'écoles spécialisées dans l'enseignement d'une langue protégée.

Les Etats doivent entreprendre au moins 35 de ces actions.

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Depuis cette convention de 1992, l'ont adopté:

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Norvège (nov.1993): Kvène et Same ou Lapon.


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  Finlande (nov.1994): Same ou Lapon, Suédois.


charte,langues régionales,quimper,kemperHongrie (avril 1995): Allemand, Croate, Roumain, Serbe, Slovaque, Slovène.

 

 

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Pays-Bas (mai 1996): Bas-Saxon, Frison Occidental, Limbourgeois, Romani et Yiddish.

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Croatie (nov.1997): Italien, Hongrois, Ruthène, Serbe, Slovaque, Tchèque et Ukrainien.

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Liechtenstein (nov.1997): bien qu'il n'y ait aucune langue régionale ou minoritaire, parlant tous l'allemand, le Liechtenstein a malgré tout signé la Charte.

charte,langues régionales,quimper,kemperSuisse (déc.1997): toutes les langues nationales du pays sont des langues officielles, elle a signé la Charte pour les langues officielles moins répandues que sont l'Italien parlé au Tessin et dans les Grisons, le Romanche et le Yéniche.

charte,langues régionales,quimper,kemperAllemagne (sept. 1998): Bas-allemand, Danois (parlé au Schleswig-Holstein), Frison Oriental et Frison Septentrional (parlées en Basse-Saxe), Romani, Haut-Sorabe et Bas-Sorabe (parlées en Lusace, à l'est de la Saxe et au sud du Brandebourg).

charte,langues régionales,quimper,kemperSuède (fév.2000): Finnois, Meänkieli, Same, Yiddish et Suédois.



charte,langues régionales,quimper,kemperDanemark (sept.2000): Allemand.



charte,langues régionales,quimper,kemperSlovénie (oct.2000): Hongrois, Italien et Romani.



charte,langues régionales,quimper,kemperEspagne (avril 2001): Arabe, Aragonais,Aranais (Catalogne), Asturien, Basque, Catalan, Galicien, Valencien.


charte,langues régionales,quimper,kemperRoyaume-Uni (mai 2001): Gaélique Ecossais, Gallois, Irlandais, , Scots et Scots d'Ulster.    Le Mannois ou Manxois a été reconnu au nom de la Couronne Dépendante de l'ïle de Man. Le Cornique fut reconnu qu'en nov.2002.

charte,langues régionales,quimper,kemperAutriche (juin 2001): Croate, Hongrois, Romani, Slovaque, Slovène, Tchèque, Allemand).


charte,langues régionales,quimper,kemperSlovaquie (sept.2001): Allemand, Bulgare, Croate, Hongrois, Polonais, Romani, Ruthène, Tchèque et Ukrainien.


Arménie (janv.2002): Araméen ou Assyrien, Grec, Kurde, Russe, Yézidi.


charte,langues régionales,quimper,kemperChypre (août 2002): Arabe dialectal et Arménien.



charte,langues régionales,quimper,kemperUkraine (sept.2005): Bulgare, Biélorusse, Gagaouze, Grec, Allemand, Hongrois, Hébreu, Moldave, Polonais, Roumain, Russe, Slovaque, Tatar de Crimée. 

Contrairement à tous les autres Etats ayant ratifié la Charte, l'Ukraine a décidé de reconnaître les langues de l'ensemble des ethnies présentes sur son territoire. Elle a choisi pour sa minorité juive de reconnaître l'Hébreu plutôt que le Yiddish.

                                  

charte,langues régionales,quimper,kemperMonténégro (fév.2006): Albanais et Romani.



charte,langues régionales,quimper,kemperSerbie
(fév.2006): Albanais, Bosniaque, Bulgare, Croate, Hongrois, Romani, Roumain, Ruthène, Slovaque et Ukrainien.


charte,langues régionales,quimper,kemperRépublique Tchèque (nov.2006): Allemand, Polonais, Romani et Slovaque.



charte,langues régionales,quimper,kemperRoumanie (oct.2007): Albanais, Allemand, Arménien, Bulgare, Croate, Grec, Hongrois, Italien, Macédonien, Polonais, Romani, Russe, Rusyn, Serbe, Slovaque, Tatar, Tchèque, Turc, Ukrainien et Yiddish.


charte,langues régionales,quimper,kemperPologne (fév.2009): Allemand, Arménien, Biélorusse, Tchèque, Hébreu, Yiddish, Karaïte, Kachoube, Lituanien, Lemkovien, Romani, Russe, Slovaque, Tatare et Ukrainien.

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Pays n'ayant ni signé, ni ratifié la Charte

charte,langues régionales,quimper,kemperAlbanie,                           charte,langues régionales,quimper,kemperAndorre,

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Belgique,                       charte,langues régionales,quimper,kemperBulgarie,

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Estonie,                          charte,langues régionales,quimper,kemperGéorgie,

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Grèce,                             charte,langues régionales,quimper,kemperIrlande,

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Lettonie,                         charte,langues régionales,quimper,kemperLituanie,


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Portugal                          et Saint-Marin.



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Pays ayant signé mais pas ratifié la Charte


Azerbaidjan,                                       charte,langues régionales,quimper,kemperBosnie-Herzégovine,


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France,



Islande,


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Italie,                                    charte,langues régionales,quimper,kemperMacédoine,

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Malte,                                          charte,langues régionales,quimper,kemperMoldavie


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Pourquoi la France a t'elle signé mais non-ratifié la Charte ?

En 2008, le Conseil Economique et Social des Nations Unies a "suggéré" et "recommandé" à la France d'"envisager" la ratification de cette Charte.

Si elle ne l'a pas faite, c'est suite à la décision du Conseil Constitutionnel, lequel a estimé en juin 1999, que la Charte était contraire à l'article 2 de la Cosntitution française, lequel stipule que " la langue de la République est le français".

La commission chargée de préparer cette ratification avait préparé une liste de langues régionales ou minoritaires de France, auxquelles s'appliqueraient des articles de la Charte. En juillet 2008 fut votée la Loi constituionnelle de modernisation des institutions de la Vème République, et un nouvel article, le 75-1 fut ajouté à la Constitution, lequel précise que "les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ".

A noter que l'Académie Française s'oppose à toute mention des langues régionales dans la Constitution, selon une déclaration rendue publique le 12 juin 2008.

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Mais qu'a donc signé la France en mai 1999 ?

Elle s'est engagée à appliquer 39 des 98 articles de la Charte:

* En matière d'enseignement en ce qui concerne le territoire sur lequel ces langues sont pratiquées, selon la situation de chacune de ces langues et sans préjudice de l'enseignement du français, la France s'engage:

Charte, langues régionales, 1 - à prévoir une éducation préscolaire totale ou substantielle dans les loangues concernées au moins aux moins aux élèves dont les familes le souhaitent et dont le nombre est jugé suffisant;

Charte, langues régionales, 2 - à prévoir un enseignement primaire total ou substantiel dans les langues concernées au moins aux élèves dont les familles le souhaitent et dont le nombre est jugé suffisant ;

Charte, langues régionales, 3 - à prévoir un enseignement secondaire total ou substantiel dans les langues concernées au moins aux élèves dont les familles le souhaitent et dont le nombre est jugé suffisant ;

Charte, langues régionales, 4 - à prévoir un enseignement technique et professionnel total ou substantiel dans les langues concernées au moins aux élèves dont les familles le souhaitent et dont le nombre est jugé suffisant ;

Charte, langues régionales, 5 - à prévoir un enseignement universitaire et d'autres formes d'enseignement supérieur dans les langues concernées ;

Charte, langues régionales, 6 - à proposer ces langues comme disciplines de l'éducation des adultes et de l'éducation permanente ;

Charte, langues régionales, 7 - à assurer l'enseignement de l'histoire et de la culture dont ces langues sont l'expression ;

Charte, langues régionales, 8 - à assurer la formation des enseignants nécessaires ;

Charte, langues régionales, 9 - à créer un organe de contrôle chargé de suivre les mesures prises et les progrès réalisés, et à établir sur des rapports périodiques publics.

* En matière d'enseignement en ce qui concerne les territoires autres que ceux sur lesquels ces langues sont traditionnellement pratiquées, la France s'engage:

Charte, langues régionales, 10 -  à autoriser, à encourager ou à mettre en place, si le nombre des locuteurs d'une langue le justifie, un enseignement dans la langue.

Charte, langues régionales, 11 - La France s'engage à rendre accessibles, dans les langues concernées, les textes législatifs nationaux les plus importants et ceux qui concernent particulièrement les utilisateurs de ces langues.

* En ce qui concerne les collectivités locales où réside un nombre de locuteurs des langues concernées qui justifie les mesures ci-après, la France s'engage à permettre et/ou à encourager :

Charte, langues régionales, 12 - la publication par les collectivités régionales des textes officiels dont elles sont à l'origine également dans les langues concernées ;

Charte, langues régionales, 13 - la publication par les collectivités locales de leurs textes officiels également dans les langues concernées ;

Charte, langues régionales, 14 - l'emploi ou l'adoption, le cas échéant conjointement avec la dénomination en français, des formes traditionnelles et correctes de la toponymie dans les langues concernées.

* La France s'engage, pour les locuteurs des langues concernées, sur les territoires où ces langues sont pratiquées, selon la situation de chaque langue, dans la mesure où les autorités publiques ont, de façon directe ou indirecte, une compétence, des pouvoirs ou un rôle dans ce domaine, en respectant les principes d'indépendance et d'autonomie des médias :

Charte, langues régionales, 15 - à prendre les dispositions appropriées pour que les radios et télévisions programment des émissions dans les langues concernées ;

Charte, langues régionales, 16 - à encourager et/ou à faciliter l'émission de programmes de radio dans les langues concernées, de façon régulière ;

Charte, langues régionales, 17 - à encourager et/ou à faciliter la diffusion de programmes de télévision dans les langues concernées, de façon régulière ;

Charte, langues régionales, 18 - à encourager et/ou à faciliter la production et la diffusion d'œuvres audio et audiovisuelles dans les langues concernées ;

Charte, langues régionales, 19 - à encourager et/ou à faciliter la publication d'articles de presse dans les langues concernées, de façon régulière ;

Charte, langues régionales, 20 - à étendre les mesures existantes d'assistance financière aux productions audiovisuelles pour les langues concernées ;

Charte, langues régionales, 21 - à soutenir la formation de journalistes et autres personnels pour les médias employant les langues régionales ou minoritaires.

* En matière d'activités et d'équipements culturels – en particulier de bibliothèques, de vidéothèques, de centres culturels, de musées, d'archives, d'académies, de théâtres et de cinémas, ainsi que de travaux littéraires et de production cinématographique, d'expression culturelle populaire, de festivals, d'industries culturelles, incluant notamment l'utilisation des technologies nouvelles – la France s'engage, en ce qui concerne le territoire sur lequel de telles langues sont pratiquées et dans la mesure où les autorités publiques ont une compétence, des pouvoirs ou un rôle dans ce domaine :

Charte, langues régionales, 22 - à encourager l'expression et les initiatives propres aux langues concernées, et à favoriser les différents moyens d'accès aux œuvres produites dans ces langues ;

Charte, langues régionales, 23 - à favoriser les différents moyens d'accès dans d'autres langues aux œuvres produites dans les langues concernées, en aidant et en développant les activités de traduction, de doublage, de post-synchronisation et de sous-titrage ;

Charte, langues régionales, 24 - à favoriser l'accès dans ces langues à des œuvres produites dans d'autres langues, en aidant et en développant les activités de traduction, de doublage, de post-synchronisation et de sous-titrage ;

Charte, langues régionales, 25 - à veiller à ce que les organismes chargés d'entreprendre ou de soutenir diverses formes d'activités culturelles intègrent dans une mesure appropriée la connaissance et la pratique des langues et des cultures régionales ou minoritaires dans les opérations dont ils ont l'initiative ou auxquelles ils apportent un soutien ;

Charte, langues régionales, 26 - à favoriser la mise à la disposition des organismes chargés d'entreprendre ou de soutenir des activités culturelles d'un personnel maîtrisant la langue régionale ou minoritaire, en plus du français ;

Charte, langues régionales, 27 - à encourager et/ou à faciliter la création d'un ou de plusieurs organismes chargés de collecter, de recevoir en dépôt et de présenter ou publier les œuvres produites dans les langues concernées.

* En ce qui concerne les territoires autres que ceux sur lesquels les langues concernées sont traditionnellement pratiquées, la France s'engage:

Charte, langues régionales, 28 -  à autoriser, à encourager et/ou à prévoir, si le nombre des locuteurs le justifie, des activités ou équipements culturels appropriés.

* La France s'engage, dans sa politique culturelle à l'étranger:

 Charte, langues régionales, 29 - à donner une place appropriée aux langues régionales ou minoritaires et à la culture dont elles sont l'expression.

* En ce qui concerne les activités économiques et sociales, la France s'engage :

Charte, langues régionales, 30 - à interdire l'exclusion ou la limitation de l'usage des langues concernées dans les règlements internes des entreprises ;

Charte, langues régionales, 31 - à s'opposer aux pratiques tendant à décourager l'usage des langues régionales ou minoritaires dans le cadre des activités économiques ou sociales ;

Charte, langues régionales, 32 - à faciliter et/ou à encourager l'usage de ces langues.

* En matière d'activités économiques et sociales, la France s'engage :

Charte, langues régionales, 33 - dans le secteur public, à réaliser des actions encourageant l'emploi des langues concernées ;

Charte, langues régionales, 34 - à rendre accessibles dans les langues régionales ou minoritaires les informations fournies par les autorités compétentes concernant les droits des consommateurs.

* La France s'engage :

Charte, langues régionales, 35 - à appliquer les accords bilatéraux et multilatéraux existants qui les lient aux États où la même langue est pratiquée de façon identique ou proche, ou à s'efforcer d'en conclure, si nécessaire, de façon à favoriser les contacts entre les locuteurs de la même langue dans les États concernés, dans les domaines de la culture, de l'enseignement, de l'information, de la formation professionnelle et de l'éducation permanente ;

Charte, langues régionales, 36 - dans l'intérêt des langues régionales ou minoritaires, à faciliter et/ou à promouvoir la coopération à travers les frontières, notamment entre collectivités régionales ou locales sur le territoire desquelles la même langue est pratiquée.

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Cependant, depuis sa signature, la France n'a pas ratifié la Charte ; ces engagements sont donc restés lettre morte jusqu'ici (2011).

 Charte, langues régionales,

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 Que fait la France ?

 

 La Bretagne, avec le Breton mais aussi le Gallo, n'est pas la seule région à attendre la ratification de cette Charte.


Langues reconnues localement:

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Charte, langues régionales, 1 - Pays 
Basque (depuis 1951, en Aquitaine)

 

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Charte, langues régionales,  2 - Breton & Gallo (depuis 2004, comme langues de Bretagne)

                          charte,langues régionales                              

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Charte, langues régionales, 3 - Catalan & Occitan

(depuis 2001 dans les Pyrénées-Orientales)



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Charte, langues régionales, 4 - Corse

  




Charte, langues régionales,

5 - Francoprovençal

(depuis 2009, en région Rhône-Alpes)

 

Charte, langues régionales,

6 - Tahitien 


Charte, langues régionales, 7 - Kanak (certaines langues) mais sans statut (28 idiomes)

  

France des langues régionales.JPG(chiffres juillet 2008)

 

Langues sans statut ni reconnaissance officiels:

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Alsacien, Anglais Saint-Martinois, Créole Guadeloupéen, Créole Martiniquais, Créole Guyanais, Créole Réunionais, Langues d'Oil, Flamand Ocidental, Francique Mosellan, Francique Rhénan Lorrain, Francique Méridional, Luxembourgeois et Romani.



Langues et parlers en voie très avancée d'extinction:

Bonifacien, Calvais, Grec de Cargèse, la majorité des parlers d'Oils, les parlers transitionnels Occitano-Ligures, une vingtaine de langues Kanaks, Yéniche, Créoles Bushi-Nengué, langues amérindiennes de Guyane.

Langue proposée à la reconnaissance:

Langue des Signes française, proposée par le Sénat en 2000.

 

 

 Aujourd'hui, 13 langues dites "régionales" font l'objet d'un enseignement public en France:

Le Basque, le Breton, le Catalan et l'Occitan (1951, loi Deixonne),

Le Corse (1974), le Tahitien (1981),

L'Ajië, le Drehu, le Nengone et le Paicï (1992, langues mélanésiennes),

Le Gallo, le Francique et l'Alsacien (2006)

 

 

Juste ce petit aperçu sur le nombre d'heures de programmes télévisuels dans d'autres langues minoritaires en Europe:

Charte, langues régionales, Galicien: 168 heures de programmes hebdomadaires,

Charte, langues régionales, Basque, Gallois, Corse: 30 heures hebdomadaires,

Charte, langues régionales, Breton: 1h30 heures hebdomadaires !!!!!      PITOYABLE !!!!!

 

 

Charte, langues régionales, 15.01.2012 - François Hollande, en déplacement en Guadeloupe déclare être favorable à la ratification de la Charte sur les langues régionales.

Charte, langues régionales, 28.01.2012 - Nantes vote l'adhésion de la ville à la Charte Ya d'ar Brezhoneg. Le dossier était défendu par M. JOSSIC (groupe TRI YAN) et par Ronan DANTEC. Comme on pouvait s'y attendre, la Droite et la Chevènementiste ont voté contre, le PRG s'est abstenu, les Alternatifs ont voté pour.

Les élus nantais ont donc adopté la Charte, choisissant 5 actions condrètes:

- L'implantation de panneaux bilingues aux entrées des villes,

- L'acquisition d'ouvrages en breton dans les médiathèques,

- Le développement de l'enseignement bilingue,

- La programmation culturelle.

 

L'éventualité de célébrer le mariage en bilingue a même été soulevé, mais l'acte administratif (acte de mariage) ne pouvant être rédigé qu'en français au nom de l'unicité de la République, J.M Ayrault, Député-Maire de Nantes, s'est montré favorable à ce que soit prononcés quelques phrases en breton. Une façon de mettre un peu d'eau dans le cidre breton des réunificateurs ou sincérité ?

 

 

2012.03, le 31 - MANIF pour les langues à QUIMPER.jpg


CELTIJIMA y sera ! Et vous ?

 

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