09/04/2012

MAUD & La WYVERNE - Angleterre

 

maud,wyverne,mordiford,angleterre


Le récit se déroule dans le Mordiford, dans le Comté du Herefordshiren.


maud,wyverne,mordiford,angleterreLes parents de la petite Maud ne voyaient aucune objection au fait que le fillette ait un animal famileir, un chien, un chat.... Mais, celui qu'elle leur avait ramené, aussi minuscule et joli fût-il, ne pouvait en aucun cas leur convenir. Elle l'avait découvert dans l'après-midi. Alors que Maud se promenait dans les bois près de chez elle, elle aperçut unmaud,wyverne,mordiford,angleterre minucule animal qui semblait égaré dans les buissons, se tenant tristement au milieu d'un bouquet de fleurs. 

maud,wyverne,mordiford,angleterreLa délicate créature qui avait sans doute perdu sa mère, avait l'apprence d'un dragon: son corps de forme allongé, était vert et parcouru d'écailles étincelantes, qui luisaient telles des pierres précieuses au soleil. La petitze créature se tenait assise sur ses deux pattes et agitait avec une touchante obstination ses deux petites ailes membraneuses. Il était clair qu'elle était bien trop jeune pour pouvoir déjà parcourir les cieux.

maud,wyverne,mordiford,angleterre

 

Dès qu'elle avait aperçu Maud, sa tristesse s'était évanouie, et elle s'était mise à sautiller gaiement autour d'elle, ravie de ne plus être seule. La fillette, ravie de trouver ce petit compagnon inattendu, après avoir joué un long moment avecla Wyverne, trouva naturel de la ramener chez elle.

maud,wyverne,mordiford,angleterre

Et maintenant, elle était là, posée sur le sol, les parents de Maud la reardant horrifiés. En vain Maud tenta de plaider la cause de son compagnon de jeux, affirmant qu'il était trop petit et trop mignon pour être dangereux. Ses parents lui ordonnèrent d'un ton qui n'admettait aucune réplique, de le ramener aussitôt à l'endroit où elle l'avait découvert. 

Dès qu'elle fut sortie, ils refermèrent la porte de la demeure, et l'observèrent par une fenêtre afin de s'assurer qu'elle prenait bien la direction du bois où elle était allé se promener quelques heures auparavant.

Dès qu'elle fut hors de vue du joug parental, la fillette quitta le sentier qui menait vers le bois, et se dirigea vers sa cachette: un petit coin de forêt invisible du chemin, où elle avait l'habitude de passer de longues heures à jouer seule, à l'acart du monde. Elle y installa son nouveau petit compagnon, et elle vint le voir chaque jour, jouant avec lui, lui apportant de la nourriture, le tenant à l'abri du regard de ses parents et des habitants du Mordiford.

 

maud,wyverne,mordiford,angleterre


maud,wyverne,mordiford,angleterre

Au fil des mois, la bête ne cessa de grandir, se transformant à une vitesse inquiétante. Le mignon petit dragonneau que la petite fille avait recueilli se changea peu à peu en une Wyverne adulte d'une taille impressionnante. Ses écailels se durcirent, devinrent d'un vert indescent avec des bords aussi tranchant que les lames de rasoir, ses ailes s'épaissirent comme des chauve-souris et un dard mortel se développa à l'extrêmité de sa queue recourbée.

maud,wyverne,mordiford,angleterreBientôt, les soucoupes de lait que Maud apportait à la créature chaque jour, ne parvinrent plus à apaiser la faim sans cesse grandissante. Tout naturellement, elle commença à aller chercher sa pitance ailleurs. Les fermiers des environs perdirent de nombreuses têtes de bétail, et il ne se passa guère de temps avant que le coupable de ces forfaits ne soit identifié.

La Wynerve de Maud avait appris à aprécier la chair des moutons et des vaches. Quand les paysans les plus audacieux vinrent la traquer dans sa retraite, elle se défendit vaillament, en tua quelques-uns, et découvrit à cette occasion une autre nourriture bien meilleure que son ordinaire: la chair humaine.

La fillette, terrifiée par le comportement de son ancien compagnon de jeu, le supplia de mettre un terme à ses attaques contre les habitants du village, mais en vain. M^me les pleurs d'une fillette désolée ne peuvent l'emporter sur la nature carnassière et les instincts de prédateur d'une vriae Wyverne. En devenant adulte, la bête multiplia les ravages dans toute la contrée. Une sule personne n'avait rien à criandre d'elle: Maud, celle qui l'avait recueillie et choyée dans sa plus tendre jeunesse.

Elle seule pouvait cheminer en sécurité à côté de la créature, caresser ses griffes meurtrières, ou plonger sans appréhension son regard dans ses yeux de braise. Telle était la puissance de l'amitié et de l'amour.

maud,wyverne,mordiford,angleterre

 

maud,wyverne,mordiford,angleterre

Mais cela n'altèra pas cependant le cours inexorable des évènements. Un jour vint où la tyrannie de la bête ne fût plus supportable pour les habitants de Mordiford.

Monté sur un solide destrier, protégé par une lourde armure, un des hommes de la plus illustre famille de la contrée: les Garston, partit dans les bois à la recherche de la bête, bien décidé à mettre un terme à son existence. 

Il avait mis un pied à terre pour s'enfoncer dans le sous-bois quand, brusquement, cachée jusque-là par le feuillage, une énorme masse verte surgit devant lui. Il brandit instinctivement son bouclier pour se protéger des flammes crachées par la Wyverne, puis brandit sa lance dans la gorge interminable du dragon, d'où jaillit aussitôt un épais flot de sang noir. Il saisit ensuite son épée, et s'aprêtait à couper la tête de la créature agonisante, lorsqu'une fillette surgit à son tour des broussailles, hurlant de colère et commença à lui lancer des pierres.

maud,wyverne,mordiford,angleterre

Désemparé, ne sachant que faire, il battit rapidement en retraite. Avant de s'éloigner en direction du village pour aller annoncer aux paysans que leurs épreuves étaient désormais terminées, il eut cependant le temps de contempler l'étrange spectacle d'une Wyverne égorgée, pleurée par sa seule amie, une petite fille nommée Maud,qui venait de perdre à tout jamais, les illusions de son enfance.