06/07/2012

La Résistance de la Langue Bretonne

hermines début de texte.gif1539, 10 et 15 août - Ordonnance de François Ier, Villers-Cotterêts

L'ordonnance comprend 192 articles. Cette ordonnance interdit au breton d'être utilisé dans les documents juridiques et commerciaux, ni même dans la publicité. Jusque là, les actes légaux et noatriés étaient rédigés en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l'époque.

Art. 111: «Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement».

Autrement dit, les affiches de festoù-noz (pour fêtes de nuit) qui sont rédigées en breton, sont des documents illégaux.

Formellement, la langue bretonne, et les personnes parlant le breton, sont "hors-la-loi". La République Française est conue pour sa reconnaissance des droits des minorités ethniques et linguistiques dans le monde entier, mais c'est loin d'être le cas pour ce qui concerne son propre territoire.

Les représentants de la France, ont toujours refusé de signer l'article 27 de la Déclaration des Droits Civils et Politiques, car cela obligerait l'Etat français à respecter les droits linguistiques des bretonnants. Il en sera de même pour la ratification de la Charte Européenne des Langues Minoritaires Autochtones.

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1822

"Aujourd'hui, le bas-breton, le basque, le gaélique, meurent de cabane en cabane, à mesure que meurent les chevriers et les laboureurs"

CHATEAUBRIANT, Mémoires d'Outre-Tombe, 1848


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1831

"La Basse-Bretagne, je ne cesse de le dire, est une contrée à part qui n'est plus la France. Ecxeptez en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial. Je n'avance rien d'exagéré. Créons pour l'amélioration de la race bretonne, quelques unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en l'accordant la première communion qu'aux seuls enfants parlant le français."

Auguste ROMIEU, sous-préfet de Kemperlé

"Il faut, par tous les moyens possibles, favoriser l'appauvrissement du breton, jusqu'au point où, d'une commune à l'autre, on ne puisse pas s'entendre (...), car alors la nécessité de communication obligera le paysan d'apprendre le français. Il faut absolument détruire le langage breton. "

Lettre des Préfets des Côtes du Nord et du Finistère                                                         à MONTALIVET, ministre de l'Instruction Publique. 

"Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au-dessus de l'homme sauvage. Le paysan y est d'une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d'Hottentots (...) En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois."

Malte BRUN, Les jeunes voyageurs en France

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1835

"Croyez-moi, Monsieur, le catalan qui me faisait tant enrager n'est qu'un jeu d'enfant auprès du bas-breton. C'est une langue que celle-là. On peut la parler fort bien, je crois, avec un bâillon dans la bouche, car il n'y a que les entrailles qui paraissent se contracter quand on cause en bas breton. Il y a surtout l'h et le c'h qui laissent loin derrière la jota espagnole. Les gens qui parlent cette belle langue sont bons diables, mais horriblement sales (...) On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier, et la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou."

Prosper MERIMEE, Lettre à Jaubert de Passa

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1836

"Vous saurez d'abord que c'est vers la Bretagne, la douce et la bretonnante, que sont dirigées les courses cette année (...) Quant aux naturels du pays hélas! C'est la province sans soleil. Croiriez vous que j'ai fait quatre cent lieues en Bretagne sans déboutonner ma braguette. Impossible de toucher sans pincette les personnes du sexe de Brest, Morlaix, Saint Brieux, Rennes, Vannes, Quimper. Ce n'est qu'à Nantes que la Providnce m'a envoyé soulagement (...) Au lieu de votre joli patois dont on comprend toujours quelque chose, c'est une langue que le diable a inventée que l'on parle là-bas et qui n'a pas moins de quatre dialectes très différents. Lavarèt d'in pélec'h azô ünenbennak ago zéfé gâllec ? Voilà tout ce que j'ai pu apprendre à dire m'écorchant le gosier: Dites moi où il y a quelqu'un qui parle le français. Jamais, à moins qu'on ne lui fasse une opération chirurgicale, un Provençal ne prononcera Pélèc'h. Mngez une olive crue, et en crachant, vous ferez un bruit approchant ce c'h. Par dessus le marché, ces sauvages ne m'ont-ils pas persécuté dans leurs journaux, m'accusant d'avoir enlevé d'autorité à leur province un manuscrit d'un certain barde du Vème siècle, Guiclan ou Guinclan, manuscrit que j'ai cherché partout inutilement et dont j'ai appris  l'existence à la plupart de leurs doctes."

Prosper MERIMEE, Lettre à Requien

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1842

Le Recteur approuve le règlement pour les écoles primaires élémentaires de l'arrondissement de Lorient, disposant entre autres:

"Art.21. Il est défendu aux élèves de parler breton, même pendant la récréation et de proférer aucune parole grossière. Aucun livre breton ne devra être admis ni toléré."

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1845

"Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne."

Un sous-préfet du Finistère, Discours aux instituteurs

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1866

"Le Tribut de Nomenoe (du Barzaz Breiz) est un poème de 140 vers, plsu grand que l'Illiade, plus beau, plus parfait qu'aucun chef d'oeuvre sorti de l'esprit humain. (...) En vérité, aucun de ceux qui tiennent une plume ne devrait rencontrer un Breton sans lui ôter son chapeau."

George SAND, Promenades autour d'un Village

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1874

" Si l'on veut comprendre la Vendée, qu'on se figure cet antagonisme: d'un côté, al Révolution française, de l'autre le paysan breton. En face de ces évènements incomparables, menace immense de tous les bienfaits à la fois, accès de colère de la civilisation, excès du progrès, amélioration démesurée et initelligente, qu'on place ce sauvage grave et singulier, cet homme à l'oeil clairet aux longs cheveux, vivant de lait et de châtaignes, borné à son toît de chaume, à sa haie et à son fossé, distinguant chaque hameau du voisinnage au son de sa cloche, ne se servant de l'eau que pour boire, ayant sur le dos une veste de cuir avec des arabesques de soie, inculte et brodé, tatouant ses habits comme ses ancêtres les Celtes avaient tatoué leurs visages, respectant son maître dans son bourreau, parlant une langue morte, ce qui est faire 'habiter une tombe à sa pensée, piquant ses boeufs, aiguisant sa faux, sarclant son blé noir, pétrissant sa galette de sarrasin, vénérant sa charrue d'abord, sa grand-mère ensuite, croyant à la Sainte Vierge et à la Dame Blanche, dévot à l'autel et aussi à la heute pierre pystérieuse debout au milieu de la lande, laboureur dans la plaine, pêcheur sur la côte, braconnier dans le hallier, aimant ses rois, ses seigneurs, ses prêtres, ses poux; pensif, immobile, souvent des heures entières nsur la grande grève déserte, sombre écouteur de la mer.

Et qu'on se demande si cet aveugle pouvait accepter cette clarté (...)"

Victor HUGO, Quatre-Vingt Treize

"La Bretagne est une vieille rebelle. Toutes les fois qu'elle s'était révoltée pendant deux mille ans, elle avait eu raison; la dernière fois, elle a eu tort. Et pourtant au fond, contre la Révolution comme contre la Monarchie, contre les représentants en mission comme contre les gouverneurs ducs et pairs, contre la planche aux assignats comme contre la ferme des gabelles, quels que fussent les personnages combattant, Nicolas Rapin, François de La Noue, le capitaine Pluviaut et la dame de La Garnache, ou Stofflet, Coquereau et Lechandelier de Pierreville, sous M. de Rohan contre le roi et sous M. de La Rochejaquelein pour le roi, c'était toujours la même guerre que la Bretagne faisait, la guerre de l'esprit local contre l'esprit central."

Victor HUGO, Quatre-Vingt Treize

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1880

Naissance de l'enseignement gratuit, laïque, francophone et obligatoire, crée par Jules FERRY

L'article 14 du règlement modèle ndes écoles primaires reprend l'article 29 du règlement de 1850, et exclut la langue bretonne de l'école. C'est le premier coup porté contre la langue bretonne. L'école, catholique ou républicaine, ignore le breton dans l'enseignement, dénigre ses utilisateurs et persécute les enfants bretonnants par l'utilisation du "symbole" ou de la "vache", traumatisant des générations de bretonnants et préparant l'éradication de la langue.

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1888

"Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu'il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il parauge toute la journée par les chemins, mange à l'écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas (...) S'il a huit ans d'âge physiquement, il en a trois àpeine pour le développement intellectuel. Y a-t-il lieu, dans ces conditions, de tenir compte des quelques mots bretons qui lui ont suffi pour traîner jusque là une vie rudimentaire ? Je ne le crois pas. Mieux vaut admettre qu'il ne sait rien et commencer par le commencement, comme on fait à l'école maternelle."

Poitrineau, Inspecteur d'Académie à Vannes

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1897

François JAFFRENNOU, dit Taldir, compose le Bro Goz Ma Zadou, sur l'air de l'hymne national gallois (composé en 1846 par William James). Il devient l'hymne national breton.

"Un principe qui ne saurait jamais fléchir: pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation."

DAUSIMONT, inspecteur d'académie, Discours aux instituteurs

 

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1902

"L'école ni le régiment n'ont encore sensiblement atténué l'emploi du "bresoneck" qui reste langue courante usuelle de toute la Basse-Bretagne."

SERIS, L'enseignement du Français dans les écoles bretonnantes du Finistère,

La Revue Pédagogique, 15 mars 1902

"A la campagne, parler français c'est se faire remarquer et passer pour un étranger. De fait, c'est en breton que le recteur (curé) prêche, confesse, donne ses instructions, en breton que se traitent les affaires au marché, en breton que délibèrent la plupart des conseils municipaux (...) le breton reste la langue du foyer."

SERIS

"Que l'Eglise n'accorde la première communion qu'aux seuls enfants parlant français."

DANTZER, inspecteur d'académie, Discour devant le Conseil Général du Morbihan


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1902, 23 septembre

Emile COMBES, président du Conseil, adresse aux préfets des départements du Finistère, Morbihan et Côtes du Nord (Côtes d'Armor actuelles), une instruction interdisant aux curés d'enseigner le catéchisme et de prononcer leurs sermons en breton dans les églises. Le breton fait les frais de la guerre idéologique que mène l'Etat républicain contre le clergé catholique. C'est le deuxième grand coup porté à la langue bretonne.

"Les prêtres bretons veulent tenir leurs ouailles dans l'ignorance en s'opposant à la diffusion de l'enseigenement et en utilisant que la langue bretonne dans les instructions religieuses et le catéchisme. Les Bretons ne seront républicains que lorsqau'ils parleront le français."

Emile COMBES, président du Conseil

 

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1914

Le gouvernement français fait imprimer des affiches demandant aux Bretons de lui confier leur or pour soutenir l'effort de guerre.

Le soldat François LAURENT, de Melioneg, refuse un ordre qu'il n'avait pas compris car bretonnant: il est fusillé. Certains y voient l'abusrdité de cette guerre, d'autres la nécessité de franciser les bretons pour l'efficacité de l'armée française.

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1914-1918

La population masculine bretonnante rescapée des massacres, ayant subi 4 années de traumatismes physiques et psychiques et de francisation aux armées, reviendra au pays, dans leurs familles, contribuant à la francisation au coeur même des familles bretronnantes. Troisième coup porté à la langue bretonne.

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1925, 19 juillet

Exposition Universelle de Paris, inauguration du pavillon de la Bretagne:

"Pour l'unité linguistique de la France, la langue bretonne doit disparaître."

Anatole de MONZIE, ministre de l'Instruction Publique."

S'il était parmi nous aujourd'hui, nul doute qu'il prônerait une unité linguistique pour l'Europe. En dirait-il autant pour la disparition de la langue française pour le bénéfice d'une unité linguistique européeenne ?

 

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1932

Le groupe clandestin Gwenn-ha-Du fait sauter le monument commémorant l'union de la Bretagne à la France, à ma mairie de Rennes. Cet acte provoque la répression policière contre le mouvement culture, qui amènera le PCF à soutenir les revendications culturelles retonnes.

"La seule réponse à faire aux revendications linguistiques bretonnes, c'est d'emprisonner tous ceux qui les formulent."

Albert DALIMIER, ministre du Travail & ministre de la Justice,

Discours à Tréboul, 11 sept.1932


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1941, 30 juin - Décret PETAIN n°2727/2736

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La Loire-Inférieure (Loire-Atlantique actuelle) est retirée de sa région d'origine, la Bretagne. Unanimement attestée depuis près de onze siècle, ce décret appuyé par aucun référendum, renie toute une page d'histoire.


L'arrêté CARCOPINO autorisde l'enseignement du breton, à raison d'une heure et demie facultative, mais il faudra attendrev 1942 pour que l'on pense à rémunérer les enseignants.

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1948

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme: elle reconnaît la liberté d'expression sans discrimination de langue.

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1951

La loi DEIXONNE autorise l'enseignement du breton, basé sur le volontariat des enseignants et des élèves. Le manque de formation des enseignants assure l'inefficacité de la loi.

Malgré plusieurs tentaives de gauche ou du centre, il n'y aura pas d'autres lois votées pour assurer la promotion ou la reconnaissance de l'existence de la langue bretonne.

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1955, 30 juin - Décret PFIMLIN

Création de la région "Pays-de-Loire", entérinant la partition de la Bretagne, excluant la Vendée de sa région historique "Vendée-Poitou-Charente". Nantes devient capitale de cette région artificielle.

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1958, 3 juillet - Constitution de la Vème République

"la langue de la République est le français (...) les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France."


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1972

"Il n'y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France destinée à marquer l'Europe de son sceau."

George POMPIDOU, Président de la République Française

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1978

A Ploërmel, Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République (1974-1981) annonce l'octroi de la "Charte Culturelle Bretonne".

"La présente Charte constitue de la part de l'Etat (...) un acte de reconnaissance de la personnalité culturelle de la Bretagne et l'engagement d'en garantir le plein épanouissement."

Charte Culturelle

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1981

Proposition de loi LE PENSEC, concernant le statut officiel pour le breton et les autres langues dites "régionales".

" Au delà des bonnes paroles il faut des actes (...) Le temps est venu d'un statut des langues et cultures de France. Le temps est venu de leur ouvrir grandes les portes de l'école, de créer des sociétés régionales de radio et télévision permettant leur diffusion, de leur accorder toute a place qu'elles méritent dans la vie publique."

François MITTERAND, Discours de campagne présidentielle, à Lorient,

Président de la République Française (1981-1995)

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1985

"Ce n'est pas rendre service à des enfants que de les enseigner dans une langue qui n'a pas d'avenir".

Jean-Pierre CHEVENEMENT, ministre de l'Education Nationale

Création du CAPES de breton, permettant de recruter des enseignants pour les établissements secondaires.

" Monsieur LANG ayant créer un Capes de patois breton, pourquoi ne pas créer un Capes de mendicité ? Il y a une culture à préserver, comme on dit de nos jours."

Jean DUTOURD, France-Soir Magazine, Novembre 1985

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1989

Création du DEUG de breton

"Le breton, plus on en parle, moins on ne le parle."

Didier EUGENE, directeur de la page Bretagne, Ouest-France, 1er août 1989

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1990

La France signe la Convention Internationale relative aux droits de l'Enfant. Cependant, elle émet une réserve à propos de l'article 30, concernant les droits des enfants des minorités ethniques et linguistiques, sous le prétexte que la Constitution ne reconnaît pas l'existence de minorités sur son sol.

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1992

Modification de l'article 2 de la Constitution de la Vème République. La langue bretonne devient anticonstitutionnelle.

"Le français est la langue de la République"

Article 2, Constitution de la Vème République Française

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1999

Pierre MOSCOVICI, ministre des Affaires Européennes du gouvernemenbt socialiste de Lionel JOSPIN, signe la Charte des Langues Européennes.

Jacques CHIRAC, Président de la République (1995-2007) saisit le Conseil Constitutionnel, lequel déclare cette signature non conforme à l'article 2 de la Constitution.

Refusant de modifier cet article, la Charte ne peut être ratifiée.

Création de Ofis ar Brezhoneg

"Si des langues régionales étaient menacées, je serai le premier à les défendre."

Georges SARRE, députe MDC de Paris

"Non aux identités factices."

Jean-Pierre CHEVENEMENT, ministre de l'Intérieur

"Personne en Bretagne ne croit à la possibilité de sauver le breton."

Jean DU & Yves LE BERRE, enseignants de breton, Université de Bretagne Occidentale            Colloque à la Sorbonne.








 

 




 

05/06/2012

Citations Regrettables, "Hommes politiques français"

Nicolas SARKOZY ''Je veux, si je suis élu président....''.JPG

GUEANT Claude - ''Toutes les civilisations ne se vanent pas''.jpg

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citations,politiciens français,nicolas sarkozy,jean-françois coppé,claude guéant,maine lepen

13/02/2012

Faire son Choix, S'impliquer et Bouger !!!

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"Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles"

William Shakespeare

       

          A l'aube des Présidentielles, et des législatives qu'il ne faut pas négliger, arrive le moment où, chacun doit être clair dans ses positions, quitte à se tromper et faire son méa culpa dans l'avenir, et en aucun cas faire des promesses que l'on sait irréalisables ou pire, que l'on ne pense pas du tout. Exit la langue de bois, soyons franc, et respectons ceux qui vous soutiennent, ceux qui vous ont élus, ceux qui seront amenés à voter pour vous.

Comment vous regarderiez-vous dans une glace le jour où vos réalisations contrediraient vos promesses ou vos actions ? 

Flèche début de texte.gifDécembre 2006, N.SARKOZY: "Je veux que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir dans la rue et d'y mourir de froid". Mais voilà, pas de chance, les crises de 2008 et 2011 sont venues avorter ses actions qui devaient résoudre cette misère humaine.

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26 avril 2007, sur France 2, Nicolas Sarkosy: "Si on s'engage sur 5% de chômeurs au début de son mandat at qu'à la fin il y en a 10, c'est un problème. Et c'est aux français d'en tirer les conséquences." Trop facile ! Ainsi le responsable plaide non-coupable ?

Vous en conviendrez, l'erreur est humaine, mais à ce niveau, le cumul de  mensonges, de contre-vérités, de tricheries et de bourdes frise l'indécence, l'irresponsabilité ! Car de ce gouvernement sortant, N.Sarkozy n'est pas le seul fautif. La mise en examen d'un bon nombre des hommes du président, les bourdes récurrentes de Nadine MORANO ou encore les déclarations fracassantes de Claude GUEANT (la dernière: "toutes civilisations ne se valent pas"), pour ne citer qu'eux, font froid dans le dos et démontrent qu'une fois atteinte la plus haute sphère du pouvoir, certains semblent se comporter comme s'ils n'étaient pas justiciables.

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De tels exemples se retrouvent à tous les niveaux. Pour exemple: le 21 décembre 2011 fut adopté à l'Assemblée Nationale l'amendement Le Fur-De Rugy. Bien qu'ayant voté pour cet amendement, M.HUNAULT, déposa le 26 janvier 2012 en Conseil Régional des Pays-de-Loire, un voeu anti-réunification !Si cela ne s'appelle pas retourner sa veste ? Quel crédit peuvent lui allouer ses électeurs ? Ses confrères ou alliés peuvent-ils se fier à un tel homme indécis ?

 

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          Je n'entrerai pas ici sur les contradictions profondes que tous pouvons constater pour ce qui concerne les économies que tous devons faire, Etat inclu, et sur les exhorbitantes dépenses du gouvernement ça-et-là, sur les interventions d'un chef de l'Etat présidentiable mais candidat non-déclaré, histoire de faire des économies de frais de campagne (payés du coup par le contribuable) et sur un temps de parole non-comptabilisé. Pas plus que je ne débattrai pas des impôts payés par les entreprises du CAC 40, ni de la fiscalité sur les transactions financières, ni même du soutien bancaire apporté par l'Etat à des banques qui sont à l'origine de nos maux mais que le peuple doit payer. Les 400 milliards d'Euros octroyés par la BCE aux banques à un taux de 1%, que ces dernières rentabiliseront en prêtant à l'Etat ou aux collectivités à un taux bien supérieur, est encore un exemple qui prouve que ces dirigeants ne se soucient guère de leurs concitoyens, de ceux qui les ont élus, de ceux pour qui ils sont supposés oeuvrer.

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Est-il pensable qu'une banque puisse faire des bénéfices sur de l'argent qui ne lui appartient pas et qui n'existe pas, est-il pensable que c'set l'emprunt qui crée de l'argent ?  

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Est-il pensable que dans notre pays, on mette en prison ceux qui volent les banques alors que lorsqu'un banquier vole, il part avec un bonus.

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Est-il juste qu'une banque perdant de l'argent, ce soit l'Etat la sauve en taxant encore plus les citoyens ?

 

Il est plus que temps que chacun assume ses actes comme ses paroles

 

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Attendu que tout citoyen se doit de connaître la loi et qu'il ne peut s'en soustraire,

     

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Attendu que des dirigeants d'entreprises ou de sociétés détournent fréquement la loi au mépris de leurs salariés, au bénéfice d'actionnaires ou dans l'attente d'être "remercié" avec des "stock-options",                                                                                                                          

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Attendu que nos responsables d'Etat, nos gouvernants, profitent sciemment de lacunes législatives ou des lenteurs de la justice, jouant de largesses avec les finances publiques, au mépris de leur électorat, au mépris du peuple qu'ils sont censés représenter,                                                                                                       

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Attendu que leurs fonctions ne laissent nullement présager qu'ils soient déclarés "irresponsables" au regard de la loi,

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Les principes d'unicité et d'égalité de notre République exigent par conséquent que ces "fautifs" soient justiciables comme tout un chacun. Tant que persistera cette impunité, tant qu'il n'y aura pas une épée de Damoclès sur la tête de nos gouvernants, de telles mésactions perdureront. 

"Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu"

Berthold BRECHT

 

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          Avec autant de liberté d'action laissée à nos gouvernants, il en va aussi de notre responsabilité à tous. 

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L'absence relative de protestation populaire, le mouvement des indignés en France n'a pas pris autant d'ampleur qu'à l'étranger, le peu d'intérêt pour le syndicalisme, les taux d'abstention en hausse, les difficultés à mobiliser des masses pour des manifestations contestataires,  il semble que le peuple français soit blasé par nos politiques. 

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Désormais plus personne n'est étonné d'apprendre qu'un élu a été mis en examen, c'est devenu chose courante, tout comme on s'est habitué à ce qu'il n'y ait pas de condamnation, ou si peu. Il va sans dire que les problèmes de ces élus deviennent le cadet des soucis du peuple, lequel connaît en ce temps de crise, des problèmes de logement, de travail etc.

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Alors pour qui voter ?                                                                                                                              Pour une personne qui vous dira bleu et qui fera le contraire une fois élue ?                          Pour la personne qui paraît la mieux armée dans les sondages pour faire sortir celui que l'on ne veut plus voir ?                                                                                            Pour celle qui représente le mieux nos attentes, celle en qui nous sommes certains qu'elle donnera un bon coup de pied dans cette fourmilière qui ruine l'Etat en appauvrissant le peuple, au risque de voir passer au second tour les deux listes que nous ne voulions surtout pas voir (souvenez-vous en 2002 !)? Les candidats sont tellement nombreux cette année !

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Qu'importe votre choix pourvu que tout électeur se déplace et s'exprime, quitte à voter blanc ou nul, l'essentiel pour notre démocratie, c'est que tous nous nous exprimions. Je ne comprends pas pourquoi d'ailleurs, ce droit n'est pas non plus un devoir comme en Suisse, où l'abstention est pénalisée. Etant donné le peu de considération que semblent prêter les élus auprès de leurs électeurs, il ne faut pas s'étonner que certains finissent pas les oublier et à oeuvrer que pour eux-même ou leurs cercles. Le résultat pour la France est édifiant: 

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire

Albert Einstein

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          Ce n'est un secret pour personne. Mes convictions pour le France comme pour l'Europe sont fédéralistes. La conjoncture économique actuelle montre, et pas seulement en France, qu'il est temps de repenser l'organisation territoriale de notre pays.

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Aux propos récurrents de notre Président qui ne cesse de citer l'exemple de l'Allemagne, à la mise en place d'un prochain référendum en Ecosse en vue de son indépendance d'ici 2014, aux recommandations d'agences de notation condamnant l'organisation territoriale coûteuse de la France (demande de supprimer les départements), aux résultats du rapport Balladur etc... nombreux sont les exemples qui montrent le chemin à prendre, et la France semble camper sur ses positions. 

 

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La force de la France repose sur celle de ses régions, et les décentralisations accordées restent minimes, contrôlées par Paris. Une bonne partie de nos élus sont pourtant issues de nos provinces, mais voilà, une fois arrivés aux plus hautes sphères du pouvoir, il semble qu'ils oublient d'où ils viennent, et leurs électeurs avec, qu'ils oublient qui ils sont. A qui la faute ? Leur appartenance à un parti national les contraindrait-elle à créer des accords afin que le parti ne parle d'une seule voix. Or, même si "notre République est une et indivisible", elle repose sur la pluralité de nos régions, de leurs spécificités.

Ne pas en tenir compte, c'est réduire leurs forces, leurs identités, et affaiblir la France.

 

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Ainsi, lorsque François HOLLANDE déclare lors d'un déplacement en Guadeloupe (le 15 janvier 2012) qu'il est "favorable à ratifier la Charte sur les langues régionales", Charte pourtant signée en 1992, l'impression nous est donné qu'on avance, et j'aurais tendance à le croire sincère. Cependant, lors d'un meeting à Brest le 30 janvier dernier, il évoqua "les territoires" comme étant un atout pour la France, une "nouvelle étape dans la décentralisation" qui accorderait de nouveaux pouvoirs aux collectivités territoriales et aux régions, il exclua cependant de faire "une décentralisation spécifique à la Bretagne", faisant référence au courant montant d 'une réunification de la Bretagne. 

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L'unicité de la République guidée par notre Constitution a pourtant ses contradictions:

Des collectivités territoriales ont des spécificités propres, c'est le cas de Mayotte, de  la Corse et de l'Alsace. Cette dernière est même en passe actuellement de fusionner les Conseils Généraux de ses deux départements pour plus de cohérence politique, sociale et économique.                                                                                                            Des régions aritificielles reposent sur un découpage aléatoire, fruit de  calculs politiques, certaines ont perdu de leur cohérence dès lors que le découpage ne prenait pas en compte l'identité de leurs habitants (la Bretagne amputée de la Loire-Atlantique) etc.....

 

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Puisque parmi les proches de François HOLLANDE, nous pouvons compter, entre autres, Jean-Marc AYRAULT, Député-Maire PS de Nantes, ultra-anti-réunificateur  de la Bretagne et partisan d'une région Grand-Ouest (Bretagne + Pays-de-Loire + Normandie) et Jean-Yves  LE DRIAN, président du Conseil Régional Bretagne, partisan de la réunification, il est évident que cette dualité empêchera une prise de position claire quant à la destinée de la Bretagne historique. 

En juin 2011, J.Y. LE DRIAN déclarait que "le Pays de Galles fait rêver par sa capacité d'actions régionales". Depuis 2006, l'Assemblée Nationale Galloise peut voter ses propres lois dans ses domaines de compétence, sans passer par le Parlement Britannique de Westminster. Elle peut exoger le transfert de compétence de nouveuax secteurs et organiser à terme un référendum pour mettre en place un pouvoir législatif global. Nous en sommes très loin.

Outre J.M AYRAULT et J.Y LEDRIAN, Bernard POIGNANT, Maire de Quimper, est également un proche de François HOLLANDE.  Lors des voeux à la mairie le 29 janvier 2012, il prôna une collectivité bretonne unique, par une fusion de la région Bretagne et des quatre départements de la région administrative B4 (22,29,35,56). Exit la Loire-Atlantique et le respect de son identité bretonne !

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Pour un pays comme le nôtre et l'image galvaudée qu'il véhicule en dehors de nos frontières, l'absence de considération de l'Etat envers nos identités, est un manque de respect envers lui-même, un parfait exemple du "faîtes ce que je dis pas ce que je fais".

 

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          L'amendement Le FUR - De RUGY attend que le Sénat s'exprime. Il donnerait enfin la possibilité au peuple de s'exprimer sur son intégrité territoriale.

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Que dire d'un pays qui empêcherait son peuple de construire ensemble et en toute liberté son destin et son avenir ? A quoi cela sert-il de louer les révolutions de printemps rapportées par les médias, lesquels félicitent les peuples Egyptiens, Tunisiens, Lybiens ou encore Syriens, alors que pour nous, tout semble figé ?

 Mes propos ne sont que le reflet de mon âme, j'espère que bon nombre de mes concitoyens comprendra qu'il est urgent de s'impliquer dans les évènements actuels, si nous ne bougeons pas pour nous-même, qui le fera ?

 

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